Cyberwar & Intelligence Numérique [Lacunes et Négligeances]

Venez discuter et débattre a propos de l'Armée Algérienne "uniquement" lorsque le sujet débattu ne concerne pas spécifiquement une armée (contrats, doctrine...).
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tayeb
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Re: Cyberwar & Intelligence Numérique [Lacunes et Négligeanc

Message par tayeb » 01 juillet 2015, 22:33

Comment Sarkozy et Hollande ont autorisé une vaste surveillance d’Internet

La France, par l’entremise de la Direction générale de la sécurité extérieure (DGSE), n’a rien à envier aux Etats-Unis lorsqu’il s’agit d’espionner la planète. Selon L’Obs, qui cite « des témoignages anonymes de plusieurs responsables actuels et passés », les deux derniers présidents de la République ont donné leur accord à de vastes opérations de surveillance d’Internet menées par la DGSE. L’hebdomadaire corrobore ainsi dans son enquête de nombreux éléments rapportés depuis 2013 par Le Monde.
Mise sur écoute des câbles sous-marins
Selon l’hebdomadaire, Nicolas Sarkozy aurait approuvé au début de l’année 2008, lors d’une réunion secrète à l’Elysée, la mise sur écoute des nombreux câbles sous-marins qui accostent en France.
Ce plan quinquennal qui a couru jusqu’en 2013, comportait un investissement de 700 millions d’euros et l’embauche de 600 personnes, écrit L’Obs. Grâce à un décret secret pris en Conseil d’Etat – dont l’existence était fortement soupçonnée – des stations d’écoute de la DGSE ont été installées à proximité des câbles sous-marins par lesquels transitent aujourd’hui l’écrasante majorité des communications mondiales.
A Marseille (Bouches-du-Rhône) ou à Saint-Valéry-en-Caux (Seine-Maritime), les agents français ont ainsi pu espionner le trafic en provenance des Etats-Unis, de l’Afrique ou du Moyen-Orient pour en extraire des informations sur le terrorisme mais aussi, on peut le supposer, sur des entreprises ou des diplomates du monde entier. Que la DGSE se soit dotée d’outils pour récupérer des données transitant via les câbles sous-marins n’est pas nouveau ; jamais, en revanche, le détail de la supervision politique de ces opérations n’avait été apporté.

Un second « plan câble » a été approuvé par François Hollande en 2013, selon les mêmes modalités, et comporterait l’installation de plusieurs nouvelles stations d’écoute. L’Obs détaille aussi la collaboration entre Orange et la DGSE. Le Monde révélait, dès le mois de mars 2014, les liens entre l’opérateur téléphonique et la DGSE :
« La direction des réseaux [d’Orange] gère notamment les stations dites « d’atterrissement », où accostent les câbles sous-marins France Télécom-Orange touchant la France et par lesquels transitent les flux massifs de données collectées. Un tri préalable peut aisément être réalisé en fonction des pays et des régions d’origine, puis tout est stocké dans des locaux de la DGSE. »
Les données interceptées par la DGSE sont ensuite acheminées vers le sous-sol de l’agence, boulevard Mortier à Paris, pour être analysées par des supercalculateurs au sein d’un centre de données parmi les plus importants d’Europe, comme nous l’avons déjà écrit à plusieurs reprises. L’Obs cite une source expliquant qu’un stockage sur « des années et des années » est effectué : « Quand on s’intéresse à une adresse IP ou à un numéro de téléphone, on va chercher dans nos bases ces données et on retrouve la liste de ses correspondants, pendant des années. »

Hors du régime d’autorisations individuelles
L’Obs explique aussi, comme l’écrivait déjà Le Monde en avril dernier, que la DGSE a dû prendre quelques arrangements avec la Commission nationale de contrôle des interceptions de sécurité (CNCIS), qui encadre la surveillance en France. La loi existante ne portait alors que sur les écoutes téléphoniques. Rien n’était prévu pour les interceptions massives de données depuis les câbles. Hors de question pour la DGSE de soumettre le flot d’informations interceptées à un régime d’autorisations individuelles : il a donc été décidé que la CNCIS aménage son régime d’autorisation en délivrant des « fiches pays », permettant d’espionner le trafic en provenance de certains Etats, ainsi que des « fiches thématiques », portant sur certains sujets comme le terrorisme.

