
Forum Sur l'Armée Algérienne
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| | Guerre d'Algérie : témoignages | |
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| Auteur | Message |
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Vlad Djoundi (جندي)

Messages: 21 Age: 30 Localisation: France Inscription: 23/09/2007 Nationalité: 
 | Sujet: Guerre d'Algérie : témoignages Lun 1 Oct - 21:03 | |
| Bonsoir à tous.
Après une petite discussion avec Anzar, ce dernier m'a convaincu de poster sur ce forum les quelques écrits de mon grand père quand à la guerre d'Algérie. Il s'agit d'un extrait de ses mémoires. Convoyage à AlgerMalheureusement, 1956 est arrivé avec les premiers mouvements de guerre en Algérie. Contre mon gré, car je n'ai pas demandé à partir, on m'a inscrit d'office, et j'ai été rappelé. Avant ce rappel, j'ai dû aller faire ce qu'on appelle un O.T.U. à Bordeaux, c'est à dire, prendre en main des avions opérationnels, armés, faire des tirs de bombardement, de lancer du napalm, etc. J'ai donc fait cet O.T.U. et ensuite on m'a donné l'ordre de convoyer directement un T6 en Algérie. Pour cela, on m'a affecté un T6 qui sortait des ateliers de l'air, et j'ai eu trois ou quatre heures pour le tester : savoir si sa consommation était normale, s'il n'y avait pas quelque chose qui merdouillait... Et puis, un beau matin, départ en groupe pour Perpignan. De Bordeaux à Perpignan, le trajet a été impeccable. Pendant que nous prenions notre déjeuner au mess de la base, on nous a refait les pleins complets des avions. J'ai été celui qui avait le moins consommé entre Bordeaux et Perpignan. J'étais content. J'ai blagué les copains en leur disant : "Quand je serais à La Regahia, je vous enverrai le "Sea Rescue". Moi je consomme peu". J'étais tout fier. J'aurais mieux fait de fermer ma gueule, car après le repas, nous avons décollé en groupes de douze avions, menés par le Commandant Rais. Nous avons filé direction Alger La Regahia, tout en suivant les côtes espagnoles. J'ai admiré la beauté du paysage. J'avais mon appareil photo avec moi, je prenais des photos de la baie de Rosas, quand tout d'un coup mon moteur a fait un "plouf". L'appareil photo, je l'ai laissé tomber, je me suis précipité, j'ai tout mis en avant et j'ai regardé sur mes instruments ce qui pouvait ne pas marcher. Je n'ai rien vu de significatif, mais j'ai senti que je manquais de puissance. Quand je mettais les manettes pour avoir un régime normal, j'allais moins vite que le dispositif. Alors, de temps en temps, je mettais de la "sauce" pour le rattraper. J'ai fait ça jusqu'à Alger. Seulement, il y avait un inconvénient : dès qu'on mettait un peu plus de puissance, on consommait beaucoup plus d'essence. Et une demie-heure avant d'arriver à Alger, je regardais devant moi si je voyais les côtes d'Afrique, je regardais mon chrono, je regardais mes jauges d'essence, je regardais la mer où j'allais bientôt "jouer les petits poissons". Ce ne me plaisait pas du tout. Enfin, à force de tirer, de passer d'un réservoir sur l'autre pour ne pas avoir de "plouf" d'arrêt, j'ai réussi à atterrir à la Regahia avec mes réservoirs d'essence complètement vides. Je venais de traverser la Méditerranée en quatre heures quarante et je n'avais pas de quoi faire un tour de piste. Après l'atterrissage, mon commandant m'a demandé ce que j'avais fait. Je lui ai dit : -"Mon commandant, j'ai vraisemblablement une bougie qui ne donne plus, je perds deux cent cinquante tours sur la magnéto gauche" -"Ca vous est arrivé où ?" -"A la baie de Rosas" -"Vous auriez dû me le dire" -"Oui, mais vous m'auriez donné l'ordre de me poser à Palma de Majorque" -"Oui" -"Oui, mais ma belle mère est mourante, il faut à tout prix que je sois demain matin chez moi. Alors j'ai continué en priant le ciel d'y arriver." Je ne suis pas le seul à avoir eu des ennuis avec ce mode de transfert d'avions de France en Algérie, si bien qu'il n'y a eu que six convoyages. Après, ils ont réussi à obtenir des Espagnols l'autorisation de survoler leur territoire, ce qui était beaucoup plus sûr. Voilà pour la première partie. Je vous posterai la suite demain soir sans doute...Vlad |
|  | | decteriov Modérateur (لوائ)


