L'Université Algérienne

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AAF 2020
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Re: L'Université Algérienne

Message par AAF 2020 » 10 décembre 2014, 18:46

L'électronique de puissance, nouvelle filière à l'UST d'Oran

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ORAN - Une filière, dédiée à l'électronique de puissance et aux systèmes électriques, vient d'être créée à l'Université des sciences et de la technologie "Mohamed Boudiaf" d'Oran (USTO), a-t-on appris mercredi auprès du responsable de ce nouveau parcours de formation.
"Il s'agit d'un nouveau master permettant d'acquérir des connaissances et des compétences dans le domaine de la conversion d'énergie électrique", a précisé Mohamed Bourahla lors de la troisième édition de la Conférence internationale sur l'électronique de puissance et le développement électrique.
"Cette formation consolidera les capacités des étudiants à l'effet d'accroître la contribution des énergies renouvelables dans la production de l'électricité et des sources d'énergie", a expliqué M. Bourahla, également président de la manifestation scientifique tenue à l'auditorium de l'USTO.
La nouvelle filière est d'autant plus importante qu'elle offre plusieurs débouchés dans le monde professionnel, a-t-il fait valoir, citant entre autres le secteur de l'énergie, l'aéronautique, les cimenteries, l'agroalimentaire et le transport.
M. Bourahla est aussi directeur du Laboratoire de recherche en électronique de puissance appliquée (LEPA) mobilisant quatre équipes de chercheurs qui s'attellent à valoriser leurs travaux auprès du secteur industriel.
Dans ce contexte, un projet de recherche a été initié par ce Laboratoire en vue de la réalisation d'un onduleur photovoltaïque ayant pour propriété de convertir l'énergie solaire captée via les panneaux en énergie électrique.
Ce projet est mené en collaboration avec l'Unité de recherche en énergies renouvelables en milieu saharien d’Adrar (URER/MS), laquelle figure parmi les établissements algériens partenaires du programme algéro-japonais "Sahara Solar Breeder" (SSB) dédié au développement des technologies solaires.
Le programme "SSB" porte, pour rappel, sur l'élaboration d'une étude de faisabilité d'une opération de conversion de l'énergie solaire captée au Sahara en énergie électrique en vue de son acheminement vers le nord du pays, notamment au profit des stations de dessalement de l'eau de mer.
La Conférence internationale sur l'électronique de puissance a réuni une centaine de chercheurs algériens et étrangers, avec la participation de cadres des sociétés partenaires à l'instar du groupe Sonelgaz.
http://www.aps.dz/sante-sciences-tech/1 ... ust-d-oran

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anzar
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Re: L'Université Algérienne

Message par anzar » 23 décembre 2014, 00:11

Rassurez moi les écoles d'ingénieurs existent encore :?: Il y a encore le diplôme d'ingénieur :?:
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samir_reghaia
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Re: L'Université Algérienne

Message par samir_reghaia » 28 janvier 2015, 23:54

Incroyable: je peux vous dire que la plupart des fais relatés dans cet article sont vrais: ce sont vraiment des étudiants exclus qui ont fermé l'Université... :fou:

Université de Béjaïa : L’impasse !

Tension vive, hier matin, devant le portail de l’université Abderrahmane Mira de Béjaïa. Plusieurs centaines d’enseignants, d’étudiants, d’agents et de techniciens des facultés ont tenté d’organiser une marche pour revendiquer le rétablissement du fonctionnement normal de l’institution universitaire, après plus de trois mois de paralysie induite par une grève des étudiants exclus.


Mais sans compter sur les exclus qui ont bloqué tôt le matin le portail à l’aide de grilles métalliques arrachées d’un canal de drainage des eaux pluviales, de chaises cassées et autres planches en bois. Au nombre de 800, ces derniers exigent tout simplement leur réintégration à la fac. Rien que cela. Pour rappel, l’administration rectorale a exclu cette année près de 2000 étudiants pour «insuffisance pédagogique», parmi lesquels 1200 ont été repêchés.

Les restants tentent vainement d’être réintégrés par le moyen d’un mouvement de protestation qui bloque l’université. Sur 1200 exclus, l’administration n’a reçu que 141 recours qui ont été déposés et qui attendent leur traitement. Réintégrer l’ensemble des étudiants exclus est une chose inconcevable pour le recteur de l’université qui a, néanmoins, repris à ce jour une vingtaine d’étudiants ayant déposé des recours et proposé en parallèle la réinscription des autres étudiants, éligibles, dans d’autres universités à travers les wilayas limitrophes. La solution ne convient pas aux exclus qui campent sur leur position.

