L'Economie Algérienne

Toutes les discussions a propos de la politique, de l'économie et de la société Algérienne (uniquement)
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samir_reghaia
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Re: L'Economie Algérienne

Message par samir_reghaia » 08 octobre 2018, 10:59

Les USA semblent interessés par l'Automobile et les TIC...
Les Américains veulent monter des voitures en Algérie

Les Américains ont présenté une proposition de partenariat dans le domaine de la construction automobile et la production de pièces de rechange ainsi qu’en matière d’assistance technique concernant les normes de sécurité dans ce créneau de production.

Les investisseurs américains affichent un intérêt marqué pour plusieurs secteurs d’investissement en Algérie en particulier ceux de la construction automobile et du commerce électronique, a indiqué mercredi à l’APS le secrétaire général du ministère du Commerce, Cherif Omari.

S’exprimant à l’issue de la sixième session des discussions relatives à l’accord-cadre sur le commerce et l’investissement (Tifa), M. Omari a déclaré que les responsables du Bureau du Représentant américain au commerce (Ustr) ont transmis à la délégation algérienne l’intérêt manifesté par les opérateurs américains à l’investissement dans ces deux secteurs à forte valeur ajoutée.

Pour rappel, ce dialogue sur le commerce et l’investissement a été mené du côté algérien par une délégation multisectorielle, conduite par le SG du ministère du Commerce, et du côté américain par le représentant adjoint au Commerce, Daniel Mullaney accompagné de responsables de l’Ustr et d’autres départements économiques, en présence des deux ambassadeurs, Madjid Bouguerra et John Desrocher.

Lors de ces discussions à huis clos qui se sont étalées sur une journée au siège de l’USTR, la partie américaine a présenté une proposition de partenariat dans le domaine de la construction automobile et la production de pièces de rechange ainsi qu’en matière d’assistance technique concernant les normes de sécurité dans ce créneau de production, selon ce responsable.Omari a indiqué que la partie américaine s’est enquise de la réglementation et des conditions régissant la mise en place des partenariats dans ce domaine, rappelant le souhait émis par le géant Ford de s’installer en Algérie.

Le commerce électronique suscite également l’intérêt des opérateurs américains qui ont exprimé à l’occasion de ces discussions leur disponibilité à accompagner l’Algérie dans le lancement du e-commerce. Selon, M. Omari il y a un fort potentiel de partenariat dans ce domaine notamment en ce qui concerne la dématérialisation des transactions commerciales par la mise en place d’un système de registres électroniques.

L’expérience avérée des Américains dans ce domaine serait d’un grand apport en matière de contrôle et de gestion des transactions électroniques, a-t- il fait remarquer. Les deux parties ont également discuté d’une feuille de route pour faciliter l’échange d’informations et de données sur le commerce et l’investissement dans plusieurs secteurs stratégiques. Riche agenda de discussions Cet échange est rendu nécessaire par le besoin de faire connaître les efforts consentis en matière de législation économique et de l’amélioration du climat des affaires, dira-t-il en substance, citant en cela la loi sur la santé qui permet à présent de développer une industrie pharmaceutique ainsi que la loi sur le commerce électronique et la prochaine loi sur les hydrocarbures qui devrait doper l’investissement pétrogazier en Algérie.

Sur ce point, M. Omari a signalé que de ces discussions s’est dégagée une volonté commune de développer le partenariat énergétique en particulier dans les énergies fossiles et renouvelables. “Les Américains étaient très attentifs aux mesures prises pour développer certains secteurs prioritaires tels que l’énergie, l’Industrie, le tourisme et l’agriculture”, a-t-il indiqué. Et d’ajouter “Nous avons souligné la forte volonté des autorités publiques de diversifier l’économie en mettant en exergue les orientations données par le président de la République, M. Abdelaziz Bouteflika, lors du dernier Conseil des ministres pour la promotion des exportations hors hydrocarbures avec le concours des investisseurs locaux et des partenaires étrangers”.

Qualifiant l’agenda de ces discussions de “très riche”, Cherif Omari, a fait savoir que cette réunion a permis aussi d’évoquer les possibilités de partenariat dans le tourisme et l’artisanat, notamment que la partie américaine a affiché sa disponibilité à activer le système généralisé de préférence américain (SGP) pour les produits artisanaux algériens. Ce dispositif, rappelle-t-on, facilite aux pays bénéficiaires l’accès de leurs produits aux Etats Unis en franchise de droits de douane.

“Il y aussi beaucoup d’opportunités pour les exportateurs algériens dans les domaines de l’agroalimentaire, de l’agriculture, de l’industrie électronique et de l’électroménager”, a-t-il noté. A ce propos, les deux parties ont convenu de vulgariser davantage ce dispositif pour mobiliser des exportateurs potentiels dans l’agriculture. La délégation algérienne a invité l’Ustr de dépêcher des experts en Algérie pour expliquer et vulgariser le SGP. Capitalisant sur la semaine économique et culturelle de l’Algérie, organisé dernièrement à Washington, le ministère du Commerce envisage d’organiser une exposition multisectorielle dans une grande ville américaine.

C’est dans ce cadre de promotion des échanges que des missions d’hommes d’affaires américains sont prévues en Algérie pour prospecter des partenariats dans la production et la distribution avec la perspective de conquérir des marchés à l’échelle du continent africain. Le SG du ministère du Commerce a fait savoir, par ailleurs, que la délégation algérienne a saisi l’opportunité de ces discussions pour plaider pour le retrait de l’Algérie de la liste prioritaire de surveillance établie par l’Ustr.

