Organisation des Pays Exportateurs de Pétrole (OPEP)

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Organisation des Pays Exportateurs de Pétrole (OPEP)

Message par scorpion-rouge35 » 22 novembre 2012, 13:11

Production de pétrole dans les pays de l'OPEP en 2010 et 2011

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Evolution de la production journalière de pétrole en glissement annuel.
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Re: Organisation des Pays Exportateurs de Pétrole (OPEP)

Message par AAF 2020 » 12 septembre 2014, 20:38



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Re: Organisation des Pays Exportateurs de Pétrole (OPEP)

Message par AAF 2020 » 17 novembre 2014, 18:52

L’OPEP si loin d’Oran 2008, si proche de la guerre des parts de marché (opinion)

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La baisse actuelle des cours du brut, même si elle est importante, ne ressemble pas encore à leur effondrement en 2008.

Le retrait de 500.000 barils jours, répartis sur les membres de l’OPEP, ne suffira pas à redresser les cours en 2015. Il faudra plus, une rediscussion à la baisse des quotas. Scenario périlleux pour l’Algérie qui prendra part à la prochaine réunion du cartel, à Vienne le 27 novembre 2014, au pire moment de sa courbe de production.
A 10 jours de la réunion de l’OPEP de Vienne rien n’est acquis au sujet d’une intervention du cartel pour stopper la baisse des cours du pétrole. La dernière fois que l’OPEP s’est retrouvée devant une situation aussi difficile, c’était à la fin de l’année 2008 à Oran. Les cours du brut s’étaient littéralement écroulés en six mois (plus de 100 dollars de perdus) alors qu’il s’agit, cette fois, d’une baisse de 35 dollars sur quatre mois représentant environ un tiers des cours. Mais à la différence de la conférence historique d’Oran, l’orientation est, cette fois, plus confuse.
En 2008 tous les membres de l’OPEP étaient favorables à une coupe de la production ; l’enjeu de la réunion de l’hôtel Sheraton d’Oran était de savoir de combien il fallait couper. Cette fois, le principe de la réduction de la production n’est même pas acquis dans l’organisation. Principal motif, les projections de marché ne permettent pas de pronostiquer un redressement des cours si l’OPEP retire les 500.000 barils par jour qu’elle met en trop sur le marché. Un excédent rapporté aux 30 millions de barils jours prévus par les quotas de production en vigueur dans l’OPEP. L’arrivée le 17 décembre 2008 à la réunion de l’OPEP d’Oran du vice- Premier ministre russe avait ouvert la porte à un spectaculaire accord de baisse de production (4,2 millions de barils-jour), le plus important de l’histoire de l’organisation. Oran a permis de redresser les cours durant une année 2009 durant laquelle, pourtant, la crise financière mondiale ne faisait que poser ses premières empreintes sur l’activité économique réelle.
Rien donc n’augure d’un tel scenario dans les jours qui viennent. Les stratégies des pays membres sont dissemblables. Les concurrents non OPEP se sont diversifiés et n’ont plus pour seuls noms Russie, Norvège ou Mexique, mais aussi Etats-Unis, Brésil et Guinée Equatoriale. Et surtout, dix années de pétrole cher donnent le sentiment aux pays de l’OPEP de pouvoir faire encore le dos rond grâce à un bas de laine bien rempli. Et tout le piège est là, pour un pays comme l’Algérie.
L’Algérie ne fait pas partie des trois pays qui ont officiellement exprimé leur volonté de faire baisser la production de l’OPEP le 27 novembre prochain à Vienne. Alger ne peut pas, sur un marché débridé du pétrole, se rattraper sur les volumes. Elle ne remplit plus tout à fait son quota de production. L’Algérie a donc objectivement intérêt à une remontée des cours bien plus que la plupart des membres de l’OPEP. Ce sont pourtant le Vénézuela, l’Equateur et un représentant de la Libye qui vont pousser l’organisation à examiner un retour au plafond de 29,5 millions de barils/jour de production, aujourd’hui dépassé d’un demi million selon les experts.
Au fond, Alger fait bien de garder profil bas. Elle n’a pas la main sur ces enjeux. Pas la main, certes, mais non sans aucune influence. L’Arabie Saoudite ne s’est pas exprimée contre une baisse de la production OPEP, même si Riad estime qu’elle ne conduira à rien en ce moment. Il n’est donc pas tout à fait impossible de faire évoluer la position saoudienne vers un accord de baisse a minima. Pourquoi ? Parce que l’autre stratégie, celle qui consiste, pour les gros producteurs, à continuer à inonder un marché déjà excédentaire va déboucher tôt ou tard sur la faillite des gisements les plus couteux. En tête, la filière américaine du pétrole de schiste sans laquelle l’industrie du non-conventionnel serait « une vraie bulle financière » pour reprendre l’expression du professeur Omar Aktouf sur Radio M. Le lobby pétrolier américain, devenu celui du gaz de schiste, a objectivement intérêt à ce que l’Arabie Saoudite se remette à jouer son rôle de variable stratégique d’ajustement de la production mondiale de pétrole. Ce que Riad est tenté de retarder au maximum pour amener l’Iran à participer de manière conséquente à ce rôle d’ajusteur de marché. D’où les incertitudes qui entourent la réunion du 27 novembre 2014. Le fait est donc que le retrait de 500.000 barils jours, répartis sur les membres de l’OPEP, ne suffira sans doute pas à stabiliser puis redresser les cours en 2015 lorsque l’hiver de l’hémisphère nord sera de la partie. Il faudra plus. Et donc une rediscussion à la baisse des quotas de l’organisation. Scenario périlleux pour la délégation algérienne qui arrive au pire moment de la courbe de production de l’Algérie pour parler d’avenir.
Si l’Algérie ne milite pas ouvertement pour une baisse de la production de l’OPEP comme elle l’a fait en 2008, avant la réunion d’Oran, ce n’est pas parce qu’elle dispose de près de 200 milliards de dollars de réserves de change et qu’elle peut voir venir. Mais parce qu’elle aura du mal à défendre son quota actuel de production si l’organisation venait à renégocier les quotas à la baisse pour chaque pays. Et pourtant plus que jamais, Alger, pas en lice pour une guerre des parts de marché, ne peut compter que sur la reprise des cours.
Mohamed Laksaci, le gouverneur de la Banque d’Algérie, a mis dix ans pour se rendre compte que les entreprises algériennes peuvent faire des acquisitions à l’étranger. C’est en soi la preuve qu’il ne faut désespérer de rien. Mais voila que son règlement sur les modalités de financement des opérations de capitaux à l’étranger soulève le mécontentement de ceux qu’ils devaient aider. Le président de CARE, le think tank de l’entreprise, Slim Othmani, déclare que la banque centrale a rendu plus dures les conditions de transfert de capitaux à l’étranger pour investir, tandis que l’expert financier Farid Bourenani, sherpa de Issad Rebarb dans la plupart de ses opérations d’acquisition à l’international, estime que le texte de la Banque d’Algérie va ôter « les effets d’aubaine » devant les entreprises algériennes en lice pour faire une bonne affaire à l’étranger.
Qui revendique la libéralisation des transferts de capitaux pour l’acquisition d’actifs par les entreprises algériennes ? Les chefs d’entreprises algériens. Qui est frustré par le texte qui est censé autoriser et réguler cette possibilité d’investir à l’étranger ? Les chefs d’entreprise algériens. Le board de la Banque d’Algérie aurait peut-être gagné à consulter les premiers concernés avant de pondre son texte. Mais est-il sérieux de demander deux « ijtihad » par décennie au gouverneur de la Banque d’Algérie ?
http://www.maghrebemergent.info/contrib ... inion.html


