
Forum Sur l'Armée Algérienne
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| | Guerre d'Algérie : témoignages | |
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| Auteur | Message |
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oreda99 Muqaddam (مقدم)


Messages: 2119 Localisation: ALGER Inscription: 29/09/2007 Médailles du Forum:


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 | Sujet: Re: Guerre d'Algérie : témoignages Ven 18 Jan - 12:56 | |
| merci pour ce témoignage Nassima courage pour la suite ,dieu n'oublie pas ton pere Allah yerahmou. _________________  |
|  | | Nassima Djoundi (جندي)

Messages: 89 Age: 30 Localisation: France Loisirs: Scrapbooking, graphisme Inscription: 10/07/2007 Médailles du Forum:

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 | Sujet: Re: Guerre d'Algérie : témoignages Ven 18 Jan - 16:59 | |
| Merci à vous deux et gros bisoux à vous je vous informe que mon papa s'est retrouvé en prison de Bathouia (ex Saint Leu) avec l'acteur algérien Hassan Hassani (Boubagra) était dans la même cellule que papa (par pur hasard)  |
|  | | dr.watson Administrateur (فريق)


Messages: 3239 Age: 33 Localisation: **** Loisirs: **** Inscription: 04/04/2007 Médailles du Forum:



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 | Sujet: Re: Guerre d'Algérie : témoignages Sam 23 Fév - 13:31 | |
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|  | | dips Arif (عريف)


Messages: 113 Inscription: 29/12/2007 Médailles du Forum:

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 | Sujet: Re: Guerre d'Algérie : témoignages Sam 1 Mar - 17:37 | |
| . _________________ La superstition, l'idolâtrie et l'hypocrisie ont des salaires subtantiels, mais la vérité mendie encore
Dernière édition par dips le Dim 31 Aoû - 19:17, édité 1 fois |
|  | | oreda99 Muqaddam (مقدم)


Messages: 2119 Localisation: ALGER Inscription: 29/09/2007 Médailles du Forum:


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 | Sujet: Re: Guerre d'Algérie : témoignages Sam 1 Mar - 17:56 | |
| Merci dips pour la 2eme photo c'est pour la remise des bons de salaires ,c'est une machine à écrire Olivetti, l'autre machine à calculer ,les braves soldats ont l'air joyeux. _________________  |
|  | | anzar Administrateur (فريق)


Messages: 15991 Localisation: In your six ! Inscription: 10/04/2007 Médailles du Forum:


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 | |  | | scorpion-rouge35 Administrateur (فريق)


Messages: 15344 Age: 24 Localisation: ALGERIE - ALGER Loisirs: ANP / FORCESDZ Inscription: 09/04/2007 Médailles du Forum:


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 | Sujet: Re: Guerre d'Algérie : témoignages Dim 2 Mar - 14:39 | |
| des homme déterminé !! la fierté des algeriens merci dips |
|  | | akramov Administrateur (فريق)


Messages: 5093 Localisation: Alger Inscription: 05/09/2007 Médailles du Forum:



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 | Sujet: Re: Guerre d'Algérie : témoignages Dim 2 Mar - 15:15 | |
| simatihim 3ala oujouhihim, une fierté _________________  |
|  | | Seyyid Battal Ghazi Tümgeneral (Turquie)


Messages: 8277 Age: 22 Localisation: MIDDLE EAST FOR EVER Loisirs: Apprendre Inscription: 04/05/2007 Médailles du Forum:



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 | Sujet: Re: Guerre d'Algérie : témoignages Dim 2 Mar - 15:16 | |
| Merci Dips... Sa fait plaisir de voires jeunes gens, se battre pour l'indépendance de leur pays...tous mon respect... _________________  |
|  | | yazi Raqib (رقيب)

Messages: 312 Inscription: 17/12/2007 Médailles du Forum:

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 | Sujet: Re: Guerre d'Algérie : témoignages Lun 3 Mar - 13:33 | |
| | Nassima a écrit: | Bonsoir, mon papa était Moudjahid dans le bureau politique à Oran, il a été arrêté 7 fois et torturé avec des sévices corporels graves, il est venu en France pour soigner ma sœur qui elle a été piétinée volontairement par l'armée française, alors qu'elle avait que 3 mois, maintenant, elle est très malade. Toute mon enfance, j'ai vu papa sous assistance oxygénateur et respiratoire. Papa est décédé en Algérie en septembre 1996, à cause de l'armée algérienne qui a refusé de lui prêté une bouteille d'oxygène, parce que son oxygénateur est tombé en panne, il s'est étouffé et en est mort par une crise d'asthme emphysème vous trouverez dans mon blog l'histoire de papa qui a fait la guerre d'Algérie à l'âge de 21 ans et tous mes oncles frères de maman disparu pendant la guerre d'Algérie, sans oublier ma famille paternelle. je ne peux pas raconter son histoire ici l'histoire sur papa est plutôt sentimentale car je reviens plus sur la maladie de papa causée par sa torture. J'ai voulu témoigner cette histoire pour que l'État Français ne l'écrit pas à notre place nous autre algériens. Elle est en douze parties, de la page 1 à la page 12 :wawa: http://nassima.ublog.com/monblog/2007/03/mon_papa_mohame.html http://nassima.ublog.com/monblog/2007/05/la_france_a_tor_4.html | le destin a voulut que votre papa rendent l ame à dieu dans sont pays l Algerie , et pour lequel il a combatut pour notre liberté à tous..malheureusement beaucoups d anciens combatants et civils meurent encore de ce que votre papa na pas voulut vous dire..les colons criminels on larguer beaucoups de poisson dans notre pays l Algerie et certains reagissent à retardement chose qui etais calculer par les memes criminels anciens colons , que votre papa a bouter hors de notre pays..il est mort en martyres pour nous tous Algerien(nes)..il vous faut contunuer à honnorer sa memoire ..merci.. |
|  | | mohamed Amid (عميد)


Messages: 5200 Age: 59 Localisation: dans un avion de chasse Loisirs: pêche Inscription: 14/07/2007 Médailles du Forum:


