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 Les Héros de La Résistance Algérienne [1830-1962]

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cesam
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MessageSujet: Re: Les Héros de La Résistance Algérienne [1830-1962]   Jeu 24 Sep - 10:22

star Ourida MEDDAD la martyre de la bataille d'ALGER

assassinée par les soldats français en 1957 à l'âge de 16 ans




La Chahida de la guerre d’ ALGERIE, Ourida MEDDAD, défenestrée par les paras tortionnaires à l’école SARROUY de SOUSTARA le jeudi 29 août 1957 a été victime des tortionnaires Schmitt, Fleutiot et consorts qui ont bafoué et la Déclaration des droits de l'homme et la Convention de Genève.

À l'entrée de la Casbah, l'école SAROUY (débaptisée au nom des frères ZOUBIR), bâtisse de la fin du XIXe siècle, de quatre étages, contiguë à l’école (cours complémentaire) de GAMBETTA est située dans le quartier de SOUSTARA à la limite de l’entrée à la CASBAH par la rue MEDEE. L'école a été réquisitionnée par la 10e DP (division parachutiste). Les salles de classes transformées en lieux d'interrogatoire

Une jeune fille de 16 ans, militante de l'indépendance nationale, agent de liaison d'un important responsable de la Zone autonome d'Alger, arrêtée quelques jours auparavant, vient d'entrer pour la énième fois dans la salle de tortures où officient les lieutenants SCMITT, chef de la compagnie d'appui, et FLEUTIOT. Il est environ 23 heures, c'est la quatrième séance de tortures qu'elle subit depuis le début de la matinée. Gégène, baignoire, insultes…

Fatiguée, éreintée, essorée, Ourida MEDAD résiste. Mieux que cela, elle se moque, elle se joue de ses tortionnaires. A chaque fois, elle les mène en barque faisant mine de céder. Eux jubilent croyant qu'ils vont arrêter leur cible. En vérité, Ourida cherche des moments de répit, une bouffée d'air pur. Alors elle fait mine d'accepter de les conduire au refuge du responsable politique de la Zone autonome d’ALGER (ZAA).

Une fois sur les lieux, les parachutistes du 3e régiment de parachutistes coloniaux se rendent compte qu' Ourida, leur victime, se moque d'eux. Fous de rage, ivres de haine, ils la conduisent aux tortures. Pour la énième fois depuis sa récente arrestation due à la dénonciation d'un "bleu", c'est-à-dire un rallié. FLEUTIOT la précède de quelques pas et lance à l'adresse de SCHMITT: "L'oiseau s'est envolé". SCHMITT est excédé, touché dans sa vanité. Il ordonne une nouvelle séance de tortures. Ourida hurle, crie, crie, hurle … puis c'est le silence … SCHMITT fixe FLEUTIOT qui fixe un autre, un deuxième, puis un troisième parachutiste.

Un Algérien, militant lui aussi, assiste à la scène. Des murmures, des chuchotements, puis l'un des parachutistes quitte la salle en criant "elle s'est défenestrée, elle s'est jetée par la fenêtre, …". Les Algériennes et Algériens détenus dans les autres salles, qui ont déjà subi les tortures, avalent la couleuvre même après l'indépendance. SCHMITT a réussi son coup. Un mensonge, bien concocté mais qui n'a pas résisté à la vérité grâce à des témoignages de rescapés.


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MessageSujet: Re: Les Héros de La Résistance Algérienne [1830-1962]   Jeu 24 Sep - 11:36

cesam a écrit:
star Ourida MEDDAD la martyre de la bataille d'ALGER
assassinée par les soldats français en 1957 à l'âge de 16 ans


La Chahida de la guerre d’ ALGERIE, Ourida MEDDAD, défenestrée par les paras tortionnaires à l’école SARROUY de SOUSTARA le jeudi 29 août 1957 a été victime des tortionnaires Schmitt, Fleutiot et consorts qui ont bafoué et la Déclaration des droits de l'homme et la Convention de Genève.

À l'entrée de la Casbah, l'école SAROUY (débaptisée au nom des frères ZOUBIR), bâtisse de la fin du XIXe siècle, de quatre étages, contiguë à l’école (cours complémentaire) de GAMBETTA est située dans le quartier de SOUSTARA à la limite de l’entrée à la CASBAH par la rue MEDEE. L'école a été réquisitionnée par la 10e DP (division parachutiste). Les salles de classes transformées en lieux d'interrogatoire
Une jeune fille de 16 ans, militante de l'indépendance nationale, agent de liaison d'un important responsable de la Zone autonome d'Alger, arrêtée quelques jours auparavant, vient d'entrer pour la énième fois dans la salle de tortures où officient les lieutenants SCMITT, chef de la compagnie d'appui, et FLEUTIOT. Il est environ 23 heures, c'est la quatrième séance de tortures qu'elle subit depuis le début de la matinée. Gégène, baignoire, insultes…

