L'Economie Algérienne

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tahiadidou
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Re: L'Economie Algérienne

Message par tahiadidou » 04 septembre 2017, 11:04

Tout compte fait, en visionnant le clip, il a du donne des chiffres en closed session, cad en l'absence des journalistes.


reinardt
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Re: L'Economie Algérienne

Message par reinardt » 04 septembre 2017, 18:03

Ça m'exaspère tous ces économistes, c'est facile de parler mais quand il faut appuyer sur le bouton c'est une autre affaire je ne suis pas partisans de ouyahia loin de la on le connais tous avec le temp c'est un pragmatique et très malin et surtout ce qu'on oublie c'est un libéral convaincu il sait ce qu'il dit, la il parle de risque maîtriser à moyen terme hein (déficit intérieur) et de risque non maîtriser (déficit extérieur) y'a rien à cacher on était tous au courant vu la balance commerciale , il a toujours fonctionné ainsi le ouyahia mais de la a nous faire croire qu'il y'a que des débiles dans le gouvernement faut pas abuser, entre etre à la manoeuvre et signé des décrets qui vont faire mal et parler à la presse en disant faut faire si et ça ou plutôt on aurait dû l'Algérie ce n'est pas la Corée du Nord ou ce qu'on décrète ça s'applique à la lettre ou en ce fait fusillés et déportés, y'a des divergences, des idées opposés et des incompétents faut composé avec sans parler des petites manigances politicienne.


guidher
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Re: L'Economie Algérienne

Message par guidher » 05 septembre 2017, 13:04

Algérie : La Chine a investi 3,3 milliards de dollars en 2016
Durant l'année 2016, la Chine a investi 3,3 milliards de dollars en Algérie, oeuvre essentiellement de la Société nationale chinoise des travaux et construction, selon la dernière édition du rapport du quotidien économique britannique Financial Times, portant sur les investissements directs étrangers (IDE) en Afrique, publiée en août 2017.

La chine reste le premier pays investisseur en Algérie, qui a comptabilisé durant la même période de référence 7,4 milliards de dollars.

Néanmoins, l'Egypte, avec 20 milliards de dollars, a été en 2016 le pays africain qui a reçu le plus de capitaux chinois.
Toujours selon le même rapport, pour la première fois depuis 2003, la Chine a dépassé les Etats-Unis en termes de capitaux investis en Afrique avec 36,1 milliards de dollars investis dans différents créneaux.

Pour rappel, la Chine n'occupait que la neuvième place de ce classement un an plus tôt. Alors que l'Italie, les Etats-Unis et la France occupaient le haut du tableau avec respectivement 7,4, 6,8 et 5,7 milliards de dollars investis sur le continent
https://www.algerie1.com/economie/alger ... rs-en-2016


samir_reghaia
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Re: L'Economie Algérienne

Message par samir_reghaia » 19 septembre 2017, 12:01

Des années de mauvaise gestion qui finissent par donner ce qu'elles devaient donner.
L'Al'gerie recours à la planche à billet, cad imprimer de l'argent sans en avoir...
Je ne suis pas économiste, mais je crois comprendre que la situation est extrêment grave pour en arriver là.
Voilà ce qui se passe lorsque (depuis 2014) on n'arrive pas a mettre sur le tapis une seule mesure de réforme structurelle, à part les replatrages du type: "licences d'importation"... :x :x :x

Allah Yester Edzayer... :prie: :prie: :prie:
Crise financière et recours à la planche à billets
Les assurances d’Ouyahia



Le Premier ministre a tenté hier de tempérer les lourdes appréhensions que nourrit l’opinion publique concernant les effets des solutions que son gouvernement préconise pour faire face à la crise financière.

Etalant chiffres et arguments, Ahmed Ouyahia a consacré l’essentiel de son intervention à l’explication des objectifs visés à travers le mise en branle de la planche à billets. Il faut qu’on regarde notre vérité en face.» C’est par cette phrase qu’a commencé le Premier ministre, Ahmed Ouyahia, sa plaidoirie en faveur du recours au «financement non conventionnel» devant les membres de l’Assemblée populaire nationale (APN), où il a présenté, hier, les grands axes de son plan d’action.

Dans un discours-fleuve qui a duré plus d’une heure et quart, le premier responsable du gouvernement tente de défendre «les bienfaits» de cette démarche, décriée par l’ensemble des économistes. Etalant chiffres et arguments, Ahmed Ouyahia a consacré, en effet, l’essentiel de son intervention à l’explication des objectifs visés à travers le mise en branle de la planche à billets.