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 | Sujet: Re: Guerre d'Algérie : témoignages Dim 3 Mai - 16:54 | |
| | Citation: | LES CENTURIONS DE MARK ROBSON À L’ABC La guerre d’Algérie vue par Hollywood 03 Mai 2009 -
Ce film est la première et la seule production hollywoodienne consacrée à la Guerre d’Algérie.
Le moins que l’on puisse dire est que le film n’a pas laissé indifférent, mieux, il a suscité une vive réaction de la part des spectateurs venus le voir jeudi dernier à la salle ABC dans le cadre du ciné-club de l’Association «A nous les écrans». Les Centurions (Lost Command) est, en fait, la première et la seule production hollywoodienne consacrée à la Guerre d’Algérie. Le film très librement adapté du roman de Jean Lartéguy un écrivain et journaliste français, correspondant de nombreuses guerres dont celle d’Algérie et, réalisé en 1966 par Mark Robson, a provoqué un haut-le-coeur de personnes dont certaines, outrées, ont préféré quitter la salle avant la fin de la projection, non sans dire leur indignation pour un tel film qui ne reflète, selon eux, aucunement la réalité historique de la Guerre d’Algérie mais s’évertue plutôt à glorifier les paras français. Dommage que le comédien Hassen Kechache, alias le valeureux Mostefa Ben Boulaïd dans le film d’Ahmed Rachedi, n’a pas su ou voulu s’exprimer sur le sujet, se contentant d’ânonner presque «comme il a dit lui» et partir. Film avant tout commercial, les Centurions raconte le quotidien du lieutenant-colonel Raspeguy, alias le grand Anthony Quinn, qui s’en va en guerre, d’abord en Indochine puis en Algérie. A la tête d’un régiment de parachutistes coloniaux, il est chargé de retrouver le chef de la Rébellion algérienne, un ancien officier de son équipe durant la bataille de Diên Biên Phu, un prénommé Maïdi, interprété par George Segal. Le lieutenant-colonel Raspeguy est «soutenu» par un journaliste à qui il demande à chaque fois de l’accompagner dans ses déplacements, arguant qu’il «a besoin» de lui. Il s’agit du grand Alain Delon. A noter que ce dernier a toujours pris position contre la guerre d’Algérie. Dans ce film, le comédien se montre comme un pacifiste opposé à la torture et la barbarie dont certains avaient recours pour détenir les informations. Il ne s’emportera et deviendra violent que lorsqu’il se sentira trahi par la femme avec laquelle il sortait, une Arabe, poseuse de bombes et qui plus est, la soeur du grand chef de la Rébellion algérienne... Américain, ce film reste en dehors de la Guerre d’Algérie, ne l’effleurant qu’à travers des personnages dont certains rappellent étrangement des grandes figures historiques. Ainsi le personnage du lieutenant-colonel Pierre Raspeguy a été inspiré par Marcel Bigeard. D’ailleurs Anthony Quinn a déclaré un jour à Bigeard: «Vous l’avez vécue, je l’ai simplement jouée». Aussi, Mehidi a été inspiré par Larbi Ben M’hidi, la tyrannie de Boisfeuras rappelle à s’y méprendre Paul Aussaresses avec ses actes de torture appliqués de sang-froid. La belle Claudia Cardinale, Aïcha, qui évolue dans un groupe de résistants à la Casbah, renvoie indubitablement à Djamila Bouhired, tandis que le médecin Ben Saâd, chef de moudjahidine, correspond à Yacef Saâdi. Le film a fait appel aussi à un comédien qui n’est pas à son premier film sur la Guerre d’Algérie, Jean-Claude Bercq qui a notamment joué le rôle de militaire français dans Décembre de Lakhdar Hamina et surtout dans l’Opium et le bâton d’Ahmed Rachedi. Le film qui a eu recours à des têtes d’affiche a fait appel aussi à la grande comédienne Michèle Morgan dans le rôle de la comtesse de Clairefons. Les Centurions n’a pas la prétentions de raconter l’histoire telle qu’il veut qu’elle soit, authentique mais plutôt fidèle à la marque de fabrique hollywoodienne, avec ses combats à la sauce romaine dont la veine héroïque se trouve confrontée sur un fond musical tout aussi mélodramatique que dans Autant emporte le vent. Le film oppose une vision humaine aux faits historiques, nous immergeant dans un réel bien romancé, en passant, sans sourciller, de la Bataille d’Alger aux Aurès. Faisant l’économie des détails, c’est «l’histoire» dans sa version raccourcie qui nous est servie, avec une écriture scénaristique tout de même bien ficelée et un arrière-fond esthétique sans faille qui ferait pâlir de jalousie n’importe quel réalisateur algérien y compris Ahmed Rachedi avec son dernier-né Ben Boulaïd. Et c’est ce qui nous manque irrévocablement, comme l’a si bien souligné Salim Aggar, président de «A nous les écrans»: «La technicité».
O. HIND
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Nassima ton pere Allah yerahmou tahiya ec-chouhadaâ al-abrar a donner sa vie pour que vive l'algerie et dit toi bien , que tu eu un pere courageux comme bien d'autre respect a tout ces hommes qui ne sont plus mais vive toujour en terre algerienne  _________________   NE DEMANDER PAS CE QUE VOTRE PAYS PEUT FAIRE POUR VOUS , DEMANDER CE QUE VOUS POUVER FAIRE POUR VOTRE PAYS; Béchar FATIMA JE T'AIME |
|  | | numidia Muqaddam (مقدم)

Messages: 1978 Age: 43 Localisation: europe Loisirs: recherche, histoire, civilisations Inscription: 25/01/2009 Médailles du Forum:


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 | Sujet: Re: Guerre d'Algérie : témoignages Ven 18 Déc - 18:30 | |
| | Citation: | OUVRAGE ELÉMENTS POUR LA MÉMOIRE, AFIN QUE NUL N’OUBLIE Portrait historique de l’Algérie 14 Décembre 2009 «Je n’ai fait que mon devoir»
Après Au coeur du combat, le moudjahid revient avec un nouvel ouvrage précieux de 254 pages, où il fait état de précieux récits de combat rehaussés d’albums photos de différents moudjahidine.
 Le moudjahid et ex-officier de l’Armée de libération nationale (ALN), Mohamed Chérif Ould Hocine, était l’hôte samedi dernier de la librairie du Tiers Monde où il était convié à dédicacer son oeuvre Eléments pour la mémoire, afin que nul n’oublie, le titre de son nouvel ouvrage de combat, paru aux éditions Casbah. «On n’a fait que notre devoir et continuons à le faire. J’ai retracé des récits authentiques et des actions de l’ALN dont des embuscades, des accrochages et des attentats, contre l’ennemi. On récupérait l’armement sur le dos de l’ennemi», se souvient-il. M.Ould Hocine ne tarit pas d’anecdotes dans cet ouvrage, depuis la création de l’Etoile Nord-Africaine avec le père du nationalisme, Messali Hadj puis l’OS, l’Organisation spéciale jusqu’au premier coup de feu de novembre 1954 ayant marqué le déclenchement de la guerre de Libération et qui s’arrêtera en 1962, «afin d’éviter, fera-t-il remarquer, de tomber dans la polémique». Son ouvrage n’est pas pour autant dénué d’importance, bien au contraire, il est riche en informations et renseignements, rehaussé de photos et portraits de différents martyrs. «J’ai eu beaucoup de chance d’écrire parce qu’en ce temps-là j’avais un bloc notes sur lequel je notais mes récits de combat» et M.Ould Hocine de nous tendre effectivement, une photocopie de ce précieux livret. Un livret de poche qu’il ne manque pas de brandir par fierté mais aussi par devoir de vérité. «Outre ces récits de combat, Dieu m’a heureusement doté d’une bonne mémoire grâce à laquelle je me sers pour écrire.» Après s’être attaqué à la Wilaya IV historique c’est-à-dire au centre de l’Algérie, de Bouira à Mostaganem, t, au Sahara, et même en France» Et de renchérir: «Je dis que c’est une mission accomplie, elhamdoulilah. Et je suis heureux d’avoir trl’auteur affirme que dans son dernier ouvrage (Eléments pour la mémoire, afin que nul n’oublie) il s’est élargi à toute l’Algérie qu’il a parcourue en long et en large, évoquant aussi le destin de nombreux maquisards comme Mostefa Benboulaïd, Larbi Ben M’hidi, etc. «Je ne peux dire que je touche tout le monde mais en tout cas, j’évoque les actions de beaucoup de moudjahidine dans chaque wilaya. Mon livre est aussi étayé par des biographies et je m’arrête en 1962 pour éviter la polémique. Il s’agit aussi de montrer à la nouvelle génération que leur grands-parents ont combattu la France. Le djihad a été au Centre, à l’Est, à l’Ousansmis les messages du combat de notre peuple et de nos chouhada. Je soutiens qu’on ne peut et ne doit pas oublier. Ce qui est malheureux est qu’on n’ait pas écrit l’histoire en son temps. Mais j’ai écrit quand même Au coeur du combat qui a été traduit en arabe et en amazigh et je publie maintenant ce livre qui porte sur toute l’Algérie» confie ce valeureux homme qui ne plie devant aucune adversité et qui a mille et une histoires à raconter et mille et une pages à noircir par devoir de mémoire car notre histoire, il faut bien qu’elle s’écrive par les siens d’abord, non pas par des étrangers. Même si celle-ci prête parfois à reconsidération. Mais cela est une autre histoire.
O. HIND http://www.lexpressiondz.com/article/3/2009-12-14/70730.html |
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|  | | numidia Muqaddam (مقدم)

