L'Economie Algérienne

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guidher
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Re: L'Economie Algérienne

Message par guidher » 27 novembre 2018, 00:21

Un investissement de 6 milliards de dollars : Lancement du projet d’exploitation des mines de phosphate
Le grand projet d’exploitation des mines de phosphate de l’Est du pays sera lancé à partir de Tébessa. Demain sera donné le coup de starter à ce méga projet d’une valeur de 6 milliards de dollars et devant impliquer le partenariat de deux groupes algériens (Sonatrach et Asmidal-Manal) avec deux groupes chinois (Citic et Wengfu) selon la règle de 51/49.

La phase de concrétisation du contrat aura lieu demain à Tébessa alors que l’entrée en activité du projet se fera à partir de 2022. Le projet en question, qui permettra à l’Algérie de devenir un important exportateur de phosphate et ses dérivés, sera doté d’une enveloppe qui sera répartie entre la mine de Bled El Hadba à Tebessa (1,2 milliard de dollars), la plateforme de Hadjer Kebrit à Souk Ahras (2,2 milliards de dollars), la plateforme de Hadjar Essoud à Skikda (2,5 milliards de dollars) et le port de Annaba (0,2 milliard de dollars).
L’objet du projet portera sur «l’exploitation du phosphate extrait du champ de Bled El Hadba dans la wilaya de Tébessa, d’une capacité de 500 millions de tonnes, et la valorisation de cette ressource naturelle à travers la production des engrais, de l’ammoniac, du silicium et autres matières utilisées dans les différentes activités économiques», expliquait, en septembre dernier, le ministre de l’Industrie et des Mines, Youcef Yousfi.

Ainsi, sont prévues, à travers ce projet, «l’extraction de 6 millions de tonnes/an de phosphate de haute qualité de Bled El Hadba, la production de 3 millions de tonnes d’acide phosphorique à Oued Kebrit (Skikda) et la réalisation d’une unité d’accompagnement pour la récupération des rejets fluorés à partir des unités de production de l’acide phosphorique, ce qui permettra de produire 60 000 tonnes d’acide fluorhydrique anhydre (AHF) et 57 000 tonnes de SIO2». Le projet portera aussi sur la production de 1,2 million de tonnes/an d’ammoniac et 4 millions de tonnes d’engrais.

Selon le contrat établit entre les deux parties, le projet permettra la création de 2500 postes d’emplois directs permanents, dont 963 à Hadjar Essoud, 654 à Oued Kebrit et 880 à Bled El Hadba. Le projet fera de l’Algérie l’un des plus grands exportateurs d’engrais au monde pour un montant de 2 milliards de dollars par an. L’importance du volume de production de phosphate nécessitera le doublement de la voie minière reliant Bled El Hadba à Annaba avant 2022. De même que l’entreprise portuaire de Annaba prévoit dans ce cadre l’extension de 42 ha destinées à l’exportation des produits finis et à l’importation du soufre (1,7 million de tonnes/an).

A l’heure actuelle, l’Algérie exporte à l’état brut son phosphate à raison de 80 dollars/tonne alors que les dérivés de ce minerai sont vendus pour un montant de 800 dollars/tonne. Notons qu’une convention a été signée entre Alger et Pékin en 2016 consistant à aller au-delà des liens commerciaux et visant le renforcement des capacités de production dans différents domaines, dont l’industrie de transformation, l’exploitation des ressources énergétiques et la transformation des produits miniers.

C’est au début de l’année en cours, lors de la réunion de la commission mixte, que le projet d’exploitation du phosphate a figuré sur une liste de cinq projets à réaliser. Les quatre autres projets concernent le port du Centre, la sous-traitance dans la fabrication automobile, les appareils de paiement électronique et l’exploitation de granit et de marbre.
https://www.elwatan.com/edition/economi ... 25-11-2018


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Re: L'Economie Algérienne

Message par guidher » 01 décembre 2018, 23:43

Blé russe pour l’Algérie: le premier lot d’essai envoyé début 2019
Les projets d’exportation de blé russe vers l’Algérie semblent se concrétiser progressivement. Au cours du premier trimestre de l’année 2019, la Russie envisage d’y livrer le premier lot d’essai.