Ayant géré, dans les années 1990, les conséquences de l’ajustement structurel imposé par le Fonds monétaire international (FMI), il défend la décision d’écarter «tout retour à l’endettement extérieur» pour faire face à la crise actuelle. «Ce n’est pas dogmatique. Si on choisit d’aller à l’endettement extérieur, on aura besoin de 20 milliards de dollars annuellement pour couvrir un déficit équivalant à 2000 milliards de dinars», explique-t-il, en rappelant les retombées d’une telle éventualité sur le pays et sa politique économique et sociale.

Selon lui, l’expérience du passé a fait que le gouvernement a opté pour le financement non conventionnel. «Ce dernier n’est pas une invention algérienne. Les grandes puissances mondiales le font toujours, à l’image des Etats-Unis, qui empruntent auprès de la Réserve fédérale, du Japon et de la Banque centrale européenne qui a injecté 2000 milliards d’euros dans les banques des pays de l’Union», argumente-t-il.

«Nous ne sommes pas des indigènes»

Rappelant les recommandations du FMI et les avis des économistes qui invitent les autorités à recourir à l’endettement extérieur, Ahmed Ouyahia récuse les critiques selon lesquelles «le pays a opté pour la création monétaire». «Quand il s’agit d’eux, ils trouvent toujours des mots souples pour qualifier des démarches. Et quand c’est nous, les Occidentaux nous sortent des qualificatifs très durs. Je leur dirais donc que nous ne sommes pas des indigènes», lance-t-il.

Ce faisant, le Premier ministre répond aux économistes et aux partis politiques qui dénoncent la démarche. «Je dirais aux frères qui ne partagent pas nos positions, notamment les experts, que le rôle du gouvernement et de l’Etat est d’assurer le versement des salaires des fonctionnaires et les pensions des retraités. Quand il y a une solution disponible, nous sommes en droit de l’utiliser», ajoute-t-il.

Dans ce sens, il tente de démentir, en sept points, les critiques des spécialistes qui ont, rappelons-le, alerté sur les dangers d’une telle démarche. Pour lui, les fonds qui seront empruntés par le Trésor auprès de la Banque d’Algérie «ne seraient pas source d’inflation, puisqu’ils seront destinés à financer exclusivement l’investissement public».

«Certaines voix ont accueilli l’annonce du recours au financement non conventionnel interne en prédisant au pays une explosion de l’inflation. Le gouvernement tient donc à rassurer la population avec deux arguments», dit-il, avant de détailler : «En premier lieu, les fonds qui seront empruntés par le Trésor auprès de la Banque d’Algérie ne sont pas destinés à alimenter la consommation, mais bien à financer l’investissement public. Ce qui ne sera donc pas source d’inflation.

En second lieu, le Trésor fait face actuellement à une dette publique qui ne dépasse pas les 20% du Produit intérieur brut (PIB). Il dispose ainsi d’une marge raisonnable d’endettement», déclare-t-il, en faisant une comparaison avec «un pays européen qui, disposant des finances publiques les plus solides, a aussi une dette publique proche de 70% du PIB». «Il y a même un pays qui a une dette publique dépassant les 100% de son PIB», enchaîne-t-il.

«Nous ne financerons pas la consommation»

Abordant la critique concernant l’effondrement du dinar, l’orateur précise que «ce dernier baisse en valeur avec la baisse des réserves de change». «Et la valeur du dinar a reculé de 25 à 30% ces dernières années», soutient-il. Ahmed Ouyahia affirme également que la démarche «ne servira pas au financement de la consommation», puisqu’elle vise seulement deux objectifs : «Faire face au déficit du Trésor et au paiement de la dette interne.»

Dans ce sens, il cite l’exemple de Sonelgaz qui fonctionne avec un découvert de plusieurs centaines de milliards. «Il a fallu l’intervention de l’Etat qui a émis des bons du Trésor pour permettre à l’entreprise d’avoir des ressources auprès des banques», souligne-t-il. Ahmed Ouyahia rappelle aussi le cas de Sonatrach qui importe du carburant pour le revendre à Naftal au prix fixé par l’Etat.

Ainsi, dit-il, le recours au financement non conventionnel sur une période de 5 ans «permettra à l’Algérie de s’assurer la sauvegarde de son indépendance financière et la poursuite des réformes à une cadence qui ne lui engendrera pas des problèmes importants».