Fatiguée, éreintée, essorée, Ourida MEDAD résiste. Mieux que cela, elle se moque, elle se joue de ses tortionnaires. A chaque fois, elle les mène en barque faisant mine de céder. Eux jubilent croyant qu'ils vont arrêter leur cible. En vérité, Ourida cherche des moments de répit, une bouffée d'air pur. Alors elle fait mine d'accepter de les conduire au refuge du responsable politique de la Zone autonome d’ALGER (ZAA).
Une fois sur les lieux, les parachutistes du 3e régiment de parachutistes coloniaux se rendent compte qu' Ourida, leur victime, se moque d'eux. Fous de rage, ivres de haine, ils la conduisent aux tortures. Pour la énième fois depuis sa récente arrestation due à la dénonciation d'un "bleu", c'est-à-dire un rallié. FLEUTIOT la précède de quelques pas et lance à l'adresse de SCHMITT: "L'oiseau s'est envolé". SCHMITT est excédé, touché dans sa vanité. Il ordonne une nouvelle séance de tortures. Ourida hurle, crie, crie, hurle … puis c'est le silence … SCHMITT fixe FLEUTIOT qui fixe un autre, un deuxième, puis un troisième parachutiste.
Un Algérien, militant lui aussi, assiste à la scène. Des murmures, des chuchotements, puis l'un des parachutistes quitte la salle en criant "elle s'est défenestrée, elle s'est jetée par la fenêtre, …". Les Algériennes et Algériens détenus dans les autres salles, qui ont déjà subi les tortures, avalent la couleuvre même après l'indépendance. SCHMITT a réussi son coup. Un mensonge, bien concocté mais qui n'a pas résisté à la vérité grâce à des témoignages de rescapés.
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MessageSujet: Re: Les Héros de La Résistance Algérienne [1830-1962]   Jeu 22 Oct - 19:42

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MessageSujet: Re: Les Héros de La Résistance Algérienne [1830-1962]   Lun 26 Oct - 1:57

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MessageSujet: Re: Les Héros de La Résistance Algérienne [1830-1962]   Jeu 29 Oct - 12:25

Gloire aux chouhadas et héros de la guerre de libération nationale Algeria hadarat
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MessageSujet: Re: Les Héros de La Résistance Algérienne [1830-1962]   Dim 8 Nov - 23:10

Hommage à Bachir Boumaza hadarat

Allah yerahmou
____________________________

photo prise en 1959 probablement


Citation:
par M. Boukherissa Kheireddine *
Le gardien de la mémoire On devait fêter son quatre-vingt-deuxième anniversaire, ce 16 novembre 2009. On attendait son prompt rétablissement et son retour en Algérie pour le faire.

Sa naissance, puis celle correspondant au 18 du mois qui marque le vingtième anniversaire de la Fondation.

A dix jours seulement de ces deux événements aussi symboliques qu'importants, on est surpris par son subit départ. Et pourtant : «La mort ne surprend point le sage ; il est toujours prêt à partir», disait La Fontaine. Dieu en a voulu ainsi, il l'a rappelé à sa dernière demeure. Il est Le Tout-Puissant. Qu'il repose en paix et qu'Il l'accueille en Son Vaste Paradis.

Ce fut pour nous un homme exceptionnel. Un politique, au sens noble du terme. Une figure hors pair, un militant invétéré qui incarnait non seulement l'intelligence dans toute sa grandeur que portaient uniquement les quelques artisans de la Révolution de Novembre, mais ceux aussi pétris de clairvoyance et de savoir-faire propre aux premiers bâtisseurs de l'Indépendance. Ce gardien de la mémoire, jaloux des idéaux de notre glorieuse révolution et des valeurs ancestraux, s'il avait eu la chance de s'abreuver directement à la source du mouvement national à ses premières heures, il n'a à aucun moment hésité à en faire usage et nous la transmettre. Sa riche carrière en témoigne. Qu'il soit remercié pour l'enseignement qu'il nous a prodigué.

Soixante ans de militantisme et d'engagement politique. 23 ans d'exil et de marginalisation pour avoir exprimé le droit à l'indignation. Le refus du garde-à-vous. S'il laisse dans nos coeurs le chagrin de la séparation, l'amertume d'un goût d'inachevé, car on avait beaucoup de choses à faire en sa compagnie, beaucoup d'espoir à restituer même une partie infime de notre mémoire collective spoliée par le colonialisme. Beaucoup d'encouragement à poursuivre notre combat pour l'honneur de la tribu Algérie. Il restera à jamais présent dans notre esprit, car il est de nous et nous sommes de lui. Il exprimait les attentes d'un peuple et les espérances de toute la jeunesse.


Si El-Bachir n'est pas parti. Car la bonne graine ne meurt jamais. Semée au bon moment et sur la bonne terre, elle ressuscite en mille autres épis qui donnent chacune des centaines de graines. Cette valeur inestimable vient juste de tirer sa révérence à la vie, à la politique «made in», qui gangrène aujourd'hui l'atmosphère, celle des affamés et des corrompus, pour se consacrer au devoir de mémoire même au-delà. Il est toujours présent comme le sont d'ailleurs nos valeureux martyrs. Si leurs dépouilles jonchent les cimetières, leurs bravoures et leurs actes demeureront à jamais solidement gravés dans notre quotidien. Nous jurons que par eux et nous respirons que pour eux. Dieu gardera ses fidèles serviteurs.