Hier matin, ils étaient un peu plus d’une centaine de grévistes à se dresser sur le pas du portail principal de l’université pour empêcher la marche des enseignants et des étudiants qui se sont joints à eux et qui sont sortis pour appeler à la reprise des cours. Arrivée devant le portail, la procession de marcheurs s’est fait stopper net par les exclus, le moins qu’on puisse dire, surexcités. Le face-à-face, qui a duré plus d’une heure sous une pluie battante, a été marqué par des bousculades et des heurts qui ont failli tourner au pugilat entre les organisateurs de la marche et les exclus.

Dans un communiqué rendu public après une assemblée générale qui a regroupé des enseignants et des ATS, ceux-ci dénoncent «la violence et le blocage de l’université par les représentants d’étudiants exclus, qui portent atteinte aux droits légitimes de toutes les composantes de l’université (enseignants, travailleurs ATS et étudiants)». Ils estiment, en outre, que ce blocage n’est plus justifié, puisque des «solutions honorables», selon eux, ont été trouvées pour les étudiants ayant déposé des recours (141 étudiants seulement ont déposé des recours, ndlr). Ils demandent, à cet effet, le maintien et le respect de la réglementation en vigueur tout en appelant à la reprise du travail et des cours.

En milieu d’après-midi, les enseignants, les ATS et les étudiants, qui se sont joints à eux, ont réussi à se rencontrer devant le siège de la wilaya de Béjaïa, où une délégation se préparait à être reçue par le wali, avant de prévenir contre les retombées néfastes de ce blocage à court terme sur le cursus pédagogique des étudiants. A noter, qu’en même temps, un groupe d’étudiants exclus a été reçu par un représentant du ministère de l’Enseignement supérieur à Alger.

Nordine Douici
http://www.elwatan.com/hebdo/etudiant/u ... 18_264.php
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Re: L'Université Algérienne

Message par AAF 2020 » 06 avril 2015, 20:10

Une Ecole supérieure d'architecture en projet à l'UST d'Oran (responsable)

ORAN - L'Université des sciences et de la technologie d'Oran "Mohamed Boudiaf" (USTO-MB) sera bientôt dotée d'une Ecole supérieure d'architecture de dimension régionale, a-t-on appris lundi auprès de la rectrice de l'établissement, Aïcha Derdour.

La première classe préparatoire à l'accès à cette future grande école sera ouverte dès la prochaine année universitaire (septembre 2015), a annoncé la rectrice, en marge d'une rencontre organisée au profit des étudiants.

La première promotion comptera quelque 200 étudiants, attendus parmi les futurs bacheliers de l'année scolaire en cours, a-t-elle indiqué en soulignant l'importance de cette opération initiée avec le soutien de la tutelle en vue de "promouvoir le standard qualitatif des formations dispensées".

La prochaine rentrée à l'USTO-MB verra, en outre, l'ouverture d'un "master direct" dédié à la spécialité "Mines et Métallurgie", a fait savoir Mme Derdour, expliquant que les bacheliers intéressés pourront accéder directement à cette filière pour une durée d'études de cinq ans.

Le nouveau cursus a pour but, selon la même responsable, de "redynamiser la formation, en adéquation avec le développement du secteur industriel dans la wilaya d'Oran qui a vu l'émergence de plusieurs usines d'envergue, à l'instar de "Renault-Algérie" (Oued Tlélat) et de l'aciérie "Tosyali" (Béthioua).

La rencontre organisée au profit des étudiants, tenue à l'amphithéâtre central de l'USTO-MB, a vu la présentation de deux communications sur "les équipements de laboratoires" et "le développement durable", animées par l'allemand Lionel Hemme (fournisseur) et le chercheur algérien Abene Abderahmane.
http://www.aps.dz/les-breves/breves-reg ... esponsable


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Re: L'Université Algérienne

Message par Firdaous » 15 juin 2015, 21:16

Je voulais vous poser une question a ceux qui pourrait m'aider. Est ce que quelqu'un d'entre nous connait le nombre de publications scientifiques atteint par l'Algérie lors des années 2013 et/ou 2014. Je sais que ce nombre a beaucoup augmenté ces 15 dernieres années, et qu'on etait tres en retard comparé aux pays de la meme catégorie que nous.