Ce classement établi par le rapport “Special 301” sur les pays qui protègent mal les droits de propriété intellectuelle “ne reflète pas les efforts consentis par les pouvoirs publics en la matière”, a affirmé M. Omari. “On les a invités à apprécier les efforts menés par l’Algérie pour éviter de nous inscrire à nouveau sur cette liste, il y a eu satisfaction de la partie américaine des mesures prises sur le plan règlementaire et aussi une reconnaissance des avancées réalisées dans ce domaine”, a-t-il déclaré.

La délégation algérienne a également expliqué le nouveau dispositif prévu par la loi de finances complémentaire portant sur l’instauration d’un droit additionnel provisoire de sauvegarde en matière de commerce extérieur. La partie algérienne a précisé que ce droit qui vient de remplacer le système des licences d’importation a été rendu nécessaire par le besoin de préserver l’équilibre de la balance des paiements dans un contexte de baisse des recettes pétrolières, principal revenu du pays.

APS
https://www.maghrebemergent.info/les-am ... n-algerie/
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sadral
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Re: L'Economie Algérienne

Message par sadral » 23 octobre 2018, 21:31

Bonne nouvelle :super:
LAFARGEHOLCIM ALGÉRIE OUVRIRA UNE STATION DE TRAITEMENT DES DÉCHETS PÉTROLIERS

Cet investissement a coûté à l’entreprise pas moins de 700 millions de dinars, indique le même responsable qui a précisé que cette station permettra d’incinérer tous les déchets de la Sonatrach.

« LafargeHolcim vient d’investir dans une station de traitement et de valorisation des déchets pétroliers qui va être réceptionnée en décembre 2018 ». C’est ce qu’a révélé aujourd’hui le directeur des affaires publiques et communication de cette entreprise, Serge Dubois, au cours d’une rencontre avec la presse organisée à Alger.

Cette station d’incinération qui, selon le responsable de LafargeHoplcim, est une première en Algérie, sera implantée à Oggaz dans la wilaya de Mascara, avec une capacité d’incinération atteignant les 50 000 tonnes de déchets par an.
https://www.maghrebemergent.info/lafarg ... etroliers/
« Une page est tournée ; l'Algérie est d'abord fille de son histoire, qu'elle ait surmonté l'épreuve coloniale et même défié l'éclipse, atteste, s'il en était besoin, de cette volonté inextinguible de vivre sans laquelle les peuples sont menacés parfois de disparition.
L'ornière qui nous a contraints à croupir dans l'existence végétative des asphyxies mortelles nous imposa de nous replier sur nous-mêmes dans l'attente et la préparation d'un réveil et d'un sursaut qui ne pouvaient se faire, hélas ! que dans la souffrance et dans le sang. La France, elle-même, a connu de ces disgrâces et de ces résurrections. » Le président Houari Boumediene.

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Re: L'Economie Algérienne

Message par Madjid-wahran » 24 octobre 2018, 09:02

sadral a écrit :
23 octobre 2018, 21:31
Bonne nouvelle :super:
LAFARGEHOLCIM ALGÉRIE OUVRIRA UNE STATION DE TRAITEMENT DES DÉCHETS PÉTROLIERS

Cet investissement a coûté à l’entreprise pas moins de 700 millions de dinars, indique le même responsable qui a précisé que cette station permettra d’incinérer tous les déchets de la Sonatrach.

« LafargeHolcim vient d’investir dans une station de traitement et de valorisation des déchets pétroliers qui va être réceptionnée en décembre 2018 ». C’est ce qu’a révélé aujourd’hui le directeur des affaires publiques et communication de cette entreprise, Serge Dubois, au cours d’une rencontre avec la presse organisée à Alger.

Cette station d’incinération qui, selon le responsable de LafargeHoplcim, est une première en Algérie, sera implantée à Oggaz dans la wilaya de Mascara, avec une capacité d’incinération atteignant les 50 000 tonnes de déchets par an.
https://www.maghrebemergent.info/lafarg ... etroliers/
Un méga-incinérateur de produit pétrolier dans une wilaya du nord (densément peuplé) ...
Je ne suis pas expert dans le domaine mais incinérer les boues d'épuration, les composés organiques et les solvants issue du raffinage, j'imagine un peu la fumée qui va en sortir ...

Je connais bien la région, à 2 pas de Oggaz vous avez à perte de vue sur des milliers d'hectares les oliveraies de Sig, la région est assez tourné vers l'agriculture de manière générale, pas mal de cours d'eau, d'important bassins de populations, la ville de Sig c'est 100 000 habitants, à 40km de là Oran et son agglomération de 1,5 millions d'habitants.

Enfin bref, la localisation pour eux est parfaite, vous prenez Arzew et vous reculez plein sud de quelques kms. Mais j’espère que l'impact sur l'environnement a été pensé.
« Les chrétiens vont au Vatican, les musulmans à la Mecque et les révolutionnaires à Alger. » Amilcar Cabral , Ya Hasrra ...