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Re: Organisation des Pays Exportateurs de Pétrole (OPEP)

Message par AAF 2020 » 19 novembre 2014, 05:22

Tractations difficiles avant la réunion du 27 novembre prochain ! L’OPEP peut-elle sauver les prix ?

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Piégé entre un dollar en hausse, une surabondance de l’offre et une mollesse de la demande, le baril semble otage d’une chute irréversible des cours.
Il a déjà perdu plus du tiers de sa valeur en moins de 5 mois. Hier encore, le baril de brent de la mer du Nord lâchait 92 cents par rapport à sa clôture de vendredi. Sur le marché américain, le WTI perdait 55 cents. Rien ne prédit pour autant une réaction de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP). Plus préoccupée par le maintien de ses parts de marché que par la courbe des prix, l’Arabie Saoudite adopte depuis quelques semaines une attitude équivoque. Si le premier producteur de l’OPEP ne se prononce pas pour l’heure sur une éventuelle réduction de la production, la déclaration du ministre koweïtien du Pétrole, le 10 novembre, écartant la possibilité d’une réduction du plafond de production, n’était pas pour rassurer.
Depuis, le décrochage du baril s’est accentué, atteignant des plus bas de 4 ans. Le brent de la mer du Nord a même flirté, à la fin de la semaine dernière, avec les 77 dollars. Le cartel se prépare à une réunion cruciale le 27 novembre à Vienne dans une indivision inédite. L’Arabie Saoudite ne semble pas encline à serrer les vannes, malgré le retour de certains producteurs, tels que la Libye, sur le marché, par contre l’Iran n’hésite plus à crier au complot, taxant de mauvaise foi son rival dans la région et grand producteur du Golfe, qui «multiplie les excuses» afin de ne point baisser la production et de précipiter la chute des cours en baissant les prix du pétrole vendu aux Etats-Unis. Depuis, les grandes manœuvres diplomatiques ont été lancées sous le couvert de la défense d’un prix du pétrole pouvant convenir aux membres de l’OPEP. En fait, le cartel cherche le consensus.
Au banc des accusés, Ryiad n’est pas en reste. Une tournée de Ali Al Naïmi en Amérique latine et les visites, dans la capitale du royaume, des ministres du Pétrole libyen et irakien sont, pour l’Arabie Saoudite, le moyen d’amener certains membres récalcitrants à partager le fardeau de la réduction entre l’ensemble des membres de l’OPEP. Pour le Venezuela, l’Iran et plus récemment le Koweït, c’est l’objectif des prix qui prime sur toute autre considération.
L’enjeu pour ces pays et plus particulièrement l’Iran et le Venezuela, est de taille. Avec des prix d’équilibre budgétaire de 140 dollars pour l’Iran et de 121 dollars pour le Venezuela, et un baril loin du compte sur les marchés, c’est toute la structure des budgets de ces pays qui est menacée. En ligne de mire, les dépenses à caractère social risquent d’en prendre un coup et c’est la menace d’implosion sociale qui pointe à l’horizon. Il n’est donc pas étonnant de voir Téhéran monter au créneau et développer un discours empreint d’agressivité et Caracas envoyer son ministre du Pétrole en mission et multiplier les déplacements à Alger, Téhéran, Doha et Moscou.
Aussi et bien que l’issue de la réunion de Vienne soit très incertaine quant à la conclusion d’un accord sur une réduction du plafond de production, un tout autre enjeu semble motiver les membres de l’OPEP. Est-ce qu’un accord minimum satisfera tout le monde et permettra de redresser les cours du brut sur le marché ?
http://www.elwatan.com/une/l-opep-peut- ... 62_108.php