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Re: L'Université Algérienne

Message par tahiadidou » 15 juin 2015, 22:00

Firdaous,
Est-ce qu'une publication dont l'auteur, ou le co-auteur, est algerien(ne) constitue d'après toi une "publication scientifique Algerienne"? Selon moi, l'origine de l'auteur n'est pas relevante.
Si par contre tu demandes a connaitre le nombre de publications scientifiques (conferences, journaux, etc.) émanant des Universites Algériennes je suppose que la DGRSTT (au niveau du Ministere de l'Enseignement Sup) pourrait t'en informer. Voir ici https://www.mesrs.dz/les-directions1/-/ ... B5CCD1507B sinon il y a ce site http://www.scimagojr.com/countryrank.ph ... in_type=it

Tu as peut être une raison de te poser la question mais a mon avis le nombre de publications ne reflète pas grand chose sinon une certaine activité ce qui en soit peut apparaitre encourageant.

Tahiadidou


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Re: L'Université Algérienne

Message par Firdaous » 16 juin 2015, 00:48

tahiadidou a écrit :Firdaous,
sinon il y a ce site http://www.scimagojr.com/countryrank.ph ... in_type=it

Tu as peut être une raison de te poser la question mais a mon avis le nombre de publications ne reflète pas grand chose sinon une certaine activité ce qui en soit peut apparaitre encourageant.

Tahiadidou
Merci beaucoup, c'est exactement ce que je cherchais, encore mieux même. ;) C'etait le nombre de publications emanant des universités algériennes. Sa reste quand même un indicateur tres interessant surtout quand tu observes le classement mondial et le rang des nations en question, sa revele pas mal de choses, sa me fait penser aux derniers mots de feu Boudiaf juste avant sa mort. Dans les 20 pays les mieux classés, on y retrouve les pays du G20. J'observe que pour notre pays, de 1996 a 2013, le nombre de publications a été multiplié par 13 malgrès toutes les embuches. Ce qui reste quand même encourageant et frustrant a la fois. Le voisin tunisien publie un peu plus que nous avec une population 3 ou 4 fois moins importante. Les israeliens publient 3 ou 4 fois plus que nous avec une population 5 fois moindre. Même si sa montre a quel point on est en retard, sa prete quand même a l'optimiste car revient quand tu observes ce classement, t'es obligé de reconnaitre qu'on revient quand même de loin, rare sont les pays qui ont progressé aussi vite dans ce classement. Si on progresserait aussi vite d'ici 2030, on aura le meme classement qu'a la FIFA. :lol!:

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Re: L'Université Algérienne

Message par Le russe » 16 juin 2015, 01:34

le chiffre des brevets déposées est a mon sens plus approprié pour évaluer la recherche scientifique !
« Nous devons apprendre à vivre ensemble comme des frères, sinon nous allons mourir tous ensemble comme des idiots. »
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Re: L'Université Algérienne

Message par samir_reghaia » 16 juin 2015, 18:45

Le nombre de publications scientifiques est un bon indicateur de l'activité scientifique d'un pays. Pour la qualité des publications, on peut se réferer également au nombre de citations (nombre de fois qu'un article algérien est cité par d'autres publications). L'Algérie à certes fait des progrés entre 1993 et 2013. Je vous suggère de regarder la progression de l'Iran par exemple... vous comprendrez la définition du mot "fulgurant"... Chapeau les iraniens! :avo:
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Re: L'Université Algérienne

Message par Firdaous » 18 juin 2015, 15:04

samir_reghaia a écrit :Le nombre de publications scientifiques est un bon indicateur de l'activité scientifique d'un pays. Pour la qualité des publications, on peut se réferer également au nombre de citations (nombre de fois qu'un article algérien est cité par d'autres publications). L'Algérie à certes fait des progrés entre 1993 et 2013. Je vous suggère de regarder la progression de l'Iran par exemple... vous comprendrez la définition du mot "fulgurant"... Chapeau les iraniens! :avo:
C'est de 1996 a 2013. Effectivement, nous on a augmenté notre nombre de publications scientifiques par 12 dans la meme période alors que les iraniens l'ont multiplié par 47. J'avais lu quelque part que 90 % des publications scientifiques se font en Anglais, ce qui explique que les nôtres sont peu cités et que nos etudiants ont moins accés aux connaissances scientifique que les etudiants d'autres pays, non seulement c'est une langue qui te donne un meilleur accès a la science car elle s'y est généralisée et en plus de ça c'est une langue plus facile a apprendre que le français. Si on avait opté pour cette langue dans l'enseignement scientifique on s'en sortirait beaucoup mieux, d'autant plus que par sa neutralité en Algérie c'est une langue qui rencontre moins de resistance idéologique de la part de l'opinion publique par rapport a la langue française.

