A saf21]Dixième anniversaire
de la prise d'otages[/size] Il y a dix ans, le 24 décembre 1994, un Airbus d'Air France était détourné par un commando islamiste entre Alger et Marseille. Les quatre terroristes et trois otages sont morts dans cette opération
Le vendredi 24 décembre, veille de Noël, marque le 10ème anniversaire d'une page sombre des relations entre la France et l'Algérie, celle du détournement d'un Airbus d'Air France par un commando islamiste entre Alger et Marseille.
Cette opération, qui s'était soldée par la mort de trois otages et des quatre terroristes, constitue la première tentative d'exportation du «djihad» (guerre sainte) en Occident et le prélude aux futurs attentats qui ont ensanglanté Paris à l'été et l'automne 1995.
En conséquence, pour des raisons de sécurité, Air France a suspendu toute desserte à destination de l'Algérie jusqu'en juillet 2003?
Revendications
Il est un peu plus de 11 heures, ce 24 décembre 1994, veille de Noël, quand un commando de quatre hommes, portant des uniformes de la compagnie Air Algérie, parvient à prendre le contrôle de l'A300 d'Air France, stationné sur le tarmac de l'aéroport Houari Boumediene d'Alger. Armés de fusils d'assaut AK 47 et de pistolets-mitrailleurs Uzis, les terroristes prennent rapidement le contrôle de la cabine et du cockpit du vol AF 8969 à destination de Paris.
Principale revendication du commando, la libération des deux chefs historiques du Front islamique du salut (FIS, officiellement dissous en 1992), Abassi Madani et Ali Benhadj, condamnés et emprisonnés en Algérie pour atteinte à la sûreté de l'Etat. L'autre revendication concerne l'autorisation d'un décollage à destination de Paris.
Ces exigences et ce détournement, relayés par les médias internationaux, font brièvement sortir l'Algérie du huis-clos sanglant aux allures de guerre civile entre islamistes et «éradicateurs» dans lequel s'enfonce le pays depuis 1992
Trois otages tués
A bord de l'Airbus, le commando, dirigé par Abdellah Yahia, souffle le chaud et le froid : une soixantaine de passagers, essentiellement des femmes et des enfants, sont libérés mais, dans le même temps, les exécutions commencent.
Brandissant des corans, hurlant des versets, intimant l'ordre aux passagères de se voiler, les quatre terroristes abattent de sang-froid trois otages : un policier algérien, un diplomate vietnamien et le cuisinier français de l'ambassade de France, Yannick Beugnet, dont le corps est jeté du haut de la passerelle.
C'est cette dernière exécution et la crainte d'un assaut sanglant des forces spéciales algériennes qui fait officiellement sortir Paris de sa réserve, et de sa solidarité avec les autorités algériennes pour tenter de résoudre la crise.
Tensions entre Paris et AlgerLe Premier ministre français, Edouard Balladur, avertit qu'il tient Alger «responsable» du sort des 173 passagers et membres d'équipage. La tension monte entre les deux capitales, et, après de difficiles négociations qui laissent des cicatrices durables dans les relations bilatérales, le régime du président Liamine Zeroual finit par donner son feu vert au départ de l'Airbus vers la France.
Destination, non pas Paris, comme demandé par les pirates, mais Marseille-Marignane, où l'Airbus se pose dans la nuit du 25 au 26 décembre. Nouvelle attente, nouvelle angoisse sur le tarmac provençal. Deux otages, malades, sont libérés. Vers 17h00, au crépuscule, l'assaut est donné par le GIGN sur ordre de Matignon.
Trois passerelles sont arrimées sur l'appareil, permettant aux gendarmes d'élite français d'entrer dans la cabine et d'ouvrir le feu sur le commando.
Filmé en direct par la toute jeune télévision française d'informations continues LCI, cet assaut est aussi spectaculaire que réussi : les quatre pirates sont tués, mais on ne déplore que 16 blessés parmi les otages et neuf parmi les gendarmes.
Bref répitCet épilogue ne marque qu'un bref répit dans l'exportation en France du «djihad», souhaitée par les théoriciens du GIA. Paris connaît ensuite une série d'attentats meurtriers d'inspiration islamiste à l'été 1995.
La saisie de documents illustrés, mais également les confessions d'un islamiste «repenti», Omar Chikhi, ont par ailleurs établi que le projet initial des pirates du GIA était de faire exploser l'Airbus en vol sur la Tour Eiffel.
Un scénario-catastrophe, réalisé six ans plus tard, sur les tours jumelles du World Trade Center, à New York. Toujours au nom du «djihad» international. (AP
SI APRES CA tu n'est pas convaincu ,
et bien je ne peut plus rien pour toi
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Béchar FATIMA JE T'AIME