Si El-Bachir n'était pas seulement une encyclopédie vivante, une mémoire infaillible, c'était une source intarissable qui n'avait jamais cessé de nous étonner. Nous nous abreuvions sans cesse de ses conseils et de ses approches que même les plus avertis des scientifiques et philosophes se désarmaient devant sa clairvoyance et sa capacité prospective à vous laisser dans l'expectative d'un étanchement perpétuelle.

Il s'est battu pour les causes justes jusqu'à sa dernière heure. N'a-t-il pas été à l'origine de l'introduction du débat sur le crime contre l'humanité et le crime de guerre en Algérie. Du danger du révisionnisme et du négativisme. Toujours à l'avant-garde pour la défense des droits des «indigènes» que nous sommes, de tous les devoirs envers ses compagnons et ses compatriotes. Il s'est dévoué corps et âme à son peuple et à sa nation. C'est un animal politique comme il s'y plait de le dire.

Il est parti en silence, sans remous et sans encombres. Il n'a pas voulu réveiller nos émois en attente. Un silence imposé par les vicissitudes des aléas de l'existence d'ici-bas. Ce ne sont pas ses habitudes. Ce battant, ce farouche révolté des systèmes uniques, des pensées rétrogrades et des régressions fécondes. Il refusait le pouvoir de la majorité numérique, les discours creux et inutiles, les applaudissements insolents, les allégeances de soumissions.

En fin visionnaire, n'avait-il pas senti le vent de la révolte populaire avancer. Il y a presque deux décennies. N'a-t-il pas déclaré à la veille du 4ème Congrès du FLN, au quotidien 24 heures que : «Les peuples finissent par exploser comme une chaudière longtemps comprimée. Et la seule digue convenable contre ces risques d'explosion est dans l'exercice réel de la démocratie». Cette prédilection lui donnait raison. Octobre est venu avec son lot de révoltes et de flammes.

Sa longue carrière a débuté un jour dans une petite bourgade de la colonisation, Kherrata. Il a avait été parmi les premiers manifestants qui ébranlèrent la quiétude des colons de cette région durant les massacres de 1945. En 1942, alors qu'il avait quinze ans, il adhéra au PPA. «Ils nous appelaient, disait-il, les poupia (les poupées) qui veulent faire sortir la France de chez eux», par dérision. Et oui, s'exclamait-il, c'est les poupia qui ont libéré ce pays.

Fervent et infatigable militant au sein du PPA, il entrera en conflit en 1952 avec la Direction et Messali Hadj pour des raisons stratégiques. Durant ce passage, il a occupé plusieurs postes au sein de ce parti, notamment à Sétif aux côtés du Docteur Lamine DEBACHINE, Mohamed BOUDIAF, Ahmed MAHSAS, Abane RAMDANE et bien d'autres figures du mouvement national.

Un passage au MTLD avant d'intégrer le FLN. «Interpellé le 2 novembre 1954, il fut placé en résidence surveillée avant d'être interné au camp de concentration d'Aflou jusqu'en 1957.» Petit à petit, il s'accommodera avec les étroits espaces des geôles coloniales. «Membre de la Fédération de France du PPA-MTLD, il organisa la jonction avec les syndicats français et les grandes manifestations en France qui devaient faire connaître le Mouvement National Algérien et son action syndicale». Il sera vite fait prisonnier encore une fois à Fresnes le 13 décembre 1958, d'où il s'en évadera d'une façon rocambolesque en se faisant passer pour un gardien le 2 octobre 1961. Un épisode qui mérite d'être relaté au grand public. En prison, il n'a pas perdu son temps. Il introduira une innovation en publiant un bulletin quotidien qui sera reproduit dans toutes les prisons. «Le souvenir que je garde de Bachir, c'est le bulletin d'information et le régime politique pour tous», déclare, des années plus tard, un ex-détenu.

A l'indépendance, il est élu au suffrage universel comme député à la constituante. Ministre du Travail et des affaires sociales sous le régime de Ben Bella, il aura l'occasion de présider ainsi le premier congrès du FLN de 1964. Ministre de l'Information sous Boumediène, il démissionnera, le 14 octobre 1966, et optera pour l'exil volontaire. «J'avais une conception du pouvoir différente», disait-il. Cependant, loin de considérer son différend avec Boumediene comme opposition, il disait que : «c'est facile de faire le procès du chef, mais c'est l'entourage qui est beaucoup plus coupable».

Son riche parcours mérite plus de lignes et d'espace pour être dévoilé en entier. Nous aurons plus tard, incha'Allah, l'occasion de nous étaler sur l'oeuvre et la vie de feu Bachir Boumaza, si Dieu nous prêtera encore vie. Je souhaiterai juste conclure sur deux événements majeurs qui segmentent une partie de sa vie. Avec un nombre appréciable d'amis et militants, ils lancent en 1990 l'idée de la Fondation du 8 Mai 45 pour lutter contre l'amnésie et défendre la mémoire nationale contre le révisionnisme et le négativisme ambiant, né à la faveur de la politique étrangère mené par Chadli Bendjdid à l'époque et qui semble malheureusement se régénérer jusqu'à l'heure.