Au cours du premier trimestre de l’année prochaine, la Russie livrera à l’Algérie son premier lot d’essai de blé, a annoncé dans son commentaire à Sputnik Sergueï Dankvert, chef du Rosselkhoznadzor, la direction de surveillance du ministère russe de l'Agriculture.

«En Algérie, des limitations sur les grains punaisés des céréales sont en vigueur. On discute actuellement de l’envoi d’un lot d’essai légèrement punaisé, ils pourront vérifier que cela n’influencera pas les caractéristiques des céréales», a-t-il déclaré.
Et de préciser que la livraison était prévue au premier trimestre de l’année prochaine.
«Nous avons un accord, le lot est prêt. Il s’agit de deux containeurs de 40 tonnes de céréales au total», a-t-il expliqué.

Plus tôt, cette direction du ministère russe de l’Agriculture avait fait savoir que l’Algérie était extrêmement intéressée par l’importation de blé russe.
https://fr.sputniknews.com/economie/201 ... livraison/


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Message par malikos » 10 décembre 2018, 21:06

Breaking News
US Ports record:
Home / News / BRI inspires Algeria to modernize logistics platforms
BRI inspires Algeria to modernize logistics platforms

5 hours ago News

The China-proposed Belt and Road Initiative will prompt Algeria to increase and upgrade its transport logistics platforms to benefit from the expected growing traffic from global trade, said experts and authorities.

The initiative was in the center of discussions at the Third International Symposium on Trans Logistics, Transit and Storage of Goods opened Saturday in the Algerian capital city of Algiers.

Experts and authorities at the meeting agreed that the main challenges confronting Algeria after joining the initiative are speeding up the process of developing and modernizing transport logistics platforms and reducing transport costs of goods to make them more competitive in foreign markets.

Read more on Xinhua. http://container-news.com/bri-inspires- ... platforms/


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Re: L'Economie Algérienne

Message par malikos » 10 décembre 2018, 21:09

Expat remittances to Algeria to increase to nearly $2.2 billion in 2018
Published On : Monday, 10 December 2018 15:14 Read : 39 time(s) Print Send Share
Expat remittances to Algeria to increase to nearly $2.2 billion in 2018
WASHINGTON – The remittances sent by Algerians abroad to their country is set to reach $2.157 billion in 2018 against $2 billion in 2017, according to the latest report of World Bank on immigration and funding transfer, made public in Washington.http://www.aps.dz/en/economy/26956-expa ... on-in-2018

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Re: L'Economie Algérienne

Message par saladin » 10 décembre 2018, 22:09

Algérie: les envois de fonds de la diaspora devraient progresser à 2,2 mds de dollars en 2018

WASHINGTON - Les envois de fonds vers l’Algérie faits par la diaspora devraient se chiffrer à 2,157 milliards de dollars (mds usd) en 2018 contre 2 mds usd en 2017, selon le dernier rapport de la Banque mondiale sur l’immigration et les transferts de fonds publié à Washington.

Le montant prévu représente 1,1% du Produit intérieur brut (PIB) de l’Algérie, précise la copie préliminaire de ce rapport qui livre les récents développements et les prévisions concernant les transferts de fonds vers différentes régions du monde en 2018. Si cette prévision est confirmée, il s’agira alors de la première progression après cinq ans de stabilisation.

De 2013 à 2017, les envois de fonds vers l’Algérie se sont stabilisés autour de 2 mds usd, selon les données de la BM. Les flux attendus cette année restent, cependant, inférieurs au record de 2,4 mds usd enregistré en 2004.

Malgré la progression projetée, les transferts de fonds des Algériens établis à l'étranger restent moins importants comparés à ceux drainés par plusieurs pays de la région Moyen-Orient et Afrique du Nord (Mena).

