Ressources hydriques en Algérie

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yayoune
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Re: Ressources hydriques en Algérie

Message par yayoune » 17 avril 2016, 17:55


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Re: Ressources hydriques en Algérie

Message par yayoune » 23 avril 2016, 23:53



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Re: Ressources hydriques en Algérie

Message par samir_reghaia » 24 avril 2016, 21:58

yayoune a écrit :
Même les gens ont parfois des logiques à pleurer: minute 1:05, le type dit '"nous voulons de l'eau et de l'eau précisément de ce barrage (Beni Haroun)"...
Faut pas abuser non plus. Tout le monde à le droit a l'eau mais on va pas commencer à demander à chacun d'où il préfère que ca vienne :!: C'est à l'Etat de gérer ca, et puis quoi encore :?: :fou:
Les grands changements ne viennent que d'en bas.

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Re: Ressources hydriques en Algérie

Message par yayoune » 25 avril 2016, 00:33


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Re: Ressources hydriques en Algérie

Message par yayoune » 04 mai 2016, 18:00



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Re: Ressources hydriques en Algérie

Message par Chifboubara » 19 septembre 2016, 23:33

L’Algérienne des eaux en risque de noyade
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L’Algérienne des Eaux est au bord de la rupture financière, selon les chiffres publiés sur le site internet de l’entreprise, au lendemain d’une visite qu’y a effectué le ministre des ressources en eau, M. Abdelkader Ouali,

Le directeur général de l’ADE, M. Hocine Zaïr, a indiqué que 95% des quatre millions d’abonnés de l’ADE sont des ménages, qui paient l’eau au tarif social, à peine six dinars le mètre cube. Mais pour l’ADE, selon des chiffres publiés auparavant, le mètre cube d’eau revient autour de 50 dinars.
Pour chaque mètre cube produit, les pertes sont supérieures à 40 dinars. C’est une situation classique pour les entreprises déficitaires : quand la production s’améliore, les déficits explosent.

Le premier poste de charge de l’ADE est représenté par les salaires, qui s’élèvent à 26 milliards de dinars, presque autant que le chiffre d’affaires, qui devrait atteindre 28 milliards de dinars en 2016. Héritage des années de terrorisme, sur les 31.000 employés que compte l’entreprise, près de 8.000 sont des agents de sécurité.

78 milliards de DA de déficit entre 2011 et 2015

Selon M. Mohamed Azzoug, directeur central des finances et de la comptabilité, les charges ont enregistré une augmentation de 24% durant l’exercice 2014, alors que le chiffre d’affaires augmentait de seulement 14%. En contrepartie de ces déficits, l’ADE reçoit une sujétion de service public.

Entre 2011 et 2015, cette sujétion ainsi que différentes mesures d’appui financier se sont élevées à 55 milliards de dinars. Le déficit accumulé durant la même période s’élevait à 78 Milliards de dinars, soit un trou béant de 23 milliards de dinars dans les finances de l’entreprise.
Ce montant n’est pas loin du chiffre d’affaires de l’entreprise, qui est, de plus, est menacée de voir sa subvention réduite cette année, en raison des restrictions budgétaires. Le ministre des ressources en eau, M. Abdelkader Ouali, a toutefois voulu se montrer rassurant.

«L’ADE n’est plus seule», a-t-il dit, appelant à «une meilleure coordination avec les autres acteurs du secteur, et à une plus grande cohésion dans la gestion interne de l’entreprise », selon des propos publiés sur le site internet de l’ADE.

abdelkader ouali
Image
Abdelkader Ouali au siège de l’ADE, le 15 septembre

M. Ouali a promis de « prendre des mesures pour soulager un tant soit peu les déficits » de l’ADE, et demandé en contrepartie aux cadres de l’établissement de « se redéployer sur le terrain » et d’aller « dans les structures locales ».

