Droits des Anciens de l'ANP: Retraités, Invalides et Appelés

Venez discuter et débattre a propos de l'Armée Algérienne "uniquement" lorsque le sujet débattu ne concerne pas spécifiquement une armée (contrats, doctrine...).
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BRIKI
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Re: Droits des Anciens de l'ANP: Retraités, Invalides et Appelés

Message par BRIKI » 23 juillet 2017, 13:35

Les retraités de l’armée échouent à marcher sur Alger mais refusent de quitter Boumerdès
Par: Abdellah Bourim 22 Juil. 2017 à 17:29

Plusieurs centaines d’ex-militaires ont tenté ce samedi 22 juillet, de marcher sur Alger, en réponse à l’appel de la coordination nationale des retraités, radiés et des invalides de l’armée nationale. Mais leurs tentatives se sont heurtées à une présence musclée des forces de l’ordre qui ont bloqué tous les accès menant à la capitale. Tout au long de la journée, la circulation automobile a été fortement perturbée entre Alger et Boumerdès tout au long de la journée.

En fin de journée, les protestataires étaient toujours à Tijelabine dans la wilaya de Boumerdès. Ils promettent de reprendre leur marche vers la capitale. « Rien ne pourra nous empêcher de marcher, nous sommes des soldats », explique un membre de la coordination nationale.

Devant ce qu’ils qualifient de « sourde oreille des autorités », les retraités de l’ANP écartent l’éventualité de faire machine arrière, avant la concrétisation de leurs revendications « légitimes ». « Cette fois-ci, on ne fera pas machine arrière. Nous resterons ici jusqu’à la satisfaction de nos doléances », ajoute la même source, qui insiste sur le caractère pacifique de leur mouvement.

La coordination réclame la révision, à la hausse, de la pension des retraités et des invalides de l’ANP et les familles des soldats tués durant la décennie noire, le versement d’une prime de risque et, enfin, la reconnaissance officielle du travail accompli au service de la Nation, durant la période du terrorisme pour bénéficier des avantages de la loi sur la Réconciliation nationale.

Outre, la satisfaction des doléances contenues dans sa plate-forme de revendication, la coordination exige, la mise en liberté des leaders de leur mouvement, détenus à la prison militaire de Blida.
La gendarmerie intervient pour disperser le rassemblement des retraités de l’armée à Tidjelabine
L'Actualité en temps réel Par: Abdellah Bourim 22 Juil. 2017 à 20:12

Les éléments de la Gendarmerie nationale ont fait usage de la force, ce samedi en fin de journée, pour disperser le rassemblement des retraités de l’armée nationale à Tidjalibine, dans la wilaya de Boumerdès.


Selon des témoins, les gendarmes ont utilisé « des bombes lacrymogènes » contre « des ex-militaires désarmés, d’invalides et de retraités ». Aucun bilan n’était disponible au moment où nous mettons en ligne.

Les retraités de l’armée ont tenté de marcher sur Alger pour faire entendre leurs revendications. Mais la marche a été empêchée par le déploiement d’un important dispositif de sécurité.
https://www.tsa-algerie.com/les-retrait ... boumerdes/

Une nouvelle marche stoppée à Tidjelabine
Les retraités de l’ANP déterminés à arracher leurs droits
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© D.R.

Outre la libération de leurs collègues arrêtés il y a quelques semaines, les manifestants ont brandi la même plateforme de revendications portée depuis le début de leur mouvement.

Des centaines de retraités et invalides de l’Armée nationale populaire, venus de plusieurs wilayas du pays, ont investi hier matin la RN12 au niveau de Tidjelabine, dans la wilaya de Boumerdès, en prévision d’une marche programmée sur la capitale. Mais les manifestants dont la plupart ont rallié les lieux par train, ont été stoppés net par les services de sécurité à la sortie de Tidjelabine et Boumerdès.
Certains d’entre eux ont passé la nuit au marché des véhicules en attente d’être rejoints hier matin par leurs collègues qui venaient de plusieurs régions du pays. Les manifestants, encadrés par un impressionnant dispositif de sécurité, ont tenté d’entamer leur marche vers Alger depuis Tidjelabine, mais ils n’ont pu être rejoints par leurs collègues restés bloqués dans plusieurs localités.
Un embouteillage monstre s’est formé sur plusieurs axes routiers, notamment au niveau de l’autoroute Est-Ouest et de la RN12 reliant Tizi Ouzou à Alger. Outre la libération de leurs collègues arrêtés, il y a quelques semaines, les manifestants ont brandi la même plateforme de revendications portée depuis le début de leur mouvement. Ils ont ainsi tenu à dénoncer “les promesses non respectées des autorités” et exigent une réelle prise en charge de leurs doléances qui contiennent plus de 37 points.
Les manifestants insistent toujours sur les pensions de retraite jugées dérisoires, la prise en compte des années supplémentaires accomplies durant leur carrière, ainsi que les congés restés non payés. La promotion au grade supérieur, même à la retraite dans le cadre de la réserve mobilisable, en se basant sur les mêmes critères requis pour un militaire en activité.
S’agissant des militaires invalides et atteints d’infirmités physiques, les marcheurs demandent, entre autres, “la prise en charge médicale au niveau des structures adaptées ainsi que la revalorisation de la pension d’invalidité et l’allocation destinée à la tierce personne” dont le montant est jugé dérisoire. Concernant les ayants droit, une meilleure prise en charge doit être accordée pour les familles de “ceux qui sont morts pour une Algérie debout et républicaine”.
Ils demandent également de pouvoir bénéficier des dispositions de la loi 06-01 relative à la charte de la réconciliation nationale, ainsi que les dispositions 41, 42 et 72 de la loi du travail 90-11.
Les protestataires promettent de ne pas lâcher et ont décidé de reconduire leur mouvement de protestation jusqu’à satisfaction de leurs revendications et la libération de leurs trois collègues arrêtés durant le mois de Ramadhan.