Selon les mêmes prévisions, l’Egypte tiendrait toujours le haut du pavé avec 25,7 mds de dollars, suivi du Liban avec 7,8 mds de dollars, du Maroc (7,4 mds du dollars) et de la Jordanie (4,4 mds de dollars). Les transferts de fonds des Tunisiens devraient se chiffrer à deux mds de dollars cette année.

Les transferts vers la région Mena devraient augmenter de 9,1% cette année à 59 mds de dollars contre 6% en 2017. Cette augmentation est essentiellement tirée par la croissance rapide attendue en Egypte (+14%).

Pour 2019, l’institution de Bretton Woods prévoit un ralentissement des envois à 2,7%. La baisse des prix de pétrole et les politiques du travail en Arabie Saoudite interdisant certains métiers aux étrangers devraient freiner la croissance de cette manne.

Les transferts vers la région Afrique subsaharienne se sont accélérés en 2018 et devraient accroitre de 9,8% en 2018 à 45 mds de dollars, avant de ralentir à 4,2% en 2019 selon les mêmes prévisions.

La Banque estime que les envois vers les pays en développement, officiellement enregistrés, augmenteront de 10,8% pour atteindre 528 milliards de dollars en 2018. Ce niveau nouveau record intervient après une forte croissance de 7,8% en 2017.

A l’échelle mondiale, les transferts de fonds, qui comprennent les flux à destination des pays à revenu élevé, devraient enregistrer une croissance de 10,3% à 689 mds de dollars contre 625 mds de dollars en 2017. La BM s’attend à une progression en 2019 à 715 mds de dollars.

L’Inde demeure cette année, le premier bénéficiaire des transferts de fonds dans le monde avec 80 mds de dollars, suivi de la Chine comme deuxième plus important récipiendaire avec 67 mds de dollars, du Mexique et des Philippines (34 mds de dollars chacun) et de l’Egypte.

Le rapport note, par ailleurs, que le coût moyen d’un transfert de 200 dollars demeure élevé à 6,9% au troisième trimestre 2018, soit plus du double de la cible de 3 % fixée dans les Objectifs de développement durable.

L’Afrique subsaharienne reste la région vers laquelle les transferts sont les plus onéreux, avec un coût moyen de 9%, relève le rapport.

Le partenariat exclusif entre les systèmes postaux nationaux et les opérateurs de transfert d’argent demeure l’un des principaux obstacles à la baisse des coûts des envois car il permet à l’opérateur de facturer des frais plus élevés aux clients dépendant des bureaux de poste.
http://www.aps.dz/economie/81964-algeri ... rs-en-2018


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Re: L'Economie Algérienne

Message par malikos » 16 décembre 2018, 20:49

Investissements tous azimuts : l’Algérie parmi les BRICS d’ici 2030 ?
décembre 16, 2018 - 7:04 Sarra Lina 75 Commentaires
BRICS Algérie
Un drone conçu et fabriqué en Algérie. New Press
Par R. Mahmoudi – A contre-courant de tous les discours sceptiques et d’auto-flagellation dominants, le directeur de l’Ecole nationale supérieure de sciences politiques (ENSSP) de l’Université d’Alger 3, Mustapha Saïdj, estime que «d’ici 2030, l’Algérie pourrait éventuellement intégrer le club des BRICS, grâce aux projets qui sont appelés à faire d’elle une puissance économique dans la région méditerranéenne».

D’après ce directeur, cité par le quotidien gouvernemental El-Moudjahid, les nouveaux projets qui prévoient notamment la construction d’une nouvelle aérogare internationale et la diversification de l’économie nationale, permettraient à l’Algérie d’intégrer le cercle des «nations émergentes».

L’universitaire, qui s’exprimait à l’occasion de la signature à Alger, d’une convention de partenariat entre l’ENSSP et l’Université des études internationales de Shanghai, ne donne pas plus de détails sur les conditions dans lesquelles évoluerait la «diversification de l’économie nationale» à laquelle il fait référence. Parce que tous les acteurs et observateurs, à commencer par le gouvernement, reconnaissent que l’économie demeure lourdement et durablement handicapée par sa dépendance aux exportations des hydrocarbures. Aussi, toutes les lois de finances adoptées jusque-là sont-elles conditionnées par les fluctuations des prix du baril.