Messages: 1188 Age: 26 Localisation: au fond de ta poche... Loisirs: histoire,sport,internet Inscription: 09/04/2007 Médailles du Forum:

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 | Sujet: Re: Guerre d'Algérie : témoignages Lun 1 Oct - 21:34 | |
| trés interessant.Merci. j'attend la suite avec impatience.
Dernière édition par le Mar 2 Oct - 10:00, édité 1 fois |
|  | | anzar Administrateur (فريق)


Messages: 16043 Localisation: In your six ! Inscription: 10/04/2007 Médailles du Forum:


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 | Sujet: Re: Guerre d'Algérie : témoignages Mar 2 Oct - 7:15 | |
| Merci vlad de partager ce document  |
|  | | miroubis_dz Mulazim Awal (ملازم أول)


Messages: 935 Age: 28 Localisation: Barcelona Loisirs: Idiomas Inscription: 09/09/2007 Médailles du Forum:


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 | Sujet: Re: Guerre d'Algérie : témoignages Mar 2 Oct - 14:55 | |
| Vlad, merci pour les temoignage, si ca ne te derrange pas j'archiverais les memoires de ton grand perem sur mon ordi pour usage perso. |
|  | | scorpion-rouge35 Administrateur (فريق)


Messages: 15376 Age: 24 Localisation: ALGERIE - ALGER Loisirs: ANP / FORCESDZ Inscription: 09/04/2007 Médailles du Forum:


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 | Sujet: Re: Guerre d'Algérie : témoignages Mar 2 Oct - 15:59 | |
| merci Vlad poste la sui te dé que tu pourra |
|  | | Vlad Djoundi (جندي)

Messages: 21 Age: 30 Localisation: France Inscription: 23/09/2007 Nationalité: 
 | Sujet: Re: Guerre d'Algérie : témoignages Mer 3 Oct - 8:52 | |
| Bonjour à tous. Tout d'abord désolé de ne pas avoir pu poster la suite (qui est prête chez moi) mais ma box a rendu l'âme (je poste depuis le travail). Je tenterai de vous poster la suite et la fin demain. Aucun problème pour ce qui est d'archiver tout ça et de le garder pour un usage perso. Tâchez juste de me demander mon avis avant toute diffusion. |
|  | | dr.watson Administrateur (فريق)


Messages: 3244 Age: 33 Localisation: **** Loisirs: **** Inscription: 04/04/2007 Médailles du Forum:



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 | Sujet: Re: Guerre d'Algérie : témoignages Mer 3 Oct - 9:13 | |
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|  | | miroubis_dz Mulazim Awal (ملازم أول)


Messages: 935 Age: 28 Localisation: Barcelona Loisirs: Idiomas Inscription: 09/09/2007 Médailles du Forum:


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 | Sujet: Re: Guerre d'Algérie : témoignages Mer 3 Oct - 14:32 | |
| | Vlad a écrit: | Bonjour à tous.
Tout d'abord désolé de ne pas avoir pu poster la suite (qui est prête chez moi) mais ma box a rendu l'âme (je poste depuis le travail).
Je tenterai de vous poster la suite et la fin demain.
Aucun problème pour ce qui est d'archiver tout ça et de le garder pour un usage perso. Tâchez juste de me demander mon avis avant toute diffusion. |
merci Vald, je ne difuserais pas, je garderais pour moi.Merci |
|  | | Vlad Djoundi (جندي)