M. T.
http://www.liberte-algerie.com/actualit ... ine-274069


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Re: Droits des Anciens de l'ANP: Retraités, Invalides et Appelés

Message par AAF 2020 » 23 juillet 2017, 16:43

ILS EXIGENT LA LIBÉRATION DE LEURS REPRÉSENTANTS : Les anciens militaires reprennent l’action de rue

Ils ne désarment pas. Malgré une autre obstruction, de la part des services de sécurité, les anciens de l’ANP – retraités, blessés victimes du terrorisme, rappelés ou radiés — font une énième tentative pour marcher sur la capitale. Ils ont pris le départ à partir du territoire de la wilaya de Bouira en empruntant la RN5 pour rejoindre Alger. Ils ont été stoppés au niveau de Tidjelabine, dans le centre de la wilaya de Boumerdès, par un cordon de gendarmes.
Par ailleurs, selon nos informations, des policiers et gendarmes procèdent à des fouilles au niveau des gares ferroviaires et routières de la région de Boumerdès. «Les policiers ont envahi en grand nombre la gare routière de la ville de Boumerdès», nous lance au téléphone un citoyen.
Cette manifestation jumelée à l’ouverture du marché de véhicules qui a lieu chaque samedi dans la même localité a perturbé la circulation automobile dans tout le centre de la wilaya de Boumerdès d’autant plus que, durant la saison estivale, la circulation sur cet important axe routier des estivants qui veulent rejoindre les plages de l’est de la wilaya de Boumerdès y est dense. Il était impossible pour nous d’arriver à Tidjelabine par route.
Pour rappel, les mêmes manifestants ont tenté, la semaine écoulée, de marcher sur Alger. Ils ont été également stoppés sur l’autoroute Est-Ouest, au niveau de Larbaâtache à l’ouest de la ville de Boumerdès. A la fin du mois de mai 2017, ces militaires ont organisé une manifestation musclée. Partis, à l’époque, de Boumerdès pour marcher vers Alger, arrivés à la limite Est de la capitale, au niveau de Réghaïa, un immense déploiement de gendarmes leur barrait le chemin. Après quelques heurts, cette procession revendicative a été stoppée.
Par la suite, selon ce qu’avait laissé entendre le coordinateur national de ce mouvement de revendication social, une délégation de 7 représentants a été reçue, dans les bureaux de la Wilaya, par le wali de Boumerdès, en présence des principaux responsables sécuritaires de la région et du général Hadj Sadok, DG de la Caisse d’assurance militaire.
Au sortir de cette réunion, qui se tenait à une journée du début du mois sacré du Ramadhan, ce représentant nous confiait : «Nous avons remis la liste de nos doléances à nos interlocuteurs. Ces derniers nous ont promis de la transmettre aux hautes autorités du pays. Ils nous ont, en outre, promis une réponse dans les 3 ou 4 jours.»
Au cours de la même journée de cet entretien, la marche qui s’est transformée en sit-in le long de la RN5, à la limite administrative de la capitale, a été suspendue. En plus d’une vingtaine de doléances, concernant notamment les séquelles physiques et morales qu’ils ont endurées, à la suite de leur participation à la lutte contre le terrorisme, les marcheurs exigent la libération de 7 de leurs représentants arrêtés et emprisonnés.
Hier en milieu d’après-midi, la situation restait tendue dans le centre de la wilaya de Boumerdès et la circulation automobile devenait quasiment impossible
http://www.lesoirdalgerie.com/articles/ ... 6807&cid=2


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Re: Droits des Anciens de l'ANP: Retraités, Invalides et Appelés

Message par AAF 2020 » 29 décembre 2017, 17:42

Guelma : sit-in national des retraités de l’ANP

Ils ont occupé le stade de la cité Ghahdour Taher, sous le contrôle d’un imposant dispositif sécuritaire de la police antiémeute. «Nous sommes venus en paix. Nous ne sommes pas des émeutiers. Oh président ! Viens prendre de nos nouvelles. Nous ne sommes pas contre l’Etat. Nous l’avons défendu, ce pays, durant la décennie noire.

Pauvre militaire, tu n’as pas de droits alors que le terroriste en a !» Ce sont les slogans scandés à l’unisson par la foule, à qui voulait l’entendre, juste après une allocution de bienvenue de la coordination de la wilaya de Guelma, organisatrice de ce rassemblement. Le choix du lieu et du jour est symbolique, manifestement, puisque les organisateurs ont fait coïncider leur événement avec la commémoration du 39e anniversaire de la mort de Houari Boumediène, et dans sa wilaya natale. Avec plus de 6000 ex-militaires, dont certains portaient des treillis et bérets, le sit-in de Guelma était aussi une manifestation dédiée aux revendications sociales. «Nous percevons des retraites misérables ! Nous sommes les oubliés du gouvernement», ont déclaré à El Watan plusieurs manifestants.

