
Forum Sur l'Armée Algérienne
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| | Quand la France testait des armes chimiques en Algérie | |
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T800 Modérateur (لوائ)


Messages: 14798 Age: 30 Localisation: cheyenne mountain Loisirs: spotter Inscription: 25/03/2008 Médailles du Forum:



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 | Sujet: Re: Quand la France testait des armes chimiques en Algérie Jeu 4 Fév - 19:10 | |
| j ai retrouvé le fameux temoignagne de Pierre Messmer dans le Nouvel Obs en 1997 qui apporte des precisions sur la cooperation inedite entre les autorités Algeriennes et l armée Francaise . Il se dit aussi que la premiere bombe A israelienne aurait été testée en Algerie | Citation: | Un témoignage inédit de lancien ministre de la Défense
«B2-Namous, cétait vraiment très secret»
PAR PIERRE MESSMER* Pourquoi de Gaulle a décidé dexpérimenter les armes chimiques en Algérie
Le Nouvel Observateur. Ainsi, en 1965, alors que vous êtes ministre des Armées, le général de Gaulle vous demande, en secret, de relancer les recherches et les expériences sur les armes chimiques.
Pierre Messmer. Oui. Un conseil de défense de 1965 a effectivement décidé de mener des études sur la guerre chimique. Mais il faut comprendre pourquoi. A l'époque, nous sommes en plein conflit du Vietnam. Les Américains travaillent beaucoup sur les gaz toxiques, et pas seulement le napalm. Les Soviétiques font la même chose, les services américains nous en apportent les preuves. Nous ne pouvons rester à l'écart des telles recherches.
N. O. Le gouvernement décide donc de garder le polygone d'essai de B2-Namous dans le Sahara.
P. Messmer. En fait, chaque fois qu'il a été question de conserver B2-Namous, il y a eu beaucoup de débats sur le sujet. Mais finalement nous sommes toujours arrivés à la conclusion que c'était le site le moins risqué puisque très éloigné des zones de peuplement.
N. O. Il y avait pourtant un risque politique pour la France et surtout pour l'Algérie.
P. Messmer. Bien sûr. Mais, curieusement, les discussions sur B2-Namous avec les Algériens se sont chaque fois bien passées. Je ne faisais pas partie de la délégation française à Evian en 1962. Mais évidemment, en tant que ministre des Armées, j'étais tenu informé par Louis Joxe [NDLR: le chef de la délégation française]. Et celui-ci m'a dit que ses interlocuteurs algériens avaient accepté sans grande discussion le maintien de la base pour cinq ans.
N. O. On n'en trouve pourtant pas trace dans le texte des accords de 1962.
P. Messmer. Effectivement, cela a fait l'objet d'une annexe secrète.
N. O. En 1967, à échéance du délai convenu, Paris demande de nouveau à Alger le maintien dela base.
P. Messmer. Et là encore nous n'avons paseu beaucoup de mal à l'obtenir. C'était le dernier site militaire français. Nous quittions tous les autres (In-Ekker, Reggane, Colomb-Béchar, Hammaguir).
N. O. Les Algériens ont tout de même demandé que B2-Namous soit officiellement géré par une entreprise civile, la Sodeteg.
P. Messmer. Oui, il fallait une couverture civile. C'était moins gênant pour Alger d'avoir à traiter avec une telle firme qu'avec l'armée française. Et il y avait toujours ce souci de la confidentialité. B2-Namous, vous savez, c'était vraiment trèssecret...
N. O. Pourquoi?
P. Messmer. Ai-je besoin de vous dire queles armes chimiques n'ont jamais eu très bonneréputation...