Messages: 21 Age: 30 Localisation: France Inscription: 23/09/2007 Nationalité: 
 | Sujet: Re: Guerre d'Algérie : témoignages Mer 3 Oct - 17:32 | |
| TindoufLe lendemain, j'étais de retour à la maison à Tours. La maman de Christiane était à bout, et elle est morte quelques jours après. J'étais au moins aux côtés d'elle, puisque j'avais demandé un report d'incorporation de quelques jours qui m'avait été accordé. Après cela, je suis parti avec deux autres camarades, l'aspirant Pitolet et un sergent-chef dont j'ai oublié le nom. Nous avons été reçu très gentiment à Alger par le général Jouhaud, qui a ensuite été condamné comme O.A.S. et qui nous a dit :"Vous allez à Tindouf, très joli port de mer. Vous y serez très bien !! En ce moment, il y a des mouvements de ce côté là. Je compte sur vous pour faire le maximum". Nous avons d'abord rejoint Marrakech, qui était la base de rattachement, où nous sommes restés trois, quatre jours, le temps de reprendre en main le T6 armé. Un jour on m'a dit "Direction Tindouf, il faut aller renforcer les camarades, il y a un accrochage à la piste impériale. Il faut y aller tout de suite, tout de suite". Je suis parti en n'emportant que ce que j'avais sur le dos, ma combinaison de vol, ma casquette et puis c'est tout, pas de brosse à dents, pas de rasoir, rien du tout. C'était la plaie. De plus, au lieu de rentrer à Marrakech une fois la mission terminée, j'ai reçu en l'air l'ordre de rejoindre Tindouf. Je me suis donc retrouvé à Tindouf les mains dans les poches. Ce n'était pas la première fois que cela m'arrivait. Mais c'est une sensation assez désagréable. Il m'a fallu attendre huit jours pour avoir l'autorisation de remonter à Marrakech changer un avion et pouvoir prendre mon linge et mes affaires. Nous nous sommes battus contre une centaines de fellaghas dans l'oued Dra et nous avons malheureusement subi la perte d'un avion qui faisait du bombardement. C'était un JU-52, avion de transport sur lequel on avait placé des lances-bombes et qui était chargé de bombarder les fellouzes qui foutaient le camp. Dans l'après midi, avec le commandant et mon camarade Pitolet, navigateur, nous avions trouvé une bande de fellouzes avec beaucoup de chameaux. Or, on nous disait : "Si tu tues le gosse d'un arabe, ce n'est pas grave, il en fait un autre l'année suivante ; si tu tues sa femme, il en achète une autre ; si tu tues son chameau, tu le ruines". Alors par conséquent, c'était plus les chameaux que les personnes qu'il fallait tuer. Donc ils sont allés bombarder le rassemblement de chameaux dans l'oued Dra. Que s'est il passé exactement ? Je ne sais pas. Pour ma part, je suis persuadé qu'ils ont fait un bombardement un peu trop bas. Ils ont reçu des éclats dans les réservoirs non protégés d'une part et d'autre part ça tirait quand même pas mal en dessous. Résultat : le pilote, qui était jeune pilote, a à mon avis un peu perdu les pédales et, au lieu de tenter un atterrissage forcé classique, il a piqué tout droit sur la Hammada et s'est écrasé au contact. Il y a eu trois morts sur le moment, le pilote, le navigateur Pitolet et le radio. Le mécanicien est mort deux jours après à l'hôpital d'Agadir. Dès le lendemain, j'ai été envoyé à la recherche de cet avion avec le capitaine Chamouton, commandant l'escadrille. Comme je connaissais la région, j'ai entrainé le capitaine dans le coin. Mais il n'a rien vu. C'est moi qui ai aperçu l'épave de l'avion. Le capitaine est rentré à Tindouf en me donnant l'ordre d'assurer la protection de l'avion. Comme il y avait deux survivants au milieu de l'épave, il fallait les protéger au cas où des fellouzes se seraient pointés. J'ai donc tourné au dessus de l'épave quand j'ai vu un Arabe avec un chameau qui se dirigeait tout droit vers elle. J'ai alors demandé à Tindouf l'autorisation