Déclarations de personnalités de l'ANP

Venez discuter et débattre a propos de l'Armée Algérienne "uniquement" lorsque le sujet débattu ne concerne pas spécifiquement une armée (contrats, doctrine...).
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Re: Déclarations de personnalités de l'ANP

Message par numidia » 20 avril 2016, 05:12

il doit faire les 2, encourager les troupes sur le terrain et rendre hommage aux chouhada, surtout dans cette période trouble, ce n'est pas un luxe
en dehors de la propagande politique (qui est présente partout à tel point qu'elle ne sert plus à rien, personne n'est dupe)
il est nécessaire d'honorer les morts et d'encourager les vivants
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tahiadidou
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Re: Déclarations de personnalités de l'ANP

Message par tahiadidou » 20 avril 2016, 13:38

numidia a écrit :il doit faire les 2, encourager les troupes sur le terrain et rendre hommage aux chouhada, surtout dans cette période trouble, ce n'est pas un luxe
en dehors de la propagande politique (qui est présente partout à tel point qu'elle ne sert plus à rien, personne n'est dupe)
il est nécessaire d'honorer les morts et d'encourager les vivants
Encourager et remonter le moral des troupes c'est bien et c'est son role de leader. Mais ce n'est pas suffisant.

Demander leur sacrifice quand il n'a aucun respect pour la troupe (équipement individuel, mrap, traités a la sauce nord-coréenne,...) et surtout... pour perpétuer une clique au sommet qui est manipulatrice, qui enfreint assez souvent la justice et la constitution est dur, très dur a avaler. Comme me disait un ami qui a passé près de 20 ans a combattre les terros dans les villes et le maquis tout ce que tu peux espérer c'est: "'la3lam ou sendouq; pendant que les zou3ama gardent leurs fesses bien chaudes sur des fauteuils de salon bien entourés de fleurs comme des dieux". Pour commencer si ce CEM avait du respect pour cette troupe il devrait s'assoir a leur niveau et durant ses visite et monologues refuser ces fauteuils immenses, refuser ces garnitures de fleurs (désolé une armée c'est supposé representer des durs ...), ôter cette règle du cahier. Les services de comms de l'ANP sont devenus pires que les services de propagande nord-coréens. Des fois je me dis qu'elle devrait rester muette comme dans le temps.

Je suis toujours d'avis que son message n'est pas innocent tout comme ces reportages TV creux ou ses centaines de communiqués de l'APS annonçant ses déplacements depuis qqes années deja (du jamais vu). Rassurer le peuple? Que l'Algérie est menacée? Les habhabs d'Ain Salah, Tiguentourine, ces armes enfouies, ces morts de soldats qui probablement demandaient a être mieux protégés, etc. were all under his watch. Sous d'autres cieux il serait parti mais non, leur ego est tel, et leur haine est telle, qu'ils ont préféré régler le compte aux autres. Meme les retraités n'y ont pas échappé.


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Re: Déclarations de personnalités de l'ANP

Message par numidia » 20 avril 2016, 19:33

oui, bien sûr tu as raison
que disons-nous depuis des années ? exactement ça, chaque jour on pourrait en écrire des pages et des pages quant à nos frustrations, quant à nos lacunes, et aussi quant aux mauvais gestionnaires et quant à la génération septua-octogénaire qui détient tous les pouvoirs et nous rend dingues
et parfois c'est bien aussi de soutenir et de dire qu'on soutien nos hommes sur le terrain
et quand on a soif, ça fait du bien les gouttes d'eau
et parfois un message (même de la part d'un chef âgé -allez je reste polie- à la tête de cette institution prestigieuse - prestigieuse de part les moyens humains, hommes et femmes, de part l'héritage et de part le patriotisme et le courage phénoménal de nos soldats et de leurs chefs) un message peut être bénéfique pour la personne sur le terrain (même si on sait tous que les moyens de protection et le matériel le rassure sans aucun doute mille et mille fois plus qu'un discours aussi encourageant fut-il)
on peut aussi finir dépressif -ou pire- et se faire soigner tous autant que nous sommes, comme l'avait dit le Dr Boucebci (Allah yerahmou)
notre pays (enfin nous en tant que peuple) ressemble à un immense hôpital psychiatrique

T'as mille fois raison tout ceci n'est pas suffisant, bien sûr
... alors quoi ? ... on fait quoi ?
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Re: Déclarations de personnalités de l'ANP

Message par tahiadidou » 20 avril 2016, 22:55

Boucebci, allah yerrahmou meskine...
Je n'ai rien contre les personnes âgées (je ne suis pas loin d'eux ;) ) et après tout Mujica qui a 81 ans aujourd'hui avait dirigé son pays comme personne d'autre. Il y a de la hogra et cette 'légitimité révolutionnaire' dont ils se targuent oubliant qu'ils agissent aujourd'hui comme des zou3ama car d'autres se mettent a genoux.