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geronimo
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Re: L'Economie Algérienne

Message par geronimo » 31 octobre 2018, 18:47

Sortie de crise: l’Algérie pourrait se passer de la planche à billets dès 2019
L’Algérie serait en passe de surmonter sa crise financière et elle pourrait cesser de faire usage de la planche à billets dès janvier 2019, ou réduire son utilisation par rapport à l’année 2018. C’est ce qu’a déclaré, le 29 octobre, au Parlement algérien, le directeur général du Trésor public, lors de la présentation de la loi de finances 2019.

Le gouvernement algérien pourrait bien cesser de recourir au financement non conventionnel (planche à billets) à partir de janvier 2019 ou se contenter d'y recourir modérément par rapport à 2018. C'est ce qu'a affirmé, le 29 octobre, Fayçal Tadinit, le directeur général du Trésor public, devant la commission des finances et du budget de l'Assemblée populaire nationale (APN), lors de l'examen du projet de loi de finances 2019.

«Vu les nouvelles données économiques et l'amélioration de plusieurs indicateurs économiques, à savoir la hausse des recettes fiscales pétrolières, des cours du pétrole et des recettes fiscales ordinaires, il est possible de renoncer au recours au financement non conventionnel à partir de janvier 2019 ou d'y recourir dans une moindre mesure par rapport à 2018», a déclaré le responsable.

L'Algérie met en marche la planche à billets et crée un équivalent de 26 milliards d'euros
Tout en se félicitant du fait que l'Algérie a réussi à traverser sans grandes difficultés cette année 2018, annoncée comme l'année de tous les dangers, avec un déficit commercial sensiblement réduit, une inflation contenue à un niveau acceptable, des réserves de changes stabilisées à 80 milliards de dollars (dans un contexte de rebond des prix du pétrole), et surtout, sans recours à l'endettement extérieur, M. Tadinit a souligné que «le Trésor public attend pour l'instant les chiffres et les indicateurs économiques pour les mois de novembre et de décembre 2018 avant de prendre, début 2019, les décisions concernant le financement non conventionnel».

Pour rappel, jusqu'au 31 mars dernier, la Banque d'Algérie a procédé à l'émission de billets. Elle a confirmé dans son rapport mensuel, cité par le Journal officiel, qu'elle avait émis avant la fin du mois de mars 2018 un total de 3.585 milliards de dinars, soit près de 26 milliards d'euros. Cette émission s'inscrit dans le cadre d'un plan quinquennal de recours à la planche à billets qui a été approuvé par les parlementaires en septembre dernier afin de financer la dette publique, d'éviter une cessation du versement des salaires et pensions aux fonctionnaires et retraités et de relancer les projets à court de financement.

https://fr.sputniknews.com/internationa ... t-janvier/
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Re: L'Economie Algérienne

Message par guidher » 07 novembre 2018, 23:24

Issad Rebrab : « On n’a pas de patrie de rechange » (Vidéo)
Algérie – En marge de l’inauguration de ses projets à Charleville-Mézières, au Nord-est de la France, le Président du premier groupe industriel privé en Algérie, Issad Rebrab, a évoqué les raisons pour lesquelles il continuera d’investir, de créer de la richesse et de l’emploi en Algérie.
« Nous n’avons jamais arrêté d’investir en Algérie, parce que l’Algérie est un grand pays et puis, en tant que patriote, c’est de mon devoir de créer de l’emploi et de la richesse pour notre pays », a-t-il affirmé dans une déclaration à Ennahar TV. Et d’ajouter : « On n’a pas de patrie de rechange ! ».
Pour Issad Rebrab, si son groupe investit en France, c’est pour « chercher un jalon pour le développement économique pour notre pays ».
Avec les problèmes administratifs que nous rencontrons en Algérie, nous avons décider de sécuriser nos technologies aussi, à produire des modules de membranes ici en France, mais le plus gros sera produit en Algérie », affirme M. Rebrab.
https://www.alg24.net/issad-rebrab-on-n ... nge-video/


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Re: L'Economie Algérienne

Message par ANP4DZ » 08 novembre 2018, 18:34

Oui, c'est positifs que des groupes comme Cevital et Soumam investissent a l'étranger par ce que ils ont grandis et/ou parce qu'il veulent être propriétaire de la technologie, pas juste y avoir accès , mais il faut rester vigilent par rapport à l'environnement d'investissement, il ne faut surtout pas les faire fuir, car si cela arrive les investisseurs étrangers il ne faut même pas y songer.


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Re: L'Economie Algérienne

Message par guidher » 11 novembre 2018, 17:01

Rebrab : «Voilà pourquoi j’ai lancé mon projet en France et pas en Algérie»
Le patron du groupe Cevital, Issad Rebrab, a dénoncé le «blocage» de projets qui auraient «rapporté 2,5 milliards de dollars et créé 100 000 postes d’emploi». Le magnat de l’agroalimentaire, qui s’est exprimé dans les colonnes du quotidien arabophone Ennahar, a évoqué, notamment, le projet d’épuration d’eau dont son groupe détiendrait une «technologie exclusive dans le monde», a-t-il assuré.
Issad Rebrab a expliqué que son projet similaire lancé en France récemment a été rendu possible grâce à l’aide des autorités françaises qui ont mis à sa disposition un terrain «contre un euro symbolique» dans le nord-est de la France, regrettant que le gouvernement algérien ne fasse pas «comme tous ses homologues du monde entier qui encouragent l’investissement». Le patron de Cevital a affirmé que ce projet était à l’origine destiné à être lancé en Algérie, mais l’impossibilité d’importer des équipements en Algérie l’a poussé à le réaliser dans un autre pays, expliquant que ces appareils sont saisis depuis juin dernier «sans que son groupe ait pu obtenir des explications».