Il aura également le privilège de présider au parachèvement des institutions en la naissance de l'auguste Chambre haute du Parlement qu'il voulait, comme il l'avait si bien énoncé dans son discours inaugural en janvier 1998 du haut de son perchoir, en faire une écluse. Etrange conception diriez-vous d'un concept aujourd'hui dévoyé ou mal compris. Si El-Bachir continuera encore et toujours de nous étonner même après son départ. Que Dieu l'accueille dans Son Vaste Paradis.

Repose en paix mon ami, mon frère, mon père, ta mémoire vivra encore longtemps à travers nous et nos actes.



* Président de la Fondation du 8 Mai 45
http://www.lequotidien-oran.com/index.php?news=5129192


_________________________________________________________




Citation:
RAPATRIEMENT DE LA DÉPOUILLE DE BACHIR BOUMAZA
Ses compagnons l’accueillent à l’aéroport

08 Novembre 2009 - Page : 3
Lu 1832 fois

Hier, l’arrivée de la dépouille mortelle à l’aéroport Houari Boumediène

Des membres du gouvernement et ses anciens compagnons ont tenu à être présents.

La dépouille de feu Bachir Boumaza, ancien président du Conseil de la nation, est arrivée hier vers 12h45 à l’aéroport international Houari-Boumediene.
Ses compagnons de lutte et plusieurs membres du gouvernement étaient là pour accueillir sa dépouille. Ahmed Mahsas, qui a été discret sur la maladie qui a emporté le défunt, a dit de Boumaza qu’il «a été de toutes les luttes tantôt en faveur tantôt contre le pouvoir en place que ce soit avant ou après l’Indépendance». Il a ajouté que c’est un militant au parcours exemplaire. «Nous perdons un grand homme qui n’a pas cessé, même sur son lit d’hôpital, de travailler au service du pays. Il a été l’un de ses plus fervents serviteurs», a déclaré, pour sa part, Abdelaziz Ziari.
Selon certaines informations, le défunt a achevé la rédaction de ses mémoires et s’apprêtait à les publier si le destin n’en avait décidé autrement. Il s’est éteint avant-hier, à Genève, à l’âge de 82 ans. Bachir Boumaza, né le 26 novembre 1927 à Kherrata (Sétif), a occupé plusieurs postes dans l’Algérie indépendante dont celui de président du Conseil de la nation de janvier 1998 à avril 2001. Il fut aussi membre de la Fédération FLN de France. Il était un militant valeureux, selon ses compagnons. Il s’est installé à Lausanne en 1966 et ne la quitta qu’en 1989 pour rentrer au pays. Bachir Boumaza, militant du mouvement national et proche collaborateur de Messali Hadj, fut député d’Annaba de la première Assemblée constituante à l’indépendance. Il était aussi ministre du Travail et des Affaires sociales dans le premier gouvernement de Ben Bella, puis ministre de l’Economie. Il était également négociateur en chef en janvier 1964 à Paris pour définir les termes des relations économiques algéro-françaises. Au lendemain du coup d’Etat du 19 juin 1965, Bachir Boumaza devient membre du Conseil de la Révolution et ministre de l’Information. En 1965, il quitte clandestinement l’Algérie pour se réfugier en France. Entre-temps, Boumaza tente de rejoindre l’opposition constituée alors du Parti de la révolution socialiste de Mohamed Boudiaf et du Front des forces socialistes de Hocine Aït Ahmed. Il a préféré rejoindre l’Organisation clandestine de la Révolution algérienne de Mohamed Lebjaoui. La carrière d’opposant de Boumaza prend fin au lendemain d’octobre 1989. Initiateur de la Fondation 8 Mai 1945 qu’il crée en 1990, Boumaza reprend du service sous l’ère du président Zeroual. Il est désigné le 5 janvier 1998 à la tête du Sénat avant d’être remplacé par Mohamed Cherif Messaâdia sous la présidence d’Abdelaziz Bouteflika avant l’expiration de son mandat prévue en avril 2001. A signaler que plusieurs membres du gouvernement étaient présents à l’aéroport à l’arrivée de la dépouille du défunt dont le ministre de l’Intérieur et des Collectivités locales, Yazid Zerhouni, le ministre des Affaire étrangères, Mourad Medelci, et le ministre de la Santé, Saïd Barkat. Le ministre des Moudjahidine, Mohamed Cherif Abbas ainsi que Tayeb Louh, ministre du Travail et de la Sécurité sociale étaient également sur les lieux. On a aussi remarqué la présence de Ali Tounsi, patron de la Direction générale de la Sûreté nationale et de Abdelkader Bensalah, président du Sénat. Parmi les personnalités historiques présentes hier à l’aéroport, on peut citer l’ancien chef de la Wilaya I, Mahmoud Cherif, et l’ex-membre du Conseil du gouvernement et également ex-ministre de l’Agriculture et de la Réforme agraire en 1963 sous Ben Bella, Ahmed Mahsas, actuellement membre du Sénat. Saïd Bouteflika, Miloud Chorfi, Mokrane Aït Larbi et Hamraoui Habib Chawki étaient également présents.
La dépouille de Boumaza était accompagnée par ses proches qui se trouvaient à bord d’un avion militaire.