Pourquoi continuer a parler des anciens moudjahidines de la révolution de Novembre (allah yerhamhoum) avec leurs 8 ans de lutte quand les références algériennes les plus proches, des algériens et algériennes, combattent et meurent depuis près de 25 ans pour défendre le pays? Leur sacrifice ne compte pas?? :boulet:

Au final, personnellement, je ne peux que constater et exprimer mon indignation ...sur ce forum. Meme si je conçois que je devrais me taire qqe fois car cela ne sert a rien, Il y a un dicton qui dit: "Don't waste energy on things you can't control."

Hier, en voyant Fidel faire son discours d'adieu, je regardais en direction d'Alger.


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Re: Déclarations de personnalités de l'ANP

Message par BRIKI » 25 mai 2016, 13:31

La liberté provisoire pour le général Benhadid rejetée pour la 4ème fois,
Me Mecheri dit son exaspération:


La demande de liberté provisoire pour le général Hocine Benhadid, a été rejetée pour la 4ème fois par le juge, a indiqué au journal El Khabar, Me Bachir Mecheri, qui fait partie du collectif des avocats en charge de sa défense.

Dans une déclaration au journal, Me Mécheri exprime ouvertement son manque de confiance dans le cours de la justice. "Nous n'avons plus confiance en la justice. L'affaire entre dans son huitième mois sans aucune avancée notable", a-t-il déclaré.

Le général à la retraite avait été arrêté par la Gendarmerie nationale le 30 septembre dernier, et mis sous mandat de dépôt à la prison d’El Harrach, suite aux deux entretiens qu’il avait accordés respectivement à la webradio Radio M et à la chaîne de télévision El Magharibia. Il est poursuivi pour "démoralisation de l'armée".

Le 11 mars dernier, il avait mis fin à une grève de la faim entamée le 16 février 2016 pour réclamer le droit d’être jugé et d’être transféré dans un établissement hospitalier.

"Ce quatrième refus de la demande remise en liberté de notre mandant le général à la retraite Hocine Benhadid nous fait dire que le discours sur le respect de la loi est devenu une mascarade en Algérie. Il faut ajouter que nous n’avons plus confiance en la justice". Maître Mecheri a indiqué que l’état de santé de son client "se dégrade, principalement du fait de son hernie discale".

Pour expliquer l’impuissance de la défense, Maître Mecheri recours à une formule imagée. "Ce qui s’applique dans notre situation est conforme à l’adage populaire : "que peut faire un mort face à celui qui se charge du lavage de son corps".

Les avocats du général Benhadid réclament sa libération en arguant que son affaire ne justifie pas son placement en détention provisoire à la prison d’El Harrach. Tous les éléments sont réunis que la mise sous contrôle judiciaire du prévenu soit suffisante, ont-il estimé.
http://www.maghrebemergent.info/actuali ... ation.html


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Re: Déclarations de personnalités de l'ANP

Message par BRIKI » 25 mai 2016, 13:50

DES SPÉCIALISTES DÉCRYPTENT SON DISCOURS DE BÉCHAR
À qui s’adresse Gaïd Salah ?