En effet, sur les banderoles exhibées, l’on pouvait lire «Non à l’exclusion, non à la Hogra !», ou encore : «Pacifiques et revendicateurs pour nos droits». Une autre revendication, et pas des moindres, était mise en avant par les organisateurs. Il s’agit de la libération de deux militants, Azizi et Amar, incarcérés «injustement et spoliés de leurs droits» depuis de nombreux mois.
http://www.elwatan.com/regions/est/actu ... 45_221.php


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Re: Droits des Anciens de l'ANP: Retraités, Invalides et Appelés

Message par AAF 2020 » 21 janvier 2018, 19:02

Les militaires retraités refoulés aux portes de la capitale : Alger ville interdite

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Alger était hier en état de siège. Les automobilistes étaient coincés une bonne partie de la journée sur des axes routiers de la capitale, à Reghaïa, Rouiba, Bab Ezzouar, Dar El Beida, Sidi Moussa, etc.

Un important dispositif sécuritaire était déployé sur l’autoroute Est-Ouest et aux différentes entrées d'Alger pour empêcher la convergence vers la capitale des anciens militaires de l’ANP.

Des échauffourées ont éclaté sur certains axes à Sétif, Mila, Lakhdaria (Bouira), etc. Des blessés ont été signalés parmi les ex-militaires.
Le gros des protestataires venait des régions de l’Est du pays (Khenchela, Souk Ahras, Annaba, Bouira, etc.). «Nous sommes décidés plus que jamais à nous rassembler à Alger.

Notre mot d’ordre : atteindre la capitale et nous y installer jusqu’à satisfaction de nos revendications. Les services de sécurité, tous corps confondus (gendarmerie, police) étaient là pour nous empêcher de marcher déjà la veille (samedi). Mais nous sommes déterminés à nous rassembler à Alger, quitte à faire tout le trajet à pied», signale un ex-militaire de Khenchela, qui n’a pas souhaité révéler son identité de crainte de représailles de son ancienne hiérarchie.

Revendication primordiale des marcheurs : la libération de trois des porte-parole de la coordination des anciens militaires dont le procès ne s'est pas encore tenu, plus de quatre mois après leur interpellation. «Il y a une plateforme de revendications pour chacune des trois catégories (retraités, radiés et invalides).

Mais aujourd’hui, nous avons une seule et unique préoccupation : que nos trois chefs, El Biri, Aziz et Salim soient libérés !», signale un des anciens collègues des trois militaires. La coordination des anciens militaires maintient son mouvement de protestation pour faire aboutir ses revendications socioprofessionnelles.

La dernière tentative de rassemblement s’est déroulée à Blida, où la police a dispersé par la force les protestataires. «Il y a au moins 1300 radiés dans la seule wilaya de Bouira. Beaucoup de mes camarades sont atteints de maladies psychiatriques dues aux séquelles des années de terrorisme. Ils ne peuvent même pas postuler à des postes vu que leur casier judiciaire n’est pas vierge. Pourquoi le MDN les a abandonnés ?» s’interroge un ex-militaire radié originaire de Bouira.

«Nos camarades qui ont tout donné pour leur pays n’ont pas de quoi vivre. Comment un invalide peut-il s’en sortir avec une pension de misère ? Il n’a même pas de quoi s’acheter des prothèses», s’offusque son camarade touché par une mine artisanale lors d’un accrochage au plus fort des années de terrorisme. Les militaires s’indignent de l’«inaction» du ministère de la Défense nationale (MDN) et menacent de tenter de marcher sur Alger.

«Le MDN n’a pas satisfait nos revendications malgré des promesses. Les pourparlers n’ont pas abouti. Ce soir encore, des camarades marcheront sur Alger. Moi-même je serai sur la route à minuit», signale le militaire de Bouira, qui précise que ses camarades des wilayas du Centre se joindront à lui.
http://www.elwatan.com/actualite/alger- ... 67_109.php

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Re: Droits des Anciens de l'ANP: Retraités, Invalides et Appelés

Message par FULCRUM » 21 janvier 2018, 19:39

C'est une honte :'(
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deyaziz
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Re: Droits des Anciens de l'ANP: Retraités, Invalides et Appelés

Message par deyaziz » 22 janvier 2018, 00:25

Les militaires à la retraite ont droit à une vie décente dans le pays auquel ils ont donné les meilleures années de leur vie. Certains ont même donné une partie de leur propre chair .


saf
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Re: Droits des Anciens de l'ANP: Retraités, Invalides et Appelés

Message par saf » 05 février 2018, 15:22

selon le GCA vice mdn CEM les retraités de l'ANP seraient manipulés. Donc après plus de 25 ans de carrières où ils n'étaient pas manipulables, l'institution militaire a pu compter sur leur dévouement et leur sacrifice quand le pays en avait le plus besoin pendant les années 90, du jeune sous lieutenant à la fleur de l'age au commandant et qui ont été à la fin remercier sans aucune considération. Et soudain ils deviennent des gens manipulables :boulet: par on ne sait quoi. C'est vraiment triste.


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Re: Droits des Anciens de l'ANP: Retraités, Invalides et Appelés

Message par AAF 2020 » 05 février 2018, 18:10

Le général Zerrouk Dahmani, directeur de l’action sociale au ministère de la Défense nationale
«76 000 dossiers de rappelés sur les 84 000 déposés ont été régularisés»


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Directeur de l’action sociale au ministère de la Défense nationale, le général Zerrouk Dahmani, affirme que sur les 100 000 rappelés du contingent entre les années 1995 et 1999, 84 000 ont déposé des dossiers de recours pour bénéficier de certains avantages liés à leur mission, parmi lesquels 76 000 ont été régularisés.