de tirer pour protéger les camarades. La réponse a été négative. On m'a donné l'ordre d'effrayer l'arabe et son dromadaire. Je lui ai fait des passages au ras des moustaches, continuellement, jusqu'à ce qu'il se décide à descendre de la Hammada, ce qu'il a fait. Pendant ce temps là, j'organisais des secours par radio, pour que les hélicoptères viennent chercher les blessés et les morts. Tout s'est terminé sans problèmes, mais ce fut une mission très pénible. La mission suivante a été la plus dure de toutes car on m’a envoyé faire la reconnaissance des corps et faire la mise en bière à Foum el Hassan. Il faisait quelque chose comme cinquante degrés et ça commençait à cocoter sec. Ils étaient tous enveloppés dans leur parachute, mais j’ai dû les défaire pour reconnaître les corps. Ensuite, j’ai procédé à la mise en bière. Pour le lieutenant, pas de problème, de même pour le sergent chef. Mais pour mon copain Pitolet, seul tourangeau qui était avec moi, un homme assez fort, impossible de fermer la boîte. Heureusement, j’avais avec moi un adjudant de la coloniale, un type très sympa qui m’a aidé. En faisant des cales avec des bouts de bois, on a réussi à fermer le cercueil. Je suis rentré à Tindouf, j’ai refusé de voler pendant toute la journée et j’ai engueulé tous les galons que je pouvais rencontrer dans le bordj. Voilà une histoire pas très agréable. J’avais donc demandé l’autorisation de tirer sur un homme, autorisation qui m’a été refusée, tant mieux. Mais quand nous nous battions contre la centaine de fellouzes qui étaient planqués dans la caillasse de la falaise et que nous arrivions sur eux en tirant avec nos mitrailleuses, on ne voyait personne. Ils étaient tous camouflés derrière les rochers, et quand on dégageait, nous n’étions pas protégés à l’arrière et là, ils nous tiraient dessus au fusil ou au fusil mitrailleur, mais guère mieux. Mais comme nous n’étions qu’à quelques mètres, c’était facile de se faire aligner. C’est là que j’ai eu l’idée d’utiliser les pistolets mitrailleurs que nous avions avec nous. En fin de passe de tir, sans chercher à viser, on arrosait toute la falaise pour obliger les fellouzes à ne pas se montrer et à ne pas nous aligner. Le système a été reconnu bon et il a été poursuivi jusqu’à la fin de la guerre en Algérie. Moi j’avais trouvé cela en 56 et la guerre a duré jusqu’en 62. Il n’y avait qu’un inconvénient : c’est que les douilles, les étuis tirés, tombaient dans la carlingue de l’avion. Pour les enlever, il n’y avait qu’un seul moyen, c’était, au retour, de faire du vol sur le dos en ouvrant le canopy. Amusant comme plaisanterie ! De Tindouf où j’ai été malade (amibiase), on m’a envoyé me refaire un peu à Agadir où là, effectivement, le climat était meilleur, la mer moins loin. Il y a eu, à ce moment là, des événements sérieux à Meknès, et j’ai été envoyé comme un des deux pilotes opérationnels de la base de Meknès. C’était une base école qui n’avait pas le droit, et compétence pour la plupart, d’opérer des actions de guerre. Je suis resté trois semaines à Meknès, avec ordre de mitrailler la ville arabe, la médina, à la première occasion nécessaire. Je n’ai pas eu à le faire, j’en suis très heureux. Mon séjour en Afrique s’est terminé peu de temps après. En dépit de quelques difficultés, j’ai réussi à me faire rapatrier en France, pour arriver chez moi à Noël, retrouver ma femme et mes deux enfants. J’étais bien content. Je dois dire que lorsque l’on est pris dans un système belliqueux, la guerre est facile sur le moment. Mais après on y pense toute sa vie et ça, ce n’est pas merveilleux... Voici les écrits de mon grand père sur cette période troublée. Comme je l'avais dit dans le topic de présentation, c'est assez court. Mais bon, il n'était qu'un appelé... |
|  | | anzar Administrateur (فريق)