Selon L’Obs, un accord avait également été trouvé lorsque des données françaises étaient prises dans les filets de la DGSE : dans ce cas, l’agence ne procédait pas à l’exploitation de ces informations et la procédure basculait dans le cadre plus classique de l’interception administrative. Mais, comme le note l’hebdomadaire, il n’y a aucun moyen de s’assurer du suivi effectif de cette précaution, pas plus qu’il n’est possible de distinguer systématiquement et avec certitude les données « françaises » des données étrangères, à l’heure où de nombreux internautes utilisent des services dans le cloud, hébergés à l’étranger.
La loi sur le renseignement, tout juste adoptée, prévoit justement le cas des communications émises vers ou reçues depuis l’étranger, soit précisément celui des câbles sous-marins et que toute donnée française interceptée par la DGSE soit soumise au contrôle de la commission idoine.
Enfin, L’Obs évoque le traité de Londres de 2010, signé entre la France et la Grande-Bretagne sur les questions de défense. Un volet secret de ce traité porterait, écrit l’hebdomadaire, sur l’échange de données entre le GCHQ britannique et la DGSE. Un échange de données que nous avons évoqué en novembre 2013 et en mars 2014. Cette coopération entre les deux services est même devenue une « quasi-mutualisation des savoirs ».

En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/pixels/article/20 ... pp39dMs.99
On est clairement dans la cible de ses écoutes.
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Re: Cyberwar & Intelligence Numérique [Lacunes et Négligeanc

Message par Sifax » 21 novembre 2015, 11:28

Plusieurs opérations de cyber-espionnage ont ciblé l’Algérie (Par Feriel Kolli, 21 novembre 2015)

Plusieurs opérations de cyber-espionnage ont ciblé l'Algérie entre autres pays. Cependant, selon des consultants en cybersécurité, ces opérations ne semblent pas avoir suscité les réactions politiques adaptées, alors que des infrastructures critiques sont encore mal protégées.
Pour ces experts, l'Algérie semble manquer de gouvernance sécuritaire, de tactique et de perception claire sur la cyber-menace. Un centre de prévention et de lutte contre la cybercriminalité, attaché à la gendarmerie nationale existe mais «ce dernier se focalise essentiellement sur la cybercriminalité qui n'est qu'une composante de la cybersécurité», affirme Abdelaziz Derdouri, consultant en cybersécurité et directeur général de la Société de sécurisation des réseaux informatiques (SSRI). La loi sur la cybercriminalité (2009) ne définit pas précisément le concept de la cyber-attaque et les moyens à mettre en œuvre pour la contrecarrer. «Les lois commencent à évoluer, la formation dans des spécialités très spécifiques de la sécurité sont organisées par certains organismes nationaux, ce qui est positif. Cependant, dans la pratique quotidienne cela ne se voit pas», dit-il.
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Multiples vulnérabilités

«Certaines activités ne sont pas rendues publiques, mais on peut voir s’il y a vraiment prise en charge ou pas, et dans le domaine particulier des systèmes de menace je ne pense pas que ce soit le cas», nuance un autre consultant algérien en cybersécurité. Un classement d'Europol publié en septembre 2014, place l'Algérie au troisième rang des pays les plus infectés au monde. Plusieurs secteurs du pays contiennent des failles de sécurité exploitables. Une bonne partie de la population et des institutions utilise des versions piratées des systèmes d'exploitation informatique. «Certains utilisent des logiciels qui ne bénéficient plus du support de mise à jour de sécurité (une ancienne version de Windows XP, par exemple, ndlr) alors que les outils qui permettent d'attaquer ces systèmes sont accessibles sur internet», explique Abdelaziz Derdouri. «Tout logiciel a des vulnérabilités. Elles sont du domaine public et sont donc exploitables par n'importe qui. Le fait de détenir une licence permet d'avoir accès à des patchs ou des rustines pour corriger ces failles et les rendre inopérantes. Il y a également un type très original de vulnérabilité qu’on appelle les Zero-day vulnerability (vulnérabilité zéro jour, ndlr) et dont la particularité est d’exister sans qu'elles soient identifiées. Elles n'ont pas de signatures virales et ne peuvent donc être détectées par les anti-virus. D'autres existent avec une signature virale identifiée mais on ne peut pas les contrer, car les patchs adaptés n'existent pas chez les éditeurs de logiciels», explique le consultant algérien en cybersécurité.