Manque de coordination

M. Ouali a insisté sur certaines défaillances ainsi que sur les gaspillages, comme les retards dans la passation et l’exécution de marchés. Il a déploré que des marchés aient trainé depuis plusieurs années alors que certaines villes concernées connaissent de sérieuses difficultés en matière d’alimentation en eau potable.

Il a demandé qu’un état détaillé de ces marchés en souffrance soit rapidement établi. Il s’agirait notamment de la ville de Tébessa, où de l’argent consacré à un projet d’envergure n’a pas été utilisé parce que la procédure de lancement des appels d’offres a trainé pendant plusieurs années.

Selon M. Ouali, « toute action dans le secteur doit prendre en charge trois préoccupations : la bonne gouvernance, l’économie de l’eau et la réutilisation des eaux usées ». Le directeur général de l’ADE a de son côté défini « vingt cibles » que l’entreprise se doit d’atteindre.

Parmi eux, augmenter de trois points la distribution en H24, qui atteint aujourd’hui 29%. Pour y arriver, il estime qu’« à défaut d’une refonte du système tarifaire, la compensation » due au faible tarif de l’eau « devrait être couverte à hauteur des besoins exprimés ».

Villes en difficulté

M. Mohamed Loudjani, chef de division développement, a énuméré les nombreux projets nécessaires pour parvenir à une amélioration du service public de l’eau potable : réhabiliter 3.000 kms de conduites de différents diamètres, 190 réservoirs, 68 stations de pompage, 92 forages et 302.000 branchements. Il faudra également réaliser 38 réservoirs. Ces travaux auront un impact sur 2,8 millions d’habitants, a-t-il dit.
L’alimentation en eau potable connait des disparités importantes. M. Hassan Himrane, chef de la division service public, a cité quatre villes où la situation est particulièrement précaire : M’Sila, Bordj Bou-Arreridj, Mascara et Adrar. Il a préconisé des mesures d’urgence pour faire face à la situation dans ces villes dans des délais rapides.

Il a aussi indiqué que 34 chefs lieu de daïra seront pris en charge par l’ADE. Mais il a déploré que le faible niveau d’équipement de ces villes et la qualification limitée de leur personnel «tire les paramètres de gestion vers le bas ».
Source : http://m.huffpost.com/mg/entry/12080948?1474277423
«Partout où je vais les gens me tendent la main pour demander quelque chose, sauf en Algérie où les gens m'ont tendu la main pour, au contraire, m'offrir quelque chose» Yann Arthus Bertrand
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Re: Ressources hydriques en Algérie

Message par tahiadidou » 24 novembre 2016, 03:41

La suite...article tiré de l'APS, http://www.aps.dz, le 23/11/2016
L'Algérienne des Eaux en difficulté financière
ALGER - L'Algérienne des Eaux (ADE) rencontre des difficultés financières en raison des créances impayées qu'elle détient sur ses clients (administration et ménages) ainsi que de la faiblesse du montant de la sujétion publique, a révélé son directeur général, Hocine Zaïer.

L'ADE détient des créances estimées à 45,5 milliards de dinars (mds DA) dont 33,5 mds DA (65%) auprès des ménages et douze (12) mds DA (26%) auprès de l'administration :shock: , selon les chiffres présentés récemment lors d'une réunion de M. Zaïer avec les directeurs centraux et les directeurs de zones de cette entreprise.

A titre d'exemple, les créances détenues par l'unité d’Ouargla sont de trois (3) mds DA, de Tizi-Ouzou de 1,7 md DA et de Tlemcen de 1,5 md DA.

Face à cette situation, M. Zaïer a insisté sur le besoin d’améliorer le recouvrement des créances qui s’est élevé à 21 mds DA de dinars à fin octobre 2016, ajoutant que sur les deux derniers mois de l’année en cours, il faudrait atteindre 8 mds de DA pour réaliser les objectifs fixés pour 2016 fixés à 29 mds de DA de recouvrement.

Une amélioration de ces paramètres est d’autant plus importante que la sujétion de service public fait l’objet de restrictions importantes, a-t-il relevé.