Il évoque le dispositif «très avantageux» de prise en charge sociale et médicale des retraités de l’Anp et dénonce «une minorité de radiés pour mesures disciplinaires» qui, selon lui, «use de manipulations à des fins personnelles». Depuis près de dix ans, la tension n’a pas baissé d’un iota et à chaque manifestation de rue, le nombre des protestataires augmente. La contestation de la Coordination nationale des retraités, des radiés de l’armée, des invalides et de leurs ayants droit, fait tache d’huile. Beaucoup s’interrogent sur la réaction jugée «timide» du ministère de la Défense.

A la tête de la direction de l’action sociale, le général Zerrouk Dahmani donne un éclairage en apportant des précisions et surtout des «clarifications» pour, dit-il, lever toute équivoque. «Il est important de relever que dans cette coordination, il y a certes des catégories qui nécessitent un intérêt particulier, mais la majorité a été prise en charge par l’institution militaire au niveau des wilayas. De plus, la plateforme de revendications comporte 32 points qui, à part quelques-uns, ne relèvent pas de nos prérogatives et certaines sont impossibles à réaliser», dit-il.

Exhibant les sept feuilles de la plateforme, et passant en revue un à un les 32 points, le général s’arrête longuement sur ce qu’il estime être des revendications déjà acquises, mais aussi sur celles qu’il juge farfelues, comme par exemple «donner une pension aux épouses de tous les militaires retraités équivalente à celles de ces derniers (point 26), généraliser la pension d’invalidité de 14 400 DA à tous les retraités (point 30), consacrer à ces derniers des quotas de véhicules auprès des usines privées et faciliter leur financement par des crédits à la consommation sans intérêt (point 28), consacrer des aides financières et des crédits aux retraités, aux invalides à leurs ayants droit et à tous ceux qui sont affiliés à l’Anp pour leur permettre de faire des projets et d’améliorer leurs conditions de vie (point 16), etc.».

Il commence par expliquer que l’armée recrute avec deux types de contrats liés à des catégories : sous-officiers, officiers, hommes de rang et Personnel civil assimilé (PCA), qui ont chacun un profil de carrière déterminé.

Les départs à la retraite sont réglementés. Il est de droit après 15 ans d’exercice pour les sous-officiers, 32 ans pour les PCA et après 25 ans pour les officiers. «Cependant, il est important de relever que des exceptions liées aux maladies, invalidités ou infirmités liées au travail ont été prévues. Un militaire atteint d’une maladie, blessure ou infirmité qui l’empêche de continuer à exercer son métier est admis à la retraite et bénéficie en plus d’une pension d’invalidité.

De nouvelles catégories ont été introduites dans ce système de prise en charge. Il s’agit des appelés du service national, dont la durée est passée de 24 à 18 mois, puis à 12 mois, qui bénéficient d’une pension d’invalidité dans le cas où ils auraient été blessés ou atteints d’une maladie. Ces dernières années, la hiérarchie a mis en place un dispositif social assez poussé. Ainsi, les parents d’un l’appelé qui décède bénéficient d’une pension de service.

Il est automatiquement promu au grade supérieur à titre posthume, et sa rente est reconvertie en pension de retraite que ses parents continueront à percevoir jusqu’à leur décès. L’appelé, qui fait l’objet de blessures, reçoit les mêmes droits, à savoir une rente d’invalidité, reconvertie en pension de retraite à l’âge de 55 ans. Ce dispositif inclut également les contractuels», affirme le général Dahmani.
Sur les 40 000 dossiers de maladies non imputables au service, 20 000 ont été régularisés.

Les rappelés inclus dans le dispositif

Notre interlocuteur note que les rappelés du contingent ont, eux aussi, été inclus dans ce dispositif. «De 1995 à 1999, l’armée a rappelé près de 100 000 appelés, qui avaient, selon le grade, les mêmes avantages que les contractuels. Cependant, se posait le problème de leur réintégration dans leur travail après leur démobilisation. Certains travaillaient dans des entreprises qui avaient été dissoutes, ou qui avaient des difficultés, pour une raison ou une autre, pour les reprendre. D’autres ont eu, après leur démobilisation, des maladies, qu’ils estiment être liées à leur exercice au sein de l’armée.

Il s’agit surtout des maladies psychiatriques, du diabète, des maladies cardio-vasculaires, etc., et qui n’étaient pas inscrites sur la liste des maladies professionnelles. Des discussions ont eu lieu et le dossier de cette catégorie a été ouvert vers la fin des années 2000. Des commissions d’experts ont été installées pour étudier au cas par cas les affections qui peuvent être liées à la profession. Il faut dire que le ministère de la Défense a fait preuve d’une grande souplesse dans la gestion de ce dossier.

Sur les 84 000 dossiers déposés pour examen au niveau des commissions, 76 000 ont été régularisés et les concernés ont bénéficié d’une pension d’invalidité. Il faut savoir que cette pension, arrêtée depuis 1976 à 1250 DA, a été indexée en 2013 au Smig pour permettre aux catégories en bas de l’échelle de bénéficier d’une rente de 27 000 DA. La retraite quant à elle est calculée par analogie à celle du militaire du même grade. C’est la loi de 2013 qui définit ce dispositif d’aide sociale», affirme le général Dahmani.