La mise en œuvre de cette démarche, souligne-t-il, permettra aussi d’éviter «une importante augmentation des taxes dans le cadre du projet de loi de finances 2018, devant être présenté dans les prochains jours». Le suivi de l’application de cette démarche, annonce-t-il, sera confié à «une instance indépendante qui se chargera du contrôle de l’action du gouvernement». «Et si Dieu le veut, nous sortirons de cette crise dans les trois ou cinq prochaines années», déclare-t-il.
http://elwatan.com/actualite/les-assura ... 94_109.php
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Re: L'Economie Algérienne

Message par samir_reghaia » 19 septembre 2017, 12:02

:none: :none: :none:
Alexandre Kateb déplore le flou de Ahmed Ouyahia au sujet de sa "trajectoire budgétaire"


Le plan d’action présenté par le gouvernement Ouyahia ne précise pas la nouvelle trajectoire budgétaire retenue « en vue de la restauration de l’équilibre budgétaire dans un délai de cinq années », déplore l’économiste Alexandre Kateb, membre de la task-force constituée auprès de l’ex-Premier ministre Abdelmalek Sellal.



Dans une analyse du plan d’actions du Gouvernement et l’introduction des financements alternatifs proposés par Ahmed Ouyahia , l’économiste Alexandre Kateb estime que « la crédibilité d’une trajectoire de redressement budgétaire, surtout lorsque le déficit est financé par de la création monétaire, repose en premier lieu sur la transparence et la communication tant auprès de la population et des opérateurs économiques et financiers domestiques, qu’auprès des partenaires étrangers ».

Selon lui, il est « impératif d’expliciter cette nouvelle feuille de route budgétaire », à l’occasion du projet de loi de finances 2018 « et d’annoncer le volume total de la dette publique supplémentaire qui sera acquis par la Banque d’Algérie ». Aussi, ajoute-t-il, « il faudra également expliciter le mécanisme de suivi et de pilotage de cette trajectoire de redressement budgétaire, qui ne pourra pas être réalisé en circuit fermé au sein de l’administration, et qui devra rendre compte devant le Parlement et devant les citoyens dans leur ensemble, à travers une communication semestrielle, voire trimestrielle, des progrès réalisés, ainsi que des risques de déviation par rapport au cap fixé, à travers l’élaboration et la présentation de scénarios alternatifs et de mesures de prévention des risques identifiés.

Pour l’économiste, un problème d’incohérence temporelle se pose dès lors que le cycle politique actuel s’achève en 2019. Le gouvernement actuel va, en pratique, transmettre la « patate chaude » à son successeur qui sera désigné par le Président élu en 2019. Qu’est ce qui va obliger le Gouvernement actuel à faire preuve de discipline budgétaire, sachant qu’il n’aura pas à rendre de comptes dans cinq ans de son action et de sa gestion de ces « financements non conventionnels » ? s’interroge-t-il.

Quelles capacités pour les banques publiques ?

Analysant, le recours durant cette « période transitoire » de cinq ans aux « financements non conventionnels », Alexandre Kateb s’interroge également sur la capacité des banques publiques à absorber la nouvelle dette publique qui sera engendrée, « sans que cela ne crée un effet d’éviction significatif, en obérant leur capacité, déjà contrainte, à prêter aux entreprises, et notamment aux entreprises privées ».

« Le pari du gouvernement est que le ballon d’oxygène dont il bénéficiera auprès de la Banque d’Algérie permettra de soutenir la croissance économique et, in fine, de desserrer la contrainte de liquidité qui pèse sur les banques. Le gouvernement compte aussi sur le maintien par la Banque centrale de son taux de réescompte à son niveau actuel de 3,5%. En effet, la Banque d’Algérie étant captive dans ce scénario de « fiscal dominance » exacerbée, comme on dit en jargon d’économiste, ne pourra augmenter ses taux d’intérêt sans contrevenir à son objectif assigné de soutien au Trésor, ni sans compromettre ses propres équilibres financiers. Si elle augmentait ses taux d’intérêt, cela se traduirait en effet immédiatement par des pertes en valeur sur le portefeuille de titres du Trésor qu’elle détient, des pertes qui se matérialiseront lorsqu’elle voudra céder ces titres sur le marché secondaire », a-t-il analysé. Et de préciser que la Banque d’Algérie conserve pour mission centrale le maintien de la stabilité des prix. « Cette mission, explique-t-il, exigerait une hausse graduelle des taux d’intérêt, pour contrer l’accumulation des pressions inflationnistes issues du financement monétaire du Trésor, et pour éviter que ces pressions ne dégénèrent en hyperinflation ».