Plus politique qu’économique, ce discours du directeur de l’ENSSP peut néanmoins servir de slogan pour les prochaines échéances électorales à une classe politique en panne d’arguments et totalement désorientée par le climat d’incertitude qui plane depuis quelques mois.

Réunis ce week-end pour ressouder leurs rangs face à l’offensive de l’opposition, les partis de l’alliance présidentielle se sont réjouis d’avoir gardé le cap, mais n’ont donné aucune garantie nouvelle pour un redémarrage de la machine économique, en déclarant avoir comme seul programme celui du président de la République.

R. M.
https://www.algeriepatriotique.com/2018 ... dici-2030/

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Re: L'Economie Algérienne

Message par Canon_Laser » 17 décembre 2018, 00:19

Encore des annonces creuses ...

Du bourrage de fonds "tous-azimuths" on n'en a eut que ça durant les 15 dernières années. le problème est loin d'être une question d'argent, mais de facteur humain et surtout de climat de travail à tous les niveaux qu'ils soient productifs ou administratifs.


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Re: L'Economie Algérienne

Message par malikos » 19 décembre 2018, 03:42

Korean Builders Received $7 Billion Worth Orders from Overseas by Feb.
By Michael Herh March 2, 2018, 04:00Share
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Construction orders from the Middle East and Asia shot up early this year.
Construction orders from the Middle East and Asia shot up early this year.


A recovery is being made in overseas orders to Korean builders. Amid a recovery of the global economy, orders from the Middle East and Asia shot up early this year.

Korean contractors' overseas orders have reached US$6.979 billion by February this year, up 143 percent from US$2.876 biillion in the same period last year, according to the International Contractors Association of Korea. The number of orders received slid to 112, down by four from last year, but the amount of orders increased thanks to large-scale projects.

In fact, in January of this year, Samsung Engineering signaled a recovery in orders, winning orders from Saudi Arabia (an ethylene glycol production facility) and Thailand (an olefin project) for US$686.27 million and US$627.10 million, respectively. Hyundai E&C won the second phase work of the Tuas Terminal project in Singapore last month. The second phase is to reclaim land and build a wharf for US$386.1 million. Last month, Daewoo E&C landed the Phase I project for THT Apartment in Vietnam for US$111.14 million.

By region, Korean builders chalked up big growth in orders from the Middle East and Asia. Orders from Asia increased by US$1.998 billion (140.3 percent) to US$3.481 billion this year from US$1.418 billion last year while orders from the Middle East by US$1.624 billion (143.7 percent) to US$2.755 billion from US1.130 billion. In terms of simple growth, orders from the Pacific and North America surged 4,055 percent from US$4.60 million last year to US$109.14 million this year, and those from Latin America 325.9 percent from US$114.19 million to US$601.31 million.

Orders from Asia were the largest at US$3.408 billion, followed by those from the Middle East at US$2.751 billion. Orders from both regions accounted for 88.2 percent.

Nevertheless, there are two major opinions. One is that it is premature to be optimistic about the overseas construction market and the other is that it is highly likely that a recovery will be made in overseas construction orders to Korean contractors this year.

"MENA (Middle East and North Africa) projects pursued by Korean EPC companies are estimated at US$28.3 billion," said researcher Lee Kwang-soo of Mirae Asset Daewoo. "The figure is 1.9 times larger than last year's US$14.6 billion in orders from the Middle East." By nations, Saudi Arabia’s projects will total US$8.8 billion, Algeria's US$5.7 billion, Kuwait's US$4 billion, and the UAE's US$3.5 billion.