Issad Rebrab a précisé qu’il est pourtant l’industriel qui «paye le plus d’impôts» à l’Etat en tant que «plus grand opérateur économique privé» dans le pays.

Le richissime homme d’affaires a également abordé la question du projet de construction automobile en partenariat avec une marque nippone. Issad Rebrab prévoit de produire entre 250 000 et 500 000 véhicules par an et projette d’exporter une partie de sa production «dès l’entrée de son usine en activité», a-t-il confié. Il a aussi évoqué un projet en cours de réalisation dans l’ouest du pays, dans le domaine pharmaceutique, et fait état de son désir de créer un lycée, une université ainsi que d’autres institutions éducatives si l’Etat lui accordait une autorisation.
https://www.algeriepatriotique.com/2018 ... algerie-2/


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Re: L'Economie Algérienne

Message par guidher » 11 novembre 2018, 23:16

الحكومة وربراب على طريق الصلح
https://www.elkhabar.com/press/article/ ... ريق-الصلح/


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Re: L'Economie Algérienne

Message par samir_reghaia » 12 novembre 2018, 15:46

Voilà, la messe est dite: reserves de change prévues en 2021: 33 milliards de dollars après avoir culminé à 160 milliards...
Financement à la planche à billets autours de 15 milliards de dollars en 2019 (après avoir annoncé qu'on va bientôt arrêter...). C'est en train de dégringoler: j'ai peur pour le pays... :( :( :(
Perspectives financières 2019/2021 : La continuité dans la précarité


C’est devant une assemblée clairsemée de la Chambre basse du Parlement que le ministre des Finances, Abderrahmane Raouia, a présenté, hier, les résultats financiers des neuf premiers mois de l’année 2018 ainsi que les perspectives pour les exercices 2019, 2020 et 2021 et les dispositions du projet de loi de finances 2019.

Tout en affichant des résultats moins pessimistes que ceux étalés en 2017, le premier argentier du pays n’enlève toutefois pas le voile de la crise sur la situation financière, qui reste toujours tributaire des fluctuations des prix du pétrole sur le marché international. C’est un rythme soutenu de prudence qui est proposé pour les trois prochaines années.

Raouia prédit une constante baisse du niveau des réserves de change qui étaient de 88,61 milliards de dollars en juin dernier, qui passeront à 62 milliards de dollars en 2019, puis à 47,8 milliards en 2020 et finir au niveau de 33,8 milliards en 2021. Une baisse résultant d’un recul de la balance des paiements qui devrait passer de 17,2 milliards de dollars en 2019 à 14,2 milliards en 2020 et à 14 milliards en 2021. :affraid: :affraid: :sui: :sui:

La valeur de la monnaie nationale s’établira à 118 dinars par rapport au dollar comme prix moyen annuel pour la période 2019/2021, avec une inflation attendue de 4,5% en 2019, de 3,9% en 2020 et de 3,5% en 2021. L’entrée en vigueur des mesures de limitation des importations en janvier 2018 n’a eu pour résultat qu’une baisse de seulement 1,5% du volume des importations jusqu’à septembre de l’année en cours. Le ministre des Finances prévoit que ce niveau va baisser davantage pour arriver à 44 milliards de dollars d’importations en 2019, puis 42,9 milliards en 2021 et 41,8 milliards en 2021.

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Ce qui aura pour effet de contracter le déficit de la balance commerciale qui s’établira à 10,4 milliards de dollars en 2019, puis 8,2 milliards en 2020 et 6,4 milliards en 2021. En termes de croissance, le PLF table sur un chiffre de 2,9% pour l’année 2019 assorti d’une croissance hors hydrocarbures de 3,2%.

La croissance économique devrait passer à 3,4% en 2020 puis reculer à 3,2% en 2021. Avec un prix de référence du baril de pétrole fixé à 50 dollars et une vente moyenne du Sahara blend à 60 dollars le baril, le PLF prend en compte le calcul d’une baisse prévisible de 1% des exportations d’hydrocarbures dont le volume devrait s’arrêter à 33,2 milliards de dollars en 2019. Ce volume de recettes connaîtra, selon les calculs du gouvernement, une reprise en 2020 de 4,2% pour s’établir à 34,5 milliards et à 35,2 milliards en 2021.

Une croissance hors hydrocarbures serait par contre à prévoir, selon les rédacteurs du texte de loi de finances, notamment à travers la contribution à hauteur de 4,7% des secteurs du bâtiment et des travaux publics, de 5% du secteur de l’industrie, de 3,7% du secteur agricole et de 1,8% des services marchands et non marchands.

Une moyenne de croissance hors hydrocarbures de 3,1% est également prévue pour les exercices 2020 et 2021. Le PLF pronostique par ailleurs une baisse du déficit du Trésor par rapport au produit intérieur brut de -5,7% en 2020 et de -5% en 2021.

Le recours au financement non conventionnel pour réduire le déficit du Trésor public connaîtra une graduelle diminution en passant de -1874,4 milliards de dinars en 2019 :affraid: :affraid: :affraid: à -746,5 milliards de dinars en 2020 puis à -796,5 mds de dinars en 2021, assure le ministre, en notant qu’une pression sera exercée sur le déficit du Trésor «malgré le recours au financement non conventionnel et au prélèvement à partir du Fond de régulation des recettes (FRR)».