Le risque inflationniste

Pour lui, le financement du déficit budgétaire nécessitera, en outre, la reprise de la politique de dépréciation graduelle du dinar vis-à-vis des devises étrangères qui avait été engagée en 2015, avant d’être stoppée en 2016. « La dépréciation du change est une des solutions les plus efficaces, à la fois pour réduire la facture des importations, en renchérissant leur coût en dinars, et pour réduire le déficit budgétaire en gonflant la contrepartie en dinars des recettes pétrolières libellées en dollars. Or, cette dépréciation, en réalité une dévaluation à feu lent qui ne dit pas son nom (« stealth devaluation »), aura un effet inflationniste inévitable qui s’ajoutera à celui généré par la monétisation du déficit public », analyse-t-il.

Alexandre Kateb estime ainsi que le risque inflationniste généré par le recours à ce financement monétaire du déficit public, et par le recyclage des liquidités ainsi créées, y compris dans la sphère informelle sous forme de monnaie fiduciaire, est bien réel. Et l’impasse financière et budgétaire dans laquelle « se trouve aujourd’hui l’Algérie n’est donc pas liée uniquement aux conséquences directes de la crise pétrolière ». « L’absence de programmation budgétaire pluriannuelle – jusqu’à l’adoption tardive de la feuille de route budgétaire 2016-2019 en juillet 2016 -, et l’absence d’évaluation périodique de l’efficacité et de l’efficience des dépenses d’équipement engagées, ainsi que le creusement imprudent d’un déficit structurel conséquent – hors recettes des hydrocarbures-, atteignant jusqu’à -38% du PIB hors hydrocarbures en 2014 (cet indicateur technique est très souvent utilisé dans les pays exportateurs de pétrole), sont autant de facteurs qui ont précipité la crise des finances publiques », soutient-il.
http://maghrebemergent.com/finances/788 ... yahia.html
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Message par kamel67 » 19 septembre 2017, 15:17

Tout le monde le fait, c'est juste que quand c'est l'Algérie ca devient une mauvaise chose.....


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Re: L'Economie Algérienne

Message par sukhoi33 » 19 septembre 2017, 19:15

normalement quand on sort des billets le resultat est une inflation qui va se faire ressentir, ainsi qu 'une baisse du dinar, déjà qu 'il est faible, moi j'ai un peu peur, apres on verra,


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Re: L'Economie Algérienne

Message par samir_reghaia » 20 septembre 2017, 08:14

Effectivement, d'après mes connaissances (rudimentaires) en économie, le fait d'imprimer de l'argent qui ne correspond à aucune richesse réelle (production, reserves de change...), cela produit de l'inflation. Cela affaiblit probablement aussi la monaie locale, d'où un double effet. Peut être les forumistes plus au fait des questions économiques peuvent nous aider à comprendre l'impact ?
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sadral
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Re: L'Economie Algérienne

Message par sadral » 09 octobre 2017, 09:08

http://bfmbusiness.bfmtv.com/monde/le-p ... 70468.html

:super:
Sauveur de Brandt

Après avoir mis la main sur la société française Oxxo, qui fabrique des fenêtres en PVC, le groupe Cevital décide de racheter en 2014 le fabricant d'électroménager Brandt, alors en grande difficulté financière. En l'espace de seulement deux ans, le magnat algérien va redresser l'entreprise, qui va voir son chiffre d'affaires passer de 170 millions d'euros à 500 millions d'euros en 2016. Comment? "Nous avons décidé de garder l’activité rentable [de Brandt] en France, mais toutes les activités que l’ancien groupe Brandt avait délocalisées en Chine et en Pologne, nous avons décidé de les relocaliser en Algérie avec à la clé 7500 emplois dans le nouveau complexe de Sétif", explique l'homme d'affaires.

"Ce sont des produits que les usines françaises ne produisaient pas et qui permettent de compléter la gamme Brandt France afin de créer un groupe compétitif au niveau mondial. (...) Quand nous avons repris Brandt, le groupe était en grande difficulté, on peut même dire dans le coma. Si on n’avait pas fait un investissement important en Algérie pour compléter la gamme de production de Brandt afin d’être compétitif au niveau mondial, on n’aurait pas pu sauver le groupe Brandt" et ses 1200 salariés français, poursuit-il.