Attaques potentielles aux conséquences désastreuses

S’appuyant sur ce type de vulnérabilités, des systèmes sophistiqués nommés en anglais APT (advanced persistent threats – menaces persistantes avancées, ndlr) ont vu le jour. Ces derniers sont très «furtifs et quasiment indétectables». Ils existent depuis de nombreuses années et ont été développés par des États et des groupes privés, dont les motivations principales sont de collecter des informations économiques et/ou politiques mais aussi d’infecter des infrastructures critiques (énergie, pétrole, gaz, nucléaire, transport) et les réseaux de télécommunications (écoutes téléphoniques, médias sociaux, e-mail) selon la même source. «Les APT peuvent être des facteurs de déstabilisation des États. Dans le secteur de l'énergie et des transports par exemple, les systèmes SCADA (système de pilotage à distance) sont dotés d'une programmation informatique minimale pour ne pas alourdir leur fonctionnement mais qui les rend de facto, plus vulnérables. Une attaque ciblée pourrait avoir de graves conséquences pour l'Algérie. Des interruptions massives d'infrastructures sensibles ont déjà eu lieu à travers le monde», précise t-il.
«L'Algérie est de plus en plus ciblée. Dans le secteur économique, les opérations d'espionnage visent en priorité les marchés de l'automobile et des télécommunications, car les parts de marchés prises par les étrangers sont importantes et les contrats juteux. Par ailleurs, les lignes de télécommunications de certains opérateurs téléphoniques (opérant en Algérie, ndlr) sont reliées à des serveurs étrangers et peuvent donc être interceptées», affirme un consultant spécialisé en veille économique. «Il suffirait pour un organisme étranger d'infecter l'antenne-réseau d’un opérateur téléphonique pour mettre l'ensemble du pays sur écoute, ce qui est très probablement déjà le cas en Algérie», précise le consultant algérien en cybersécurité.

Nécessité d'une politique de cybersécurité globale

Pour prévenir de futures attaques, le pays doit donc mettre en place une politique sécuritaire globale selon les intervenants cités. «Le pays doit forger des compétences et se doter des structures sectorielles (énergie, transport, etc.) pour la gestion des incidents, et créer un organisme national dont le rôle sera de les chapeauter», affirme le consultant algérien en cybersécurité. Un propos que rejoint Abdelaziz Derdouri. «On doit établir des normes de sécurité respectées par toutes les institutions gouvernementales. Il est impératif de développer des logiciels nationaux de sécurité. Nos audits de sécurité sont sous-traités à l'étranger (auprès de société françaises notamment, ndlr) et nos logiciels sont aussi conçus en dehors de nos frontières (Etats-Unis, principalement, ndlr). Il n'est pas totalement exclut que ces sociétés nous fournissent des prestations sans dissimuler quelques données stratégiques», affirme t-il. Des pratiques d'espionnage qui sèment le doute sur les supposées bonnes relations diplomatiques de l'Algérie avec ses «alliés» qui l'a surveille.
«La pratique de l'espionnage a parfois des fondements juridiques. Elle est souvent assumée ouvertement par des gouvernements. Elle n'est pas interdite par le droit international car elle ne répond pas à la description onusienne de l'agression. L'espionnage massif exercé par les Occidentaux qui œuvrent à devenir des 'cyber-puissances' est le produit d'une stratégie de domination politique et économique sur l'internet. Cette puissance doit être de plus en plus contestée par l'Algérie, en particulier en direction des pays qui s’adonnent à des activités malveillantes dans son cyberespace», conclut Abdelaziz Derdouri.
http://maghrebemergent.info/high-tech/i ... gerie.html


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Re: Cyberwar & Intelligence Numérique [Lacunes et Négligeanc

Message par Sifax » 30 novembre 2015, 12:00

Des ordinateurs contenant la bases de données des télécommunications de l’ANP et de la police dérobés à Annaba (Par Mourad Arbani | 30/11/2015)

Des ordinateurs contenant la base de données liées aux télécommunications des corps de sécurité (armée, gendarmerie et police) ont disparu d’une agence d’Algérie Télécom (AT) à Annaba.

Ils ont été dérobés en espace de deux mois alors que les dirigeants d’AT n’ont pas pris le soin d’informer les services de sécurité jusqu’à l’éclatement de l’affaire au sein des employés de l’entreprise.