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 | Sujet: Re: Guerre d'Algérie : témoignages Ven 18 Déc - 18:45 | |
| | Citation: | DJOUDI ATTOUMI Compagnon de lutte du colonel Amirouche 17 Décembre 2009

Il a rejoint les maquis au lendemain du Congrès de la Soummam en 1956, pour être affecté ou PC de la Wilaya III auprès d’Amirouche. Il occupa plusieurs postes de responsabilité au sein de l’ALN et du FLN jusqu’à la fin de la guerre, le 19 mars 1962.
Témoin privilégié de la guerre de Libération nationale, Djoudi Attoumi est né en 1938 à Aït Ouaghlis, dans la wilaya de Béjaïa. Au lendemain du Congrès de la Soummam en 1956, il rejoint les maquis. Commence alors une longue histoire jalonnée de sacrifices pour l’indépendance de l’Algérie. Durant son parcours de combattant, il fut le secrétaire particulier du colonel Amirouche Aït Hamouda. Ainsi, il accompagna pendant des années «Le Lion du Djurdjura» tombé, en compagnie du colonel Si El Haouas, au champ d’honneur le 28 mars 1959. La mort du «Loup de l’Akfadou» ne fit que renforcer la conviction de M.Attoumi de continuer la lutte pour l’indépendance de l’Algérie. En avril 1962, il devient membre de la commission locale du cessez-le-feu. Pour veiller à l’application des Accords d’Evian, cette commission fut composée avec la parité entre officiers de l’ALN et ceux de l’armée française. Les lendemains des épopées étant difficiles, parfois sanglants. La crise de l’été 1962 éclata entre frères. En effet, les compagnons de lutte contre le colonialisme retournèrent leurs armes contre eux. Pour éviter de participer à ce conflit fratricide, M.Attoumi fut démobilisé, à sa demande, le 5 août de la même année. Licencié en droit et diplômé de l’Ecole nationale de la santé de Rennes (France), il exerça les fonctions de directeur des hôpitaux pendant plusieurs années. Mis en retraite en 1986, il est élu président de l’Assemblée populaire de la wilaya de Béjaïa. Un mandat qu’il assume jusqu’en 1990. Mémoire vivante de la Révolution, il est l’auteur de plusieurs ouvrages. La plume féconde et le verbe serein, il a publié: Le colonel Amirouche «Entre légende et Histoire», tome 1, Avoir 20 ans dans les maquis ou «Journal de guerre d’un combattant de l’ALN en Wilaya III 1956-1962». Son attachement à Amirouche l’a amené à publier un deuxième ouvrage sur lui. Le livre est intitulé Le colonel Amirouche «A la croisée des chemins», tome 2. Réservé et modeste, M.Djoudi Attoumi porte un regard plein d’humanisme sur l’histoire nationale récente. Viscéralement attaché à l’unité nationale, il évite les retours déchirants sur un passé marqué d’une violence extrême. L’écriture chez M.Attoumi a pour objectif de transmettre aux générations postindépendance, l’histoire de l’un des plus grands mouvements de décolonisation du XXe siècle, celui opéré par le peuple algérien. Sur ce plan, l’ancien compagnon du colonel Amirouche préconise une démarche objective, dénuée de haine. Intitulé Chronique des années de guerre en Wilaya III, son dernier ouvrage est un témoignage de ce qu’il a vécu en Kabylie de 1956 à l’Indépendance. Ce livre porte un nouvel éclairage sur l’histoire de la guerre de Libération nationale. Un éclairage qui invite à appréhender le passé avec sérénité et dans le seul but de promouvoir la culture de la paix. Pour M.Djoudi Attoumi, «les guerres sont des bêtises». Une citation à méditer...
Mohamed Sadek LOUCIF http://www.lexpressiondz.com/article/8/2009-12-17/70836.html |
| Citation: | CHRONIQUES DES ANNÉES DE GUERRE EN WILAYA III (*) DE DJOUDI ATTOUMI Une leçon de paix tirée de la guerre 17 Décembre 2009
 Crimes sans châtiments, le sous-titre de l’ouvrage est édifiant. Vous trouverez la justification en parcourant le livre.
L’objectivité: telle est la caractéristique marquante du dernier livre de M.Djoudi Attoumi, l’ancien secrétaire personnel du colonel Amirouche. Intitulé Chronique des années de guerre en Wilaya III (Kabylie 1956-1962), l’ouvrage porte un sous-titre des plus édifiants: Crimes sans châtiments. En fait, ce choix témoigne de l’attachement profond de l’auteur à la paix. Lui qui a vécu dans sa chair les affres de la guerre de Libération nationale. D’emblée, il nous avertit: «Témoigner sur la guerre de Libération nationale est un labeur difficile et non sans embûches.» Cependant, cela ne l’empêche pas de tremper, encore une fois, la plume dans l’encrier, pour «transmettre aux autres» ce qu’il a vécu dans les maquis. Des témoignages inédits sur le quotidien des moudjahidine, leur organisation, leurs rapports avec la population et comment l’armée française a tenté maintes fois de les isoler de cette dernière. A ce titre, il se souvient des moments vécus durant l’opération Jumelles, menée par l’occupant en juillet 1959, en Grande Kabylie. Avec force détails, il retrace les différents ratissages menés, les destructions des villages, la chasse aux moudjahidine. Aussi, il montre l’ingéniosité des maquisards et leur capacité à s’adapter aux situations induites par la pacification menée dans la région. «Pour nous, il valait mieux vivre au sein de la population, même avec de gros risques, plutôt que végéter en zones interdites», écrit M.Attoumi à la page 35 du livre. Cette attitude était observée pour éviter le repérage des combattants par les militaires français. Etalé sur près de 400 pages, l’ouvrage est réparti en 12 chapitres. Lesquels chapitres sont truffés de photos et de documents inédits sur des pans entiers de la Révolution algérienne. En page 23, figure une photo du colonel Amirouche en compagnie de son garde du corps, Abdelhamid Mahdi. «Le loup de l’Akfadou» fait appel aux autres compagnons. Ainsi figure en page 30 le colonel Akli Mohand Oulhadj et le commandant Mahiouz. Dans le chapitre intitulé Le calvaire de la guerre dans les villages, l’auteur se souvient des scènes d’exécutions précédées de viols et d’humiliations. Laissons-lui le soin de raconter: «Les femmes, dès les premiers coups de feu, se rassemblaient dans les maisons, se barbouillant et revêtant des robes sales de façon à se faire repoussantes.» Pour tout revers subi, les soldats français se vengeaient aveuglement sur la population. Un passage douloureux: l’accrochage du 10 février 1957 à Talghoumt, un village dans l’Akfadou. L’auteur nous fait revivre l’événement dans le moindre détail. M.Attoumi écrit: «Le bilan était lourd: 76 civils exécutés et onze moudhahidine tués. Du côté de l’ennemi, il y eut un lieutenant et quelques soldats tués.» En parcourant le livre, nous retrouvons, à la page 352, le portrait de Abane Ramdane, l’architecte de la Révolution, entouré de Larbi Ben M’hidi, le non moins valeureux martyr, et du colonel Sadek. Dans un souci de fidélité à la vérité historique, M.Attoumi a évoqué l’engagement des Français et autres pieds-noirs aux côtés du peuple algérien. Ainsi est cité le cardinal Duval, archevêque de l’Eglise catholique en Algérie, durant la guerre de Libération nationale. Aussi, l’auteur n’a pas oublié l’amour que portait à l’Algérie Pierre Ghenassia, un juif né en 1938 à Ténès et dont l’arrière-grand-père était rabbin. En ce sens, l’ouvrage de M.Djoudi Attoumi nous invite à nous réapproprier l’histoire de la Révolution pour nous libérer du poids d’un passé composé de non-dits, voire d’interdits qui pèsent encore sur notre présent. En d’autres termes, le livre de l’ancien compagnon du «Lion du Djurdjura» nous apprend à assumer le fait historique, pour apprendre à vivre en paix. Pourtant, M.Attoumi parlait de guerre. D’où l’intérêt à le lire.
(*) Le livre est en vente dans toutes les librairies
Mohamed Sadek LOUCIF http://www.lexpressiondz.com/article/8/2009-12-17/70835.html |
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|  | | adjudant/chef Aqid (عقيد)