L’allocution de Gaïd Salah à Béchar sonne comme une véritable mise en garde contre une menace qui se profile contre l’Algérie. Les termes utilisés sont pesés, l’intervention inédite, à son côté, du commandant de la 3e Région militaire, et le choix de la localité d’où ont été lancés les messages nullement fortuits, comme en déduisent les experts en matière militaire que nous avons interrogés sur le fait.
Abla Chérif - Alger (Le Soir) - Ce qu’il faut savoir d’abord : Gaïd Salah, vice-ministre de la Défense, a effectué un déplacement ce dimanche à Béchar, 3e Région militaire, où il a adressé un message pour le moins surprenant. Il a appelé «les ennemis de l’Algérie à ne pas franchir les lignes rouges aux couleurs du sang de nos chouhada». Le discours diffusé par le biais d’un communiqué du MDN poursuit : «La meilleure récolte pour l’ANP (…) est le fruit de sa capacité à accomplir pleinement et en tous moments son devoir national envers sa patrie et son peuple pour que l’Algérie puisse demeurer inaccessible aux conspirations de ses ennemis.» Le même communiqué indique, par ailleurs, que le vice-ministre de la Défense a tenu ces propos au siège de la 40e division d’infanterie «afin de s’enquérir de la disponibilité opérationnelle des unités de l’Armée nationale populaire». Fait inhabituel, le texte cite y compris une déclaration du général-major Saïd Chengriha, commandant de la 3e Région militaire lequel a affirmé que ses troupes «étaient prêtes à accomplir leurs missions dans toutes les situations et en toutes circonstances». Le contenu des deux interventions interpelle et pousse à l’interrogation. A qui s’adresse Gaïd Salah ? Pourquoi avoir choisi de s’exprimer de la sorte aux frontières ouest et pas ailleurs ? Quelles sont, enfin, ces lignes rouges et pourquoi Saïd Chengriha a-t-il jugé nécessaire de faire savoir publiquement que ses troupes sont prêtes à intervenir ? Pour tenter de décrypter le message, nous avons contacté trois experts des questions militaires. L’ancien responsable de la 1re Région militaire, le général Abderrezak Maïza, son collaborateur aguerri aux questions sécuritaires, le général Ouddaï et Mohamed Khalfaoui, un ancien officier de l’ANP, ont accepté de répondre à nos questions et se livrent ici dans des analyses qui se rejoignent souvent.
Le général Maïza établit immédiatement un lien entre la région à partir de laquelle a été prononcé ce discours et lancé le message. «Le fait que l’allocution ait été prononcée à Béchar veut dire qu’elle s’adresse à nos voisins de l’ouest. Au Maroc, à Mohammed VI qui s’agite et dit qu’il est prêt à se lancer dans une guerre. De tels propos ne pouvaient pas être tenus ailleurs, ils n’auraient pas eu le même impact, la même interprétation. Le fait qu’ils aient été prononcés dans la 3e Région veut dire qu’ils ne sont pas destinés à l’intérieur, mais à nos voisins. Le conflit autour du dossier du Sahara occidental prend de l’ampleur, on ne veut pas en parler ni s’en rendre compte simplement. Le Maroc est engagé dans une logique qui peut aller loin. L’issue politique est bouchée, le roi fait fi de l’injonction des Nations-Unies pour le retour de la Minurso (Mission des Nations-Unies pour le référendum au Sahara occidental).
Beaucoup d’informations circulent au sujet d’achat d’armes, financé par l’Arabie Saoudite, le roi a même commandé des navires, il y a un renforcement extraordinaire de la flotte marocaine, d’équipements militaires. Contre qui cela se fait-il ? En fait, les Marocains se disent prêts à en découdre. En 1984, son père, Hassan II, avait lancé toute son aviation à Béchar. Il réclamait le droit de poursuite et voulait bombarder les camps de réfugiés du Front Polisario. Les autorités algériennes avaient elles aussi décidé de réagir. Aujourd’hui, Mohammed VI reprend du poil de la bête.» Le général Maïza poursuit : «Les propos du vice-ministre de la Défense sont nets. Il indique que l’Algérie est prête à se défendre en cas de conflit ou d’agression externe. Toute cette histoire risque d’aller loin. La responsabilité de l’Espagne et de la France est totale. Elles sont impliquées de même que l’ONU qui n’a jamais pris ses responsabilités dans ce dossier.
A tel point que le Front Polisario indique aujourd’hui qu’il a beaucoup de mal à contenir la colère de ses jeunes dans les camps. Ce discours est très important et les propos du chef de la 3e Région militaire sont clairs là aussi : nos troupes sont prêtes à défendre le pays en cas d’agression».
L’analyse du général Ouddaï rejoint a priori celle du général Maïza sur le point relatif à la menace extérieure. Il estime cependant que les déclarations de Gaïd Salah concernent d’une certaine mesure l’aspect interne. «Le vice-ministre de la Défense est intervenu dans une conjoncture très particulière que traverse le pays, dit-il. D’abord, il y a une grande agitation politique liée à ce qui est appelé une guerre de succession. En fait, tout tourne autour de l’état de santé du président de la République. Il y a aussi les déclarations intempestives de certains chefs de partis politiques qui s’en prennent à tout le monde sous prétexte de défendre l’Algérie mais ce sont eux qui risquent de créer des dérapages et des troubles dont nous n’avons pas besoin. A mon avis, c’est à ces personnes que s’adresse le message en évoquant les lignes rouges à ne pas franchir». Il poursuit : «L’essentiel de ce même message reste cependant dirigé au Maroc, bien sûr. Les manœuvres du roi, ses différentes attaques à l’encontre de l’Algérie et tout ce qui soutient de près ou de loin l’indépendance du Sahara occidental ne peuvent pas passer inaperçues. Mohammed VI renforce son armement et n’hésite pas à le faire savoir publiquement. Gaïd Salah a répondu pour dire que nous sommes prêts à nous défendre».
Cette analyse est partagée en tout point par Mohamed Khelfaoui. Selon lui, le discours du vice-ministre de la Défense veut dire que «l’Algérie relève le défi qui lui a été lancé. Quel que soit l’espace, nos troupes sont prêtes. A qui s’adresse un discours prononcé à partir de Béchar, selon-vous ? Vous savez, pour le militaire, la ligne rouge veut dire qu’il ne faut pas toucher aux frontières et que nous sommes prêts à nous défendre quel que soit l’espace utilisé, c'est-à-dire terrestre, aérien ou autre. Le fait qu’il ait été prononcé à Béchar veut dire qu’il s’adresse au Maroc où règne une grande agitation en ce moment. Je pense que ce discours a également un lien avec la situation particulière que traverse le pays actuellement et marquée notamment par l’agitation politique qui règne dans certains cercles. L’opinion assiste à des déclarations incroyables de certains hommes politiques, Saâdani en l’occurrence, et il me semble que ce discours est aussi une manière de dire «arrêtez». C’est en quelque sorte le coup de sifflet final de l’arbitre».
A. C.
http://lesoirdalgerie.com/articles/2016 ... -cat-2.php