Selon le quotidien El-Bilad, qui révèle le scandale dans son édition de ce lundi, 5 ordinateurs contenant les signaux utilisés par les services de sécurité dans leurs réseaux de télécommunication ont disparu de l’agence d’AT situé quartier « Champ de mars » d’Annaba.

Le premier vol qui a ciblé un de ses ordinateurs a été enregistré en juin dernier puis les quatre autres le mois suivant(juillet).

AT affirme avoir lancé une enquête interne pour faire la lumière sur cette affaire et le rapport a été transmis à la direction générale en plus des investigations entamées par la police judiciaire à la suite d’une plainte contre X.

Toujours selon El-Bilad les investigations se poursuivent toujours pour identifier le ou les auteurs de ce vol à répétition d’équipements sensibles en si peu de temps.
http://www.algerie1.com/actualite/des-o ... -a-annaba/

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Re: Cyberwar & Intelligence Numérique [Lacunes et Négligeanc

Message par tahiadidou » 30 novembre 2015, 23:52

Sifax a écrit :
Des ordinateurs contenant la bases de données des télécommunications de l’ANP et de la police dérobés à Annaba (Par Mourad Arbani | 30/11/2015)

Des ordinateurs contenant la base de données liées aux télécommunications des corps de sécurité (armée, gendarmerie et police) ont disparu d’une agence d’Algérie Télécom (AT) à Annaba.

Ils ont été dérobés en espace de deux mois alors que les dirigeants d’AT n’ont pas pris le soin d’informer les services de sécurité jusqu’à l’éclatement de l’affaire au sein des employés de l’entreprise.

Selon le quotidien El-Bilad, qui révèle le scandale dans son édition de ce lundi, 5 ordinateurs contenant les signaux utilisés par les services de sécurité dans leurs réseaux de télécommunication ont disparu de l’agence d’AT situé quartier « Champ de mars » d’Annaba.

Le premier vol qui a ciblé un de ses ordinateurs a été enregistré en juin dernier puis les quatre autres le mois suivant(juillet).

AT affirme avoir lancé une enquête interne pour faire la lumière sur cette affaire et le rapport a été transmis à la direction générale en plus des investigations entamées par la police judiciaire à la suite d’une plainte contre X.

Toujours selon El-Bilad les investigations se poursuivent toujours pour identifier le ou les auteurs de ce vol à répétition d’équipements sensibles en si peu de temps.
http://www.algerie1.com/actualite/des-o ... -a-annaba/
Peut être que quelque chose s'est passé mais ce ce charabia est incompréhensible car ca n'a aucun sens :scratch:

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Re: Cyberwar & Intelligence Numérique [Lacunes et Négligeanc

Message par tayeb » 22 décembre 2015, 15:32

Séminaire sur (ANP) et les enjeux de la circulation de l'information à travers les réseaux sociaux.
https://youtu.be/5uALJip7JN8
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Re: Cyberwar & Intelligence Numérique [Lacunes et Négligeanc

Message par tahiadidou » 22 décembre 2015, 19:57

Ils ont du parler excessivement de ForcesDZ :) :)
Il est de l'intérêt de l'ANP de communiquer plus et mieux.

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Re: Cyberwar & Intelligence Numérique [Lacunes et Négligeanc

Message par tahiadidou » 29 décembre 2015, 00:22

Je laisse le soin aux Modos de déplacer le posting la ou il conviendrait le mieux.
Il s'agit d'un article d'Intercept (J. Scahill etc.) sur le catalogue de produits d'écoutes des telécommunications de réseaux mobiles qui leur a été fourni par un gars de l'intelligence community. Cela va du système ground-based au UAV-based. Certains de ses produits sont sophistiqués (e.g. StingRay ou Hailstorm) mais d'autres non (par example le truc d'Anite ou le simple Sagem). Certains avaient deja fait la une de la presse.
THE SECRET SURVEILLANCE CATALOGUE
The Intercept has obtained a secret, internal U.S. government catalogue of dozens of cellphone surveillance devices used by the military and by intelligence agencies. The document, thick with previously undisclosed information, also offers rare insight into the spying capabilities of federal law enforcement and local police inside the United States...
https://theintercept.com/surveillance-catalogue/