Messages: 3141 Age: 49 Localisation: algerien Loisirs: internet. actualités Inscription: 03/07/2009 Médailles du Forum:

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 | Sujet: Re: Guerre d'Algérie : témoignages Dim 3 Jan - 13:51 | |
| IL Y A CINQUANTE ANS NAISSAIT L’ÉTAT-MAJOR GÉNÉRAL DE L’ALN| Citation: | Entre abane ramdhanet houari boumediene... 03 Janvier 2010 Abane et Boumediene avaient deux points essentiels en commun: la conception de l’Etat et le rôle de l’institution militaire l'expression 03 Janvier 2010 C’est à l’occasion du 3e Cnra, qui se tient à Tripoli (décembre 1959- janvier 1960), que sont mises en place deux institutions politico-militaires: l’EMG et le Conseil interministériel de la guerre (CIG). Devant l’incertitude qui continue de prévaloir sur l’attitude du général De Gaulle à propos de l’avenir de l’Algérie (après son discours du 16 septembre 1959 sur l’autodétermination du peuple algérien) et l’affaiblissement considérable des combattants de l’intérieur, il est apparu nécessaire aux membres du Cnra de désigner deux structures qui seraient en charge de la réorganisation de l’ALN et ceci dans une double perspective: poursuivre le combat contre l’armée française jusqu’à la proclamation de l’indépendance, doter, d’ores et déjà, le futur Etat algérein d’une armée qui garantira l’intégrité du territoire, protègera les populations et lui permettra de s’exprimer dans le concert des nations, comme une entité véritablement souveraine(implicitement, il s’agit de récuser le bien-fondé du maintien de bases militaires françaises sur le sol algérien après l’indépendance). L’EMG, tout comme le CIG, est une émanation du Cnra. Tous les membres de ce Parlement qui siège à l’extérieur de l’Algérie étaient tombés d’accord pour confier à l’EMG, sous la houlette du colonel Houari Boumediene (alors patron du COM Ouest installé à Oujda), la responsabilité de mettre sur pied, en unifiant ses rangs, une armée suffisamment disciplinée et outillée pour asséner de sérieux coups de boutoir à l’armée francaise, en dépit de l’étanchéité des barrages électrifiés et du minage des périmètres adjacents aux frontières marocaine et tunisienne soulageant ainsi le fardeau des wilayate de l’intérieur. Il s’agissait aussi de préparer idéologiquement, politiquement et intellectuellement des milliers de jeunes Algériens qui affluaient de toutes les régions du pays et même d’Europe, délaissant études et activités professionnelles, pour se mettre au service de l’ALN. Les divergences au sein du Gpra, qui préfiguraient la destitution de Ferhat Abbas (août 1961), le refus des chefs des wilayate de l’intérieur(notamment les W1, 3, 4 et 6) de reconnaître quelque légitimité que ce soit au Gpra, lequel, à leurs yeux, aurait fait, dès l’origine, son deuil d’une possible victoire de l’ALN sur l’armée française, les manoeuvres de type clientéliste orchestrées sur l’ensemble du spectre FLN/ ALN par le triumvitat constitué de K.Belkacem, L..Bentobbal et A..Boussouf, l’exacerbation des rivalités personnelles entre les chefs historiques détenus au château d’Aulnoy; l’ensemble de ces facteurs amènent le Colonel H..Boumediene à nourrir une circonspection grandissante à l’égard de l’aptitude des différents clans et factions à coopter, à l’indépendance, une élite dirigeante soudée et homogène, en état de résoudre les lourds problèmes économiques et sociaux légués par l’Etat colonial. Nous reviendrons sur ce point plus loin. Mais il convient, dès l’abord, de faire justice du lien consubstantiel qui est souvent fait entre la dérive prétorienne du mouvement national et l’émergence de l’EMG. Une partie de l’historiographie scientifique, aujourd’hui relayée par d’anciens responsables du Mouvement national, entreprend de discréditer l’EMG, non seulement en insistant sur le caractère tardif de l’engagement militaire de ses chefs, sur son implantation exclusive aux frontières tunisienne et marocaine et surtout sur les arrière -pensées du colonel H. Boumediene qui aurait cherché à instrumentaliser les conflits internes au FLN/ALN. Pour ce faire, il se serait soumis le Cnra (ce qui, historiquement, est inexact), autonomisé du Gpra, à seule fin d’organiser pour son propre compte une force militaire puissante et efficace qui lui servira d’outil prétorien dans la perspective de la prise du pouvoir en 1962. Ces jugements controuvés destinés à stigmatiser le déficit de légitimité historique du colonel Boumediene par rapport aux autres acteurs du FLN/ALN font bon marché des circonstances ayant présidé au déclenchement du 1er Novembre 1954, de l’évolution politique chahutée de ce même FLN/ALN entre le Congrès de la Soummam et le dénouement de la crise de l’été 1962 et, enfin, passent complètement sous silence le légalisme sourcilleux du colonel Boumediene qui avait pris sur lui de réprimer impitoyablement les auteurs du complot contre le Gpra (en novembre 1958) menés par le colonel Lamouri, authentique patriote et moudjahid de la première heure, mais qui s’était laissé circonvenir par les services secrets égyptiens.
Retour sur le Congrès de la Soummam Pour traiter des conflits de légitimité, il faut un cadre analytique. Celui-ci est posé par un évènement majeur mais qui charriait en lui-même une multitude d’illusions, à savoir le Congrès de la Soummam. Lorsque celui-ci se tient, en août 1956, sous la férule de Abane Ramdane, le plus prestigieux des leaders de la Révolution algérienne (avec Larbi Ben M’hidi), l’affirmation de la supériorité du politique sur le militaire et celle de l’intérieur sur l’extérieur arrive trop tard. Le paradigme ramdanien est proclamé 22 mois environ après le déclenchement de l’insurrection; celle-ci a été conçue, préparée puis mise en oeuvre par un courant constitué d’anciens de l’Organisation spéciale (bras armé du PPA/ Mtld créée en 1947 puis dissoute en 1950) qui vont fonder le Comité révolutionnaire pour l’unité et l’action (Crua) en mars 1954. L’objectif de ses membres (M.Boudiaf, H.Aït Ahmed, A.Benbella, R.Bitat, L.Ben M’hidi, B.Souidani, etc.) est de couper définitivement les amarres avec le courant Messaliste (accusé de verser dans le culte de la personnalité du chef et de mulitiplier les objections à la lutte armée); il consiste aussi à mettre devant le fait accompli le courant