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Re: Organisation des Pays Exportateurs de Pétrole (OPEP)

Message par AAF 2020 » 19 novembre 2014, 05:24

Noureddine Aït Laoussine. Ancien ministre de l’Energie : «Le plafond OPEP devra baisser de 2 millions de barils pour un relèvement des prix»

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Les prix du baril chutent et à l’approche de la réunion de l’OPEP à Vienne, les ministres de cette organisation multiplient les initiatives diplomatiques à l’effet de trouver un accord en faveur d’une réduction de la production. Croyez-vous que cela permettra d’arriver à un consensus sur la question ?

Il faut d’abord savoir qu’il ne peut y avoir d’accord sur la réduction de la production sans la participation de l’Arabie Saoudite. Celle-ci ne s’est pas prononcée contre une baisse comme on voudrait le faire croire, mais son message est flou. L’Arabie Saoudite a eu une attitude surprenante par son silence, alors qu’elle a toujours l’habitude de se prononcer sur l’état du marché. Ce silence a été interprété par les spéculateurs comme un changement radical de position. Ce qui, à mon avis, n’est pas le cas. L’Arabie Saoudite ne s’est pas officiellement prononcée contre une réduction. Elle estime, par contre, qu’il faut laisser les forces du marché fixer le prix.
Ce qui est une contradiction, car les forces du marché sont l’offre et la demande. Et s’il n’y pas de réduction de la production, les prix continueront de chuter.

-Comment peut-on expliquer l’attitude de l’Arabie Saoudite ?

L’Arabie Saoudite ne veut pas engager une guerre des prix, comme veulent le faire croire les spéculateurs et les médias occidentaux. Elle veut envoyer un message aux autres membres de l’OPEP. On a pris l’habitude de voir l’Arabie Saoudite jouer le rôle de swing producer qui ne lui convient pas.Elle veut également faire comprendre aux pays de l’OPEP que la réduction de la production doit être le fruit de la répartition des sacrifices.L’Arabie Saoudite est prête à réduire sa production, si les autres acceptent de le faire.
Il est clair qu’il y a trois pays qui s’y opposeront. Il s’agit en premier lieu de la Libye qui ne réduira pas sa production pour les raisons que nous connaissons.
L’Iran demandera aussi à être excusé tant que les sanctions qui pèsent sur lui ne seront pas levées. Il y a aussi l’Irak qui n’a pas de quota de production. Il est cependant probable que ce pays évite de bloquer l’accord et pourrait éventuellement s’engager à geler l’augmentation de sa production. Il y a aussi le fait que le surplus actuel de l’offre sur le marché est surtout constitué de pétrole léger. L’Arabie Saoudite insistera probablement sur une réduction de la production de pétrole léger. Ce qui vise, hormis notre pays, le Nigeria et l’Angola.

-Est-ce que cela peut expliquer l’attitude actuelle des autorités algériennes, lesquelles ne se sont pas exprimées sur la question ?