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Re: Cyberwar & Intelligence Numérique [Lacunes et Négligeanc

Message par tahiadidou » 29 décembre 2015, 01:30

ou probablement sur un blimp (type of payload is classified) comme en Afghanistan et ... peut être aux USA.
https://youtu.be/UJsrDv_QX0s


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Re: Cyberwar & Intelligence Numérique [Lacunes et Négligeanc

Message par AAF 2020 » 06 septembre 2016, 19:02

L’Algérie dans le filet de surveillance de la NSA

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L’Algérie fait partie d’une liste de plusieurs pays ciblés par un programme de surveillance de l’Agence américaine de renseignement NSA permettant entre autres de géo-localiser tous les cyber-cafés et les antennes satellitaires dans ces pays en vue d’éventuellement appréhender ou tuer des terroristes. Le programme, nommé Ghosthunter, a été révélé ce mardi par The Intercept sur la base de documents obtenus par le biais du célèbre lanceur d’alertes Edward Snowden.

Développé en 2006, le programme Ghosthunter est décrit comme un moyen « de localiser des cibles lorsqu’elles se connectent à Internet » et aurait amorcé « un nombre significatif d’opérations de capture ou élimination » de terroristes présumés. The Intercept cite notamment l’exemple de l’élimination en 2007 au Liban d’un membre d’Al Qaïda nommé Abu Sumayah. Le programme de la NSA avait réussi à le localiser dans un rayon de quelques centaines de mètres seulement. Les informations obtenues par la surveillance de la NSA ont ensuite été transmises une unité secrète d’opérations spéciales nommée Task Force 11-9, apte à mener un raid clandestin pour capturer ou tuer la cible.

Dans un autre exemple, toujours en 2007, Ghosthunter a été utilisé pour identifier un trafiquant d’armes pour le compte d’Al-Qaïda en Irak nommé Abu Sayf. Les systèmes de surveillance de la NSA ont repéré Abu Sayf lorsque ce dernier s’est connecté à son compte email ou messenger Yahoo dans un cybercafé près d’une mosquée à Anah, une ville à 320 kilomètres environ de Bagdad. Les analystes de la NSA stationnés à la base Menwith Hill au Royaume-Uni (la plus grande base de la NSA en dehors du territoire américain) ont réussi à cibler sa position avant que le commandement militaire basé à Falloujah ne capture lors d’une opération Abu Sayf et plusieurs de ses associés.
Surtout, un document daté de 2009 cité par The Intercept indique que Ghosthunter se concentrait durant cette période « sur la géolocalisation des cybercafés dans la région Moyen-Orient/Afrique du Nord en soutien opérations militaires américaines ». Le document précise que le programme avait jusqu’à cette période « géo-localisé avec succès plus de 5.000 terminaux VSAT en Irak, Afghanistan, Syrie, Liban et Iran ». Le VSAT, ou « terminal à très petite ouverture » (Very Small Aperture Terminal), est un système satellitaire utilisé communément par les cybercafés et les gouvernements du Moyen-Orient pour envoyer et recevoir des communications et des données, explique The Intercept. Selon les documents cités par ce dernier, Ghosthunter peut également intercepter les données transmises par les VSATs situés au Pakistan, en Somalie, aux Philippines, au Mali, au Kenya, au Soudan et en Algérie.

« Ce qui est clair à partir des documents est qu’ils peuvent surveiller les appareils VSAT en Algérie dans le cadre de l’opération Ghosthunter », affirme Ryan Gallagher, auteur de l’article, dans une correspondance avec TSA. « Les VSATs sont largement utilisés par toutes sortes de groupes – les gouvernements, les entreprises, les cybercafés, etc. « Si vous vérifiez, je suis sûr que vous serez en mesure de trouver des utilisateurs VSAT en Algérie. Il suffit de regarder les bâtiments avec des antennes paraboliques sur le toit », explique-t-il.