N. O. Quel était l'objectif des recherches à B2-Namous?
P. Messmer. Notre idée n'a jamais été de faire une arme chimique stratégique. Nous entendions être au meilleur niveau scientifique pour pouvoir nous défendre en cas d'attaque par des gaz toxiques. Il s'agissait donc d'abord de travaux sur la défense passive, les matériels de protection.
N. O. Mais il s'agissait aussi de tester des armes chimiques pour pouvoir riposter.
P. Messmer. Effectivement. Cela dit, je n'ai jamais cru au risque d'une guerre chimique. C'est en 1940 que j'ai compris cela. Au début de l'offensive allemande nous avions tous un masque à gaz sur les hanches puis, très vite, on s'en est séparé. Les Allemands aussi d'ailleurs.
N. O. Pourquoi?
P. Messmer. - Parce que c'était une guerre de mouvement, avec des chars, de surcroît. Impossible d'utiliser alors les gaz toxiques comme dans les tranchées de 14-18. C'était trop dangereux pour l'assaillant, et peu utile face aux blindés. Dans les années 60 et 70, c'était un peu la même chose: un éventuel conflit avec l'URSS aurait été aussi une guerre de mouvement avec des chars.
N. O. Qu'en pensait le général de Gaulle?
P. Messmer. J'en ai parlé une ou deux fois avec lui. Je n'ai jamais eu l'impression qu'il considérait la menace chimique particulièrement précise. De plus, il pensait qu'en cas d'offensive sur la France avec les gaz toxiques la réplique devait être nucléaire. Cela dit, encore une fois, nous n'avions pas le droit de rester à l'écart des recherches.
N. O. Certains pensaient aussi qu'on pouvait faire de l'arme chimique une arme tactique.
P. Messmer. Je sais. Mais c'est une idée de généraux qui n'ont jamais fait la guerre. Non, ce que nous voulions avant tout, c'était éviter d'être distancés par une percée technologique qui d'ailleurs n'a pas eu lieu.
N. O. Etes-vous déjà allé à B2-Namous?
P. Messmer. Non, cela ne m'intéressait pas beaucoup.
N. O. Outre le chimique, le conseil de défense de 1965 a demandé des recherches sur les armes bactériologiques.
P. Messmer. C'est vrai, mais s'il y a bien eu des directives sur le bactériologique, nous n'avons pratiquement rien fait en la matière; en tout cas, nous n'avons eu aucun projet de système d'armes biologiques.
N. O. - Pourquoi?
P. Messmer. D'abord pour des raisons morales. Ensuite, nous avons mené des préétudes dont les conclusions étaient claires: on ne sait pas maîtriser de telles armes, les risques d'accident sont trop élevés. Les rares savants, militaires et politiques au fait de ces études étaient tous d'accord. Enfin, ces armes peuvent se retourner contre ceux qui les utilisent. On ignore comment et où s'arrêtera une épidémie. C'est pourquoi, en 1972, le gouvernement français a fait adopter une loi interdisant tous travaux sur les armes bactériologiques.
N. O. A notre connaissance, c'est la première fois que vous évoquez publiquement ces sujets-là, B2-Namous, en particulier. Pourquoi avez-vous accepté?
P. Messmer. Il y a un temps où les secrets n'ont plus lieu d'être. Nous sommes maintenant dans une période totalement différente des années de la guerre froide. Et puis le chimique, le biologique, ce sont des activités mortes, et il est toujours possible de parler des morts.
(*) A été ministre des Armées de 1960 à 1969 et Premier ministre de 1972 à 1974.
Vincent Jauvert Le Nouvel Observateur
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|  | | anzar Administrateur (فريق)