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Re: Déclarations de personnalités de l'ANP

Message par tayeb » 25 mai 2016, 15:36

Je ne pense absolument pas que ça vise le Maroc mais plutôt à jeter la diversion... Les ennemis de l'Algérie c'est ceux qui en ce moment nous prennent pour des cons entre les Panama pappers, le Khelil Zaouia Tour, la chasse au Redrab et aux ex DRS...
Le Maroc une menace militaire...Quelle grosse blague...Je la connais la menace qui vise l'Algérie, c'est la vente du pays et sa satellisation aux américains.
Entre parenthèse le Général Benhadid toujours pas de procès et quatrième refus de remise en liberté conditionnelle, le GM Hassen, Medjoub toujours en prison...d'autres marche dehors la tête haute et crache sur l'honneur de tout ceux qui ont combattu les sanguinaires...Algérie 2016. Tout ceux qui me lisent depuis le temps je leur pose la question, alors avais je tord?
Je poste beaucoup moins parce que franchement j'ai tellement la haine de voir ce qui se passe... :none:

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Re: Déclarations de personnalités de l'ANP

Message par sadral » 25 mai 2016, 16:45

tayeb a écrit :Je ne pense absolument pas que ça vise le Maroc mais plutôt à jeter la diversion... Les ennemis de l'Algérie c'est ceux qui en ce moment nous prennent pour des cons entre les Panama pappers, le Khelil Zaouia Tour, la chasse au Redrab et aux ex DRS...
Le Maroc une menace militaire...Quelle grosse blague...Je la connais la menace qui vise l'Algérie, c'est la vente du pays et sa satellisation aux américains.
Entre parenthèse le Général Benhadid toujours pas de procès et quatrième refus de remise en liberté conditionnelle, le GM Hassen, Medjoub toujours en prison...d'autres marche dehors la tête haute et crache sur l'honneur de tout ceux qui ont combattu les sanguinaires...Algérie 2016. Tout ceux qui me lisent depuis le temps je leur pose la question, alors avais je tord?
Je poste beaucoup moins parce que franchement j'ai tellement la haine de voir ce qui se passe... :none:
:+1:
« Une page est tournée ; l'Algérie est d'abord fille de son histoire, qu'elle ait surmonté l'épreuve coloniale et même défié l'éclipse, atteste, s'il en était besoin, de cette volonté inextinguible de vivre sans laquelle les peuples sont menacés parfois de disparition.
L'ornière qui nous a contraints à croupir dans l'existence végétative des asphyxies mortelles nous imposa de nous replier sur nous-mêmes dans l'attente et la préparation d'un réveil et d'un sursaut qui ne pouvaient se faire, hélas ! que dans la souffrance et dans le sang. La France, elle-même, a connu de ces disgrâces et de ces résurrections. » Le président Houari Boumediene.


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Re: Déclarations de personnalités de l'ANP

Message par saf » 25 mai 2016, 23:11

La 40 em DIMECA est loin d'atteidre le standard de la 8ème DB, pas au niveaux des hommes ou de l'encadrement, mais des moyens techniques, elle a l'air d'une unité qui a pour mission de faire face au premier choc, avant l'intervention des 8ème et 1er DB en mode replicateurs, ils allument tout ce qui bouge. La préparation du terrain en positions défensives démontre ce rôle, et le mode contre offensive de l'unité.


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Re: Déclarations de personnalités de l'ANP

Message par Elbaz » 28 mai 2016, 07:14

tahiadidou a écrit :Boucebci, allah yerrahmou meskine...
Je n'ai rien contre les personnes âgées (je ne suis pas loin d'eux ;) ) et après tout Mujica qui a 81 ans aujourd'hui avait dirigé son pays comme personne d'autre. Il y a de la hogra et cette 'légitimité révolutionnaire' dont ils se targuent oubliant qu'ils agissent aujourd'hui comme des zou3ama car d'autres se mettent a genoux.

Pourquoi continuer a parler des anciens moudjahidines de la révolution de Novembre (allah yerhamhoum) avec leurs 8 ans de lutte quand les références algériennes les plus proches, des algériens et algériennes, combattent et meurent depuis près de 25 ans pour défendre le pays? Leur sacrifice ne compte pas?? :boulet:

Au final, personnellement, je ne peux que constater et exprimer mon indignation ...sur ce forum. Meme si je conçois que je devrais me taire qqe fois car cela ne sert a rien, Il y a un dicton qui dit: "Don't waste energy on things you can't control."