Après avoir remis la marque sur les bons rails, le PDG de Cevital se veut rassurant avec des salariés qu'on dit inquiets après le rachat. "Les salariés de Brandt sont rassurés puisque aujourd’hui on fait tourner nos usines à pleine capacité en France. Nous avons gardé le centre de R&D à Orléans avec lequel nous développons toujours de nouveaux produits pour la France dans le domaine de la cuisson. Nous avons également un centre de R&D à Lyon et en Algérie dans l’électronique, ce que le groupe Brandt n’avait pas. Car Brandt importait avant ses cartes électroniques de Taïwan alors qu’aujourd’hui nous les fabriquons en Algérie pour les produits électroménagers algériens et français". Et l'homme d'affaires explique d'ailleurs que s'il avait fermé ses centres de R&D, il n'aurait pas pu redresser le groupe.

"Qu’est ce qui manquait à Brandt réellement pour réussir? Ils n’avaient pas renouvelé leurs produits, ils n’ont pas investi dans la recherche et développement. C’est pourquoi nous avons développé de nouveaux produits en Algérie. Si vous souhaitez vous attaquer à ce marché [de l'électroménager], vous devez y aller avec une gamme complète. Désormais, en France, nous produisons les fours encastrables et non encastrables, les tables de cuisson en vitrocéramique et dans les cuisinières. En Algérie, nous produisons des machines à laver, des sèche-linge, des réfrigérateurs, des téléviseurs et des climatiseurs. Avec toute cette panoplie de produits, nous amortissons mieux nos charges fixes et de distribution", assure-t-il.
Image ImageImage

''C’est en pratiquant les actions justes que nous devenons justes, en pratiquant les actions modérées que nous devenons modérés, et en pratiquant les actions courageuses que nous devenons courageux.'' Aristote


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Re: L'Economie Algérienne

Message par samir_reghaia » 11 octobre 2017, 14:00

Alexandre Kateb. Economiste et conseiller en stratégie
«Aucun pays n’a réussi à régler ses problèmes financiers en monétisant ses déficits et sa dette publique»



- Le premier budget du gouvernement Ouyahia semble reprendre à son compte la folie dépensière des précédents Exécutifs, faisant fi de la hausse des déficits et de la dette interne. Le projet de loi de finances 2018 prévoit une dépense globale de 8628 milliards de dinars ; le budget d’équipement se chiffre à 4043,31 milliards de dinars, tandis que le budget de fonctionnement s’élève à 4584 milliards de dinars. Quelle lecture pouvez-vous en faire ?

Ce budget 2018, dont le montant total s’élève à 8628 mrds DA, signale clairement l’abandon de la logique de consolidation budgétaire initiée il y a deux ans par le gouvernement de Abdelmalek Sellal, et matérialisée par le plafonnement des dépenses budgétaires en deçà de 7000 mrds DA sur la période 2017-2019. La hausse spectaculaire du budget d’équipement 2018 à 4043,31 mrds DA contre 2300 mrds DA initialement prévu dans le cadrage 2017-2019 est l’élément le plus frappant de ce budget.

Cela se traduit par un déficit prévisionnel pour 2018 passant à près de 2000 mrds DA, soit un doublement par rapport aux 1000 mrds DA initialement prévus dans le cadrage 2017-2019. Le gouvernement justifie cette hausse, qualifiée d’exceptionnelle, par l’apurement des dettes accumulées par l’Etat auprès des entreprises de réalisation publiques et privées et par la relance de projets gelés.


Dans les faits, la machine de la dépense publique s’emballe de manière complètement déconnectée par rapport aux ressources réelles dont dispose le pays, et en contradiction totale avec la volonté affichée de rééquilibrage des comptes publics. La situation économique est radicalement différente de celle d’avant le contre-choc pétrolier de 2014. Or l’Exécutif fait comme si toute contrainte financière avait subitement disparu !

- Peu avant la présentation en Conseil des ministres du projet de loi de finances 2018, le gouvernement a plaidé en faveur de la planche à billets pour le financement des déficits, de la dette interne et le renflouement des caisses du Fonds national d’investissement. Serait-ce le bon choix, ou bien l’Exécutif y va le couteau à la gorge ?