Bien qu’il ne soit pas encore établi pour le moment que la NSA surveille activement la transmission de données satellitaires en Algérie, il semble cependant désormais clair que la NSA a mis en place des dispositifs lui permettant de le faire aisément.
http://www.tsa-algerie.com/20160906/lal ... ce-de-nsa/


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Re: Cyberwar & Intelligence Numérique [Lacunes et Négligeanc

Message par AAF 2020 » 12 octobre 2016, 19:10

Changement au MDN

Le service informatique du ministère de la Défense nationale vient d’être rattaché, par décret, aux services de transmissions. Selon les experts, cette nouvelle configuration répond à une meilleure logique dans l’organisation des différents services du ministère de la Défense.
http://www.lesoirdalgerie.com/articles/ ... 2333&cid=3


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Re: Cyberwar & Intelligence Numérique [Lacunes et Négligeanc

Message par AAF 2020 » 03 janvier 2017, 07:50

Defense Ministry Foils 12 Million Attempts To Hack Its Websites

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National Defense Ministry foiled more than 12 million attempts to hack the computers of its the commanders of troops and its Central Directorates in 2016, at a rate of 32.000 attempts every day, by hackers from various countries of the world, in the context of what is known as the "War and E-terrorism", but brilliant officers show professionalism and foil all these attempts through the continuous enlisting to protect its data banks from any hacking of the websites, in order to preserve the Algerian state secrets.
Echorouk sources said that over 12 million attempts to hack the websites of Algeria armed forces and the central departments of the Defense Ministry, were foiled, including computers of the naval forces, air forces, defense of the territory, the National Gendarmerie and the Republican Guards, and even the of schools the nation's cubs by hackers from various European, Asian and Arab countries, including the neighboring countries, like Morocco exactly.

"Defense Ministry resorted to competencies with high experience in the field of information technologies, who work 24/24 hours, to run this electronic warfare and prevent the hacking of any website and to identify the country of origin of the hackers, as soon as they tried to break through the ministry's website".

"In terms of numbers, the attempts to hack the official website of the Defense Ministry reaches up to 80% a day, while the attempt to hack the e mails reaches up to 50% per day. Any attempt to hack a website can determine the hackers' location and country from where these attempts are launched, through a "red" warning that warns the E-personnel which is keen on securing and protecting the website and thwart any attempt to penetrate that aims to change or steal confidential information on the location of the commanders of forces or the central directorates base.

"Defense Ministry's website is protected from any hacking by the "cyber" gangs, and the permanent and continuous development of information technologies is done in the electronic media department to protect the website of the Defense Ministry from any breakthrough".
http://www.echoroukonline.com/ara/articles/509576.html

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Re: Cyberwar & Intelligence Numérique [Lacunes et Négligeanc

Message par saladin » 03 janvier 2017, 14:40

Même article en Arabe et en Français :
وزارة الدفاع تحبط 12 مليون محاولة اختراق لمواقعها

أحبطت وزارة الدفاع الوطني أزيد من 12 مليون محاولة اختراق لقيادات قواتها ومديريتها المركزية سنة 2016، بمعدل 32 ألف محاولة اختراق يوميا، من قبل عصابات "الهاكرز" من مختلف دول العالم، في إطار ما يعرف بـ "الحرب والإرهاب الإلكتروني"، إلا أن ضباطا أكفاء وقفوا باحترافية لكل المحاولات من خلال التجند المستمر لحماية بنوكها المعلوماتية من أي محاولات اختراق لمواقعها حفاظا على أسرار الدولة الجزائرية.
وكشفت مصادر لـ "الشروق"، أن 12 مليون محاولة اختراق لمواقع القوات والمديريات المركزية التابعة لوزارة الدفاع، مست قيادات القوات البحرية، الجوية، الدفاع عن الإقليم، الدرك الوطني والحرس الجمهوري، وحتى مدارس أشبال الأمة من طرف قراصنة من مختلف الدول خاصة الأوروبية والآسيوية والعربية بينها دول الجوار وبالضبط المغرب.

وتضيف مصادرنا أن وزارة الدفاع لجأت إلى كفاءات ذات خبرة عالية في مجال المعلوماتية، تعمل 24 ساعة على 24 ساعة، لخوض هذه الحرب الإلكترونية، حالت دون اختراق أي موقع، إلى جانب تحديد البلد الأصلي لـ"الهاكرز" بمجرد محاولته اختراق موقع الوزارة. وبلغة الأرقام، يقول مصدرنا إن نسبة محاولة اختراق موقع الواب الرسمي لوزارة الدفاع يصل يوميا إلى 80 بالمائة، فيما تجاوزت نسبة محاولة اختراق موقع "واب إيمايل" 50 بالمائة يوميا، مؤكدا أن أي محاولة اختراق يمكن تحديد المكان والموقع والبلد الأصلي لـ"الهاكرز" في الحين، وذلك عن طريق إشارة إنذار "حمراء" تحذر الإطارات التي تحرص على تأمين وحماية الموقع وإفشال أي محاولة اختراق تهدف إلى تغيير أو سرقة قاعدة المعلومات السرية الخاصة بمواقع قيادات القوات أو المديريات المركزية.