Cette sujétion s’est élevée à quatre (4) mds de DA en 2015 alors que les besoins ont été évalués à 17 mds de DA sur la même année, a indiqué M. Zaïer qui prévoit une "année difficile" en 2017 avec une sujétion d’un (1) milliard de DA, ce qui devrait déboucher sur un déficit prévisionnel de 20 mds de DA.

Les charges globales de cette société s'élèvent à 44 mds de DA alors que le chiffre d'affaires ne dépasse pas les 26 mds de DA, soit 59% de ces charges.

Il a indiqué que 15% de l’eau distribuée est encore facturée au forfait, et 26% des points de production ne sont pas dotés de compteurs. Ceci montre l’ampleur de l’effort à déployer pour mieux maîtriser les paramètres de gestion.

"Ces difficultés financières ont commencé à se répercuter sur certaines unités dont les travailleurs n'ont pas perçu leurs salaires du mois dernier", a-t-il avisé.

En plus de ces difficultés structurelles, ajoute la même source, certaines unités font face à des aléas conjoncturels comme l'unité d'Annaba qui se trouve dans une situation "délicate" après l'échec d'un partenariat conclu avec une entreprise allemande.

La question récurrente des fuites a aussi été évoquée: l’état des réseaux confiés à l’ADE est souvent à l’origine du faible rendement. Vétustes, comportant de nombreuses lacunes, ces réseaux d'eau présentent un handicap dès le départ.

Mais les vieux réseaux ne sont pas les seuls en cause: Techniquement, les réseaux sont conçus pour une durée de vie de trente (30) ans mais beaucoup de nouveaux réseaux commencent à révéler des défaillances au bout deux (2) ans seulement, ont révélé des responsables lors de cette réunion.

Il a aussi été évoqué les réseaux non conformes, mal dimensionnés, mal réalisés, qualité de conduites contestable, matériaux non conformes, non-respect des normes :shock: :shock: .
Au sujet de l'Algérienne des Eaux, tiré de leur site http://www.ade.dz:
Sa mission consiste, principalement, dans la production, le transfert, le traitement, le stockage, l’adduction, la distribution et l’approvisionnement en eau potable et industrielle ainsi que le renouvellement des infrastructures s’y rapportant.
Elle gère également les stations de dessalement.

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sadral
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Re: Ressources hydriques en Algérie

Message par sadral » 28 novembre 2016, 18:01

On va bientôt nous IMPOSER un programme d'austérité alors que des millions de dollars partent en fumée a cause de l'incompétence et du j'menfoutisme a l’algérienne :pleur: .... du gaspillage et encore du gaspillage et toujours pas de prise de conscience...et Merci Chakib Khelil
Le lourd fardeau des unités de dessalement de l’eau de mer

L’Algérie produit d’importantes quantités d’eau dessalée qu’elle ne consomme pas, faute de moyens de stockage. Le problème, c’est que l’État paie cette eau aux entreprises de dessalement de l’eau de mer, détenues en partie par des groupes étrangers.

Une situation étrange relevée par la Cour des comptes dans son rapport d’appréciation des comptes sur l’avant-projet de loi portant règlement budgétaire de l’exercice 2014.

Selon ce rapport, dont nous détenons une copie, le montant des transferts sociaux s’élevait à 1.603,2 milliards de dinars en 2014, soit plus d’un milliards de dollars et représente 1/5 du budget de l’État. Selon la même source, 320, 478 milliards de dinars de ce budget ont été consacrés à la santé et 255,192 milliards à l’habitat. Dans ce même chapitre, l’institution évoque quelques anomalies liées au programme de dessalement de l’eau de mer.
En vertu d’une convention conclue entre le ministre de l’Énergie et Sonatrach, une prime de disponibilité accorde « à l’unité de dessalement la facturation des quantités d’eaux produites même si elles ne sont pas enlevées par l’Algérienne des eaux ». « Ceci s’est traduit par la facturation, au titre de 2014, d’un montant de deux milliards de dinars de la part de quatre unités de dessalement, pour une quantité d’eaux qui n’a pas été enlevée par l’ADE », révèle-t-elle.