Messages: 16043 Localisation: In your six ! Inscription: 10/04/2007 Médailles du Forum:


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 | Sujet: Re: Guerre d'Algérie : témoignages Mer 3 Oct - 17:45 | |
| Un grand merci vlad, pour avoir paratagé avec nous ce document que tu m'as fais lire il y a quelques temps déjà. Je rajoute qu'en plus de la valeur historique, ce document représente les mémoire d'un aieul " un patrimoine personnel et familiale en quelques sortes " qui je sais a beaucoup compté pour toi  |
|  | | oreda99 Muqaddam (مقدم)


Messages: 2119 Localisation: ALGER Inscription: 29/09/2007 Médailles du Forum:


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 | Sujet: Re: Guerre d'Algérie : témoignages Mer 3 Oct - 19:50 | |
| merci vlad pour ces recits |
|  | | decteriov Modérateur (لوائ)


Messages: 1188 Age: 26 Localisation: au fond de ta poche... Loisirs: histoire,sport,internet Inscription: 09/04/2007 Médailles du Forum:

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 | Sujet: Re: Guerre d'Algérie : témoignages Mer 3 Oct - 21:11 | |
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|  | | Seyyid Battal Ghazi Tümgeneral (Turquie)


Messages: 8278 Age: 22 Localisation: MIDDLE EAST FOR EVER Loisirs: Apprendre Inscription: 04/05/2007 Médailles du Forum:



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 | Sujet: Re: Guerre d'Algérie : témoignages Mer 3 Oct - 21:16 | |
| Interressant... _________________  |
|  | | miroubis_dz Mulazim Awal (ملازم أول)


Messages: 935 Age: 28 Localisation: Barcelona Loisirs: Idiomas Inscription: 09/09/2007 Médailles du Forum:


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 | Sujet: Re: Guerre d'Algérie : témoignages Sam 13 Oct - 7:44 | |
| Vlad, j'ai save le temoignage de ton grand papa sur un fichier word dans le disque de mon ordi. Je ne difuserais jamais ca, c just pour ma persone, c'est a toi ces memoires, a toi de decider de les poster ou publier ou tu veux et ou tu jugera que la perspective qu'on donne a ces memoires correspond a ce que tu pense juste. Merci d'avoir partage avec nous et aurevoir. |
|  | | Vlad Djoundi (جندي)

Messages: 21 Age: 30 Localisation: France Inscription: 23/09/2007 Nationalité: 
 | Sujet: Re: Guerre d'Algérie : témoignages Mer 24 Oct - 7:03 | |
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|  | | SAIF1984 Muqaddam (مقدم)


Messages: 2443 Age: 25 Localisation: Gotham City Loisirs: Walou ! Inscription: 29/08/2007 Médailles du Forum:


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 | Sujet: Re: Guerre d'Algérie : témoignages Dim 25 Nov - 16:10 | |
| | Citation: | Inauguration d'un mur dédié aux disparus français d'Algérie