Notons que le PLF mise sur une baisse de 10,9% des dépenses d’équipement et une hausse de 8,1% des dépenses de fonctionnement, ce qui pèsera sur le Trésor et produira un déficit de -10,4% du PIB qui était de -11% en 2018. Les recettes budgétaires pour l’année 2019 devront s’établir à 6507,9 milliards de dinars pour une fiscalité pétrolière devant atteindre 3201,4 milliards de dinars.


Résultats financiers à septembre 2018

Les recettes budgétaires pour les 7 premiers mois de l’année 2018 se sont établies à fin juillet à 4477 milliards de dinars contre 4027,1 milliards durant la même période en 2017, marquant ainsi une hausse de 11,2%. Le niveau de la fiscalité pétrolière a atteint 1611 milliards de dinars durant la même période soit une hausse de 26% par rapport à 2017. Le taux d’inflation sur les neuf mois écoulés de l’année en cours a été de 4,45% contre 5,65% durant la même période de 2017. Une baisse de 1% qui serait due, selon le ministre des Finances, à la baisse des prix des produits alimentaires. Au niveau du commerce extérieur, le déficit commercial a atteint 3,7 milliards de dollars contre 8,5 milliards durant la même période en 2017. Une baisse de plus de 4 milliards de dollars résultant surtout de la hausse des exportations d’hydrocarbures (+14,9%) et une légère baisse du niveau des importations (-1,5%). Une hausse de 50,9% des exportations hors hydrocarbures a été enregistrée durant cette période de référence, passant de 1,37 milliard de dollars en 2017 à 2,78 milliards de dollars en 2018. Le prix du Sahara blend a augmenté de 41%, passant de 51,18 dollars le baril en 2017 à une moyenne de 72,48 dollars en 2018.

En termes de volume et de valeur, les exportations d’hydrocarbures ont atteint 27,9 milliards de dollars à fin septembre 2018 contre 24,3 milliards en 2017. La valeur du dinar a quant à elle connu une baisse de 5,41% par rapport au dollar et de 11,5% par rapport à l’euro : 115,95 dinars pour un dollar et 138,74 dinars pour un euro. Durant la même période en 2017, 109,68 dinars achetaient un dollar et 122,08 dinars un euro. A fin septembre 2018, cette valeur de change est passée à 118,18 dinars pour un dollar.
Le niveau des réserves de changes est quant à lui passé à 88,61 milliards de dollars à la fin juin dernier.



Cessibilité des logements au bout de deux ans

La commission des finances, après examen du projet de loi de finances, a introduit une proposition en faveur de la cessibilité des logements au bout de deux années après leur acquisition. Introduisant un nouvel article 35 bis, la commission propose une possibilité de cessibilité des logements publics par leurs bénéficiaires, deux années après l’établissement de leurs contrats, et ce, pour les formules de logements sociaux participatifs, des logements locatifs publics et des logements de type location-vente.
https://www.elwatan.com/edition/actuali ... 12-11-2018
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Re: L'Economie Algérienne

Message par numidia » 12 novembre 2018, 20:44

ce n'est pas en train de dégringoler
un pays qui n'a pas les dettes colossales des autres pays, allons bon.

ensuite, il n'y a absolument rien de surprenant,
utiliser la planche à billets est encore possible chez nous car nous avons ce pouvoir régalien que d'autres pays n'ont plus (ex: les pays de l'UE)
notre devise ne fait pas le poids c'est d'accord, notre économie dépend des hydrocarbures quasi exclusivement
je ne dis pas que tout va bien, je relativise juste ton point de vue

rien ne dégringole, c'est simplement le résultat de notre incapacité en tant que peuple de se lever le matin et de TRAVAILLER !
tant que l'Algérien ne produira pas la richesse qu'il dépense, il n'y aura aucun miracle économique et encore moins d'el dorado
tu récoltes uniquement si d'abord tu sèmes
c'est par notre travail qu'on peut construire une croissance, un cadre de vie meilleur
ce n'est que le travail qui crée la richesse, autrement tu as juste la planche à billets ou l'endettement
on a choisi la planche à billets avec les difficultés que cela entraine, mais c'est mille fois mieux que l'endettement auprès du FMI et de la BM (point de vue perso, je préfère la planche à billets à la dictature du FMI)
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Re: L'Economie Algérienne

Message par samir_reghaia » 15 novembre 2018, 09:55

numidia a écrit :
12 novembre 2018, 20:44
ce n'est pas en train de dégringoler
un pays qui n'a pas les dettes colossales des autres pays, allons bon.