Mohamed BOUFATAH
http://www.lexpressiondz.com/article/2/2009-11-08/69392.html



Citation:
UN VIBRANT HOMMAGE A ÉTÉ RENDU HIER À BACHIR BOUMAZA
L’adieu à un grand militant

09 Novembre 2009 - Page : 2
Lu 5 fois

«C’était un grand militant. Il était un homme de parole»

L’ancien président du Sénat a été inhumé au cimetière d’El Alia (Alger).

Le Conseil de la nation a rendu hier un vibrant hommage à son ancien président, le défunt Bachir Boumaza. Sa dépouille a été exposée, pour la dernière fois, dans l’enceinte du Sénat avant d’être inhumée au cimetière d’El Alia à Alger.
De nombreuses personnalités politiques et historiques ainsi que des artistes sont venues rendre un dernier hommage au militant de la cause nationale. Le président du Conseil de la nation, M.Abdelkader Bensalah, le président de l’Assemblée populaire nationale, M.Abdelaziz Ziari, le Premier ministre, M.Ahmed Ouyahia, le président du Conseil constitutionnel, M.Boualem Bessaïeh étaient présents parmi les officiels. Des ministres, des parlementaires et des représentants de partis politiques et de la société civile se sont déplacés pour un dernier adieu au défunt. On citera, Abdelhamid Mehri, Ahmed Mahsas, Ahmed Benbitour. Le hall du Sénat grouillait de monde.
Depuis 10h du matin, des foules importantes de personnes affluaient pour faire leurs adieux à une personnalité qui a marqué son nom dans l’histoire du pays. Son combat, sa carrière et ses qualités étaient sur toutes les lèvres.
«C’est un grand militant», «Il était un homme de parole», «Il était connu par son sérieux et son patriotisme», témoignaient ses amis et ses ancien compagnons de guerre. Après cette cérémonie de recueillement à sa mémoire, l’ancien président du Sénat a été inhumé au cimetière d’El Alia (Alger).
L’enterrement a eu lieu en présence du président du Conseil de la nation, M.Abdelkader Bensalah, du président de l’Assemblée populaire nationale, M.Abdelaziz Ziari, du Premier ministre, M.Ahmed Ouyahia, ainsi que de membres du gouvernement. Des personnalités nationales politiques et historiques, des membres de la famille et amis du défunt ainsi qu’une foule nombreuse, étaient également présents à l’enterrement. Né le 26 novembre 1927 à Kherrata, Bachir Boumaza a assumé, après le recouvrement de l’indépendance du pays, plusieurs postes de responsabilité au sein du gouvernement.
Il a été ministre du Travail et des Affaires sociales dans le premier gouvernement de la République algérienne en 1962, ministre de l’Economie nationale en 1963, ministre de l’Industrie et de l’Energie de 1964 à 1965 et ministre de l’Information de 1965 à 1966. Bachir Boumaza qui a été aussi président fondateur de l’Association 8-Mai-45, fut le premier président du Conseil de la nation. Il occupa ce poste de janvier 1998 à avril 2001.
Ayant rejoint les rangs du Mouvement national dès son jeune âge, le défunt Boumaza a été notamment responsable au sein de la Fédération de France du FLN.

Nadia BENAKLI
http://www.lexpressiondz.com/article/2/2009-11-09/69436.html

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MessageSujet: Re: Les Héros de La Résistance Algérienne [1830-1962]   Jeu 12 Nov - 20:51


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MessageSujet: Re: Les Héros de La Résistance Algérienne [1830-1962]   Sam 12 Déc - 11:26

Samshiya 1962 a écrit:


ils pleurent ? !

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MessageSujet: Re: Les Héros de La Résistance Algérienne [1830-1962]   Sam 12 Déc - 11:32

c'est le jour de l Independance , il y a de quoi

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MessageSujet: Re: Les Héros de La Résistance Algérienne [1830-1962]   Sam 12 Déc - 17:00

Je crois qu'en ces moments la joie de l'indépendance s'accumule avec la peine d'avoir perdu des freres d'armes, ils doivent se souvenir des Chouhadas Rabi Yerhamhoum !
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MessageSujet: Re: Les Héros de La Résistance Algérienne [1830-1962]   Dim 13 Déc - 11:57

Citation:


L’icône de la révolution est dans un état de santé critique
Le cri de colère de Djamila Bouhired




Ce fut un moment de grande émotion que celui où El Watan recevait, il y a près d’une année, dans ses locaux, l’immense moudjahida Djamila Bouhired. Vêtue d’un simple k-way bleu marine, elle était pleine de grâce et ses traits lumineux ne lui donnaient guère son âge (74 ans). Un véritable mythe vivant traversant les couloirs lugubres de la maison de la presse en toute simplicité. En militante inusable, elle faisait campagne pour la Palestine en pleine guerre barbare contre Ghaza et nous étions nombreux à l’entourer, éblouis par son charisme, son courage et son tempérament de battante infatigable, ne réalisant pas que l’icône de la Révolution algérienne en chair et en légende était là, parmi nous. Nous lui avons exprimé notre désir de la revoir, de l’écouter, de boire ses paroles. Elle eut ces mots qui disent toute sa générosité et sa noblesse : « Vous êtes tous mes enfants et je me ferai un plaisir de vous inviter chez moi. Seulement, je vous préviens : je n’ai qu’une petite maison, je ne me suis pas servie comme beaucoup l’ont fait. Mais je serais heureuse de vous convier à une ’batata fliou’ à l’algéroise. »