PERPIGNAN (AFP) — Plus de 5.000 personnes ont assisté dimanche à Perpignan, dans le sud de la France à l'inauguration d'un mur à la mémoire des disparus français et harkis de la guerre d'Algérie, a constaté un journaliste de l'AFP.
L'inauguration s'est déroulée en présence du secrétaire d'Etat à la Défense chargé des Anciens combattants, Alain Marleix.
"Perpignan la solidaire ne pouvait pas ignorer ces vies brisées", a déclaré le maire Jean-Paul Alduy.
Sur ce "Mur des disparus, morts sans sépulture en Algérie (1954-63)", familles de rapatriés d'Algérie et harkis (supplétifs musulmans de l'armée française) ont découvert les noms des 2.619 disparus sur dix plaques de bronze placées autour d'une figure allégorique "à la mémoire des disparus morts sans sépulture".
Erigé grâce à une souscription organisée par une association de rapatriés, le Cercle algérianiste, ce mur de l'ancienne prison de Perpignan est également composé de deux plaques de marbre portant l'inscription "Aux harkis disparus".
"Nous devons surmonter l'affrontement systématique des mémoires pour aller à l'établissement objectif des faits et à la vérité des événements", a déclaré le de son côté M. Marleix.
"M. Marleix a souhaité "une politique de mémoire assumée", ajoutant "la mémoire doit devenir ce qui nous rassemble enfin 45 ans après les faits".
La veille, quelque 200 personnes s'étaient rassemblées à l'appel de 50 organisations pour protester contre l'inauguration de "ce mur de la honte", qui "organise un tri sélectif des victimes de la colonisation", selon les organisateurs.
Sur ce monument, les phrases initialement prévues d'Albert Camus et de du l'Agérien Slimane Benaïssa ont été remplacées par celles des écrivains Jean Brune et Chateaubriand à la demande de la fille du prix Nobel, Catherine Camus, et du dramaturge algérien.
Cette inauguration intervient alors qu'une vive controverse sur la mémoire oppose la France et son ex-colonie.
Le président français Nicolas Sarkozy qui se rend début décembre à Alger pour une visite d'Etat de trois jours refuse la "repentance" alors que l'Algérie demande à la France de reconnaître les "crimes" commis durant les 132 ans de la colonisation. AFP |
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|  | | miroubis_dz Mulazim Awal (ملازم أول)


Messages: 935 Age: 28 Localisation: Barcelona Loisirs: Idiomas Inscription: 09/09/2007 Médailles du Forum:


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 | Sujet: Re: Guerre d'Algérie : témoignages Mar 27 Nov - 3:05 | |
| 5000, je respect leurs soufrance mais je pleure celle des miens! |
|  | | miroubis_dz Mulazim Awal (ملازم أول)


Messages: 935 Age: 28 Localisation: Barcelona Loisirs: Idiomas Inscription: 09/09/2007 Médailles du Forum:


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 | Sujet: Tentative d'assassina de Jaques Soustelle par le FLN Dim 2 Déc - 17:17 | |
| quotidien: L'expression | Citation: | 46E ANNIVERSAIRE DES ÉVÉNEMENTS DU 17 OCTOBRE 1961 UN ANCIEN DE LA FÉDÉRATION DE FRANCE RACONTE «Comment j’ai tenté d’éliminer Jacques Soustelle» 17 Octobre 2007 - Page : 7 Lu 57 fois L’opération s’est déroulée le 15 septembre 1958, en plein coeur de Paris. Lorsque, en cette matinée de septembre 1958, la Fédération de France du FLN (Front de libération nationale) lui a demandé d’éliminer Jacques Soustelle, il acquiesça du chef. Sans se poser de questions, il s’est tout de suite mis au travail. Lui, c’est Ouraghi Mouloud, alias le Chef. 30 ans révolus. Corps athlétique, conjugué à une taille d’environ 1,70 m. Militant actif du FLN dans la région parisienne. Dans quelques heures, il passera à l’acte. Sa mission: assassiner le ministre français de l’Information et ex-gouverneur général de l’Algérie (1955). L’opération est dangereuse. Le Chef en est conscient. Mais, peut lui en chaut si, au bout du tunnel, c’est le sinistre et hideux couperet qui l’attend. Son premier responsable, Saïd Bouaziz, compte énormément sur ses capacités «guerrières». Le Chef réunit son commando, composé de six membres. Le rendez-vous est pris pour le lundi 15 septembre 1958. Jacques Soustelle, qui habite avenue Henri Martin, quittera son domicile aux environs de 9h, pour se rendre à son ministère, sis rue Friedland, à Paris. Pour ce faire, son véhicule contournera nécessairement la place de l’Etoile. C’est là que l’opération se déroulera. La veille, le Chef avait déjà donné des instructions à son commando. Bekouche Abdelkader, dit Aïssa, et Benzerroug Mebrouk sont armés. Ils participeront à l’opération. Quant à Cherrouk Abdelhafidh, dit Membo, et son camarade Smaïl Adour, alias Idriss, eux, sont chargés de surveiller le passage du ministre de l’Information. Tout est fin prêt. Le Chef revoit, et pour la dernière fois, sa stratégie, minutieusement tissée. Si la voiture de Soustelle s’arrête dans l’encombrement, «c’est moi qui tire le premier. Et, ce faisant, mes camarades doivent s’approcher. Un se chargera de me couvrir, tandis que l’autre tentera de sortir Jacques Soustelle de sa voiture. L’opération durera cinq à six secondes; on a à peu près 80% de chance de réussir. Passée cette durée, nous sommes foutus», raconte Ouraghi Mouloud. Tout est dans l’ordre. Chaque membre de son commando est à son poste. L’heure est venue. Le Chef est à la place de l’Etoile. Costume-cravate, il a l’air d’un dandy venu de l’un de ces quartiers chics de Paris. Il attend le passage de la Citroën DS, transportant Jacques Soustelle. Mais un fait inquiète le Chef. La police est renforcée. «Je croyais qu’on avait été dénoncés et que les flics ont été tuyautés. Si c’est le cas, nous sommes grillés», raconte M.Ouraghi. Ne voulant point se fier à ses pressentiments qui, de surcroît, peuvent s’avérer trompeurs, le Chef décide de procéder à des vérifications. Tout compte fait, il a appris qu’un attentat a eu lieu ce matin, dans les environs. Le Chef pousse un souffle de soulagement. Il reprend sa place. Du trottoir opposé, Aït Mokhtar, membre du commando, au passage de Soustelle, devra ouvrir son journal pour signaler l’arrivée du véhicule. Il est 9h30, et le ministre de l’Information n’est toujours pas arrivé. Le Chef regarde Aït Mokhtar qui a déjà ouvert le journal. La voiture de Soustelle est donc là. Mais le Chef ne la voit pas. Il regarde de nouveau, le journal est toujours ouvert. «Je scrute encore, et enfin, je vois la DS au niveau de la deuxième position. Au siège arrière est vautré Soustelle.» Il est temps de passer à l’action. Le Chef arrange sa cravate. Il touche son pistolet. Mais à quoi pense le Chef en cet instant décisif? Quelle est son humeur? A qui pense-t-il? Appréhende-t-il la tournure que peuvent prendre les événements? «Rien de tout cela, l’essentiel pour moi c’était d’exécuter l’ordre de le tuer, c’est pourquoi j’étais à la place de l’Etoile. Le reste, je m’en balance. D’autant plus que je n’en étais pas à ma première opération. Car, en 1955, j’avais effectué un stage au Maroc. Et, en 1958, j’étais déjà professionnel. Puis, en m’enrôlant dans le commando du FLN, je savais que ma fin ne sera que la mort. Donc, je m’en foutais pratiquement de tout. L’essentiel étant de réussir mon coup. Il n’y avait donc aucune place aux sentiments», lâche Mouloud, en arborant son sourire habituel. Avec un sang-froid et à pas mesurés, il se dirige vers la voiture. La vitre arrière est à moitié baissée. Soustelle regardait du côté gauche. Le garde du corps était au siège avant, regard perdu dans la foule. «Formidable!» Arrivant à hauteur de la Citroën DS, le Chef prit son pistolet, il pénétra sa main par-dessus la vitre, frôlant de près la nuque de Jacques Soustelle. Le Chef tire la première balle. Elle ne part pas. «C’était une catastrophe!» Il engage une autre, il tire, mais entre-temps, Soustelle se baisse, la balle lui frôla le front, en lui trouant le chapeau. Le garde du corps brise la vitre, il tire sur le Chef, il ne le touche pas. Toujours placide, gardant son sang-froid, le Chef ne part pas. Il est décidé: il faut avoir la peau de celui qui a fait goûter des vertes et des pas mûres aux Algériens. Il revient à la charge. Il tire: une, deux, trois balles, la dernière s’enraye sans pour autant toucher le ministre de l’Information. Tout compte fait, il découvre que deux balles sur sept sont d’une piètre qualité. En le voyant s’entêter, Aït Mokhtar s’est dit: «Mais ce type doit être fou!». «Effectivement j’étais fou...furieux». Pourquoi? «Parce qu’en me tournant vers mes camarades, je me suis rendu compte qu’ils se sont tous envolés. Ils avaient tous pris leurs jambes à leur cou. Ils m’avaient tous abandonné...», regrette Ouraghi Mouloud en se rappelant ces instants de folie qu’il avait vécus. Le Chef abandonna alors la DS sans pour autant réussir à commettre son acte. Mais il sera rattrapé quelques instants plus tard par la police. Emprisonné, son affaire sera prise en charge par la DST (Direction de la surveillance du territoire). Le Chef passera 4 mois au siège de ce corps de sécurité, sis à la rue des Saussaies, à Paris. Après sa comparution devant la justice, Ouraghi Mouloud sera condamné à mort. Il ne sera libéré qu’à l’Indépendance. Aujourd’hui, à 79 ans, il se dit toujours prêt à servir la patrie. Le Chef a bien mérité son nom de guerre. Chef il était, Chef il le restera. Hakim KATEB
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|  | | Nassima Djoundi (جندي)