ensuite, il n'y a absolument rien de surprenant,
utiliser la planche à billets est encore possible chez nous car nous avons ce pouvoir régalien que d'autres pays n'ont plus (ex: les pays de l'UE)
notre devise ne fait pas le poids c'est d'accord, notre économie dépend des hydrocarbures quasi exclusivement
je ne dis pas que tout va bien, je relativise juste ton point de vue

rien ne dégringole, c'est simplement le résultat de notre incapacité en tant que peuple de se lever le matin et de TRAVAILLER !
tant que l'Algérien ne produira pas la richesse qu'il dépense, il n'y aura aucun miracle économique et encore moins d'el dorado
tu récoltes uniquement si d'abord tu sèmes
c'est par notre travail qu'on peut construire une croissance, un cadre de vie meilleur
ce n'est que le travail qui crée la richesse, autrement tu as juste la planche à billets ou l'endettement
on a choisi la planche à billets avec les difficultés que cela entraine, mais c'est mille fois mieux que l'endettement auprès du FMI et de la BM (point de vue perso, je préfère la planche à billets à la dictature du FMI)
Autant j'ai l'habitude de critiquer le peuple assez sèchement (parfois trop), autant là je ne suis pas d'accord. Les dérives macro-économiques ne peuvent pas êtres résumées en disant que c'est la faute au peuple qui ne travaille pas.
La chute progressive des reserves de change ne peut être imputée au peuple car l'algérien qui se lève le matin pour travailler n'a aucun pouvoir de décision sur les questions d'ordre macro-économiques. C'est une question de gestion pure.
Lorsque Sellal met en place un plan de rigueur budgétaire sur trois ans pour ramener les indices macro-économiques au vert, et que Ouyahya éclate tout en disant "on va dépenser comme avant, en imprimant des billets qui n'ont pas de valeur", cela n'a rien à voir avec la capacité du peuple à travailler ou pas.
L'Algérie vit au dessus de ses moyens et les raisons qui ont poussé à ces décisions sont claires: le 5ème mandat de Boutef doit passer et le peuple doit être content jusqu'à avril 2019. Alors il faut dépenser de l'argent qu'on n'a pas. Le réveil risque d'être difficile.
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Re: L'Economie Algérienne

Message par numidia » 15 novembre 2018, 13:14

je ne critique pas pour le plaisir de critiquer, je te rassure
je disais que ce n'était pas la dégringolade dont tu parlais
oui, ce n'est pas uniquement le peuple bien sûr,
mais je maintiens, on ne travaille pas assez, ne nous cachons pas la réalité
et puis c'est pas la faute à 1 personne, c'est un ensemble

je disais préférer la planche à billets au FMI, tu peux être pour l'endettement c'est ton droit le plus absolu, pas de problème
je suis très sceptique et j'y suis opposée quand je vois les économies basées sur l'endettement tel qu'imaginé actuellement
si ça évolue et que le système est rééquilibré (j'ai de gros doutes) on peut commencer à en discuter, mais à l'heure actuelle, je trouve ça suicidaire
du coup t'as pas le choix, tu imprimes en cas de besoin

la période dont tu parles correspond à la chute des prix du pétrole
donc sur cette période on constate:
1) si ton pays est assez costaud il tient le choc malgré le prix du baril
c'est notre cas
2) si ton pays est moins costaud il n'arrive pas à encaisser et peut s'écrouler
surtout si on l'aide (si tu vois ce que je veux dire)
c'est le cas du Venezuela, par ex
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sadral
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Re: L'Economie Algérienne

Message par sadral » 21 novembre 2018, 21:44

sadral a écrit :
13 septembre 2018, 23:03
Apres les échecs avec les Indiens, les indonésiens, les Qataris et les Pakistanais..le projet se fera Inchallah avec les Chinois
Projet du Complexe du phosphate: un investissement de 6 milliards de dollars

Le coût du projet du Complexe de phosphate à l'Est du pays devant entrer en service en 2022 s'élève à près de 6 milliards de dollars, a indiqué, jeudi à Alger, le ministre de l’Industrie et des Mines, Youcef Yousfi.

Intervenant lors 'une séance de l'Assemblée populaire nationale (APN) consacrée aux questions orales, le ministre a précisé que "le volume global de l'investissement de ce projet intégré s'élève à près de 6 milliards de dollars, répartie entre la mine de Bled El-Hadba à Tebessa (1,2 milliards de dollars), la plateforme de Hadjer Kebrit à Souk Ahras (2,2 milliards de dollars), la plateforme de Hadjar Essoud à Skikda (2,5 milliards de dollars) et le port de Annaba (0,2 milliards de dollars).

Ce projet porte sur l'exploitation du phosphate extrait du champs de Bled El-Hadba dans la wilaya de Tébessa, d'une capacité de 500 millions de tonnes et la valorisation de cette ressource naturelle à travers la production des engrais, de l'ammoniac, du silicium et autres matières utilisées dans les différentes activités économiques.

Le projet prévoit l'extraction de 6 millions de tonnes/an de phosphate de haute qualité de Bled El-Hadba (Tébessa), la production de 3 millions de tonnes d'acide phosphorique à Oued Kebrit (Skikda) et la réalisation d'une unité d'accompagnement pour la récupération des rejets fluorés à partir des unités de production de l'acide phosphorique, ce qui permettra de produire 60.000 tonnes d'Acide fluorhydrique anhydre (AHF) et 57.000 tonnes de SIO².

Il est question également de la production de 1,2 millions de tonnes/an d'ammoniac et 4 millions de tonnes d'engrais, selon les explications fournies par M. Yousfi.

Ce projet intégré sera réalisé en partenariat entre deux groupes algériens Sonatrach et ASMIDAL-MANAL et deux groupes chinois CITIC et WENGFU.

Soulignant que dans ce projet, la partie chinoise détient 49% contre 51% pour la partie algérienne, le ministre a fait état de la création d'une joint-venture entre les deux parties durant le dernier trimestre de l'année en cours, en attendant le lancement effectif de la production début 2022.