Le recours à la planche à billets est présenté comme la solution magique à tous les problèmes financiers de l’Etat. Or, il n’en est rien ; mais quand cette illusion se dissipera, le mal sera fait et la facture risque de se révéler très salée pour les Algériens. Aucun pays dans l’histoire contemporaine n’a réussi à régler ses problèmes financiers en monétisant ses déficits et sa dette publique.

C’est pour cela que dans les pays occidentaux, après l’épisode de stagflation des années 1970, les Banques centrales sont devenues indépendantes et interdiction leur a été faite d’acheter directement, sur le marché primaire, de la dette publique émise par leurs gouvernements respectifs. Le «quantitative easing» mis en œuvre par le Japon dans les années 2000, puis par les autres grandes puissances économiques après la crise financière de 2007, n’a rien à voir dans sa finalité et ses instruments avec la monétisation du déficit public.

Donc, cela ne peut pas être considéré comme un bon choix. D’autant que cela remet en cause un acquis fondamental — et peut-être l’un des seuls acquis à ce jour — de la transition vers l’économie de marché amorcée en Algérie en 1989, à savoir l’autonomie de la Banque d’Algérie. Est-ce que le gouvernement avait le couteau sous la gorge ? On parle d’un déficit de 570 mrds DA à couvrir en 2017.

Cela aurait très bien pu être géré par une émission obligataire exceptionnelle souscrite par les banques, quitte à abaisser leurs réserves obligatoires de 4% à 0% et à élargir les effets qu’il leur est possible de réescompter auprès de la Banque d’Algérie. Non, de toute évidence, le recours massif à la planche à billets est utilisé pour relancer une politique dispendieuse de dépenses publiques qui avait pourtant montré toutes ses limites.

L’apurement de la dette de l’Etat vis-à-vis des entreprises de réalisation est une bonne chose, mais il aurait fallu en profiter pour restructurer l’ensemble du secteur du BTPH, en l’adaptant à la nouvelle donne de rareté des ressources publiques. C’est le choix inverse qui a été fait, essentiellement pour des raisons électoralistes. Plus on approche de 2019 et plus l’agenda politique dominera les considérations purement économiques, au détriment de la stabilité macroéconomique.

- Le gouvernement a indiqué que la mise en marche de la planche à billets sera accompagnée par des réformes financières et économiques. Or, le premier budget du gouvernement Ouyahia maintient le même niveau de dépenses et ne fait référence à aucune réforme majeure. Y aurait-il une incompatibilité du discours avec les faits ?

Comme je l’ai dit plus haut, nous entrons dans une période préélectorale. Aucun gouvernement au monde ne prendrait le risque d’engager des réformes structurelles dans une telle période, encore moins si ces réformes structurelles, comme celles des subventions et des transferts sociaux, risquent à court terme de déstabiliser un système clientéliste de redistribution de la rente, aussi inefficient ce système soit-il. C’est pourquoi le discours sur les réformes manque de crédibilité, et on le voit avec le projet de loi de finances 2018.

C’est un retour à l’ancien modèle économique fondé sur la dépense publique et, inévitablement, sur les importations. Or, dans le contexte actuel, ce modèle ne produira qu’un surplus d’inflation et une accélération de la baisse des réserves de change. On ne peut pas «raser gratis» en économie. Tôt ou tard, les problèmes et les risques qu’on cherchait à masquer finissent par se manifester.

L’illusion ne fonctionne qu’un temps. En l’occurrence, il s’agit ici d’un bien public qui s’appelle la stabilité macroéconomique et que les précédents gouvernements avaient peu ou prou réussi à préserver tout au long des années 2000. Quand certains évoquent des pays comme le Venezuela ou le Zimbabwe, c’est pour mieux attirer l’attention sur ce risque de dérèglement macroéconomique qui est bien réel. On ne peut pas jouer aux apprentis sorciers avec une population de 40 millions d’habitants.

A quoi peut-on s’attendre, si l’Exécutif venait à traîner encore la patte face à l’impératif des réformes, alors qu’il semblait s’impatienter à faire tourner la planche à billets, tant les besoins sont d’ores et déjà pressants ? L’Exécutif a besoin de 570 milliards de dinars pour boucler le budget. D’où l’appel du Premier ministre à conclure les débats avant le mois de novembre.

- Le gouvernement se donne un délai de cinq ans pour rétablir la viabilité des finances publiques par le moyen, entre autres, de la planche à billets. N’est-ce pas un exercice complexe compte tenu de l’extrême fragilité des comptes publics et de la détérioration des indicateurs macroéconomiques ?