Tout les pays de l’OPEP sont touchés par la chute des prix du pétrole, y compris l’Algérie. Je serai étonné de voir les Algériens ne pas réagir et ne pas militer pour une réduction des quotas de production à Vienne.
Je n’exclus donc pas une baisse des quotas, car sans une réduction de la production, les prix continueront à chuter. Je ne crois pas qu’une baisse limitée à 500 000 barils/jour, comme le suggère le secrétaire général de l’OPEP, sera suffisante.
Si l’on veut stopper la chute des prix, il faudra une réduction minimum d’un million de barils/jour du plafond actuel. L’idéal serait de s’entendre sur une réduction de 2 millions de barils/jour, si l’on vise un relèvement des prix.
http://www.elwatan.com/actualite/le-pla ... 64_109.php


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Re: Organisation des Pays Exportateurs de Pétrole (OPEP)

Message par AAF 2020 » 27 novembre 2014, 18:08

Pétrole. L’Opep maintient sa production, les prix chutent

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L’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) a décidé, ce jeudi 27 novembre à Vienne, de maintenir son plafond de production à 30 millions de barils par jour, suivant ainsi la ligne tracée par l’Arabie saoudite. « Pas de changement », a déclaré le ministre koweitien du Pétrole, Ali Al-Omair, à l’issue de la réunion du cartel, rapporte Le Figaro sur son site Internet.
De son côté, le ministre saoudien du Pétrole, Al-Nouaïmi s’est réjoui de la « bonne décision » de l’Opep. Les Saoudiens étaient opposés à une baisse de la production.
L’annonce, par l’Opep, du maintien de son plafond de production a été mal accueillie par les marchés. Vers 14h50 GMT, le Brent et le WTI ont tous deux chuté à respectivement 74,36 et 70,87 dollars le baril. Des niveaux jamais atteints depuis août 2010.
http://www.tsa-algerie.com/2014/11/27/p ... x-chutent/


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Re: Organisation des Pays Exportateurs de Pétrole (OPEP)

Message par numidia » 27 novembre 2014, 18:24

les Saoudiens tiennent bon il semblerait :mouai:

le conflit autour des hydrocarbures ne s'arrêtera pas de sitôt les enjeux sont énormes, ça ne fait que commençait, depuis des mois l'affaire du gaz russe et de l'Ukraine via ingérence Europe et USA n'est qu'un élément de l'ensemble. la force que représentait la fermeture des vannes dans les années 70' afin de peser sur les politiques atlantistes, aujourd'hui elle a été remplacée par l'ouverture des vannes afin de peser sur les politiques anti-atlantistes. la guerre économique bat son plein, nous allons être touchés de plein fouet, même si je ne pense pas que nous soyons les principaux objectifs sur ce coup là, mais il font d'une pierre plusieurs coups ! c'est juste un avis.

les Saoudiens ont un seul camp leur compromission et leur actes criminels le prouvent (soutien en tout genre au terrorisme, apologie et fatwas takfiristes, déstabilisation, subversion, ...) et les autres pays sont impuissants, comme ces singes de la sagesse
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Re: Organisation des Pays Exportateurs de Pétrole (OPEP)

Message par AAF 2020 » 27 novembre 2014, 19:00

Pétrole : "C’est l’Arabie Saoudite qui impose la tendance au sein de l’Opep" (experts)

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Une réunion des pays membres de l’OPEP se tient aujourd’hui à Vienne dans l’objectif de juguler la baisse des cours du pétrole. Les experts Amor Khelif, Tewfik Hasni et Francis Perrin, interrogés par Maghreb Emergent ne se font pas d’illusions. La réunion de l’OPEP ne va pas déboucher sur une décision concrète à même de remonter les prix du pétrole.

Dans la réunion des pays de l’Opep qui se tiendra à huis clos aujourd’hui à Vienne, les efforts diplomatiques des pays les plus touchés par la chute des prix du pétrole, pourraient-ils influencer d’une quelconque manière les décisions que prendrait l’Organisation aujourd’hui ?

Amor Kehlif : La diplomatie ne pourrait malheureusement pas avoir son mot à dire dans la réunion d’aujourd’hui, car ce sont les logiques du marché qui décident du prix, et cela dépasse le pouvoir de la diplomatie. Outre la traditionnelle règle de l’offre et de la demande qui détermine les prix, c’est l’Arabie Saoudite qui impose la tendance au sein de l’Opep. Nous connaissons la position de l’Arabie Saoudite qui appelle depuis longtemps à un prix plancher entre 70 et 80 dollars le baril. Cette position n’est pas prête de s’assouplir, à entendre les différentes déclarations faites par le Ministre saoudien de l’énergie Ali Al Naimi les semaines dernières.

Tewfik Hasni: La diplomatie ne pourrait avoir d’impact sur les décisions de l’Opep, sauf celle des grands pays producteurs comme l’Arabie Saoudite. Or, la volonté de la réduction du prix du pétrole semble être une tendance chez les puissants du secteur, à leur tête l’Arabie Saoudite poussée par les Etats Unis. Mais c'est une tendance à court terme, je le précise. Il serait, de ce fait, difficile pour les autres pays d’influencer les décisions de l’Opep, vu leur poids au sein de cette organisation. Cependant, il serait possible qu’on parvienne à décider d’une réduction des quotas des productions, mais là encore, toute la problématique sera autour de l’applicabilité de cette décision.