M. Yousfi a rappelé que ce projet et la nécessité d'accélérer sa réalisation ont été évoqué par le Premier ministre, Ahmed Ouyahia et les responsables chinois, durant sa dernière visite à Pékin.

"Ce projet, qui aura un impact socioéconomique positif sur la région, permettra la création de près de 2.500 postes d'emplois directs permanents, dont 963 à Hadjer Essoud, 654 à Oued Kebrit et 880 à Bled El-Hadba, selon le ministre.

Le flux de production à acheminer par voie ferroviaire dans le cadre de ce projet atteindra 17 millions de tonnes/an, ce qui exige le dédoublement de la voie minière reliant Bled El-Hadba à Annaba avant 2022.

Par ailleurs, l'Entreprise du port de Annaba a programmé une extension de 42 ha, destinée à l'exportation des produits finis et à l'importation du soufre (1,7 millions de tonnes/an).
Grâce à ce projet, l'Algérie aura l'opportunité de valoriser ses réserves en phosphate et en gaz naturel, à travers la création d'une industrie manufacturière structurante créatrice de richesse et deviendra ainsi l'un des plus grands pays exportateurs d'engrais, a ajouté le ministre.

Il a révélé, dans ce cadre, que ce complexe permettra d'exporter près de 2 milliards de dollars/an d'engrais, ce qui garantira des revenus en devises à hauteur de 1,5 à 2 milliards de dollars/an.

A une autre question sur le projet de la zone industrielle d’Aïn Ouessara à Djelfa, le ministre a précisé que les travaux de réalisation sont actuellement à l'arrêt en raison de l'opposition de certains citoyens à ce projet, ajoutant que ce dossier est en cours de traitement par les autorités concernées. M. Yousfi a indiqué, cependant, que le ministère veille à son parachèvement "dans les plus brefs délais".

Une enveloppe de 10 milliards DA a été dégagée pour cette zone d'une superficie de 400 ha, a fait savoir le ministre.

Le programme national de réalisation des zones industrielles, qui intervient en application de la décision rendue public par le Conseil national de l'investissement le 24 mars 2016, prévoit la réalisation de 30 zones industrielles qui seront élargies en 50 zones, à la demande des walis pour une superficie globale de 12.000 ha répartis sur 39 wilayas.
http://www.aps.dz/economie/78480-projet ... de-dollars

LE PROJET CRÉERA UNE DYNAMIQUE À TRAVERS TOUT LE PAYS :Quand l'est livre ses richesses

Il s'agit là d'un des plus grands projets intégrés de la décennie dont l'impact socio-économique sur le pays sera énorme. Avec ce mégaprojet, l'Algérie pourrait peut-être réussir à se désengluer de la rente pétrolière et à engendrer une synergie de développement dans tout le pays.

Extraire du phosphate de haute qualité et produire des engrais, de l'ammoniac, du silicium et autres matières utilisées dans les différentes activités économiques, ce n'est pas un rêve, mais une réalité qui va se concrétiser dans les trois prochaines années en Algérie. Si, bien évidemment, la réalisation du complexe de phosphate à l'Est vient à se concrétiser. Le lancement des travaux de ce mégaprojet, en souffrance depuis plus d'une dizaine d'années, devra, enfin, se faire lundi prochain à Tébessa en présence du Premier ministre Ahmed Ouyahia. Pour ce projet hautement stratégique pour l'économie nationale, l'Algérie représentée par Sonatrach et Asmidal-Manal, aura, cette fois-ci et contrairement aux années précédentes, les entreprises chinoises Cetic et Wingfu comme partenaires à hauteur de 49%.