Il y a une contradiction dans les termes mêmes de cette proposition. Lorsqu’on s’habitue à une drogue, on en devient vite dépendant, et bientôt on ne peut plus s’en passer... jusqu’à l’overdose. Et c’est le cas avec la monétisation du déficit public. En effet, si la loi autorise un financement illimité du Trésor par la Banque d’Algérie, les défaillances et carences constatées dans la gouvernance publique, l’absence d’une réelle culture d’évaluation et de contrôle des comptes publics, et l’absence d’un système de «checks and balances» ou contre-pouvoirs institutionnels — tout le pouvoir étant en Algérie concentré entre les mains de l’Exécutif — pourraient transformer ce qui était conçu comme un dispositif exceptionnel, limité dans le temps, en une sorte de blanc-seing aux conséquences potentiellement dévastatrices.

- Pour le gouvernement qui voulait éviter à tout prix l’endettement extérieur, celui-ci ne serait-il pas inévitable à moyen terme ?

Le risque le plus important à court terme c’est celui d’un dérèglement de la machine macroéconomique. Dans ce cas de figure, par exemple, avec une inflation qui augmente beaucoup plus rapidement que prévu et échappe à tout contrôle, et/ou avec une érosion rapide des réserves de change liées à la relance des projets d’équipement sans contrepartie productive, l’endettement extérieur serait la conséquence ultime de ce dérèglement.

Car il faudra alors à un moment donné changer radicalement de politique économique, en finir avec la planche à billets, dévaluer la monnaie et mettre en place un système de type «ancrage nominal» de la devise nationale. Mais on parle alors d’un recours au FMI qui imposera des conditionnalités très dures ! Paradoxalement, le maintien d’une position dogmatique sur l’endettement extérieur, l’ajournement des réformes structurelles et surtout la non-maîtrise des comptes publics pourraient hâter la mise sous tutelle de l’économie nationale, lorsque l’illusion se sera dissipée.

Ali Titouche
http://www.elwatan.com/economie/aucun-p ... 34_111.php
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Re: L'Economie Algérienne

Message par tahiadidou » 11 octobre 2017, 19:28

Je crois que ce qui est le plus important dans les réponses de cet économiste est cette partie
les défaillances et carences constatées dans la gouvernance publique, l’absence d’une réelle culture d’évaluation et de contrôle des comptes publics, et l’absence d’un système de «checks and balances» ou contre-pouvoirs institutionnels — tout le pouvoir étant en Algérie concentré entre les mains de l’Exécutif
Le reste représente des généralités, car il ne peut y avoir d'objectivité dans ses opinions tant qu'il n'a pas connaissance des détails.

C'est pourquoi j'ajouterais que le manque de débat publique, mettant face a face représentants du gouvernement et autres experts, nuit énormément a la compréhension des enjeux, et/ou a la détermination des compétences ou incompétences des uns et des autres. Tout n'est que perception. Evidemment, 'je' ne mettrais pas Ouyahia le démagogue face a cet économiste. Il faudrait permettre a tous ces conseillers et experts financiers du gouvernement de s'impliquer dans cette démarche de ...marketing.

Le gouvernement Algérien a de tout temps communiqué mal, car pompeux and fanfaron, lorsqu'il prend le soin de...communiquer. Les autorités Algériennes ne sont pas a l'aise face aux répliques intelligentes, car elles n'osent pas mettre en avant ses spécialistes. Ce qui en soi est un signe de mépris envers le peuple.


samir_reghaia
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Re: L'Economie Algérienne

Message par samir_reghaia » 11 octobre 2017, 21:23

tahiadidou a écrit :
11 octobre 2017, 19:28
Le reste représente des généralités, car il ne peut y avoir d'objectivité dans ses opinions tant qu'il n'a pas connaissance des détails.
Alexandre Kateb faisait partie de la Task Force mise en place par le gouvernement Sellal! Je pense qu'il a une bonne conaissance des détails!
Ceci étant, le fait de repasser à un budget plus important alors que Ouyahia lui meme tirait la sonette d'alarme dès son arrivée ne me semble pas du tout logique.
Pire, le gouvernement Sellal a instauré une rigueur budgetaire qui devait nous faire sortir du déficit en 2019. Cela ressemblait pour une fois à une stratégie à moyen terme. Le gouvernement Ouyahia semble repasser à une gestion classique, à court terme. Il me semble évident que le système algérien n'a pas de stratégie claire, pour sortir de cette crise. C'est du tatonnement... et chaque gouvernement y met un peu de sa choukchouka... :| :|
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Re: L'Economie Algérienne

Message par tahiadidou » 11 octobre 2017, 21:44

Ah, je ne le savais pas. Donc, il parle bien en connaissance de cause. Mes excuses.