Cette semaine, le Venezuela et la Russie ont appelé à la révision du caractère « spéculatif » des prix du pétrole. Comment pourraient-ils éviter la spéculation dans la détermination du prix du pétrole ? Et cette question sera-t-elle abordée aujourd’hui à Vienne ?

Francis Perrin : Le prix du baril du pétrole est fixé selon les marchés et les bourses. Il n’existe pas de marché sans spéculation, sauf quand il y a des logiques de marché particulières. La spéculation est un élément important, mais pas le moteur déterminant du prix. Dans ce cas précis, il existe d’autres paramètres qui décident de la tendance du prix du pétrole : des réalités politico-stratégiques, la hausse du dollar, la récession chez beaucoup de pays importateurs qui réduiraient la demande et non la spéculation dans ce cas précis. Il est très fréquent que des pays de l’Opep « impuissants » évoquent la question de la spéculation. Mais à mon avis, il est facile de dire que c’est un problème de spéculation que de nous confronter aux véritables questions internes notamment. J’estime que c’est une manière de rejeter la responsabilité sur les autres facteurs que d’assumer la sienne.

Les Etats-Unis sont montrés du doigt comme l’une des principales causes de la chute du prix du pétrole, à cause du pétrole de schiste. Mais un baril pas cher n'est-il pas une menace pour le maintien de la production d'hydrocarbures schisteux aux USA étant donné les coûts d'extraction très élevé ?

Amor Khelif : Effectivement. Le financement de l’industrie du schiste est fait par l’argent des hydrocarbures conventionnels. En réalité, ce sont les grandes compagnies pétrolières qui déterminent en grande partie le prix du pétrole. Ces compagnies continuent à explorer et à investir avec des coûts faramineux. Avec un prix de pétrole inférieur à 70 dollars, leurs activités seront déficitaires. Ces compagnies exercent une grande influence sur le gouvernement américain. Donc, arriver à un certain stade, ces compagnies vont intervenir rapidement sur le marché pour réguler le prix du pétrole. Je souhaiterais par là, rajouter un argument supplémentaire : cette situation est conjoncturelle, car il s’agit pour eux de maintenir le prix à ce stade pour les 3 mois à venir, juste pour des considérations géostratégiques visant la Russie et l’Iran.

Avant l'ouverture de cette réunion de l'OPEP, les ministres du Venezuela, de l’Arabie Saoudite, du Mexique et de la Russie se sont donné rendez-vous pour le mois de février prochain. Peut-on interpréter cela comme une absence d’accord pour la réunion d’aujourd’hui ?

Amor Khelif : Manifestement, ils ne sont pas arrivés à un accord. L’Arabie Saoudite maintient sa position traditionnelle, qui est celle de maintenir les prix entre 70 et 80 dollars le baril, pour modérer leur marché. Ce pays dispose d’un excédent de production de 3 millions de b/j, et il a des réserves excédentaires pour les prochains mois. Les Saoudiens ne vont pas plier devant les requêtes de réduction de la production à 20 millions de b/j formulées par les autres pays de l’Opep. Et la tendance baissière se poursuivra pour les 3 prochains mois, pour des raisons politiques et stratégiques notamment celles visant à affaiblir la Russie.

Tewfik Hasni : Ces quatre pays sont réalistes. Le fait d’avoir planifié un rendez-vous avant même la tenue de la réunion est à mon avis, une manière de sauver la face, pour ne pas dire que cette réunion est un échec : Ils disent en substance : "on reporte les discussions au mois de février".

Qu’est ce qui ressortira de la réunion d’aujourd’hui, selon vous ?

Francis Perrin : Pas de décision concrète, sachant que chaque décision doit être prise à l’unanimité et qu’on n’assistera pas l’unanimité lors cette réunion entre le groupe du Venezuela-Iran d’un coté et l’Arabie saoudite, qui bénéficiera sans doute de l’appui de ses voisins du golf : le Qatar, le Koweit et les Emirats Arabes Unis. Donc, pas de décision, faute d’unanimité.

Amor Khelif : Comme je l’ai dit précédemment, les USA sont derrière les grandes compagnies qui ont de grands projets d’investissements. Ces dernières ne sont pas dans une situation confortable avec un prix bas du pétrole. Je pense qu’il y’aura un arrangement entre les USA et l’Arabie Saoudite pour le maintien du prix à ce stade. Je crois même que c’est parti pour le maintien de la fourchette des prix entre 70 et 80 dollars le baril. Et pour cela, je suis persuadé que l’Arabie Saoudite pèsera de tout son poids. Ceci dit, je n’attends rien du tout de cette réunion, je sais que tout dépendra de ce que les Etats-Unis ont négocié avec l’Arabie Saoudite.