Le coût du complexe s'élève à près de 6 milliards de dollars répartis entre la mine de Bled El-Hadba à Tébessa (1,2 milliard de dollars), la plate-forme de Hadjer Kebrit à Souk Ahras (2,2 milliards de dollars), la plate-forme de Hadjar Essoud à Skikda (2,5 milliards de dollars) et le port de Annaba (0,2 milliard de dollars). Et pour mieux apprécier l'importance de ce projet qui va non seulement permettre à l'Algérie de diversifier ses exportations, mais aussi la mettre sur la voie du développement, il y a lieu de préciser que le projet prévoit, à son entrée en production en 2022, l'extraction de 6 millions de tonnes/an de phosphate de haute qualité de Bled El-Hadba, la production de 3 millions de tonnes d'acide phosphorique à Oued Kebrit et la réalisation d'une unité d'accompagnement pour la récupération des rejets fluorés à partir des unités de production de l'acide phosphorique, ce qui permettra de produire 60 000 tonnes d'acide fluorhydrique anhydre (AHF) et 57 000 tonnes de SIO². Il est question également de la production de 1,2 million de tonnes/an d'ammoniac et 4 millions de tonnes d'engrais, selon les explications fournies par le ministre de l'Industrie et des Mines Youcef Yousfi, lors d'une de ses interventions. Il s'agit là d'un des plus grands projets intégrés de la décennie dont l'impact socio-économique sur le pays sera énorme. Il permettra la création d'au moins 3 000 postes d'emploi directs permanents et des dizaines de milliers d'autres indirects et les retombées positives sur d'autres secteurs. A commencer par le chemins de fer. Avec un flux de production à acheminer par voie ferroviaire qui atteindra 17 millions de tonnes/an, il faudrait penser au dédoublement de la voie minière reliant Bled El-Hadba à Annaba avant 2022. Le port de Annaba prévoit également une extension de 42 ha, destinée à l'exportation des produits finis et à l'importation du soufre. Côté industrie, l'Algérie aura l'opportunité de créer une industrie manufacturière structurante et peut, en y mettant de la volonté, devenir l'un des plus grands pays exportateurs d'engrais. Selon M. Yousfi, ce complexe permettra d'exporter près de 2 milliards de dollars/an d'engrais, ce qui garantira des revenus en devises à hauteur de 1,5 à 2 milliards de dollars/an hors hydrocarbures. Autre secteur stratégique qui sera considérablement développé avec un surcroît d'engrais, est l'agriculture. Ce qui va permettre d'assurer la sécurité alimentaire et de créer une véritable toile de PME pour l'industrie agroalimentaire.
Avec un investissement de 6 milliards de dollars, ce n'est certes pas rien, l'Algérie pourrait peut-être réussir à se désengluer de la rente pétrolière, à injecter une industrialisation dans la région de l'Est du pays, mais surtout et c'est le plus important, engendrer une synergie de développement dans tout le pays.
http://www.lexpressiondz.com/actualite/ ... esses.html
« Une page est tournée ; l'Algérie est d'abord fille de son histoire, qu'elle ait surmonté l'épreuve coloniale et même défié l'éclipse, atteste, s'il en était besoin, de cette volonté inextinguible de vivre sans laquelle les peuples sont menacés parfois de disparition.
L'ornière qui nous a contraints à croupir dans l'existence végétative des asphyxies mortelles nous imposa de nous replier sur nous-mêmes dans l'attente et la préparation d'un réveil et d'un sursaut qui ne pouvaient se faire, hélas ! que dans la souffrance et dans le sang. La France, elle-même, a connu de ces disgrâces et de ces résurrections. » Le président Houari Boumediene.


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Re: L'Economie Algérienne

Message par malikos » 22 novembre 2018, 22:59

Natural Gas Daily Africa
Policy & Regulation
Algeria plans major investments in energy to 2022
By Staff reporter
22 November 2018
Algeria will invest $75 billion in its energy sector between the end of this year and 2022, Algerian Minister of Energy Mustapha Guitouni has said, according to the Algerian Press Agency.

The statement was issued during an Algeria-EU summit in Algiers. Of this amount, 75% – or $56 billion – will be spent in the oil and gas sector, although it is unclear if this will be in the upstream or downstream sectors.

The minister also said European companies would be encouraged to invest...
http://interfaxenergy.com/gasdaily/arti ... gy-to-2022


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Re: L'Economie Algérienne

Message par guidher » 24 novembre 2018, 22:54

Complexe "Tosyali" d’Oran: inauguration de la troisième étape de l’investissement
ORAN - Le ministre de l’Industrie et des Mines, Youcef Yousfi, a inauguré samedi la troisième étape de l’investissement du complexe de sidérurgie "Tosyali", basé à Béthioua (40 Km à l’Est d’Oran).

Cette nouvelle étape du complexe, entré en production en 2013, s’inscrit dans le cadre du développement de l’industrie de la sidérurgie en Algérie, notamment par l’appui de l’Etat aux investissements nationaux et étrangers, a souligné le ministre, lors de la cérémonie d’inauguration, rappelant que ce complexe est "le plus grand en Afrique".

Achevée et mise en service avec succès, cette nouvelle installation industrielle est dédiée à la valorisation de la matière première du fer et du minerai de fer de gisements. Elle est équipée des moyens technologiques les plus récentes et respectant les normes environnementales, selon le président du Conseil d’administration du complexe, Fouad Tosyali.
Cette nouvelle usine est intégrée au complexe. Elle comprend une unité de pelletisation pour le traitement du minerai de fer avec une capacité de production de 4 millions de tonnes par an de pellets.

D’autres unités font partie de cette nouvelle installation comme une aciérie d’une capacité de 2,5 millions de tonnes/an, dotée d’un four à arc, présenté comme le plus grand au monde, et d’une unité annexe de la même taille pour le traitement en réduction directe (DRI).

Deux laminoirs de rond à béton à haute vitesse d’une capacité de traitement de 2,4 millions de tonnes/an, une unité de pipes en spirale avec une capacité de 400.000 tonnes/an et divers autres unités auxiliaires sont également intégrés à cette nouvelle installation.

Actuellement, avec l’ensemble de ses installations, le complexe "Tosyali" répond aux besoins du marché national avec une production de près de 4 millions de tonnes/an de rond à béton et de fil machine.

Cette cadence a permis d’économiser deux milliards de dollars US consacrés auparavant à l’importation de ces produits ferreux, a-t-on expliqué. L’année prochaine, "Tosyali" prévoit d’exporter pour quelque 300 millions de dollars US de produits ferreux.

Par ailleurs, la réalisation prochaine d’un convoyeur allant du complexe au port d’Arzew, sur une distance de près de 11 km, figure parmi les ambitions proches de Tosyali.

Ce projet, inscrit dans le cadre d’un partenariat avec le port d’Arzew, va permettre au complexe via le convoyeur, dès juin 2019, de pouvoir accueillir, pour la première fois en Algérie, des minéraliers de 200.000 tonnes. Le chargement de la cargaison se fera en quatre jours, a-t-on souligné.
http://www.aps.dz/regions/81206-complex ... stissement

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