Hier, en voyant Fidel faire son discours d'adieu, je regardais en direction d'Alger.
La "légitimité révolutionnaire" est une invention de M. Harbi.
Aucun membre de l'ALN ou de l'ANP (ou du système de gouvernement de l'Algérie en général) ne s'est jamais réclamé de son passé révolutionnaire pour revendiquer le droit de gouverner le pays. C'est même une interprétation vulgaire de la stratégie et du discours de Boumediene, par exemple : celui-ci a justifié sa "politique" au nom des idéaux révolutionnaires, mais n'a jamais voulu dire qu'il avait, par je ne sais quel titre de gloire, personnellement le "droit" d'être à la tête du pays . C'est même l'exact contraire de ce qu'il voulait signifier : les objectifs de la nation sont plus grands que tous les politiciens réunis. Voilà pourquoi, je garde un respect profond pour lui malgré ses erreurs et ses "imprécisions".
Si l'on commence à diffuser la propagande de l'oppositionnisme algérien au nom d'une critique qui ne va pas très profond, nous ne sommes pas sorti de l'auberge. Le vrai problème du "système de pouvoir" en Algérie n'est pas une question d'individus ou d'ambition personnelle : c'est le rapport du contexte, des objectifs et des moyens qui s'en dégagent, dans le sens où il n'ont jamais fait l'objet d'une réflexion ou d'un diagnostic de "qualité universelle", ni en son sein ni à l'extérieur.
Je le dis avec tout le respect nécessaire.


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Re: Déclarations de personnalités de l'ANP

Message par AAF 2020 » 07 septembre 2016, 20:11

Ramdhane Hamlet. Ancien colonel de l’ANP à El Watan : «L’Algérie est bien armée pour faire face au risque terroriste»

Le ministre français de la Défense, Jean-Yves Le Drian, a mis en garde lundi contre un risque d’«éparpillement» des djihadistes du groupe Etat islamique (EI) vers la Tunisie ou l’Egypte, une fois qu’ils seront chassés de leurs «places fortes» en Libye. Que pensez-vous de cette analyse ?

On n’est pas au stade de dire que Daech (Etat islamique) a été défait en Libye, même s’il a subi beaucoup de pertes depuis juin dernier. La bataille de Syrte a été menée par les troupes du gouvernement libyen, sans oublier que cela a été fait avec l’aide des Américains et des Anglais. Daech a également subi des échecs en Syrie et en Irak et cela n’a pas diminué pour autant ses capacités de nuisance. Depuis presqu’un an, on a vu comment il a changé sa stratégie pour échapper à la pression des attaques, des revers et des pertes qu’il a enregistrés dans les territoires qu’il a conquis en commettant plusieurs attentats en Europe.

La pression dont Daech fait l’objet peut conduire l’organisation terroriste à chercher d’autres territoires pour se mettre à l’abri et, il est donc possible, qu’à partir de la Libye, l’organisation terroriste soit tentée par des opérations à l’extérieur. Moi-même, je l’ai dit en Tunisie dans un séminaire tenu en juin 2015 : si Daech est attaqué en Libye, il est fort probable qu’il prenne la direction de l’Egypte et de la Tunisie. Une autre hypothèse : étant en difficulté, les groupes terroristes peuvent se diriger vers le Sud libyen, un vaste territoire pour trouver un endroit où ils peuvent être en paix et se réorganiser par la suite.

- Pourquoi plus précisément ces deux pays, à votre avis ?

Tout simplement parce que des groupes terroristes affiliés à l’EI existent déjà en Egypte. Ce qui facilite le contact et l’installation puis commettre des attentats. Pour ce qui est de la Tunisie, elle manque d’expérience et de moyens pour faire face à une grande menace terroriste.

- Quid de l’Algérie alors, qui partage de longues frontières avec la Tunisie et la Libye ?

L’Algérie, par contre, capitalise une très grande expérience et une maîtrise en matière de lutte antiterroriste. Et le dispositif militaire impressionnant déployé le long des frontières est capable de mettre en échec n’importe quel mouvement ou tentative d’infiltration de groupes terroristes appartenant à Daech. Par ailleurs, il faut dire que l’organisation terroriste n’existe pas en Algérie, elle n’a pas de contact ni de facilitateur.

Ceux qui ont tenté de s’organiser en lui prêtant allégeance ont été éliminés. Ceci dit, aucun pays ne peut se dire être à l’abri d’un attentat terroriste. L’Algérie aussi, mais ce sera extrêmement difficile pour les groupes terroristes de mettre en exécution leurs sombres desseins. Il y a un dispositif impressionnant de lutte contre le terrorisme. Il y a de la vigilance et il y a aussi le comportement du citoyen qui rejette la violence. Il y a peut-être de petits groupes terroristes en Algérie, mais je suis convaincu que Daech n’existe pas.