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 | Sujet: Re: Quand la France testait des armes chimiques en Algérie Jeu 4 Fév - 19:41 | |
| Bizarrement les relations algéro-américaines ont été de tout temps assez cordiales et ce même quand Kissinger avait voix au chapitre |
|  | | BADBOY Mulazim Awal (ملازم أول)


Messages: 901 Age: 34 Localisation: A SIX HEURE Loisirs: PLEIN DE TRUC... Inscription: 19/04/2009 Médailles du Forum:

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 | Sujet: Re: Quand la France testait des armes chimiques en Algérie Jeu 4 Fév - 20:27 | |
| ...c'était un énième coup-bas de la France;a l'époque,après les "révélations" de Pierre Messmer sur la base B2-NAMOUS,le Maroc a fait des pieds et des mains pour envoyé une inspection la bas;car a croire leur dires;suite a des accords secret avec l'Algérie,les français en passé le relai au algériens qui fabriquent et stocke toujours des armes chimiques a B2-NAMOUS,de la le Maroc ce sent le premier visée,du moins d'un point de vue écologique... |
|  | | T800 Modérateur (لوائ)


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 | Sujet: Re: Quand la France testait des armes chimiques en Algérie Jeu 4 Fév - 21:19 | |
| c est beaucoup pervers que ca , regarde moi ce delire surement du aux radiations | Citation: | Actualité Editorial
L’ASM a adressé une lettre à Nicolas Sarkozy au sujet de l’indemnisation des victimes des essais nucléaires français. Pour elle, la région où se sont produits les essais faisait partie du territoire marocain et non algérien.
L’Association le Sahara marocain appelle la France à revoir sa politique d’indemnisation des victimes des essais nucléaires. L’ASM a adressé, lundi 18 janvier, une lettre au président français Nicolas Sarkozy l’interpellant au sujet du dédommagement des victimes des essais nucléaires qui ont débuté en 1960 dans la région de Reggane. La lettre, dont copie est parvenue à ALM, informe le président de la République française que la région dans laquelle se sont produits les essais nucléaire faisait partie du territoire marocain.«Suite à la loi adoptée le 22 décembre dernier par le Parlement français et parue dans le journal officiel du 7 janvier 2010 concernant l’indemnisation des victimes des essais nucléaires en Polynésie française et «sahara algérien»!!, nous tenons à vous informer que lors des essais nucléaires qui ont débuté en 1960 au sud de Reggane, cette région était marocaine sous protectorat français», indique l’ASM dans cette lettre. L’ASM affirme dans sa lettre que le Général De Gaulle avait adressé une lettre à Feu Mohammed V pour l’informer des essais nucléaires, ce qui constitue une preuve de la souveraineté marocaine sur la région de Reggane.
«Feu Général de Gaulle avant les essais avait saisi par écrit Feu Mohammed V Roi du Maroc à l’époque pour l’informer des intentions de la France de procéder à des essais nucléaires à l’est du Royaume dans la région de Reggane et Feu Mohammed V de lui répondre par écrit en date du 19 avril 1960 qu’il s’opposait fermement à ces essais nucléaires où qu’ils se passent vu les dangers qu’ils représentaient pour l’humanité de plus qu’ils se passent sur un territoire marocain et une région indivisible du Royaume. Feu Mohammed V avait même porté ses protestations devant l’ONU à New York», lit-on dans cette lettre. L’ASM appelle, ainsi, la France à revoir sa politique d’indemnisation en prenant en considération les victimes marocaines des essais.
«Ces essais nucléaires ont eu lieu sur le territoire marocain et à cette époque la souveraineté marocaine sur ces terres était reconnue, et les personnes qui sont décédées lors des explosions des bombes sont marocaines, d’où l’obligation de la France de revoir sa politique d’indemnisation en recensant les victimes marocaines encore en vie ou décédées ainsi qu’inclure le Maroc officiel en tant qu’interlocuteur majeur dans cette affaire», conclut la lettre. Contacté par ALM, Mohamed Réda Taoujni, président de l’ASM, affirme que la France doit traiter avec le Maroc en ce qui concerne l’indemnisation des victimes et non l’Algérie.
«La région de Reggane fait partie du territoire marocain que la France a spolié au Maroc comme beaucoup d’autres régions de l’est du Maroc. D’ailleurs, Feu le Général de Gaulle avait adressé une lettre à Feu Mohammed V l’informant au sujet des essais qui allaient avoir lieu. Ceci constitue une reconnaissance explicite de la souveraineté du Maroc sur ladite région. Les victimes dont parle l’Algérie sont des Marocains. Et beaucoup d’autres victimes vivent actuellement au Maroc. C’est pour cela que la France doit traiter avec le Maroc dans cette affaire», explique M. Taoujni. Le président de l’ASM précise que son association va recourir à d’autres procédés pour faire valoir ses revendications.
«Nous travaillons étape par étape. Nous avons une délégation qui se rendra dans les prochains jours en France pour y rencontrer des officiels français et leur expliquer, ainsi, nos revendications. Nous allons charger, par la suite, un cabinet d’avocats pour déposer une plainte auprès du tribunal compétent afin de stopper les indemnisations jusqu’à ce que les victimes marocaines seront recensées et prises en considération dans le cadre du dédommagement», ajoute-t-il.
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http://www.continentalnews.fr/actualite/editorial,145/indemnisation-des-victimes-des-essais-nucleaires,9743.html_________________ sans haine et sans pitié |
|  | | scorpion-rouge35 Administrateur (فريق)