Tewfik Hasni : Je ne pense pas qu’on puisse s’attendre à quelque chose de cette réunion. L’Opep pourrait décider d’une réduction de la production, mais après ? Dans le cas échéant, je doute du respect de cette décision par les membres. A mon avis, la rencontre d’aujourd’hui sera un échec.
http://www.maghrebemergent.info/energie ... perts.html


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Message par AAF 2020 » 29 novembre 2014, 16:37

Poutine juge inévitable la chute des prix du pétrole après la décision de l'OPEP de maintenir le niveau de production

La chute des cours du pétrole brut est une réponse inévitable du marché suite à la récente décision de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) de maintenir la production à son niveau actuel, a estimé le président russe Vladimir Poutine vendredi. "Nous avons participé à la réunion de l'OPEP. Il était très clair pour nous que le marché réagirait à l'annonce de l'OPEP sur le maintien de sa production", a déclaré M. Poutine.
La Russie n'a pas été surprise par la récente décision de l'OPEP de ne pas réduire ses quotas de production de pétrole, a fait remarquer le président au cours d'un entretien avec les responsables du géant pétrolier français Total, actuellement en visite en Russie.
Lors de leur réunion le 27 novembre, les ministres des pays membres de l'OPEP ont décidé de maintenir le niveau de production de l'organisation à 30 millions de barils par jour, ce malgré la plongée des cours du brut, qui sont à leur plus bas niveau depuis quatre ans.
"Aucun grand producteur de ressources énergétiques, Russie compris, n'a insisté [au cours de la réunion de l'OPEP] sur des mesures particulières pour ajuster les prix , pour l'essentiel, nous sommes satisfaits, et nous ne voyons rien d'exceptionnel en cela", a indiqué M. Poutine, cité par l'agence de presse Interfax.
Selon le président russe, le marché pétrolier mondial devrait se stabiliser en 2015, dès le premier trimestre ou d'ici le milieu d'année.
Malgré le contexte difficile actuellement au niveau mondial pour le secteur de l'énergie, la Russie ne prévoit pas de changements inattendus dans la coopération avec Total, a assuré M. Poutine.
Il a ajouté que Moscou avait de grands projets avec Total, tels que l'exploration des réserves de gaz dans le district autonome de Iamalo-Nénétsie, qui "peuvent sans aucun doute avoir une influence sur l'énergie en Europe et dans le monde".


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Re: Organisation des Pays Exportateurs de Pétrole (OPEP)

Message par AAF 2020 » 29 novembre 2014, 16:38

Venezuela : Maduro ordonne des coupes budgétaires suite à la réunion de l'Opep

Le président vénézuélien Nicolas Maduro a ordonné vendredi des coupes budgétaires après la décision de l'Opep de maintenir ses quotas de production, provoquant un effondrement des prix du pétrole au niveau mondial.
"J'ai ordonné un certain nombre de coupes dans le budget de la nation", a déclaré le président durant une réunion avec des salariés.
Nicola Maduro a également demandé de "procéder à un examen des traitements et salaires de tous les employés des ministères, des entreprises publiques, à commencer par le président" et a ajouté qu'il en attendait "une proposition de réduction substantielle des salaires et traitements de la haute direction, des ministres et ministres délégués, des présidents et vice-présidents des entreprises d'Etat".
Le Venezuela abrite les plus importantes réserves de brut au monde et est fortement dépendant de ses revenus pétroliers qui représentent 96% de ses rentrées en devises.
La chute du prix du pétrole vénézuélien, qui a perdu un tiers de sa valeur au cours du deuxième trimestre 2014, affecte les rentrées fiscales du pays alors que le poids de sa dette extérieure ne cesse de s'alourdir.
Le président a annoncé par ailleurs que son ministre de l'Economie Rodolfo Marco Torre, allait effectuer une visite d'une semaine en Chine pour "approfondir les accords économiques et financiers" existants dans le but de compenser "le manque à gagner des recettes pétrolières en baisse."
M. Maduro a répété vendredi que le Venezuela considérait de manière "ferme" qu'un prix juste du pétrole sur le marché mondial ne devait "pas passer en dessous de la barre des 100 USD" le baril.
Cette semaine, le prix moyen des dérivés de pétrole brut vénézuélien s'est établi à 68,08 USD le baril.
Pour l'année, le prix moyen a été de 92,76 USD, soit 5,42% de moins qu'en 2013, quand il s'échangeait à 98,08 USD.
http://www.letempsdz.com//content/view/137214/1/


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Message par AAF 2020 » 03 décembre 2014, 19:32

"La tendance baissière des cours pétrolier va durer au minimum 6 mois"- A.Attar sur RadioM (audio)

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L’hypothèse que les saoudiens aient conclu une « alliance » avec les USA dans le but de pénaliser des grands producteurs de pétrole comme la Russie et l’Iran est la plus plausible aux yeux de l’ancien PDG de Sonatrach, Abdelmadjid Attar.