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Re: L'Université Algérienne

Message par tahiadidou » 28 juin 2015, 03:40

Alors la, je ne savais pas que certaines écoles privées célèbrent les ceremonies de graduation a la manière américaine (cap and gown). J'en suis agréablement surpris.
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80 lauréats avaient reçu leurs diplômes ce soir là, il s’agit de la 20ème promotion de BTS, de la 04ème promotion de Bachelor of Business Administration et la 07ème promotion du Certificat Européen des Affaires. Les deux dernières promotions appartiennent à l’école Imtiyaz ; une nouvelle structure du groupe, née récemment, elle regroupe 3 diplômes français qui sont le Bachelor, en association avec l’Institut de Commerce de Nancy, le CEA, en partenariat avec l’Institut Européen des Affaires de Paris et enfin le groupe Sup de Co la Rochelle s’est rajouté dernièrement à la liste des partenaires avec un Bachelor en management du tourisme qui célébrera la rentrée prochaine, sa première promotion (3 ans).
http://www.liberte-algerie.com/actualit ... imi-228299

Bravo aux diplômé(e)s de l'EFTG! http://www.eftg-dz.com/index.php/accueil-imtiyaz

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Re: L'Université Algérienne

Message par [email protected] » 28 juin 2015, 12:26

tahiadidou a écrit :Alors la, je ne savais pas que certaines écoles privées célèbrent les ceremonies de graduation a la manière américaine (cap and gown). J'en suis agréablement surpris.
Image
80 lauréats avaient reçu leurs diplômes ce soir là, il s’agit de la 20ème promotion de BTS, de la 04ème promotion de Bachelor of Business Administration et la 07ème promotion du Certificat Européen des Affaires. Les deux dernières promotions appartiennent à l’école Imtiyaz ; une nouvelle structure du groupe, née récemment, elle regroupe 3 diplômes français qui sont le Bachelor, en association avec l’Institut de Commerce de Nancy, le CEA, en partenariat avec l’Institut Européen des Affaires de Paris et enfin le groupe Sup de Co la Rochelle s’est rajouté dernièrement à la liste des partenaires avec un Bachelor en management du tourisme qui célébrera la rentrée prochaine, sa première promotion (3 ans).
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il y a quelques années de cela, ma sœur major de sa promotion :study: a été invitée ainsi que tous les autres majors de promo de l'université à une cérémonie de remise de prix ou chacun(e) d'entre eux(elles) portait cette tenue, sauf qu'elle était soit rouge ou bleue avec une large bande noire du col au bout du bras, le tout agrémenté de ces toques (si c'est le bon nom) aussi ;)
je n'ai pas souvenir qu'ils aient fait le jeter de toques à la fin
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Re: L'Université Algérienne

Message par tahiadidou » 28 juin 2015, 22:25

Mabrouk 3liha!
Je souhaite qu'ils maintiennent cette tradition.
Ici, ce genre de celebration quasi-generaliseé se fait de l'école primaire :) jusqu'aux etudes post-graduees afin de marquer le passage a un autre chapitre de sa vie.
Car, en effet, graduer n'est pas un fait ordinaire. Dans mon temps (les années 70) je suis parti au secretariat de la Fac pour qu'on me donne un papier chiffon, une attestation :nooo: . Pas étonnant que les médiocres et autres charlatans ont pied sur terre en Algérie.

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Re: L'Université Algérienne

Message par [email protected] » 28 juin 2015, 23:00

Merci pour elle, j'ai oublié de préciser que cela s'est passé en 2005.
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Re: L'Université Algérienne

Message par samir_reghaia » 01 mars 2016, 23:16

C'est bien écrit... et je 'ai pas de mal à y croire...
Savoir et sécurité alimentaire en Algérie
Des enseignants lancent un appel à leur Ministre, Tahar Hadjar



Professeur à l’Ecole nationale supérieure d’agronomie depuis une quarantaine d’années, j’ai décidé de prendre la plume avec un collectif de mes collègues, au nom de notre responsabilité vis-à-vis de notre patrie, en ces moments particuliers pour notre économie nationale.