Abordant la question liée aux radiés des rangs de l’armée, il précise qu’il existe trois catégories. La première est liée aux départs à la retraite de plein droit ou à la demande du concerné, la seconde pour maladie ou blessure imputée au service et la troisième englobe toutes les affections ou infirmité qui ne sont pas imputées à l’exercice de la profession

«C’est cette dernière catégorie qui a posé problème. Vous savez que les maladies psychiatriques, par exemple, ne sont pas sur la liste des maladies professionnelles. Or, les événements que nous avons traversés durant les années du terrorisme ont certainement eu des conséquences sur la santé. Nous avons estimé qu’il était important de se pencher sur cette catégorie.

Sur les 40 000 dossiers déposés au niveau des commissions d’experts, 20 000 ont été régularisés et bénéficié des avantages prévus. Reste cependant, la catégorie des radiés des effectifs pour des raisons disciplinaires, dont les concernés ont tous pris leur solde réforme», explique le directeur de l’action sociale. Selon lui, le système de prise en charge sociale de l’armée algérienne offre de «très importants avantages comparativement à ceux qui sont adoptés dans les pays les plus riches».

«Beaucoup de manipulations...»

Il cite, par exemple, la gratuité totale des prothèses pour les blessés amputés, mais aussi pour les médicaments des assurés et de leurs ayants droit. «Notre centre d’appareillage est conventionné avec l’Onaph (Office national des appareillages et prothèses pour handicapés, ndlr) et met à disposition de nos effectifs et retraités tout ce dont ils ont besoin à titre gracieux.

Il est impensable qu’un retraité ou militaire soit privé de ces équipements acquis au prix fort par l’institution. Il y a beaucoup de manipulations dans ces manifestations de rue. Il y a probablement une minorité qui a des revendications légitimes, mais la majorité l’a prise en otage.

Malgré cette situation, nous avons gardé les voies du dialogue ouvertes. Des commissions ont été installées au niveau des wilayas pour permettre à tous ceux qui se sentent lésés de déposer leurs recours. Tous les dossiers seront étudiés et les réponses données dans la sérénité», déclare le général Dahmani. Il exprime son «regret» de constater cette «manipulation de certaines parties», sans les citer, qui, d’après lui, «utilisent» ce dossier à des fins «politico-partisanes».

Il affirme : «Des individus faisant partie de la catégorie des militaires radiés de l’armée pour des raisons disciplinaires et judiciaires utilisent cette contestation à leurs fin personnelles.» Pour lui, les problèmes liés à la prise en charge médico-sociale des retraités doivent trouver leur solution au niveau des structures mises en place à cet effet, mais aussi au niveau de l’Association nationale des retraités de l’Anp, qui est habilitée à porter ces revendications à l’autorité militaire.
http://www.elwatan.com/actualite/76-000 ... 33_109.php


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Re: Droits des Anciens de l'ANP: Retraités, Invalides et Appelés

Message par AAF 2020 » 13 février 2018, 19:04

Le Soir Retraite : Retraités, invalides, appelés, rappelés et radiés de l’ANP toujours mobilisés : Le ministère de la Défense rouvre enfin les négociations

Le Soir Retraite : Retraités, invalides, appelés, rappelés et radiés de l’ANP toujours mobilisés
Le ministère de la Défense rouvre enfin les négociations

Est-ce le début du commencement de la fin de leur calvaire pour les dizaines de milliers de retraités, invalides, appelés, rappelés et radiés de l’ANP toujours mobilisés ? Les contacts ont repris depuis quelques jours entre les représentants de ces derniers et des responsables du ministère de la Défense.
Une délégation de la Coordination nationale des retraités, des blessés, des radiés de l’ANP et leurs ayants droit a été reçue par des officiers supérieurs de l’ANP en charge des questions de protection sociale : cette rencontre pourrait permettre l’ouverture de négociations dans les toutes prochaines semaines. Il était temps, d’autant plus que la détermination et la mobilisation de ces milliers d’anciens de l’ANP restent entières. D’ailleurs, une nouvelle date de rassemblement est prévue pour le 18 février prochain, à Chlef.

Une plateforme de revendications de 36 points
Ce mouvement des anciens de l’ANP n’est pas né d’aujourd’hui : sa naissance remonte au début des années 2000, marqué par une montée en cadence de plus en plus prononcée ces dernières années et ayant donné lieu à de multiples rassemblements tant nationaux que régionaux, malheureusement systématiquement réprimés. Parmi leurs revendications contenues dans les nombreux communiqués publiés dans la presse —une «plateforme» en 36 points —, nous avons relevé : une indemnisation avec effet rétroactif depuis la date de leur radiation, des retraites proportionnelles, la priorité en termes d’accès au logement et à l’emploi, la réintégration des éléments encore en âge de servir, ainsi que la prise en charge médicale des personnes ayant contracté des maladies suite à ces mesures disciplinaires abusives, l’augmentation des pensions de retraite, l’indemnisation des blessés, notamment les victimes de la décennie noire, et de leurs ayants droit, ou encore la réhabilitation des éléments «arbitrairement» radiés des rangs de l’ANP, la réintégration des éléments encore en âge de servir, une pension mensuelle à la mesure de leurs sacrifices, une prise en charge sociale et médicale, la régularisation de leur situation vis-à-vis de la Sécurité sociale, etc.