centraliste qui ne cesse de tergiverser sur les moyens de faire prévaloir le principe d’un Etat algérien indépendant et souverain. Il faut savoir qu’au moment où les préparatifs de l’insurrection sont déjà très avancés, A.Ramdane se trouve encore en détention (à Albi puis à Maison Carrée) d’où il ne sortira que le 18 janvier 1955. Comme personne ne peut réécrire l’histoire, l’attitude qu’aurait adoptée A.Ramdane face aux exigences du courant activiste relève, à bien des égards, d’un exercice d’art divinatoire, à cette réserve près que Abane aurait certainement demandé (au regard du contenu des prescriptions de la plate-forme de la Soummam) un moratoire sur la date de déclenchement de l’insurrection, consulté ceux des centralistes acquis en théorie à l’idée d’une insurrection armée mais dubitatifs quant aux chances de succès qu’elle pourrait avoir contre la quatrième puissance militaire du monde et enfin certainement remis en cause le principe de la dualité au sein de la Direction du FLN/ALN entre chefs de l’intérieur et membres de la Délégation extérieure. Ces hypothèses formulées ex post sont d’autant plus plausibles que pour des raisons qui n’ont guère retenu l’attention des historiens professionnels, A. Ramdane était a priori hostile à toute velléité d’internationalisation du problème algérien avant que les questions d’organisation interne de la Révolution fussent débattues et tranchées. La marginalisation officielle de Abane et de ses compagnons de route, à partir d’aout 1957, au Cnra du Caire, est surtout un effet de la militarisation originelle du Mouvement national indépendantiste (délibéremment suscitée par le Crua). En ce qui concerne la dérive prétorienne du Mouvement national, elle relève d’autres ordres de circonstances. Elle a pour maître d’oeuvre le colonel A.Boussouf qui va d’abord créer le Mlgc (à l’occasion du 2e CCE) puis le Malg, au début de l’année 1960. Le prolongement politique de ce gigantesque appareil sécuritaire devait etre le CIG, mais les voeux de A.Boussouf ne pourront pas se concrétiser, à la fois en raison des divergences apparues entre lui et les colonels Krim et Bentobbal et de la volonté du colonel Boumediène de barrer la route à une camarilla à laquelle il reprochait de considérer l’exercice du pouvoir suprême comme une fin en soi, en dehors de toute élaboration d’un projet de société voire d’un programme politique traduisant les grands principes arrétés dans la Proclamation du 1er novembre 1954. Ceci dit, Abane ne disposait pas des moyens d’incarner concrètement les principes proclamés au Congrès de la Soummam. Il n’avait pas seulement contre lui les partisans déclarés de telle ou telle forme de prétorianisme; commencaient à se défier de lui tous ceux dont l’objectif inavoué était d’instrumentaliser le FLN/ALN, de se constituer un réservoir de clients et d’accaparer à des fins personnelles les ressources destinées à la révolution en marche. A tous ceux-là, Abane donnait mauvaise conscience. Son rigorisme janséniste, la pureté de ses intentions (vertu qu’il partageait avec L.Ben M’hidi), l’esprit de sacrifice et surtout sa vision d’un Etat algérien multiconfessionnel, multilingue et multiethnique vont faire se liguer contre lui tous ceux (et pas seulement les tenants du prétorianisme) que l’application de la plate-forme de 1956 aurait fini par laisser au bord du chemin.
Deux points en commun Que l’on veuille opposer Abane à Boussouf, c’est l’histoire, dans sa dimension tragique, qui, hélas, y contraint. En revanche, Abane et Boumediene avaient deux points essentiels en commun: la conception de l’Etat et le rôle de l’institution militaire. Pour Abane et Boumediene, l’Algérie avait besoin de construire un Etat fort et puissant, dégagé complètement du jeu des clans et des factions. Ces deux notions doivent naturellement être entendues au sens sociologique du terme et plus précisément au sens que leur attribue un des précurseurs de la sociologie politique contemporaine, Ibn Khaldoun (c’est- à- dire des modalités de constitution du pouvoir, adossées, le cas échéant, à des idéaux, des principes, voire même une doctrine). Pour Abane et Boumediene, au regard de l’histoire de l’Algérie, l’Etat ne peut que précéder la nation, même si ce postulat ne sera jamais formulé par eux explicitement. L’un et l’autre avaient tôt pressenti la difficulté de faire coexister les différents segments de l’identité plurielle algérienne dans un cadre national qui n’aurait pas été impulsé par des institutions étatiques puissantes. Chez le premier devait prévaloir une conception jacobine intransigeante du fonctionnement de l’Etat algérien en gestation. Chez le second, seul un bonapartisme social autoritaire mais éclairé pouvait réduire le caractère composite et fragmenté de la société algérienne, legs d’une histoire tourmentée écrite en lettres de feu et de sang par les envahisseurs successifs. S’agissant de l’institution militaire, Abane redoutait l’appropriation de l’Etat par une structure politico-sécuritaire coupée de la société, ce qui, à ses yeux était différent de la militarisation obligée du Mouvement national, dans la mesure où celle-ci serait régulée par des instances politiques légitimées par la base. Pour Boumediene, l’armée devait accompagner, l’indépendance venue, à l’instar des autres institutions, le développement économique, social et culturel du pays en y jouant un rôle d’aiguillon. A Ghardimaou, le colonel Boumediene avait enseigné à ses hommes que l’ANP de demain serait l’héritière de l’ALN et qu’elle devra faire corps avec l’ensemble de la société, dans la mesure même où tous ses éléments en étaient directement issus. Est-ce d’ailleurs un hasard si, parmi les pourfendeurs les plus avertis du président Boumediene, aucun ne s’est hasardé jusqu’ici à qualifier son régime de dictature militaire? Même si les historiens les plus en vue continuent de placer à l’opposé du concepteur de la plate-forme de la Soummam, celui qui posa les linéaments d’une armée algérienne moderne et populaire pour qu’elle fut au seul service de la nation, une analyse un tant soit peu objective de l’histoire montre au contraire que les deux hommes avaient cherché à puiser au même idéal. |
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|  | | foxy72 Arif Awal (عريف أول)