Nul besoin d’être spécialiste pour comprendre que troquer du pétrole contre du blé, ce n’est plus possible pour l’Algérie. Mais la recherche de solutions intelligentes est possible. Réinventer un autre modèle économique est possible. La situation est grave, mais pas désespérée. Avec 1 600 000 étudiants, c’est d’abord et avant tout le talent, la construction de la société de la connaissance et l’innovation qui peuvent être nos remparts face à la crise pétrolière. Le lien science, société et innovation, n’est pas un simple discours politique ou marketing.

Des données économiques mesurables mettent à l’évidence que les avantages comparatifs des nations sont de plus en plus fonction de leurs potentiels technologiques et de recherche. En une génération, des pays dits émergents ont été en mesure d’édifier des économies diversifiées efficacement insérées dans la division internationale du travail, de créer de la valeur à partir de compétences, et d’être compétitifs avec les pays anciennement industrialisés.

Pour nous agronomes, c’est la connaissance qui nous permettra de conduire une réelle stratégie nationale de sécurité alimentaire, dont les outils-clés ne sont pas encore maîtrisés dans notre pays, moins encore le sont les mécanismes de gouvernance ; des facteurs auxquels s’ajoutent les répercussions imprévisibles des changements climatiques sur le système alimentaire à l’échelle nationale et mondiale.

Construire un système de production agricole durable et compétitif aujourd’hui, c’est pouvoir maîtriser non seulement la grande diversité des disciplines auxquelles il fait appel, mais également la complexité de leurs interactions. Voilà toute la difficulté à laquelle est confronté le système de production agricole et alimentaire en Algérie, qui demeure trop archaïque et loin de la technologie du vivant.

Le besoin de recours à la science et à la connaissance est encore plus fort dans des pays comme l’Algérie, en raison de l’insuffisance des ressources en eau qu’il faut gérer. Sur 180 pays étudiés par la FAO, l’Algérie est classée parmi les 17 pays les plus pauvres en matière de potentialités en eau, soit à moins de 30% du seuil de pénurie fixé par le PNUD, ou celui de rareté fixé par la Banque mondiale à 1000 m3/hab/an ; en Algérie, cette disponibilité représente actuellement moins de 300 m3/hab/an, alors que la moyenne mondiale est de l’ordre de 6700 m3/hab/an.

Face à ces défis de sécurité alimentaire nationale, pourquoi le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique continue-t-il d’ignorer les problèmes accrus que connaît depuis la rentrée universitaire l’unique grande école d’agronomie du pays qui s’est construite au fil d’un siècle d’existence ? Pourquoi aujourd’hui le fonctionnement de cet établissement stratégique pour l’économie algérienne est-il bloqué, alors que dans d’autres pays, les grandes écoles de son rang signent un contrat de performance avec l’Etat ?

La réalité est que notre drame réside dans le mutisme du ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique qui assiste dans l’indifférence totale au démantèlement de cette école. En juin 2015, une demande d’audience lui a été adressée, signée par la moitié du corps enseignant de l’école, elle est restée sans réponse à ce jour. Si notre ministre a décidé d’entamer un bras de fer uniquement par représailles pour notre prise de position contre la destruction du jardin botanique centenaire de notre établissement qui devait être transformé en baraques de chantier de l’entreprise Cosider, il doit savoir qu’en sa qualité de ministre sa mission est justement d’ouvrir les portes du dialogue et de préserver les acquis de son secteur.

Les méthodes de gouvernance des établissements universitaires ont profondément changé, de même que les méthodes de dialogue et de construction avec l’élite universitaire ont profondément évolué, Monsieur le ministre. Aujourd’hui, c’est vers les scientifiques que les décideurs et les hommes politiques se tournent pour faire les choix les plus pertinents, dans un monde globalisé devenu tellement complexe que science, société et économie sont devenues indissociables.

Aujourd’hui, face à notre équation «périr ou exister autrement», ce que nous attendons de notre ministre, c’est de conduire le changement et de faire émerger un système universitaire capable de produire du talent et de l’innovation et non des chômeurs porteurs de désespoir. Ce que nous attendons, c’est qu’il nous permette en tant qu’universitaires de participer à la construction d’un nouveau modèle économique national, dans un contexte mondial très compétitif qui limite fortement nos marges d’erreurs.