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Re: L'Economie Algérienne

Message par numidia » 12 octobre 2017, 10:39

En tout cas c'est un article très intéressant, il se voulait pédagogue, et du coup c'est vrai que ça reste parfois général pour des pro.
comme Samir, je ne m'y connais pas beaucoup en économie mais il est clair que les décisions prises manquent d'effort en communication et en échanges (comme dans d'autres domaines) mais en cela la généralisation de ce manque de clarification on la remarque chez beaucoup de pays.
la problématique mondial de la production de billets en cas d'impasse est un risque que même les pays riches ne maîtrisent pas, la facilité, le recours par manque d'anticipation
de plus c'est un système favorisé par les institutions internationales (FMI, BM) et aujourd'hui du fait de la mondialisation subie

il est évident que beaucoup d'impondérables empêchent une anticipation en tous points, cependant dans notre cas ... on aurait pu faire mieux
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kaci
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Re: L'Economie Algérienne

Message par kaci » 14 octobre 2017, 07:26

tahiadidou a écrit :
11 octobre 2017, 19:28
Je crois que ce qui est le plus important dans les réponses de cet économiste est cette partie
les défaillances et carences constatées dans la gouvernance publique, l’absence d’une réelle culture d’évaluation et de contrôle des comptes publics, et l’absence d’un système de «checks and balances» ou contre-pouvoirs institutionnels — tout le pouvoir étant en Algérie concentré entre les mains de l’Exécutif
Le reste représente des généralités, car il ne peut y avoir d'objectivité dans ses opinions tant qu'il n'a pas connaissance des détails.

C'est pourquoi j'ajouterais que le manque de débat publique, mettant face a face représentants du gouvernement et autres experts, nuit énormément a la compréhension des enjeux, et/ou a la détermination des compétences ou incompétences des uns et des autres. Tout n'est que perception. Evidemment, 'je' ne mettrais pas Ouyahia le démagogue face a cet économiste. Il faudrait permettre a tous ces conseillers et experts financiers du gouvernement de s'impliquer dans cette démarche de ...marketing.

Le gouvernement Algérien a de tout temps communiqué mal, car pompeux and fanfaron, lorsqu'il prend le soin de...communiquer. Les autorités Algériennes ne sont pas a l'aise face aux répliques intelligentes, car elles n'osent pas mettre en avant ses spécialistes. Ce qui en soi est un signe de mépris envers le peuple.
J'ajouterai que Ouyahia "exagère" la situation dans un but strictement personnel. C'est son agenda pour l'élection future. Il y a en effet, une différence entre une situation préoccupante, et une situation catastrophique. Par exemple, en exagérant le danger du manque de recettes, il s'ouvre une fenêtre pour l'exploitation du gaz de schiste. C'est à peine qu'il s'excuse, il aimerait clairement nous dire: je suis contre le schiste, mais le danger est plus grave encore si nous n'augmentons pas notre production d'hydrocarbures.
Tout ceci est évidement bien manigancé. Le schiste ce sont les USA qui poussent et qq autres multinationales. D'ailleurs bien que Bp ET Statoil sont partis de Ain Aménas, La société de Dick Cheney prend place. Ouyahia est dans une perspective de renforcer ses ailes et Parrains décisifs (extérieurs) pour sa candidature.
Au plan interne, il n'y a pas plus réaliste que lui, et il est pessimiste quant aux capacités des nationaux à relever le défi de la diversification de l'économie et de relever donc le défi des recettes pour l'Etat. Mieux, il s'achète les faveurs des gros centres des importateurs qui pourront continuer à traire la " vache à lait Algérie ", avec ses 50 à 60 Mds de dollars par an sans devoir rendre des comptes à quiconque quant au massacre qu'ils causent au projet national. Projet national qui consiste en un Etat réellement souverain et non néocolonial. En tant qu'agents des multinationales, en fait ils ne sont pas que des facteurs de production compradore et donc néocoloniale. On pourra continuer à importer des voitures toute faites et en gonfler les pneus à Relizane et crier ensuite : "laqad najahna ! " Nous produisons autant de voitures que le Maroc.

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