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 | Sujet: Re: Guerre d'Algérie : témoignages Mar 5 Jan - 16:19 | |
| Un témoignage peut-être déjà publié ici, mais toujours très intéressant à lire: | Citation: | LES RESEAUX RADIOS DE LA REVOLUTION ALGERIENNE DU 1er NOVEMBRE 1954
La lutte de libération nationale contre un ennemi ayant à sa disposition tous les moyens modernes pour le combat, nous a incités à mieux prédire ses intentions et la progression de son armée. Le Colonel Si Abdelhafid Boussouf dit Si Mabrouk qui dirigeait la Wilaya V réfléchissait déjà aux divers moyens de transmissions en raison des distances importantes entre les wilayates, les zones, les régions et l’Etat Major où il était devenu très difficile pour le tissal (agent de liaison) d’assurer ses liaisons. La question des communications était essentielle. Pourtant de nombreux problèmes étaient à surmonter : matériel, personnel à instruire, réseau à mettre en place et à animer dans un environnement hostile. Le Colonel Abdelhafid Boussouf au cours des discussions sur les problèmes de la Wilaya V a fait part du projet d’implantation d’un Réseau des transmissions qui consisterait à recueillir des messages radios de l’ennemi puis à mettre en place des liaisons radio.
C’était en avril 1956, qu’il avait chargé Si Seddar son compagnon d’aller à Oujda et trouver un poste radio perfectionné pour commencer à écouter l’ennemi. Celui-ci a trouvé un poste à bande étalée sur des fréquences de chalutiers et cela tombait à la limite des bandes qu’utilisait la gendarmerie française aussi bien au Maroc qu’en Algérie. Grace à ce poste au début, nous avons capté des messages de la gendarmerie coloniale de Ain Temouchent et de Tlemcen, c’était des messages fort intéressant diffusés en phonie. Au fur et à mesure s’est constitué autour de Si Omar Telidji, ancien officier des transmissions dans l’armée française, une équipe ayant des idées très claires dans le domaine des transmissions.
Il fallait former des Moudjahidines pour capter et transmettre le morse. La grève des étudiants Mai 1956 a permis d’avoir un vivier de jeunes volontaires qui ont rejoint le Maquis pour libérer le pays. C’est de ce vivier que sortaient les premiers Opérateurs Radio, dont la formation consistait à savoir manipuler et lire le morse, utiliser le matériel radio et le dépanner le cas échéant. Il fallait aussi former des chiffreurs et une équipe pour la confection des cartes de chiffrement. L’opérateur radio lors de son affectation devait en plus de son matériel, recevoir une carte de chiffrement. Toutes nos correspondances radios étaient chiffrées. Des centres de chiffrement se sont développés pour la fabrication de différentes cartes de chiffrement pour l’Etat-major, les zones, les Wilayas, le GPRA (Gouvernement Provisoire de la République Algérienne), etc.
Si Seddar qui était chargé par Si Mabrouk d’organiser un centre d’écoute a choisi le local et les installations qui allaient servir pour l’écoute ennemie. Ce premier centre comportant une dizaine d’appareils était installé en pleine ville de telle sorte que l’on ne puisse pas détecter sa présence. Le 8 Janvier 1957, le service d’écoute commença à travailler d’une manière rationnelle. A l’instar du centre d’écoute de l’ouest, celui de l’est était mis en place pour intercepter le trafic des unités françaises à l’est du pays. L’écoute de l’ennemi était une source d’information bien significative et importante autant à l’ouest qu’à l’est. Du côté est, l’écoute opérationnelle a été développée avec des postes situés en général dans des grottes creusées en face des postes frontaliers français. Avec l’écoute VHF on pouvait suivre le trafic radio opérationnel des français, de véhicule à véhicule, de poste à poste, de fixe à mobile, de mobile à fixe, etc.
Les centres d’écoute aussi bien à l’ouest qu’à l’est avaient pour mission de capter l’ensemble des réseaux français : militaire et administratif, on les dénommaient « Service de Contrôle Radio » S.C.R..
Nos autorités bénéficiaient ainsi d’informations de première main : B.R.Q. (bulletin de renseignements quotidien) B.R.H. (Bulletin de renseignements hebdomadaire) B.R.M. (bulletin de renseignements mensuel). Des petits centres d’écoute annexes étaient implantés dans des endroits très proche des frontières Ouest et Est. Cela permettait de suivre également des discussions en phonie entre militaires français lors d’accrochages avec les unités de l’ALN.
Les réseaux ennemis de la gendarmerie et des SAS étaient très opérationnels et méthodiques. Les gendarmes étaient les premiers à intervenir dans les villes, les campagnes ou agglomérations. Ils étaient bien équipés, leurs effectifs étaient recrutés parmi les pieds noirs qui connaissaient et maîtrisaient aussi bien l’arabe que le kabyle. Ils recueillaient et donnaient les renseignements des actions de nos Moudjahidines et fidais à leurs chefs hiérarchiques. Ces derniers retransmettaient ces informations aux autorités civiles des chefs lieux, sous préfecture, préfectures et armée.
Dans nos centres d’écoute les récepteurs radios étaient allumés 24 heures sur 24heures pour suivre le trafic et l’importance des informations. On était absorbé par les ondes radio et on cherchait à capter le moindre signe, prendre le message, connaître son contenu afin de déterminer les intentions de l’ennemi. La récolte de l’information était importante en qualité et en quantité car les informations que donnaient les français étaient considérables, elles consistaient en : Prévisions d’activités des différentes unités de l’armée ennemie, telles des opérations de ratissage et de fouille, déplacements de troupes, des interventions aériennes, etc., avec précision des lieux, dates et heures, ce qui permettait à l’Etat-major de communiquer par voie de radio-transmissions aux unités de l’A.L.N. concernées toutes ces prévisions ennemies par messages codés afin de prendre leurs dispositions et éventuellement déjouer et transformer certaines pour les rendre à notre profit. Informations utiles permettant à notre Etat-major de savoir parfois que l’ennemi était déjà au courant de certaines de nos prévisions, comme tentatives de passages de frontières à partir du territoire marocain ou tunisien à des lieux traduits par leurs coordonnées sur la carte et aux dates précises. Cela nous permettait de suspecter l’origine de l’information : soit l’existence de traitres au sein de l’A.L.N. soit le déchiffrement de nos messages par les services ennemis, ce qui devait donner lieu à l’annulation du passage de nos troupes ou changer le point et l’heure du passage. D’autres informations importantes notamment sur l’identité des informateurs étaient également données. Bilan des activités et opérations menées par les unités françaises. Chaque unité française devait envoyer en fin de journée à son poste de commandement son bulletin de renseignements quotidien (B.R.Q.). Analyses et synthèses transmises aux chefs de régions militaires ou aux différents préfets. Instructions et directives données à l’intention des différentes unités de l’armée ou des différents départements de l’administration.
Ceci nous permettait de rédiger un bulletin de guerre (B.G.) à l’intention de la radiodiffusion pour ses émissions quotidiens « ICI LA RADIO DE L’ALGERIE LIBRE ET COMBATTANTE. LA VOIX DU FRONT DE LIBERATION ET DE L’ARMEE DE LIBERATION NATIONALE VOUS PARLE D’ALGERIE », ainsi que pour le journal « EL MOUDJAHID » et par la suite l’agence de presse « ALGERIE PRESSE SERVICE » (A.P.S.).
L’importance du centre d’écoute en complémentarité avec le service de déchiffrement est évidente dans la mesure où les unités combattantes pouvaient être mises au courant des prévisions ennemies bien à l’avance et ce, au moyen des voies de communication par Radio assurées entre l’Etat-major et les différentes wilayas.