Pour le ministère de la Défense, «la majorité des dossiers ont été réglés»
Le ministère de la Défense nationale (MDN) avait annoncé lundi 29 janvier 2018 que la majorité des dossiers des retraités de l'Armée nationale populaire (ANP) déposés au niveau des services spécialisés ont été réglés, appelant les manifestants à éviter les différentes voies d’expression anarchique et d’adopter le «canal officiel» représenté par l’Association des retraités de l’ANP.
«Des agissements ont été enregistrés, récemment, de la part d’individus s’autoproclamant des différentes catégories de retraités de l’Armée nationale populaire ayant emprunté des voies illégales pour exprimer leurs revendications, et ce, avec l’intention de semer le doute et d’induire en erreur l’opinion publique en se présentant comme étant des victimes aux droits sociaux et matériels bafoués, et ayant eu recours à la rue pour imposer leur logique», précise un communiqué du MDN. A ce titre, le MDN avait tenu à apporter les éclaircissements concernant ce dossier, en précisant que «le Haut-Commandement de l’Armée nationale populaire a donné, depuis 2013, des instructions à ses services spécialisés à travers les différentes régions militaires, où il a été procédé à l’engagement des mesures et des procédures nécessaires en vue de l’étude de l’ensemble des dossiers émanant des différentes catégories de retraités de l’ANP, et ce, à la lumière des dispositions contenues dans le code des pensions militaires modifié n°13-03 du 20 février 2013». «Ceci a permis la régularisation de la majorité des dossiers déposés», assurait le MDN. Le ministère relevait également, toujours dans le même communiqué, que «l’infiltration d’individus n’ayant aucun lien avec ce dossier et voulant introduire leurs revendications parmi celles des catégories concernées alors qu’elles s’inscrivent dans la catégorie des radiés des rangs de l’ANP pour des raisons disciplinaires et judiciaires qui ont fait l’objet de jugements prononcés à leur encontre à titre définitif».
Puis au MDN de dénoncer, à ce propos, «l’apparition de plumes s’autoproclamant défenseurs des préoccupations des éléments de l’ANP avec l’intention de manipuler ce dossier à des fins personnelles».
A cet effet, et outre ce qui a été réalisé jusque-là, le ministère de la Défense nationale tient à rappeler que ses services et bureaux spécialisés «demeurent mobilisés pour la réception des différents dossiers émanant des retraités de l’ANP dans leurs différentes catégories, et ce, conformément aux règlements et lois en vigueur, en vue d’une meilleure prise en charge sociale et médicale», ajoute la même source. Le MDN appelait les manifestants à «éviter les différentes voies d’expression anarchique et d’adopter le canal officiel représenté par l’Association des retraités de l’ANP en tant que structure unique habilitée à porter leurs revendications auprès des services compétents du MDN».

Les clarifications officielles en 2015 n’ont pas été suffisantes
En août 2015, le ministère de la Défense nationale (MDN) avait tenu à apporter des «clarifications» au sujet de ce qu’il qualifie de «protestations de quelques citoyens ayant servi dans les rangs de l’ANP». Extraits : «En continuité aux précédents communiqués, le ministère de la Défense nationale porte à la connaissance des militaires, radiés des rangs de l’ANP pour divers motifs, que la prise en charge de leurs doléances en matière d’octroi de pensions d’invalidité se poursuit normalement selon le calendrier fixé aux commissions médicales régionales.»
Le MDN précisait dans ce communiqué qu’«afin de clarifier la nature des revendications exprimées çà et là par quelques groupes de citoyens que la presse qualifie indistinctement de ‘‘retraités de l’ANP’’», il est nécessaire de les répartir selon les catégories suivantes : «La catégorie des rappelés du service national pour lesquels une grande opération d’expertise est actuellement menée. Les résultats jusque-là obtenus des expertises médicales subies par les éléments qui se sont déjà présentés devant les commissions régionales ont permis de relever qu’un taux de 60% parmi eux a été reconnu inapte, avec imputabilité au service. La situation de ces éléments a été régularisée et ils perçoivent leurs droits auprès de la caisse des retraités militaires, conformément aux dispositions du code des pensions militaires. La catégorie des personnels de l’ANP radiés des contrôles pour motif d’inaptitude physique non imputable au service dont le traitement des dossiers est également en cours d’exécution. La proportion d’octrois de l’imputabilité au service a permis à la moitié des éléments expertisés de bénéficier d’une pension d’invalidité. Les mouvements de protestation enregistrés au niveau de quelques localités du pays sont l’œuvre d’éléments qui n’ont pas été reconnus médicalement inaptes par les commissions régionales, car ne présentant aucune pathologie.» Pour le MDN, «il est donc inadmissible d’octroyer une pension d’invalidité à une personne qu’un collège de médecins déclare valide et en bonne santé».
Le ministère de la Défense nationale «rappelle aux personnes qui s’estiment lésées par les décisions des commissions régionales que les voies de recours sont ouvertes et permettent le réexamen des différentes situations au cas par cas». Visiblement, ce communiqué de 2015 n’a pas satisfait les anciens de l’ANP.

Références législatives et réglementaires pour en savoir plus
Pour en savoir plus sur les droits sociaux des militaires, en activité ou anciens de l’ANP, voici quelques références législatives et réglementaires:
1. Ordonnance n°06-02 du 28 février 2006 portant statut général des personnels militaires, publiée au Journal officiel (JO) n°12 du 1er mars 2006.
2. Loi relative au service national du 2014, publiée au JO n°48 de 2014.
3. Arrêté du 16 septembre 2014 définissant les modalités d’application de la loi n°14-06 du 9 août 2014 relative au service national, aux militaires du service national, en activité de service à la date de sa publication. Réf. JO n°56 du 25 septembre 2014.
http://www.lesoirdalgerie.com/articles/ ... 971&cid=12


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Re: Droits des Anciens de l'ANP: Retraités, Invalides et Appelés

Message par AAF 2020 » 23 février 2018, 19:19

Retraités et radiés de l’ANP : Héros hier, misérables aujourd’hui !