La réunion des pays membres de l’OPEP de jeudi 27 novembre s’est terminée sur un maintien de la production suivant la ligne de conduite tracée par l’Arabie Saoudite pour maintenir le plafond de production à 30 millions de barils/jours. Les Saoudiens qui sont les plus gros producteurs de pétrole au sein de l’organisation poursuivent en réalité des objectifs diamétralement opposés aux intérêts des pays membres de l’OPEP. Et si la stratégie de l’Arabie saoudite a « fonctionné » en 1985 en mettant « à genou » des producteurs « non OPEP »- mais avec des effets dévastateurs sur l’Algérie-, en réussissant à geler les cours et à faire fermer des gisements en mer du Nord et d’autres contrées, en devenant le producteur de référence, la conjoncture actuelle est différentes. Et les objectifs aussi. Pour Abdelmadjid Attar, ancien PDG de Sonatrach et consultant international en énergie, qui a été l’ « Invité du Direct » de Radio M, la webradio de Maghreb Emergent, les Saoudiens ont certes réussi dans les années 1980 à contraindre les pays non OPEP à l’image de la Russie et le Canada, notant que cette fois ci, la conjoncture est quelque peu différente. Les Saoudiens disent s’attaquer aux gaz et pétrole non conventionnels qui ne sont produits qu’aux Etats Unis et à une bien moindre proportion au Canada. Cette hypothèse ne tient pas la route, selon M. Attar.
La production du gaz et du pétrole de schiste aux USA va se poursuivre au-delà de 2015
Pour lui, l’hypothèse que les Saoudiens aient conclu une « alliance » avec les USA dans le but de pénaliser des grands producteurs comme la Russie et l’Iran se pose véritablement. « Si les Saoudiens pensent combattre les gaz de schiste aux USA, ils sont en train de se tirer une balle dans le pied, car la production du gaz et du pétrole de schiste aux USA va se poursuivre en 2015. Et même au-delà », a soutenu l’ancien PDG de Sonatrach. De plus, il y a plus de 200 000 puits qui produisent des gaz et pétrole non conventionnels aux USA et ont les quantités d’après les données de M. Attar s’élèvent à 2,6 millions barils par jour. Selon lui, les petits producteurs américains ont déjà investi et ont des obligations à respecter. En termes plus clairs, un baril à 70 dollars ne va pas faire renoncer les Américains à exploiter leurs gisements. Ils continueront à produire. Abdelmadjid Attar pense que les prix seront toujours aussi bas jusqu’à la prochaine réunion de l’OPEP. « La tendance baissière des cours pétrolier va durer au minimum 6 mois », a-t-il précisé. D’après lui, la production de gaz et pétrole non conventionnels continuera encore au minimum pendant une année. Ce qui soutient davantage, d’après lui, l’hypothèse d’une alliance Arabie Saoudite-Etats Unis. Et les effets commencent à se faire ressentir : la Russie vient d’annoncer qu’elle sera en récession en 2015. « Personnellement, je soupçonne quelque part, au-delà de la bataille contre les gaz de schiste aux USA, une alliance entre les pays du Golfe et pas seulement l’Arabie saoudite et les Etats unis et peut-être même les européens. Car un pétrole moins cher va permettre, d’une part, à l’Europe de souffler et même renouer avec la croissance », a estimé l’invité de la webradio de Maghreb Emergent. Et d’autre part, il y a une énorme bataille entre l’Europe et les Etats Unis d’un côté, et la Russie de l’autre qu’on veut absolument « mettre à genou ». Et la seule façon d’y parvenir n’est pas en évitant de leur livrer les fameux bateaux de guerre Mistral (que la France refuse toujours de livrer aux Russes à cause du conflit en Ukraine, Ndlr), mais d’user de l’arme du pétrole. D’autant que l’industrie pétrolière russe dépend de la technologie américaine. Les répercussions se font aussi ressentir sur le plan financier, le rouble s’étant substantiellement décoté.
L’Algérie aurait du se prononcer franchement pour une baisse de la production
Pour M. Attar, la question russe est venue s’ajouter au problème iranien. L’Iran première réserve de gaz au monde se trouve être le concurrent de l’Arabie saoudite, des Emirats arabes unis et du Qatar. Au-delà de la Russie et de l’Iran, l’ancien PDG de Sonatarch estime qu’il est aussi question pour l’alliance pays du Golfe-USA-Europe d’affaiblir le Venezuela qui a fait l’objet de tentatives de déstabilisation depuis l’accession au pouvoir de feu Hugo Chavez. Face à la stratégie de l’Arabie saoudite et quelle que soit sa motivation, que pouvaient faire des pays comme l’Algérie ? A ce propos, Abdelmadjid Attar estime que l’Algérie aurait dû se prononcer franchement pour une baisse de la production, d’autant que le Venezuela et l’Iran l’ont exprimé publiquement. « L’Algérie aurait dû afficher carrément une position très claire et en demandant notamment à l’Arabie Saoudite de réduire sa production et de dire c’est à vous de supporter une bonne partie de la baisse », souligne-t-il. Pour lui, l’Algérie a tout simplement manqué de solidarité envers le Venezuela et l’Iran.
http://maghrebemergent.info/energie/hyd ... audio.html


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Re: Organisation des Pays Exportateurs de Pétrole (OPEP)

Message par AAF 2020 » 04 décembre 2014, 19:06



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Re: Organisation des Pays Exportateurs de Pétrole (OPEP)

Message par AAF 2020 » 14 décembre 2014, 18:47

Pétrole: l’Opep évoque « la spéculation » pour expliquer la chute des prix

Les fondamentaux du marché pétrolier, notamment l’offre et la demande, ne justifient pas l’effondrement actuel des cours, a déclaré dimanche le secrétaire général de l’Opep, évoquant un rôle probable de « la spéculation ». « Nous voulons connaître les raisons réelles qui ont conduit à un telle chute des cours du brut », a déclaré Abdallah al-Badri à des journalistes à Dubaï.