A partir de l’année 1957, il y avait une couverture progressive de Réseau Radio de l’Algérie, des pays arabes, certains pays africains limitrophes, d’autres pays amis. C’est grâce à ce Réseau que l’Etat-major ainsi que les unités de l’A.L.N. de l’intérieur étaient en contact permanent avec le GPRA. Les français nous renseignaient sur notre propre armée, relataient les pertes amies et ennemies, ce qu’ils ont perdus en hommes, en matériel ou autre. Ils nous renseignaient également, sur les traîtres qui se rendaient à l’ennemi. Quant à la France elle disposait d’un grand centre d’interception Radio à Ben Aknoun (Alger) appelé Groupement de Contrôle Radio G.C.A. équipé de récepteurs modernes avec un grand nombre de personnel. Ce centre utilisait des machines pour le chiffrement de ses communications et pour le déchiffrement des messages codés de l’A.L.N. interceptés par le G.C.R.. En outre, il était en possession de véhicules tout terrain, d’avions et d’un navire, le tout utilisé comme « oreilles mobiles » pour la réception des communications et les moyens goniométriques pour localiser avec précision la radio de l’ALN.. Les opérateurs radio au Maquis étaient harcelés par les avions français équipés de radio goniométrie capables de déterminer avec précision l’endroit exact d’une transmission radio. Cela posait beaucoup de problèmes aux opérateurs radio qui étaient obligés, au moindre vrombissement d’avions, soit de suspendre l’émission des messages soit de se déplacer plus loin pour pouvoir transmettre. Parfois cette radio goniométrie devenait une arme à double tranchant. Dans les Aurès, région très montagneuse l’opérateur radio Rahali, sur ordre du Colonel Commandant de la Wilaya 1, continua à transmettre ses messages faisant fi de l’avion nord 2501 guidé par son radio goniomètre et qui décrivait des cercles de plus en plus petit. Il tournoyait, comme enragé, ne pouvant tomber sur sa proie, et réduisait son altitude au fur et à mesure pour déterminer le lieu précis d’où provenaient les ondes hertziennes, quand soudain une explosion et un éclair ébranlèrent le voisinage. L’avion venait de s’écraser non loin de la station radio de l’A.L.N.. Tous les occupants périront (11 personnes) outre le fils de Léon Delbec, le Colonel Guizard, adjoint du Commandant de la cinquième région aérienne, les Capitaines Bosch et Helari, le Lieutenant Hulin, Sergent Chef Watrin, les Sergents Limaire, Gueznec, Bernard, Gouvrit et Nathe. Autre fait digne d’être connu : ainsi près de l’endroit dénommé « Bec de Canard » non loin d’Ouchtata à l’est du pays, au cours d’un appel émanant d’un officier français qui s’adressait à son collègue de la manière suivante : « Ici Eglantier, allo Glaïeul », l’opérateur de l’A.L.N. répond immédiatement : «Eglantier, ici Glaïeul parlez »- « Glaïeul, est-ce que les Fellouzes portent des casques? » - « Bandes d’idiots, bien sûr que les Fellouzes portent des casques ! »- « Je vais demander un tir d’aviation sur la position TR-ZK. ». L’ordre a été aussitôt exécuté. Le tir Air-Sol a ainsi causé la mort de plusieurs soldats français. C’était la guerre des ondes. Les services spéciaux français aussi se démenaient pour porter des coups aux transmissions de l’A.L.N.. Ayant interdit la vente des piles sur le marché, ils ont rendu la vie difficile aux opérateurs radio de l’A.L.N. qui, sans la pile BA48, ne pouvaient plus faire fonctionner la partie « Réception » de leurs appareils émetteurs-récepteurs A.N.G.R.C.9. Dans le but de faire détruire la station-radio de la wilaya 3, ils « abandonnèrent » une pile du type BA48 à l’issue d’un bivouac installé dans l’Akfadou. Celle-ci a été trouvée par des membres du F.L.N. puis remise à l’A.L.N. le 9 Décembre 1958 à Agoussim, près d’Aïn El Hammam où se trouvaient deux chefs de station radio, Ladjali Mohammed Lahbib et Aït Hammi Tayeb et le dépanneur-radio Omar. Profitant de cette aubaine, Tayeb et Omar se sont mis immédiatement au travail et au moment du branchement de la pile au poste-radio, une forte explosion se fit entendre, pulvérisant l’émetteur-récepteur, déchiquetant les deux transmetteurs et le dépanneur. La pile « oubliée » et récupérée par les membres du F.L.N. était confectionnée au moyen d’un explosif très puissant et munie d’un dispositif électrique de mise à feu. Autre fait parmi tant d’autres des services français mérite d’être connu ; à la frontière de l’Ouest, une maisonnette abritant une station radio à Boudnib en territoire marocain faisant face à la ville algérienne de Béchar, a été aussi la cible d’un commando spécial français basé à Méchéria qui est rentré au Maroc pour poser dans la nuit du 9 au 10 Avril 1960 des charges d’explosifs aux quatre coins du bâtiment, programmées pour exploser à quelques minutes d’intervalle. Le chiffreur Medouakh, en sortant du bâtiment pour prendre l’air, a déclenché le système de mise à feu du dispositif installé, ce qui a provoqué deux déflagrations faisant la mort de ce chiffreur et de quatre autres djounoud et blessant l’opérateur-radio Mahfoud Megherbi. Les deux autres charges ont été localisées et désamorcées.
Lorsque l’armée française s’est aperçue que nous écoutions ses messages militaires et administratifs à travers la réaction de nos unités ou la diffusion de notre Radio de Diffusion Algérienne (RDA). Elle ne transmettait plus en clair, tous les messages furent codés. A partir de ce moment Il a fallu créer un service de décryptage dans notre centre d’écoute. Nous devions trouver les moyens de chiffrement utilisé par l’ennemi afin de mettre en clair le trafic capté par les opérateurs radio. Cette tâche était ardue dans la mesure où on ignorait totalement les systèmes de chiffrement utilisés par l’ennemi. Le code français utilisé en 1957 avait pour nom : Charlie-Emile-Oscar (C.E.O.) lequel a été reconstitué par notre service du chiffre. La mise en clair des messages chiffrés de l’armée coloniale au moyen de ce code était facilitée par le fait que le réseau de la gendarmerie française communiquait les clefs de chiffrement une fois par semaine à l’intention de ses unités. Cependant une information d’un média étranger en 1958 a dévoilé l’existence d’un centre d’écoute des « rebelles » ce qui a entraîné les français à changer ce moyen de chiffrement considéré peu sûr et à mettre en circulation un nouveau code plus hermétique appelé « Slidex ». Le non respect par les opérateurs radio français de la discipline imposé dans le réseau des transmissions, (aborder des sujets confidentiels, tenir des discussions susceptibles de permettre la reconstitution d’un organigramme ou d’une organisation, etc.) nous a aidé à la reconstitution des codes et des clefs. En 1959, le travail consistait à reconstituer les cartes de chiffrement français appelé « SLIDEX ». Une fois les cartes mises à jour, il fallait s’atteler à découvrir les clefs que nous consignions sur un registre, car les clefs pouvaient être répétées quelques temps après.
Dès les premières années de la Révolution Algérienne en août 1956, des jeunes révolutionnaires avaient créé le service d’écoute afin de connaître les intentions de l’ennemi et la progression de son armée.
C’était l’épopée de ces jeunes étudiants lycéens qui ont abandonné leurs études et rejoint le maquis pour libérer le pays. Ils sont devenus des combattants spécialisés dans le renseignement. L’Algérie indépendante a trouvé à sa disposition des cadres formés, prêts pour la construction du pays.
Mohamed DEBBAH Officier A.L.N. AN. MALG |
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|  | | numidia Muqaddam (مقدم)