Dans son rapport, la Cour des comptes prévient contre le fardeau que ces unités peuvent constituer pour le Trésor public. « Cette situation résulte de l’insuffisance des moyens de stockage de l’eau. Par conséquent, ces unités de dessalement risquent de constituer un fardeau pour le Trésor public car sans aucun intérêt pour le citoyen et l’économie nationale », conclut-elle.

L’Algérie a donc investi massivement dans la construction d’unités de dessalement de l’eau de mer, sans prévoir les capacités de stockage pour l’eau produite. D’un coup, une partie de l’eau dessalée est perdue, ce qui illustre le manque de planification et de coordination entre les départements ministériels et l’absence de projection.
http://www.tsa-algerie.com/20161128/lou ... au-de-mer/
Image ImageImage

''C’est en pratiquant les actions justes que nous devenons justes, en pratiquant les actions modérées que nous devenons modérés, et en pratiquant les actions courageuses que nous devenons courageux.'' Aristote

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yayoune
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Re: Ressources hydriques en Algérie

Message par yayoune » 28 novembre 2016, 18:13

On dirais des attardés mentaux qui gère nos grande société :evil:


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Re: Ressources hydriques en Algérie

Message par guidher » 29 mars 2017, 23:23

Cinq nouveaux barrages mis en service durant l’année 2017
Le président-directeur général l’Agence Nationale des Barrages et Transferts (ANBT), Arezki Berraki a annoncé, hier, la mise en service durant l'année 2017 de 5 des 9 barrages en cours de réalisation à l’échelle nationale.

S'exprimant en marge de la visite effectuée par le wali de Aïn Defla, il a précisé qu'il s'agit des barrages en réalisation à Béni Slimane (Médéa), Oued Taht (Mascara), Ouldjet Mellegue (Tébessa), Seklama (Laghouat) et Soubella (M’sila). Alors que les 4 barrages restants seront livrés de manière progressive entre 2018 et 2019.
https://www.algerie1.com/actualite/cinq ... annee-2017


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Re: Ressources hydriques en Algérie

Message par guidher » 03 avril 2017, 19:05

la société RHST Industries débarque en Algérie avec son programme anti-évaporation
Une opportunité pour une meilleure gestion de l’eau
Face au défi que représente l’or bleu en Algérie, notamment la bonne gestion de cette ressource vitale pour les ambitieux programmes dans l’agriculture, notamment dans le sud du pays, la société canadienne RHST Industries, détentrice des droits de commercialisation du brevet de l‘innovation anti-évaporation, vient de s’installer en Algérie.

Partant du constat, que près de 40% de la ressource utilisée dans l’agriculture sont perdues par le fait de l’évaporation de l’eau, la société canadienne, par le biais du Dr Cheikh Belfedil Hafsi (executive officer) a même « sensibilié » les ministres de l’agriculture et celui de l’hydraulique, et ce, par le biais d’une missive accompagnée d’une journée d’étude sur le programme tenu récemment à Alger.

« L’Algérie dispose d’une capacité annuelle de 12 milliards de m3, avec environ 5 milliards de m3 de pertes. J’ai dit aux ministres concernés je vous donne un produit qui récupère les 12 milliards de m3 sans perte et vous faites un investissement une seule fois et une bonne fois pour toute. » explique M. Hafsi, pour qui, les solutions préconisées par RHST vont transformer le Sahara en terres arables !

En attendant les décisions gouvernementales, RHST Industries a déjà ciblé des partenaires privés qui pourraient la représenter sur le territoire algérien. Sa stratégie proposée sera empreinte, explique notre interlocuteur, en une participation soutenue dans le programme du gouvernement pour l‘irrigation d‘un million d‘hectares en permettant, grâce à son innovation d‘avoir plus de quantités d‘eau disponible ; par des actions opérationnelles permettant d‘avoir une eau épurée d‘algues et de bactéries limitant les coûts de son traitement et jouant un rôle important dans la protection de l‘environnement ; par une assistance directe aux agriculteurs en leur permettant de mieux gérer leur bassin d‘eau ; et enfin par une action conséquente de son innovation en participant de façon active à la transformation du Sahara en terres arables.