Et qui d’autre mieux qu’un ministre de l’Enseignement supérieur peut transformer notre jeunesse en atout et en pétrole gris pour l’Algérie ?
Les dossiers que nous avons portés à la connaissance de notre ministre concernent des atteintes très graves à la crédibilité et la pérennité de cette école de la souveraineté alimentaire du pays. La réalité du terrain est marquée par le bradage de la pédagogie et les inscriptions illégales en classes préparatoires avec des moyennes inférieures à la moyenne informatique, sur dérogation du ministère, la marginalisation des compétences, le gel du projet de développement de l’établissement, la dilapidation du foncier de l’école, l’obsolescence de ses infrastructures de recherche… qui sont autant de dérives que notre ministère de tutelle continue de cautionner.

Ce qui nous gêne quand notre ministre déclare qu’il remettra au sein de l’Université algérienne la rigueur des années 1970, c’est que nous avons demandé, sans résultat, une enquête sur les inscriptions illégales de bacheliers 2015 en classes préparatoires de notre école, justement sur dérogation du ministère. Quelle suite va-t-il donner à ce grave dérapage contraire à la rigueur où «les relations et les privilèges» continuent à avoir la suprématie sur le mérite ?

A l’heure où les pays du monde entier construisent leur projection stratégique à 2030, notre ministre propose de remettre la rigueur des années 1970. Ce que nous attendons, ce n’est pas un retour en arrière de près d’un demi-siècle, mais une projection sur un nouveau modèle de système de formation qui nous conduira réellement à la construction de la société de la connaissance. Le monde appartient aux visionnaires, Monsieur le ministre.

Bien évidemment, cet exercice de projection est complexe tant il exige des capacités à analyser et à prévoir les évolutions technologiques, économiques et sociétales. Conduire le changement aujourd’hui, c’est se projeter et se préparer à l’adoption d’un modèle de formation dynamique, intégrant les systèmes d’innovation de demain qui feront appel à des acteurs et à des schémas très différents des systèmes actuels.

Dans ce contexte, ce qui est attendu de nos universités, et plus particulièrement de nos grandes écoles, c’est la formation de ressources humaines en capacité d’affronter la complexité, d’assembler des compétences diverses, de mobiliser des acteurs variés.
De même que ce qui nous gêne quand le ministre de l’Enseignement supérieur déclare pouvoir mobiliser 400 chercheurs au service du secteur de l’agriculture, c’est qu’il ne mesure absolument pas la grande fragilité de notre potentiel face à nos besoins et face aux stratégies d’alliances internationales.

Les pays développés considèrent que désormais aucune de leurs institutions ne peut s’autosuffire. Les grands domaines génériques comme la génomique fédèrent les équipes dans des programmes et des consortiums internationaux dotés de moyens et d’équipements de plus en plus lourds et sophistiqués. A l’échelle du système français, les deux établissements, l’INRA et le CIRAD, qui emploient à eux seuls un important vivier de plus de 5000 chercheurs et ingénieurs, ont créé le réseau des établissements agronomiques français Agreenium, qui fonctionne avec 600 accords de coopération à l’échelle internationale.

Face au poids des grands établissements européens et internationaux qui se regroupent autour de projets fédérateurs, il est évident que la fragilité du système de formation et de recherche en Algérie vient de sa dispersion à l’échelle nationale et de son isolement des alliances stratégiques internationales qu’on ne peut pénétrer que sous réserve de mise à niveau de nos capacités de recherche et de notre mode de gouvernance. Notre système national de formation et de recherche est donc appelé à reformuler intégralement sa stratégie avec des objectifs et des résultats clairement affichés dans la construction d’un nouveau modèle économique fondé sur la connaissance, le talent humain et l’innovation.

Mais comment atteindre ce stade de performance à l’Ecole nationale supérieure d’agronomie d’El Harrach face au mutisme de notre ministère qui cautionne la dégradation de nos conditions de travail, les inscriptions illégales en classes préparatoires, l’absence total d’un projet d’établissement, les intimidations et blocages…

Nous ne recherchons ni gloire ni argent, nous ne demandons qu’à servir notre pays par notre savoir. Nous demandons à notre ministre d’ouvrir les portes du dialogue et de soutenir notre institution au nom de la sécurité alimentaire de l’Algérie. La mission de notre ministre n’est pas de soutenir les hommes qu’il a placés, mais de soutenir le programme d’excellence des grandes écoles tel que tracé par son Excellence le président de la République qui a tant œuvré pour la société de la connaissance en Algérie.

Abdelguerfi Aïssa
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