- Les anciens chefs terroristes en Algérie, qu’on dit aujourd’hui qu’ils opèrent au-delà des frontières, peuvent bien servir de relais…

On n’entend plus parler d’eux. Ils n’ont ni la force ni les appuis pour le faire. Ils se sont convertis au banditisme et au trafic de drogue au Sahel.

- Mais comment alors expliquer la découverte à plusieurs reprises d’importantes caches d’armes dans certaines régions du pays ?

Les caches qu’on découvre notamment dans le sud du pays sont récentes. Leur existence remonterait à la chute du régime d’El Gueddafi en Libye, qui est devenue un marché d’armes à ciel ouvert. Il y a des trafiquants d’armes de tout acabit. Les caches ont été construites pour constituer des magasins d’armes pour les groupes terroristes et éventuellement ceux affiliés à Daech. L’organisation terroriste préparait le terrain pour ses groupes qui pourraient s’approvisionner dans ses régions. Cela signifie qu’il y avait un plan. Heureusement que cela a échoué.
http://www.elwatan.com/actualite/l-alge ... 52_109.php


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Re: Déclarations de personnalités de l'ANP

Message par AAF 2020 » 23 janvier 2017, 12:30



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Re: Déclarations de personnalités de l'ANP

Message par saf » 17 mai 2017, 11:30

a écrit :Dans les coulisses d’un pouvoir aux mains des militaires


le 17.05.17 | 12h00 Réagissez


De la prise du pouvoir par l’armée des frontières au coup de force de 1999, M. Benyelles décrit avec force détails les mécanismes de prise de décisions politiques engageant l’avenir d’un pays souvent sur la mauvaise voie.

C’est une plongée dans les coulisses d’un système de pouvoir opaque rompu aux manœuvres, aux coups de force et qui a fini par prendre en otage l’Etat et la société que nous propose l’ancien marin Rachid Benyelles dans ses mémoires intitulés Dans les arcanes du pouvoir qui sortiront la semaine prochaine aux éditions Barzakh. Longtemps après avoir quitté ses fonctions de haut gradé de l’armée et un bref passage au ministère des Transports sous le gouvernement de Abdelhamid Brahimi, le général à la retraite prend sa plume pour témoigner d’une longue époque politique tumultueuse d’un pays conduit à la dérive.

Il dresse le portrait d’un pouvoir où l’armée tient lieu de colonne vertébrale et sur lequel ses chefs ont fait main basse. De la prise du pouvoir par l’armée des frontières au coup de force de 1999, M. Benyelles décrit avec force détails les mécanismes de prise de décisions politiques engageant l’avenir d’un pays souvent sur la mauvaise voie.

Dès le début de sa carrière à la Marine, le hasard et l’histoire ont amené l’enfant de Tlemcen à jouer un rôle dans le coup d’Etat déposant Ben Bella, le 19 juin 1965. «Les préparatifs du coup de force furent confiés au secrétaire général de la Défense, le commandant Abdelkader Chabou qui, dans l’après-midi du 18 juin 1965, nous reçut, Khaled Nezzar et moi en notre qualité de directeurs centraux par intérim du matériel et de la marine, pour nous informer de la décision de déposer Ahmed Ben Bella dans la nuit du 18 au 19 juin.

Dans ce but, il avait confié, à chacun de nous, un secteur de responsabilité dans la ville d’Alger ; celui de Khaled Nezzar comprenait les quartiers de Belcourt et de Hussein dey, proches du siège de la direction du matériel qu’il dirigeait en l’absence de Hamou Bouzada, alors en stage à Moscou. Mon secteur comprenait les quartiers de Bab El Oued et de la basse-Casbah, tous deux proches de l’Amirauté, siège de la marine nationale que je dirigeais en l’absence de Mohamed Benmoussa également en stage en URSS», raconte le général âgé de 25 ans à l’époque.

La prise de distance par rapport aux événements, Rachid Benyelles ne dissimule pas son admiration pour le Colonel. Dans le chapitre qu’il consacre à son régime, il prend la défense de Boumediène sur bien des plans, et surtout il récuse la thèse de son implication dans les assassinats des opposants comme Mohamed Khider et Krim Belkacem. «Aucune preuve n’a été apportée pour étayer les accusations», plaide-t-il.

Le général défend la thèse selon laquelle des services spéciaux étrangers seraient derrière ces assassinats pour salir le régime triomphant de Boumediène et l’affaiblir au plan international. A la mort du colonel Boumediène, Rachid Benyelles nous plonge aussi dans de nouvelles grandes tractations des militaires en œuvre pour désigner un successeur. «Kasdi Merbah, Mostefa Beloucif et moi-même étions les trois premiers officiers à l’approcher [Ndlr : Chadli], séparément et sans consultation préalable, pour le sonder sur ses intentions et lui suggérer de se porter candidat à la succession.