وأضافت مصادرنا أن موقع وزارة الدفاع محصن جيدا، من جميع محاولات الاختراق التي تقوم بها عصابات الفضاء "السيبراني"، مؤكدا على التطوير الدائم والمستمر لتقنيات معلوماتية في إطار قسم الإعلام الآلي لحماية الموقع الإلكتروني لوزارة الدفاع من أي اختراق.
Le MDN déjoue 12 millions de tentatives de piratage


Le ministère de la Défense nationale (MDN) est parvenu à mettre en échec 12 millions de tentatives de piratage en 2016, soit une moyenne de 32.000 attaques par jour.

Des pirates « hackers » de différents pays ont pris pour cible les sites officiels des commandements, des différentes directions du MDN, dont les Forces navales, Forces aériennes, Forces de défense aérienne du territoire, la Gendarmerie nationale, la Garde républicaine, y compris les Ecoles des cadets de la Nation.

Cependant, la mobilisation constante des officiers pétris de qualités en termes des nouvelles technologies ont réussi non seulement à déjouer des cyberattaques, mais aussi à localiser les pirates qui sont originaires des pays européens, asiatiques, arabes ainsi que d’un pays de voisinage, en l’occurrence le Maroc.

Selon des sources de Echorouk, le MDN n’a rien laissé au hasard en optant pour la mobilisation permanente (24 sur 24) des compétences veillant à la sécurisation des sites de ses établissements contre ce qui est appelé communément le « terrorisme électronique ».

En effet, le site du ministère de la Défense national a subi le plus grand nombre de tentatives de piratage par jour, mais grâce à des techniques ultradéveloppées toutes les attaques étaient vouées à l’échec.

D’après nos sources, après chaque attaque signalée, un logiciel développé indiquera son origine.


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Re: Cyberwar & Intelligence Numérique [Lacunes et Négligeanc

Message par AAF 2020 » 15 mars 2017, 20:17

l'ANP dispose d'un service-cyber défense et contrôle de la sécurité des systèmes /DEP/EM/ANP El-Djeich N°644 Mars 2017

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Re: Cyberwar & Intelligence Numérique [Lacunes et Négligeanc

Message par tayeb » 05 avril 2017, 17:35

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Re: Cyberwar & Intelligence Numérique [Lacunes et Négligeanc

Message par AAF 2020 » 25 avril 2017, 17:36

Guerre électronique : une menace réelle sur l’Algérie

L’Algérie est appelé à devenir une puissance technologique pour se prémunir contre les menaces de l'évolution technologique qui guettent le monde.

C’est ce qu’a affirmé, ce mardi 25 avril, Farid Benyahia expert en relations internationales, diplomatiques et en technologies avancées au forum d’Echaab.

Pour cela, notre pays est appelé à investir dans « l'excellence technologique du préscolaire à l'université ». «Pour être une force technologique, une volonté politique et économique vont de pair. Mais le problème c'est que la plupart de nos responsables ne sont pas conscients de la dangerosité de la guerre électronique», a-t-il déploré, tout en plaidant pour la mise en place d’un ministère des sciences. Ce dernier sera chargé de rassembler les compétences nationales et de la diaspora autour des grandes recherches technologiques pour protéger le pays d'une part et développer, d'autre part, de nouvelle industries avec la mise en place d’une stratégie, sous la coupe du président de la République et du ministère de la défense.

« Ce types de recherches relèvent de la défense nationale car il s'agit en premier lieu de la sécurité nationale. Notre armée est connue, certes, par sa force. Mais nous restons dépendants de l'armement étranger. Nous devrons arriver à produire au moins 40% de nos armes. On peut être frappé par un pays sans pouvoir l'identifier et encore moins, riposter», a-t-il affirmé. Le pari est difficile en raison des pressions et menaces extérieures qui guettent l’Algérie ? «Mais ce n’est pas impossible», a-t-il répondu à un intervenant.
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