Et afin d’y arriver, l‘entreprise RHST Industries est prête à faire des essais techniques sous le contrôle des structures étatiques concernées, nous explique son représentant en Algérie.

Présente activement en Chine et même chez le voisin de l’Ouest, M.Hafsi n’a pas omis de signaler que le programme proposé peut aider, par un dossier adéquat, pour une prise de décision gouvernementale dans ce domaine. En d’expliquer que la gratuité de l’eau pour les agriculteurs est un facteur qui plaide pour le gaspillage de cette ressource, et surtout, avoue t-il, un facteur dissuadant la commercialisation de leurs produits. Et de suggérer, pour mieux connaître le programme, d’organiser une mission pour les techniciens algériens sur les lieux où RHST Industries a aidé à mettre en place ces politiques pour une évaluation plus rapide, dit-il.
http://www.elwatan.com/economie/une-opp ... 90_111.php


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Re: Ressources hydriques en Algérie

Message par samir_reghaia » 26 juillet 2017, 08:04

De nouveaux barrages pour rapprocher l’Algérie de la sécurité hydrique (document OBG)


Les barrages et les infrastructures de dessalement ont multiplié par près de trois la capacité du pays de distribution d’eau potable.


Les efforts déployés par l’Algérie pour améliorer sa sécurité hydrique vont franchir une étape importante dans les deux ans et demi, à venir avec la mise en service d’une série de nouveaux barrages.

Abdelkader Ouali, alors ministre des Ressources en Eau et de l’Environnement, a déclaré dans les médias en début d’année que neuf nouveaux barrages seraient opérationnels d’ici 2019.

Cinq d’entre eux – le barrage d’Ouljet Mellegue dans la willaya de Tébessa, le barrage de Soubella à M’sila, le barrage de Béni Slimane à Médéa, le barrafe d’Ettaht à Mascara et le barrage de Seglaba à Laghouat – devraient être mis en service au deuxième semestre de cette année. Ensemble, ils disposeront d’une capacité de retenue totale de 500 millions de mètres cubes. Les quatre autres barrages démarreront leurs activités au cours des deux années suivantes.

De l’eau, de l’eau, de l’eau partout

L’Algérie compte actuellement 75 barrages d’une capacité totale de 6,5 milliards de mètres cubes. S’exprimant dans les médias le mois dernier, le ministre des Ressources en Eau et de l’Environnement Hocine Necib a déclaré que le taux de remplissage de ces derniers avait atteint 68%.

Le directeur de l’agence nationale des barrages et des transferts Beraki Arezki avait déclaré dans la presse deux mois plus tôt que la situation était « très confortable » avec un taux de remplissage de 70% similaire à celui relevé l’année précédente.

Néanmoins, dans un contexte de croissance de la population, d’urbanisation, de hausse des températures, d’industrialisation accrue et de développement du secteur agricole, les autorités poursuivent sans faillir leurs projets de développement des infrastructures hydrauliques du pays.

80 sites supplémentaires ont été recensés pour la réalisation de nouveaux barrages, et 30 d’entre eux ont fait l’objet d’études de faisabilité.

Le gouvernement entend faire passer à 139 le nombre total de barrages en Algérie d’ici 2030, et, ce faisant, atteindre une capacité de stockage de près de 12 milliards de mètres cubes sur l’ensemble du pays.

Investissements privés

Outre l’augmentation de la capacité des barrages, l’Algérie s’est également attelée à développer sa production d’eau potable à partir de l’eau de mer et plusieurs usines de dessalement construites depuis 2000 permettent d’approvisionner la population en eau douce à partir de l’eau de mer de la Méditerranée.