Vingt-cinq ans sont passées depuis qu’il a quitté les rangs de l’ANP, Belkacem garde toujours ses souvenirs passées dans le cadre de service national et surtout des opérations menées contre le terrorisme.

«Dans le cadre de ses rencontres avec les éléments de l’ANP blessés en service commandé, la revue El Djeich se propose, dans ce numéro, d’évoquer le parcours d’un jeune du service national, que les conditions les plus ardues n’ont pu empêcher d’accomplir son devoir national avec persévérance et constance.

C’est un symbole qui mérite notre considération et notre respect.» C’est le début d’un article consacré par la revue El Djeich, qui titrait dans son numéro 471 d’octobre 2002, «les héros de l’Algérie», consacré au jeune militaire Foudi Belkacem. Emouvant était le portrait réalisé par la revue El Djeich. Agé de 45 ans, ce héro et symbole, natif du village Ifoudhien, une localité nichée sur les hauteurs de la commune d’Ath Laâziz, dans la wilaya de Bouira, vit dans des conditions extrêmement difficiles. Amputé de ses deux jambes, Belkacem ne sait plus à quel saint se vouer.

Vingt-cinq ans sont passés depuis qu’il a quitté les rangs de l’ANP, Belkacem garde toujours intacts ses souvenirs vécus dans le cadre de service national et surtout des opérations menées contre le terrorisme. Il nous retrace les circonstances d’une opération antiterroriste engagée par un détachement de l’armée, dont il faisait partie dans les monts d’El Malah, dans la région de Brizina, à une trentaine de kilomètres de la région d’Aflou dans la wilaya de Laghouat. «J’ai été promu au grade de caporal-chef, après la fin de la période d’instruction.

J’ai été muté au centre d’instruction des transmissions d’El Bayadh. J’ai participé à plusieurs opérations de ratissage dans la région infestée par les groupes islamistes armés», dit-il en se rappelant de cette fatidique journée du mois de mars 1995. «Notre détachement a été mobilisé pour prendre part à une opération de ratissage, à la suite d’informations parvenues faisant état d’un mouvement terroriste dans les monts d’El Malah.

A notre arrivée au sommet de la montagne, nous avons remarqué des mouvements suspects suivis de coups de feu désordonnés. Nous avons donc pris position. Des échanges de tirs opposent les militaires et le groupe terroriste. L’accrochage a duré plusieurs heures», se rappelle Belkacem qui a été touché par une balle à la colonne vertébrale.

Parcours du combattant

«Je crois pertinemment que je n’ai fait et accompli que mon travail. Nous avons toujours considéré notre pays, l’Algérie, comme notre mère qui mérite tous les sacrifices», dit-il, en exhibant avec fierté la revue El Djeich. Il avait été évacué à l’hôpital militaire d’Oran, puis à Aïn Naâdja, où il a reçu des soins et effectué des rééducations.

«Durant pratiquement toute la période passée en service national, j’ai participé en compagnie des autres appelés et contractuels de l’armée à plusieurs opérations de lutte contre le terrorisme. Nous avons traqué sans répit les ennemis de l’Algérie.» La période de convalescence au niveau de l’hôpital militaire d’Alger a duré presque deux ans, ajoute Belkacem.

Invité à quitter l’hôpital militaire et le centre de repos de l’ANP de Bouchaoui, ce héros s’est retrouvé seul et sans aucune prise en charge. «J’ai eu droit à une indemnité mensuelle de 12 000 DA. Cette pension a été revalorisée pour atteindre les 27 000DA le mois. On ne peut pas vivre avec cette maigre pension et le pouvoir d’achat est fortement dégradé. Mon état de santé s’est fortement décliné depuis que j’ai quitté l’hôpital militaire», a-t-il déploré.

Tout a changé lorsqu’il a été évacué en urgence à l’EPH Mohamed Boudiaf de Bouira, le médecin traitant lui a préconisé un transfert en urgence vers l’hôpital Aïn Naâdja. Amputé des deux jambes, Belkacem depuis des années vit dans des conditions désastreuses. Ce patient a contracté d’autres maladies.

Insuffisant rénal, Belkacem suit des séances de dialyse au niveau de l’unité de Bouira. «Il n’y a aucun suivi médical de notre hiérarchie militaire, alors que j’ai contracté cette maladie durant la période où j’ai été au service national», a-t-il souligné. Notre interlocuteur et d’autres ex-militaires retraités et radiés de l’ANP, que nous avons rencontrés en sa compagnie, campent sur leurs postions.

Faire valoir leurs droits. «Ce n’est pas de l’aumône qu’on demande, ce sont nos droits», dit Abdellah Omar, qui a passé 16 ans dans les rangs de l’ANP. «J’ai une pension de 27 000DA. J’ai une maladie chronique et je n’ouvre pas droit à une prise en charge dans des hôpitaux militaires», s’est-il insurgé. Ces militaires ont regretté aussi d’avoir été libérés sans aucune expertise médicale. «Comment peut-on assurer la scolarité de nos enfants, leurs besoins et une prise en charge d’une famille de 5 personnes avec une maigre pension de 27 000DA.