Messages: 89 Age: 30 Localisation: France Loisirs: Scrapbooking, graphisme Inscription: 10/07/2007 Médailles du Forum:

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 | Sujet: Re: Guerre d'Algérie : témoignages Jeu 17 Jan - 18:10 | |
| Bonsoir, mon papa était Moudjahid dans le bureau politique à Oran, il a été arrêté 7 fois et torturé avec des sévices corporels graves, il est venu en France pour soigner ma sœur qui elle a été piétinée volontairement par l'armée française, alors qu'elle avait que 3 mois, maintenant, elle est très malade. Toute mon enfance, j'ai vu papa sous assistance oxygénateur et respiratoire. Papa est décédé en Algérie en septembre 1996, à cause de l'armée algérienne qui a refusé de lui prêté une bouteille d'oxygène, parce que son oxygénateur est tombé en panne, il s'est étouffé et en est mort par une crise d'asthme emphysème vous trouverez dans mon blog l'histoire de papa qui a fait la guerre d'Algérie à l'âge de 21 ans et tous mes oncles frères de maman disparu pendant la guerre d'Algérie, sans oublier ma famille paternelle. je ne peux pas raconter son histoire ici l'histoire sur papa est plutôt sentimentale car je reviens plus sur la maladie de papa causée par sa torture. J'ai voulu témoigner cette histoire pour que l'État Français ne l'écrit pas à notre place nous autre algériens. Elle est en douze parties, de la page 1 à la page 12 :wawa: http://nassima.ublog.com/monblog/2007/03/mon_papa_mohame.htmlhttp://nassima.ublog.com/monblog/2007/05/la_france_a_tor_4.html |
|  | | anzar Administrateur (فريق)


Messages: 16043 Localisation: In your six ! Inscription: 10/04/2007 Médailles du Forum:


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 | |  | | | | Guerre d'Algérie : témoignages | |
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