Aujourd’hui, Djamila Bouhired est amoindrie, et, devant la négligence frisant le mépris dont elle fait l’objet de la part de l’Algérie d’en haut, elle a résolu de sortir de sa réserve pour dire basta à l’humiliation des moudjahidine, les vrais. Dans un contexte où les martyrs et les glorieux résistants de la Guerre de Libération nationale sont traînés dans la boue dans la foulée de la guerre des mots entre Alger et Le Caire et la campagne médiatique acharnée lancée par certains médias et politicards égyptiens contre la nation algérienne, le coup de gueule de Djamila Bouhired résonne comme une mise au point lourde de sens. Mais là où le bât blesse, c’est que la légendaire moudjahida ne s’adresse pas à l’Egypte officielle ni aux Egyptiens fanatiques (qui ont été jusqu’à accabler ceux qui ont salué son combat dans un film éternel), mais son message s’adresse avant tout à l’Etat algérien, le président Bouteflika en tête, et au peuple algérien de façon générale, ce même peuple pour lequel elle était prête à donner sa vie, elle, la miraculée de la Bataille d’Alger et des griffes de Massu et Bigeard. Dans deux lettres manuscrites datées du 9 décembre dernier, qu’elle a remises à El Watan qui les a reproduit intégralement, Djamila Bouhired interpelle donc vigoureusement le locataire d’El Mouradia et l’opinion publique algérienne.

Les déboires d’une grande dame

Dans sa lettre ouverte au chef de l’Etat, elle use d’une formule aussi cinglante qu’émouvante : « A Monsieur le Président d’une Algérie que j’ai voulue indépendante. » Et d’évoquer sa situation sociale avec franchise et dignité, en déplorant sans ménagement le sort réservé à des personnalités historiques d’un tel rang : « Mon épicier, mon boucher, ma supérette, pourront témoigner des crédits qu’ils m’accordent », écrit-elle, avant de souligner : « Il ne m’est jamais venu à l’esprit de compléter mes revenus par des apports frauduleux qui, malheureusement, sont très fréquents dans mon pays. » Une allusion on ne peut plus claire à la corruption à grande échelle qui gangrène le système. La lettre bouleversante de Djamila Bouhired vient ainsi battre en brèche un préjugé fort tenace selon lequel « la famille révolutionnaire se sucre sans vergogne » et que les militants indépendantistes n’hésitent pas à monnayer au prix fort leurs sacrifices d’hier. « Je sais que certains moudjahidine et moudjahidate sont dans la même situation », voire, ajoute-t-elle, « dans une situation plus critique », s’indigne la grande moudjahida. Des « frères et sœurs » insiste-t-elle, dont l’intégrité est au dessus de tout soupçon. Et de conclure sa lettre en martelant : « Je vous demanderais de ne plus nous humilier et de revaloriser notre dérisoire pension de guerre afin de vivre dans un minimum de dignité le peu de temps qui nous reste à vivre. »

« Je suis Djamila Bouhired, condamnée à mort en 1957 »

Dans le second document, Djamila Bouhired prend à témoin le peuple algérien. « Aujourd’hui, je me vois dans l’obligation de faire appel à vous », écrit-elle à l’attention de ceux qu’elle désigne affectueusement par ses « chers frères et sœurs algériens ». Faisant preuve d’une humilité qui n’a d’égale que sa colère, elle se présente comme l’aurait fait Madame Tout-le-monde : « Permettez-moi tout d’abord de me présenter. Je suis Djamila Bouhired, condamnée à mort en 1957 par le tribunal militaire d’Alger. » Et vlan ! Mais la vaillante moudjahida ne s’étalera pas davantage sur ses hauts faits de guerre. Elle évoquera plutôt son état de santé critique qui nécessite des interventions chirurgicales lourdes, dit-elle, et une prise en charge fort onéreuse. Mme Bouhired nous apprend au passage que c’est de l’étranger, et précisément de certains émirats du Golfe, qu’elle a reçu une offre de prise en charge, offre qu’elle a dignement déclinée pour d’évidentes considérations de « nif ». A l’Etat algérien maintenant de jouer… Nous le disions, Djamila Bouhired s’est fait très laconique et très discrète sur son fulgurant parcours militant. Il faut dire qu’elle n’avait guère besoin de se présenter. Djamila Bouhired rejoint le FLN alors qu’elle est étudiante. Elle intègre vite la Zone autonome d’Alger où elle devient officier de liaison aux côtés de Yacef Saâdi dont elle est l’assistante en pleine Bataille d’Alger. En avril 1957, elle est blessée et arrêtée. Incarcérée à la prison de Maison Carrée (El Harrach), elle sera torturée et condamnée à mort pour attentats à la bombe. S’ensuit une vaste campagne d’indignation menée par son futur mari, un certain… Jacques Vergès, ainsi que George Arnaud qui publient aux éditions de Minuit un manifeste tonitruant : Pour Djamila Bouhired. La jeune combattante acquiert dès lors un statut particulier et devient le symbole de toutes les femmes résistantes de l’Algérie insurgée. Si bien qu’en 1958, elle se verra immortalisée dans un film éponyme : Djamilah, signé Youcef Chahine, avec Magda Sabbahi dans le rôle-titre. Djamila Bouhired ne sera libérée qu’en 1962. Après l’indépendance, elle se distinguera par sa discrétion, loin des cercles officiels et de tous les lieux de pouvoir. Aujourd’hui, cette héroïne hors pair mène une autre lutte, cette fois contre la maladie. L’Algérie tout entière doit s’élever pour lui témoigner sa reconnaissance et son amour...