« L’offre et la demande ont connu une hausse — légère– qui n’explique pas cet effondrement de 50% » des prix depuis la mi-juin, a-t-il ajouté. Si cette chute se poursuit, cela signifiera que « la spéculation contribue fortement à pousser les prix à la baisse », a-t-il dit, en rappelant que le plafond de « production de l’Opep (Organisation des pays exportateurs de pétrole) n’a pas changé depuis 10 ans, (resté) à quelque 30 millions de barils (mbj) ».

En revanche, a souligné le responsable, les pays producteurs non membres de l’Opep ont augmenté de quelque six mbj supplémentaires leur offre sur le marché, contribuant ainsi à la chute des cours. M. Badri s’exprimait en marge d’une conférence intitulée « Arab Strategy Forum ».

Assommés par une surabondance de l’offre mondiale en or noir face à des perspectives de demande peu vigoureuses, les prix du brut coté à New York, le WTI, ont encore baissé vendredi à des niveaux plus vus depuis cinq ans et demi, sous les 58 dollars. Le baril a perdu près de la moitié (46%) de sa valeur depuis son dernier pic de la mi-juin, selon les experts. En conséquence, les Bourses des monarchies pétrolières du Golfe poursuivaient dimanche leur plongeon, fortement plombées par l’effondrement des cours du brut, dont les pouvoirs publics tirent jusqu’à 90% de leurs revenus. (Agences)
http://www.algerie1.com/affaires/petrol ... -des-prix/


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Re: Organisation des Pays Exportateurs de Pétrole (OPEP)

Message par AAF 2020 » 16 décembre 2014, 17:55

La réunion extraordinaire de l’Opep n’aura pas lieu

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Youcef Yousfi, ministre de l'Energie et des mines.

Le souhait du ministre de l’Energie de voir l’Opep convoquer une réunion extraordinaire pour tenter d’endiguer la baisse des prix du pétrole ne semble pas près de se réaliser. Alors que Youcef Yousfi avait révélé que l’Algérie militait pour une baisse des quotas de production de l’Opep d’au moins 5% pour retirer 1,5 million de barils par jour et négociait avec ses partenaires pour obtenir un consensus en vue de réduire l’offre abondante sur le marché, le ministres koweïtien et le secrétaire général de l’Opep affirment qu’il n’y a aucune possibilité pour le moment d’aller vers une réunion extraordinaire de l’organisation. Ainsi, le ministre koweïtien du Pétrole a estimé aujourd’hui que l'Opep n'avait pas besoin de changer sa décision sur la production pour contenir l'effondrement des cours du brut, tombés à un plus bas en cinq ans et demi. Ali Al-Omair, cité par l’AFP, a souligné que «le Koweït estime que la décision était correcte et nous devrions la maintenir», a-t-il ajouté, rejetant ainsi des appels à une action de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole pour infléchir la tendance baissière des cours. Le ministre koweïtien a apporté ainsi son soutien au secrétaire général de l'Opep, Abdallah Al-Badri, qui a déclaré qu'il n'était pas nécessaire de convoquer une réunion extraordinaire du cartel pour étudier le déclin des cours et l'état des marchés. «Aucun pays n'a, jusqu'à présent, demandé une réunion extraordinaire», a dit M. Omair. Il a laissé entendre que les prix du brut pourraient poursuivre leur chute jusqu'à ce que les producteurs de pétrole non conventionnel s'arrêtent. Les cours du pétrole continuaient de chuter aujourd’hui et le baril de Brent a plongé sous les 60 dollars pour la première fois depuis cinq ans et demi. Le prix du panier Opep, qui comprend le Sahara Blend algérien, s’est établi lundi à 57,92 dollars le baril contre 63,78 dollars une semaine auparavant, soit un recul de 5,86 dollars, a indiqué, mardi, l’Opep sur son site web. Les cours de l'or noir ont plongé de près de moitié depuis le début de l'année.
http://algeriepatriotique.com/article/l ... a-pas-lieu


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Re: Organisation des Pays Exportateurs de Pétrole (OPEP)

Message par Meko2000 » 17 décembre 2014, 18:31

Salam

Il faut que L'OPEP baisse Exportation du Pétrole pour le Prix du baril Monte si ça continue de baisse comme ça c'est mouvait pour notre Économique :avo: :algerie01:

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