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 | |  | | foxy72 Arif Awal (عريف أول)


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 | Sujet: Re: Guerre d'Algérie : témoignages Dim 17 Jan - 22:42 | |
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|  | | Anp_dz Djoundi (جندي)

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 | Sujet: Re: Guerre d'Algérie : témoignages Ven 22 Jan - 1:29 | |
| Bonjour et salam à vous tous, récemment j'ai fait, dans le cadre d'un projet scolaire, une bande dessinée sur un moujahidin durant la guerre de libération nationale. C'est vraiment du travail d'amateur (de plus que c'est scanné) et je voulais juste rendre un petit hommage à nos braves martyrs. Je ne savais pas trop où la poster alors je m'en excuse si c'est hors sujet. Voici le lien et la page couverture (vive photosohp piraté): http://sites.google.com/site/bdsaleguerre/[img]  [/img] Au plaisir de recevoir vos commentaires, Salam.  |
|  | | cesam Amid (عميد)


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 | Sujet: Re: Guerre d'Algérie : témoignages Mer 27 Jan - 11:19 | |
| GUERRE D'ALGERIE :: SOUVENIRS D'UN APPELE ANTICOLONIALISTE
Avant-Propos d'Henri ALLEG - L'auteur de La Question| Citation: | Avant-Propos
C‘est en février 1961 que Jacques Tourtaux, comme des dizaines de milliers de jeunes Français avant lui , avec les mêmes réticences à participer à cette guerre « imbécile et sans issue », arrive en Algérie. Mais, entre lui et la majorité de ces bidasses mobilisés à qui pourtant il ressemble, une différence qui a son importance : il est communiste et il sait parfaitement pourquoi il refuse cette guerre et où sont la vérité et le droit. Non pas, comme le prétend la propagande officielle, du côté des gros colons exploiteurs, des gouvernants et de l’armée coloniale qui les servent et continuent de prétendre que l’ « Algérie c’est la France » mais du côté des Algériens qui luttent pour l’indépendance de leur pays et des Français qui les soutiennent.
Pas un moment donc, Jacques Tourtaux ne cédera, malgré tous les tentatives de « bourrage de crâne », malgré les pressions et chantages de toutes sortes, malgré les mises à l’écart, les brimades ouvertes ou camouflées des gradés, souvent « anciens d’Indochine », avides de prendre leur revanche sur un adversaire – pour eux, le même qu’au Vietnam - qui les avait victorieusement affrontés « là-bas », . Bien plus, dans ces dures conditions où il est noté comme une « forte tête » et en dépit du danger, il s’efforcera avec les pauvres moyens à sa disposition (parfois à l’aide de « papillons » fabriqués artisanalement) de faire entendre la voix des partisans de la paix, de la liberté, de l’entente fraternelle avec le peuple algérien.
Jacques TOURTEAUX
« Depuis mon retour d’Algérie, j’ai toujours souffert, sans savoir que je souffrais de là-bas. Plus de 40 ans après, je me réveille régulièrement en sursaut . Difficile de remonter la pente : sautes d’humeur, phobies, rendent souvent la vie difficilement supportable à mon entourage ; Depuis de nombreuses années, mon sommeil est agité, troublé par des insomnies, cauchemars et anxiétés. Les troubles graves endurés encore aujourd’hui sont la conséquence directe des mauvais traitements subis et qui m’ont été infligés volontairement du fait de l’institution militaire lors de la guerre d’Algérie. Les vives et graves souffrances que j’ai subies à l’époque ont laissé des traces indélébiles et des blessures qui m’ont affecté toute ma vie et, encore aujourd’hui, je subis un très important sentiment de culpabilité du fait d’avoir vu des horreurs que je réprouvais…. ».
Henri ALLEG
Avec beaucoup de modestie, Jacques Tourtaux présente son livre comme un témoignage. Mais, c’est beaucoup plus que cela. Dans sa volontaire simplicité et sa totale vérité, c’est aussi un vibrant hommage à ces soldats anticolonialistes qui, après avoir milité clandestinement dans leur unité contre la guerre et pour faire prendre conscience à ceux qui les entouraient de son contenu pervers et criminel, n’ont pas hésité, le moment venu, à se dresser, souvent au péril de leur vie, pour barrer la route aux généraux factieux prêts à donner l’assaut à la République. Avec juste raison, il pose cette question que les dirigeants en place ont le plus souvent volontairement oubliée : Que serait-il advenu si, en avril 1961, le contingent mobilisé en Algérie, avait suivi les officiers félons et leurs chefs ?
Une question qui mérite toujours réflexion, ne serait-ce que pour aider les générations d’aujourd’hui à tirer les leçons de l’histoire et à rester vigilantes car les forces mauvaises du passé n’ont pas renoncé. http://jacques.tourtaux.over-blog.com.over-blog.com/pages/GUERRE_DALGERIE_SOUVENIRS_DUN_APPELE_ANTICOLONIALISTE-1590486.html
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|  | | SaRRaZin Modérateur (لوائ)


Messages: 1212 Age: 35 Localisation: Paris Loisirs: infographie, ForcesDZ Inscription: 03/04/2008 Médailles du Forum:


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 | Sujet: Re: Guerre d'Algérie : témoignages Mer 27 Jan - 12:16 | |
| | Anp_dz a écrit: | Bonjour et salam à vous tous, récemment j'ai fait, dans le cadre d'un projet scolaire, une bande dessinée sur un moujahidin durant la guerre de libération nationale. C'est vraiment du travail d'amateur (de plus que c'est scanné) et je voulais juste rendre un petit hommage à nos braves martyrs. Je ne savais pas trop où la poster alors je m'en excuse si c'est hors sujet. Voici le lien et la page couverture (vive photosohp piraté):
http://sites.google.com/site/bdsaleguerre/
[img] [/img]
Au plaisir de recevoir vos commentaires, Salam.  |
c'est un excédent début, j'espère que tu vas continuer dans la BD tu as un style, un coup de crayons personnel. Je ne suis pas un pro de la BD mais je salue le travail qui a due être titanesque.
Ps. Tu n'a pas essayer de le colorier en utilisant Photoshop ? |
|  | | | | Guerre d'Algérie : témoignages | |
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