Les rappelés touchent mieux que nous, alors que nous avons comptabilisé plusieurs années de service. Le MDN continue de tromper l’opinion publique en évoquant la régularisation de tous les dossiers des retraités et une satisfaction de toutes les revendications des ex-militaires. C’est faux. Le MDN a procédé certes à un règlement définitif du dossier des rappelés mais pas ceux des retraités, des invalides et des radiés, dit, de son côté, Mebarki Omar.

Ce dernier, qui visiblement maîtrise parfaitement le dossier des retraités de l’ANP, et ce, pour avoir travaillé au niveau des administrations de l’ANP, a affirmé pour les cas des radiés, que la plupart ont été licenciés d’une manière arbitraire. Evoquant le cas des gendarmes licenciés, notre interlocuteur a estimé qu’il suffit d’un simple avis du chef de brigade et l’élément est désormais radié. Hamraoui S., natif de la commune de Bir Ghbalou, a été remercié après avoir passé 8 ans dans les rangs de cette institution militaire.

Les radiés, exclus des recrutements

«La décision de radiation a été signée et notifiée, parce que tout simplement j’ai été interpellé par des policiers qui m’ont conduit au commissariat et traduit devant le tribunal pour avoir consommé de la boisson alcoolisée… Pourtant, le tribunal a statué en ma faveur et décidé d’un non-lieu.

Ma hiérarchie en a décidé autrement en me libérant sans aucune expertise médicale et m’a privé de mes droits», a-t-il regretté en montrant des documents attestant l’incapacité physique de son enfant handicapé à 100%. «Je suis incapable de lui assurer une prise en charge médicale», a-t-il ajouté. Les éléments radiés s’interrogent sur le rôle du conseil de discipline instauré par l’institution militaire. « J’ai été empêché de me défendre. J’ai été licencié et privé de tous mes droits», dit-il encore.

«Nous sommes même interdit de participer à des concours de recrutement. Les entreprises publiques ou privées exigent de nous des documents attestant des fins de contrat avec l’ANP», ont-ils déploré. «Aucun employeur ne prend le risque d’embaucher un ex-militaire radié pour des raisons disciplinaires ou autre», a-t-on soulignné.
http://www.elwatan.com/actualite/retrai ... 43_109.php


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Re: Droits des Anciens de l'ANP: Retraités, Invalides et Appelés

Message par AAF 2020 » 08 mars 2018, 21:22



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Re: Droits des Anciens de l'ANP: Retraités, Invalides et Appelés

Message par AAF 2020 » 30 juillet 2018, 17:17

Rassemblement des retraités radiés et invalides de l'ANP

Des dizaines de manifestants membres de la Coordination nationale des retraités, radiés, invalides de l'Armée nationale populaire, issus des différentes wilayas de l'Ouest ont pris part, hier, au rassemblement qui a eu lieu à la Place du 1er Novembre, à Oran.

Après les Sablettes à Alger, le 16 juillet dernier et Constantine mardi dernier, c'était, donc hier, au tour d'Oran d'entendre la voix de la Coordination dont les revendications déjà formulées au ministère de la Défense nationale comportent quelque 36 points, essentiellement d'ordre social. Les organisateurs ont promis à l'occasion du rassemblement d'Oran, une grande manifestation nationale pour le 20 août prochain, à Tizi Ouzou. Ce nouveau rassemblement des retraités, invalides et radiés de l'ANP à Oran vise, selon les organisateurs à réaffirmer la détermination de ces catégories de personnes de poursuivre leur combat pacifique jusqu'à satisfaction de leurs «droits légitimes» et la fin du «mépris» dont ils estiment faire l'objet. Pour illustrer leurs propos, les mêmes sources rappellent les 5.400 DA octroyés aux parents des victimes de la lutte antiterroriste et des 20.000 DA pour les veuves alors que les retraités qui ont accompli entre 15 et 25 ans de service, continuent de toucher 27.000 DA par mois, avec des différences entre retraités d'avant et après 2011. «Nous avons tenu une rencontre avec les représentants du MDN mais sans résultat. Nous avons pris, alors, la décision de poursuivre ces rassemblements et nous prévoyons d'organiser, le 20 août prochain, une rencontre nationale pour faire entendre notre voix à la tutelle, en prenant comme témoin l'opinion publique», affirme-t-on par ailleurs.

Ce mouvement des retraités, invalides et radiés de l'ANP n'est pas né d'aujourd'hui. Sa naissance remonte au début des années 2000, marqué par une montée en cadence, de plus en plus prononcée, ces dernières années et ayant donné lieu à de multiples rassemblements, tant nationaux que régionaux. Parmi leurs revendications, contenues dans les nombreux communiqués publiés dans la presse, une «plate-forme» en 36 points, il y a lieu de citer, à titre d'exemple, une indemnisation avec effet rétroactif depuis la date de leur radiation, des retraites proportionnelles, la priorité en termes d'accès au logement et à l'emploi, la réintégration des éléments, encore en âge de servir, ainsi que la prise en charge médicale des personnes ayant contracté des maladies suite à des mesures disciplinaires abusives, l'augmentation des pensions de retraite, l'indemnisation des blessés, notamment les victimes de la ‘décennie noire', et de leurs ayants droit, ou encore la réhabilitation des éléments «arbitrairement» radiés des rangs de l'ANP, une pension mensuelle à la mesure de leurs sacrifices, une prise en charge sociale et médicale et la régularisation de leur situation vis-à-vis de la Sécurité sociale entre autres. Le rassemblement des anciens de l'ANP, à Oran, s'est dispersé comme il avait commencé, dans le calme et la sérénité aux environs de midi.
http://www.lequotidien-oran.com/index.php?news=5264509

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