La station de dessalement par osmose inverse de Magtaa à Oran en est peut-être l’exemple le plus marquant : d’une capacité de traitement de 500 000 mètres cubes par jour (m³/jour) – permettant l’approvisionnement en eau potable de 5 millions de personnes – il s’agit là de la plus grande usine de dessalement de toute l’Afrique.

Mise en service en 2015, l’usine, dont la construction a nécessité un investissement de 443 millions d’euros, a vu le jour dans le cadre d’un partenariat public-privé (PPP) de type DBOOT (conception, construction, possession, exploitation, transfert) avec le groupe Hyflux de Singapour. Les banques algériennes se sont acquittées du financement du projet à hauteur de 70% et Hyflux s’est chargé du reste.

Elle est venue s’ajouter à la station de dessalement d’eau de mer d’El Hamma, inaugurée en 2008 et première usine de dessalement du continent construite dans le cadre d’un partenariat public-privé. Le site produit en moyenne 200 000 m³/jour, garantissant l’approvisionnement en eau d’1,5 million d’habitants d’Alger, la capitale du pays. Le groupe américain General Electric a apporté 70% du financement du projet, le reste étant fourni par l’entreprise du secteur de l’énergie Algerian Energy Company (AEC).

Co-entreprise formée entre les groupes publics Sonatrach et Sonelgaz, l’AEC est responsable de 13 usines de dessalement, dont 11 actuellement en service, d’une capacité totale de 2,1 millions de m³/jour. Cela représente une hausse considérable des capacités de dessalement de l’Algérie, qui s’élevaient à peine à 50 000 m³/jour en 2002.

Des défis aux opportunités

Ensemble, les barrages et les infrastructures de dessalement ont multiplié par près de trois la capacité du pays de distribution d’eau potable destinée à la consommation, celle-ci passant d’1,2 milliard de mètres cubes en 1999 à 3,5 milliards aujourd’hui.

La poursuite des investissements dans ces dernières infrastructures revêt une importance particulière dans la mesure où les ressources renouvelables d’eau douce intérieures diminuent– celles-ci sont passées de 962 mètres cubes par habitant en 1962 à moins de 290 en 2014, selon la Banque Mondiale – et du fait d’un milieu naturel contraignant, qui fait du réapprovisionnement des réservoirs une tâche difficile.

Le gouvernement n’a pas manqué de prendre en compte dans son dernier plan quinquennal la nécessité d’effectuer davantage d’investissements dans le ce domaine. Le plan d’action économique pour la période 2015-2019 alloue 18 milliards de dollars à l’amélioration de la sécurité hydrique, ce qui en fait le plus important domaine d’investissement.

Toutefois, étant donné le doublement l’an dernier de la dette publique, qui s’est élevée à 20,36% du PIB, selon les chiffres du FMI, il se pourrait que l’Etat se tourne vers le secteur privé pour une participation au financement de projets de sécurité hydrique, comme il l’avait fait pour les stations de dessalement de Magtaa et d’El Hamma.

Les infrastructures de distribution d’eau ont également grand besoin d’investissements. S’exprimant dans les médias le mois dernier, M. Necib a reconnu que de nombreuses provinces étaient toujours confrontées à des problèmes pour ce qui est de la distribution d’eau, et que 30% de la production totale d’eau était perdue à cause d’infrastructures de transport et de distribution défectueuses.
http://maghrebemergent.com/actualite/ma ... t-obg.html
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samir_reghaia
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Re: Ressources hydriques en Algérie

Message par samir_reghaia » 14 novembre 2017, 12:32

Des réserves de 60 milliards de mètres cubes
Le Djurdjura regorge d’eau



Abdelkader Saâdallah, professeur chercheur en géologie, installé en Norvège, a annoncé, en septembre dernier, les résultats de son étude, lors d’une conférence à la faculté des sciences de la Terre de l’USTHB : une reserve de 60 milliards de mètres cubes d’eau, soit 60 fois le volume du grand complexe hydraulique de Beni Haroun, le plus important d’Algérie, estimé à 1 milliard de mètres cubes.