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MessageSujet: Re: Les Héros de La Résistance Algérienne [1830-1962]   Dim 13 Déc - 20:32

Merci pour cet article et cet hommage à un être exceptionnel, Foxbat250

c'est une honte de laisser cette très grande Dame de la Révolution ainsi !

Elle est un exemple de l'abnégation et de l'énergie révolutionnaire et patiotique énorme qu'ont déployées les femmes et les hommes de l'indépendance.

Elle mérite notre immense respect pour ce qu'elle incarne et ce qu'elle a fait et enduré,
nos remerciements éternels, notre regard humble face à son courage, notre estime face à ses idées, notre présence et soutien en témoignage de tout cela.

Djamila Bouhired hadarat

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MessageSujet: Re: Les Héros de La Résistance Algérienne [1830-1962]   Lun 14 Déc - 10:35

Citation:
DJAMAL OULD ABBÈS
«Je n’ai pas compris l’appel de Djamila Bouhired»
14 Décembre 2009


Tout le drame est là, Monsieur le ministre!

Le président de la République a donné des instructions fermes pour la prise en charge de cette grande moudjahida.


Le ministre de la Solidarité nationale, de la Famille et de la Communauté nationale à l’étranger, Djamal Ould Abbès, a avoué ne pas comprendre «l’appel à l’aide aux âmes charitables lancé par Djamila Bouhired à travers certains titres de la presse nationale». S’exprimant, hier, en marge des travaux d’une rencontre à l’occasion de la célébration de la Journée arabe des personnes handicapées, Djamal Oul Abbès a, néanmoins, affirmé que «le président de la République a donné des instructions fermes pour la prise en charge de Djamila Bouhired ainsi que de tous les cas similaires» avant d’ajouter: «Quand le Président est saisi pour des cas douloureux comme celui de Bouhired, il intervient rapidement.» Et Djamal Ould Abbès de souligner qu’«on n’a pas besoin de faire appel au peuple algérien pour solliciter une prise en charge pour une intervention lourde à l’étranger». «Il n’y a aucun problème! L’Etat n’est pas absent, on peut la prendre ce soir même en charge», poursuit-il, pour suggérer à qui veut le croire que cette grande moudjahida a eu tous les égards qu’elle méritait. Le ministre qui n’a pas situé le problème, a déclaré, que Djamila Bouhired a bénéficié auparavant de plusieurs prises en charge, sans toutefois, donner plus de détails en raison de l’obligation de réserve. «Si jamais elle avait saisi le département de la Solidarité, elle aurait été prise en charge sans aucun problème», a souligné le ministre. Est-ce à dire que Djamila Bouhired n’a jamais sollicité une prise en charge de l’Etat au point d’étaler sa détresse dans les colonnes de la presse écrite nationale? Dans son cri de détresse, Djamila Bouhired a révélé que son état de santé critique nécessite des interventions chirurgicales lourdes et une prise en charge onéreuse auxquelles elle ne peut faire face en raison de ses faibles revenus. Bien mieux, la moudjahida révèle qu’elle a refusé l’aide de certains émirs du Golfe pour une question de «nif». En outre, Mme Djamila Bouhired interpelle vigoureusement le président de la République et l’opinion publique algérienne sur les déboires des personnalités historiques. Elle a déploré le sort réservé à ses semblables dans l’Algérie indépendante, en évoquant sa situation sociale dégradante. Cette grande dame avoue être criblée de dettes et d’ajouter qu’elle n’était jamais tentée par des apports frauduleux qui, malheureusement, sont fréquents dans le pays.
A l’image de cette héroïne de la Révolution, plusieurs symboles ou leurs ayants droit se sont retrouvés dans une situation lamentable.


(...)

Mohamed BOUFATAH
http://www.lexpressiondz.com/article/2/2009-12-14/70697.html

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MessageSujet: Re: Les Héros de La Résistance Algérienne [1830-1962]   Lun 14 Déc - 12:36

Il y a comme un déphasage entre Djamila Bouhired qui parle à demi-mot sans aller au fond de sa pensée, et la réaction curieuse de Djamel Ould Abbés. En ce qui me concerne j'aimerai voir cette affaire réglée au plus tôt en faveur de notre militante.
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MessageSujet: Re: Les Héros de La Résistance Algérienne [1830-1962]   Lun 14 Déc - 13:26

Les vrais moudjahidine souffrent en silence, et les faux sont gracieusement rémunérés.