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 | Sujet: Re: Quand la France testait des armes chimiques en Algérie Jeu 4 Fév - 22:38 | |
| Dans la meme veine je conseillerais a cette association agrée par le Palais Royal de demander des compensation a l US Air Force tant qu on y est http://fr.wikipedia.org/wiki/Incident_nucl%C3%A9aire_de_Palomares| Citation: | L'incident nucléaire de Palomares, survenu le 17 janvier 1966, est la conséquence d'une collision entre un bombardier B-52G du Strategic Air Command et un ravitailleur KC-135 pendant un plein en vol à 9 450 m au-dessus de la mer Méditerranée au large des côtes de l'Espagne.
Au cours d'un ravitaillement de carburant en vol au large de Palomares, en Espagne, le nez d'un avion-citerne américain KC-135 percute un bombardier B-52. Les deux avions explosent, tuant 8 membres d'équipage. Le KC-135 a été complètement détruit lorsque ses réservoirs se sont embrasés, tuant son personnel naviguant. Le B-52G s'est brisé en plusieurs morceaux, tuant aussi son personnel naviguant[1].
Des quatre bombes H de type Mk 28 que le B-52G transportait[2], trois furent retrouvées à terre près du village de Palomares en Andalousie. Deux sont détruites à l'impact au sol. Les explosifs conventionnels de deux bombes ont explosé, dispersant environ 4,5 kg de plutonium sur 250 ha jusqu'aux fermes situées à 1,6 km des côtes. La troisième bombe touche le sol et reste presque intacte près de Palomares. La quatrième bombe est perdue au large des côtes. La quatrième, tombée dans la mer Méditerranée, a été récupérée intacte après deux mois et demi de recherches[3].
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 | Sujet: Re: Quand la France testait des armes chimiques en Algérie Jeu 4 Fév - 22:44 | |
| Je n arrive pas a comprendre ce besoin frenetique des Alaouites de vouloir a tout prix agrandir leur domaine , on se croirait au Moyen-Age _________________ sans haine et sans pitié |
|  | | scorpion-rouge35 Administrateur (فريق)


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 | Sujet: Re: Quand la France testait des armes chimiques en Algérie Jeu 4 Fév - 22:53 | |
| Il y a deja assez a faire au Maroc sans en plus vouloir annexer toute l Afrique Occidentale sous pretexte qu un obscur sultan qui razziait le Tafilalet il y a 400 ans y ait envoyé une caravane de sel . Et ils se plaignent que leurs voisins deviennent parano _________________ sans haine et sans pitié |
|  | | Algeriano1962 Arif Awal (عريف أول)


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 | Sujet: Re: Quand la France testait des armes chimiques en Algérie Ven 5 Fév - 19:54 | |
| Algérie - France : indemnisation des victimes des essayes nucléaire _________________ Quand l'injustice devient loi, la résistance est un devoir
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