Nous étions persuadés qu’il était l’homme d’une législature unique et qu’une fois son mandat terminé, il s’empressera de céder sa place à une personnalité ayant la stature voulue pour diriger l’Algérie. Cette appréciation se révélera erronée (…)», témoigne le général. Le règne de Chadli fut chaotique, cela n’a pas empêché Benyelles de lui témoigner son «affection». Sous son règne, les guerres entre les militaires allaient redoubler de férocité pour le contrôle des centres névralgiques du pouvoir.

C’est sous Chadli que Larbi Belkheir allait devenir l’homme fort du système, prenant la place du puissant Beloucif «exécuté» par son ami Chadli parce que devenu encombrant pour «soupçon de corruption». Les rivalités entre les deux officiers étaient mortelles. Sous l’influence grandissante de Belkheir, Chadli se sépare de son protégé ami de longue date que fut Beloucif. Le hasard fait que le président propose à l’auteur de ces mémoires (Benyelles) de succéder à Beloucif au poste de secrétaire général du ministère de la Défense.

Un dilemme ! Après une longue hésitation, il accepte sa désignation. «‘‘C’est l’ami de longue date et non le Président qui te demande d’accepter ce poste afin de l’aider à mettre fin aux pratiques déplorables introduites au ministère de la Défense par Mostefa Beloucif, en matière de gestion financière’’, m’avoua-t-il avec tristesse avant d’ajouter que c’était pour son bien et celui de l’institution militaire qu’il voulait l’éloigner de tout ce qui touchait à l’argent…». Terrible aveu sur la corruption qui gangrène l’institution militaire.

Octobre, les ruptures

A la seconde moitié du règne de Chadli, le pays est frappé par une crise économique, mais surtout par l’exacerbation des luttes d’influence à la Présidence et la réorganisation des services de renseignement. Une phase de flou qui avait empêché de voir la montée de l’islamisme et la dislocation de la société parce que les décideurs étaient occupés à se partager les territoires de pouvoir. «La réorganisation de la Sécurité militaire, au printemps de l’année 1988, avait porté sur la séparation de la direction en deux entités distinctes, l’une chargée du renseignement militaire et de la protection dans l’armée, l’autre de la sécurité intérieure et extérieure du territoire.

Occupés par leurs problèmes internes, les deux nouveaux services de sécurité ne verront pas venir les périls qui allaient déboucher sur les émeutes du 5 octobre», estime Benyelles. Ce dernier, qui dit être opposé à l’analyse conspirationniste en vogue dans le sérail au sujet des événements d’Octobre, en fait une autre lecture. Celle de la fin d’une époque.

Une cassure entre un pouvoir autoritaire, gagné par la corruption, incapable d’ouvrir des perspectives sérieuses pour le pays et une société en rupture de ban. «Force était pour moi de constater que Chadli Bendjedid n’avait tiré aucun enseignement des tragiques événements qui avaient secoué le pays durant ces derniers jours.

J’étais à la croisée des chemins et je n’avais aucune envie de m’accrocher à mon poste. Sur ce, j’ai rédigé une brève lettre de démission que j’ai fait parvenir sur-le-champ à Larbi Belkheir en le chargeant de la remettre au chef de l’Etat.» Benyelles décide alors de mettre un terme à une longue «fréquentation des travées du pouvoir».

Et c’est en tant qu’observateur «extérieur» qu’il scrute la suite des événements, mais parfois il est mis dans la confidence des décisions qui allaient entraîner le pays vers l’abîme. Sans verser dans des règlements de comptes personnels, encore moins faire le procès de ses collègues militaires, Rachid Benyelles tire les conclusions d’un régime politique au parcours chaotique dans lequel les militaires ont pesé de tout leur poids.

«Dans toutes les interventions, la décision d’engager l’armée pour imposer un régime autoritaire fut prise non par un collège d’officiers supérieurs siégeant en conseil institutionnalisé, mais par le seul chef militaire du moment, à savoir le colonel Houari Boumediène - en 1962 et juin 1965 -, le colonel Chadli Bendjedid - en janvier 1979 et octobre 1988 -, le général Khaled Nezzar - en janvier 1992 et 1994 - et le général Mohamed Lamari, en avril 1999. Dans tous ces cas de figure, les militaires n’auront jamais été qu’une masse de manœuvre obéissant aux ordres de leurs supérieurs hiérarchiques», conclut-il.