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MessageSujet: Re: Les Héros de La Résistance Algérienne [1830-1962]   Lun 14 Déc - 20:37

UNE fois de plus TOUTE L'ALGERIE BOUGE pour DJAMILA BOUHIRED : hadarat





Et meme le fameux ZENDDA lance son appel




Le poete Nizar Kabbani



Et pour la memoire


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MessageSujet: Re: Les Héros de La Résistance Algérienne [1830-1962]   Lun 14 Déc - 21:13

Citation:
Qui se souvient de Myriam Ben?

L'ecrivain-peintre algerien Myriam Ben est décédée vendredi 30 novembre 2001 à Paris suite d'une longue maladie. De son vrai nom Marylise Benhaim et issue d'une vieille famille juive algéroise, elle était anciennement militante du Parti communiste francais et ayant choisi de se mettre au côté du peuple algerien et de son peuple et cela dés les premieres années de la revolution. Un tribunal militaire l'avait condamné par contumance à 20 ans de prison et aux travaux forcés. Elle a continué a vivre longtemps en Algerie apres l'indépendance Algerie où elle collaborait à diverses revues culturelles et de journaux. Le quotidien gouvernemental algerien El Moujahid avait annoncé sa mort par le bias d'un communiqué en date du 03-12-2001. Que Le Tout Puissant ait pitié de son âme.

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MessageSujet: Re: Les Héros de La Résistance Algérienne [1830-1962]   Sam 16 Jan - 11:07

La cruauté de l’oubli



Citation:
Il y a dix-huit ans, le 16 janvier 1992, Mohamed Boudiaf répondit, encore une fois, à l’appel du pays. Il abandonna sa paisible vie à Kenitra au Maroc pour venir, seul, faire face au feu qui l’attendait quelques mois plus tard, un certain 29 juin 1992, au carrefour d’un acte isolé dans le dos. Combien se rappellent-ils encore de Mohamed Boudiaf ? Peu, très peu d’amis daignent encore venir au cimetière El Alia, les 16 janvier et le 29 juin pour lutter contre l’oubli ou l’amnésie. L’oubli ou l’amnésie sont dans ce cas précis plus cruels que la mort. Mais une mémoire saine et sincère n’oublie jamais. N’y a-t-il plus de mémoire saine chez nous ? Le samedi 16 janvier 2010, ceux qui viendront à El Alia auront une idée précise de notre saine et sincère mémoire. L’oubli de Boudiaf et de son sacrifice ont pris la forme de l’ingratitude. Et comme dit Victor Hugo : « La suprême bassesse de la flatterie, c’est d’encourager l’ingratitude. » Si Boudiaf a fini comme Dieu le lui a voulu, ce n’est certainement pas pour lui mais pour nous, témoins de son grand sacrifice.

En effet, comme le dit Goethe : « Ceux qui ont découvert au peuple leurs sentiments et leurs vues ont été de tout temps crucifiés et brûlés. » Pour qui et pourquoi Boudiaf est-il revenu et s’est-il sacrifié ? Pour le pouvoir ? Pour s’enrichir ? Pour sa famille ? Il est certain que l’assassin matériel de Boudiaf lui a tiré dans le dos et peut-être même de face pour se débarrasser de lui physiquement. Mais ceux qui l’oublient aujourd’hui, et pire, ceux qui font semblant de l’oublier commentent également un crime vis-à-vis de la mémoire du peuple en tombant alors dans la cruauté de l’oubli. Oublier un homme comme Boudiaf participe au mensonge, car comme dit Albert Camus : « La vérité est comme la lumière ; elle aveugle. Le mensonge, au contraire, est un beau crépuscule qui met chaque objet en valeur. » D’atrocité en atrocité, son parcours infernal, qui a commencé dans les années quarante, l’a souvent mis en face de la lâcheté qui l’accuse maintenant de dictateur. Est-ce la meilleure façon de ne pas oublier Boudiaf ? Pourquoi ne pas rappeler au peuple que Boudiaf a été le premier chef d’Etat algérien à définir la personnalité de l’Algérien dans son triptyque : amazighité, islamité et arabité, alors que pendant des années on s’efforçait à nous faire avaler que la culture algérienne est seulement arabo-musulmane. Le traitement réservé à notre emblème national, nos chouhada et notre équipe nationale de football par nos « frères » égyptiens est venu opportunément pour nous pousser à redéfinir nos marques sur ce plan et sur d’autres. Garder de Boudiaf le nom d’un aéroport, d’une salle omnisports et d’une tombe que quelques-uns visitent deux fois par an serait réduire l’histoire de notre pays à sa plus simple expression. Enfin, il serait tentant de conclure cette contribution comme l’a dit un poète anonyme : « Mohamed est ton nom et celui du Prophète, où va l’Algérie est une devinette. »


Al Watan

Jamais on oubliera ce vrai patriote honnête, et cet homme amoureux de l'Algérie qui n'a pas hésiter a défendre l'Algerie dans les moments les plus difficiles au sacrifice de sa vie, allah yerhmou
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MessageSujet: Re: Les Héros de La Résistance Algérienne [1830-1962]   Dim 17 Jan - 8:54

quelqu'un pourrai t'il justifier pourquoi,l'assassin,18 après le procès et la condamnation à la peine capitale n'a toujours pas été passer par les armes?
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MessageSujet: Re: Les Héros de La Résistance Algérienne [1830-1962]   Dim 17 Jan - 18:43


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