Le mot Djurdjura signifie en berbère «tas de pierres». L’annonce de l’existence de réserves aquifères importantes dans ce massif de la chaîne de l’Atlas devrait changer le regard sur la région : de la pierre donc, mais aussi d’immenses réservoirs d’eau.

Le professeur chercheur en géologie, Abdelkader Saâdallah, installé en Norvège, a annoncé, en septembre dernier, les résultats de son étude, lors d’une conférence à la faculté des sciences de la Terre de l’USTHB : 60 milliards de mètres cubes d’eau, soit 60 fois le volume du grand complexe hydraulique de Beni Haroun, le plus important d’Algérie, estimé à 1 milliard de mètres cubes.

L’annonce a fait réagir des citoyens mais aussi les autorités. Invité du forum d’El Moudjahid, le ministre des Ressources en eau, Hocine Necib, a affirmé qu’il y a eu un débat «très intéressant» entre le chercheur et les experts du département. «Je peux dire que scientifiquement cette étude est très sérieuse et très intéressante», estime M. Necib, précisant que l’étude nécessite un «approfondissement» pour confirmer l’existence de cette réserve. «Nous sommes prêts à mettre les moyens nécessaires à cet effet», a-t-il poursuivi.

Le géophysicien distingue deux phases dans son travail de prospection nécessitant la mise en place d’importants moyens : un volet recherche approfondie et un autre de recherche pratique pour l’exploitation. «Les deux volets sont étroitement liés. Dans notre programme de recherche proposé par les deux universités, celles de Tizi Ouzou et de Constantine, nous avons tenu compte de ces deux aspects.

Les premiers résultats dans un délai de 1 à 2 ans vont aboutir notamment à un programme d’une demi-douzaine de forages superficiels (moins de 50 m de profondeur) pour estimer l’épaisseur de la couverture étanche que nous nommons ‘‘l’Eocène molassique’’ depuis son apparition dans la région de Haizer sur une petite distance vers l’Ouest et sur trois côtés : supérieur, flancs nord et sud», indique-t-il (voir entretien). L’étude du géoscientifique pose le problème de l’existence de réserves d’eau non conventionnelles et leur exploitation. Dans la région du Djurdjura et dans les autres massifs du pays.

Les réserves perchées exploitables

Au-delà du massif du Djurdjura lui-même, «il y a, précise l’expert, la question vitale de la recherche des réservoirs perchés. La question à laquelle les géoscientifiques doivent répondre immédiatement : est-ce que les conditions minimales sont réunies pour l’existence de réservoirs perchés dans les régions comme les Aurès, l’Ouarsenis, Babors, Zaccar et d’autres ? Et cela par des études de cartographies géologique et structurale sans avoir recours, dans un premier temps, à des prospections électriques».

Dans un contexte de sécheresse, les réserves qui pourraient être découvertes à l’avenir peuvent être exploitées avec moins de frais pour les autorités. Quand on connaît la situation actuelle du barrage de Taksebet (30% de taux de remplissage) et au-delà, dans les autres wilayas du pays, les autorités ont montré leur intérêt pour l’étude du scientifique qui permet, à terme, l’exploitation des «réserves perchées».

Pour M. Saâdallah, la méthode, qui consiste à aller vers les bassins des plaines pour puiser jusqu’à épuisement les ressources hydriques, pour ensuite les pomper sur des dénivelés de plusieurs centaines de mètres de hauteur pour alimenter les villes et villages des sommets des montagnes, comme si l’énergie est inépuisable et gratuite, n’est plus possible.

Les réservoirs perchés permettent d’alimenter en eau par gravité sans dépense énergétique, précise l’expert. Le chercheur est partisan des «techniques simples», compatibles avec le développement local, pour augmenter la recharge des nappes souterraines par les eaux de ruissellement, au lieu de les diriger vers des barrages en béton «d’un coût excessif et d’une durée de vie limitée par l’envasement extrême».
http://elwatan.com/une/le-djurdjura-reg ... 27_108.php
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