S’il lève le voile sur des périodes décisives du pouvoir algérien au travers de ses mémoires Dans les arcanes du pouvoir..., il s’adresse également aux militaires en exercice pour les éclairer sur les fourvoiements de leurs aînés. «Plus d’un demi-siècle après l’indépendance, avec une population qui est passée de 12 à plus de 40 millions d’habitants, des besoins de plus en plus difficiles à satisfaire et un environnement international en pleine recomposition, il est à espérer que les nouvelles générations d’officiers sauront tirer les enseignements du passé», conseille enfin l’ennemi juré de Abdelaziz Bouteflika.
Hacen Ouali
source:http://www.elwatan.com/actualite/dans-l ... 51_109.php
a écrit :Rachid Benyelles. Auteur Dans les arcanes du pouvoir (1962-1999)
«L’armée n’a jamais été qu’une masse de manœuvre à la disposition du chef du moment»



le 17.05.17 | 12h00 Réagissez
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- Vos Mémoires s’arrêtent à la prise du pouvoir par Abdelaziz Bouteflika en assénant que «c’est le début d’un pouvoir archaïque et plus autocratique que jamais». Quel regard portez-vous aujourd’hui sur son règne ?


Celui d’un homme désabusé et impuissant devant l’énorme gâchis qui a caractérisé ce règne. Abdelaziz Bouteflika nous a fait manger notre blé en herbe.

- Vous assurez que le rôle de l’armée était décisif dans la vie politique nationale depuis l’indépendance. Comment cette institution s’est-elle trouvée au cœur du système politique algérien ?

Pour comprendre comment l’armée s’est retrouvée au cœur du système politique algérien, il faut remonter aux quelques mois ayant précédé l’indépendance du pays. C’est une période qui se distingue par une direction politique (le GPRA) confrontée à de graves dissensions internes, d’une part, et par l’émergence d’une personnalité charismatique en la personne du colonel Houari Boumediène, chef d’état-major général de l’ALN, d’autre part.

Le conflit qui avait alors opposé les deux pôles d’autorité et l’intervention de l’armée des frontières en faveur de son chef avaient projeté cette dernière sur le devant de la scène politique. Ceci étant, l’armée n’a jamais été qu’une masse de manœuvre à la disposition du chef du moment.

- Dans vos mémoires, vous appelez «les nouvelles générations d’officiers à tirer les enseignements du passé et que les interventions militaires dans la vie politique d’un pays ne sont plus tolérables...». Redoutez-vous un autre coup de force militaire ?

C’est en effet ce que je redoute car il s’agirait, en l’occurrence, du pire scénario pour notre pays. Ce que j’appelle de mes vœux, en revanche, c’est qu’à la disparition de Abdelaziz.

Bouteflika, l’armée prenne directement et ouvertement le pouvoir pour une période de transition de six mois afin que l’on puisse remettre de l’ordre dans les affaires du pays avant d’organiser la tenue d’une élection présidentielle véritablement démocratique, car, en dépit de tout ce qu’il a été dit et écrit quant au rôle qu’elle a joué jusqu’à présent, cette institution reste la seule en mesure de préserver le pays du chaos qui le menace.

- Vous réfutez la thèse selon laquelle le régime de Boumediène avait fomenté les assassinats politiques ciblant les opposants comme Khider et Krim. Qui, alors, aurait assassiné ces figures historiques ?

Ce que je réfute d’abord et avant tout, c’est que l’on attribue à Boumediène toute une série de morts sans que le moindre début de preuve ne soit apporté pour étayer les accusations, alors qu’il suffit de lire les Mémoires de certains anciens responsables des services spéciaux étrangers pour découvrir que des sections «homo» spécialisées dans les homicides de personnalités politiques et les coups tordus existent bel et bien dans nombre de pays avec pour objectif de diaboliser les dirigeants qui ont choisi de mener une politique indépendante allant à l’encontre de leurs intérêts stratégiques dans la région.

Hacen Ouali
source:http://www.elwatan.com/actualite/l-arme ... 50_109.php


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saf
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Re: Déclarations de personnalités de l'ANP

Message par saf » 18 mai 2017, 12:31

quelque remarques:
le general Benyelles n'exprime aucun remords sur le rôle qu'il joua dans le choix de l'option Chadli en 78 pour succéder à Boumedienne, en compagnie de Beloucif.
Une infos révélé dans les mémoires de Taleb Brahimi et Nezzar. Car même s' ils n'étaient pas décisionnaire par rapport au chefs de regions Belhouchet, Abdelghani, Benm3alem et Salim Saadi mais le lobbying des deux premiers a été décisif dans ce choix qui se révélera catastrophique pour le pays. Benyelles se justifiant par un choix de transition qui se révélera par la suite durable sans qu'il n'ai eu son mot à dire dans cette évolution . Beaucoup de responsables, il n'est pas le premier justifie leur position pour des raisons amicales ou ce qu'on peut appeler la hchouma mal placé, comme par exemple sa décision d'accepter sa nomination comme SG du mdn , puis celle de ministre des transports.
Enfin il se permet de témoigner sur des événements postérieur à 88 où il n'etait pas présent comme sur les événements de 92, et la réunion de Ain naadja, en totale contradiction avec se qui a été apporter par le general Benhadid alors que se dernier était présent


tayeb
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Re: Déclarations de personnalités de l'ANP

Message par tayeb » 18 mai 2017, 15:59

D'accord avec toi.

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