“A continuing increase in Middle Eastern orders is putting projects postponed due to rising oil prices back on track," researcher Lee said. “A rise in orders from the Middle East is expected to contribute to an increase in overseas orders to Korean EPC companies with a relatively high market share in the Middle East."

http://www.businesskorea.co.kr/news/art ... dxno=20779

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sadral
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Re: L'Economie Algérienne

Message par sadral » 14 janvier 2019, 20:04

Fin du monopole de Linde sur le marché des gaz industriels en Algérie..Enfin.
....Outre le lancement de cette formation, le P-dg de Sonatrach a visité l’unité de production d’azote liquéfié appartenant à l’entreprise privée Calgaz Algérie qui dispose également d'une unité de production d’oxygène liquéfié à Laghouat. D’une capacité de 200 tonnes par jour chacune, ces deux unités utilisent un process de production de dernière génération.

Ces investissements de plusieurs dizaines de millions de dollars permettront à Calgaz Algérie de se positionner sur le marché algérien ainsi que sur le marché africain. Pour 2019, Calgaz Algérie procédera à l’installation de deux autres unités de production de gaz industriels à Adrar et à In Amenas.

Un autre site de production, doté d’un centre d’embouteillage, est en projet à Mascara par cette même entreprise, qui sera destiné à l’alimentation en produits gazeux sous-pression pour les secteurs industriels dont celui de l’agro-alimentaire, ainsi que pour le secteur médical.

L’entreprise vise à atteindre une capacité de production de 1.000 tonnes par jour dés le début 2020 et vise, à court terme, à exporter ses produits

Source: APS
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Vous ne pouvez pas consulter les pièces jointes insérées à ce message.
« Une page est tournée ; l'Algérie est d'abord fille de son histoire, qu'elle ait surmonté l'épreuve coloniale et même défié l'éclipse, atteste, s'il en était besoin, de cette volonté inextinguible de vivre sans laquelle les peuples sont menacés parfois de disparition.
L'ornière qui nous a contraints à croupir dans l'existence végétative des asphyxies mortelles nous imposa de nous replier sur nous-mêmes dans l'attente et la préparation d'un réveil et d'un sursaut qui ne pouvaient se faire, hélas ! que dans la souffrance et dans le sang. La France, elle-même, a connu de ces disgrâces et de ces résurrections. » Le président Houari Boumediene.


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Re: L'Economie Algérienne

Message par samir_reghaia » 29 janvier 2019, 09:35

Je comprends plus rien. Apparement, on suspends l'interdiction d'importation des produits. Elle est remplacée par de nouveaux droits de douanes. Je n'avais pas entendu parler de ce type de projets.
J'espère que le gouvernement n'est pas en train de céder aux pressions occidentales...
Algérie : fin des restrictions sur les importations de marchandises

“Les marchandises et produits qui ont été soumis à la suspension provisoire à l’importation durant l’année 2018, sont désormais, libres à l’importation moyennant le paiement d’un droit additionnel provisoire de sauvegarde (DAPS)”, indique le ministère du Commerce.

Les opérations d’importation de marchandises s’opèrent désormais librement conformément aux dispositions de l’Ordonnance n 03-04 du 19 Juillet 2003, modifiée et complétée, relative aux règles générales applicables aux opérations d’importations et d’exportation de marchandises, a indiqué lundi le ministère du Commerce dans un communiqué.

“Les marchandises et produits qui ont été soumis à la suspension provisoire à l’importation durant l’année 2018, sont désormais, libres à l’importation moyennant le paiement d’un droit additionnel provisoire de sauvegarde (DAPS)”, a précisé la même source.

Le ministère du Commerce rappelle, à ce titre, que l’instauration du DAPS comme instrument tarifaire, intervient pour des raisons liées à la sauvegarde de la balance de paiement, l’encouragement de la production nationale et le développement des industries naissantes.

Le DAPS concerne ainsi plusieurs groupes de produits à savoir les viandes blanches et rouges (à l’exception de la viande bovine congelée), les fruits secs, les fruits frais (à l’exception de la Banane), les légumes frais, la préparation de viandes, la préparation de poissons et les fruits conservés ou préparés. Il concerne également les préparations alimentaires, les préparations pour soupes et potages, les dérivés de céréales, le ciment, les produits cosmétiques et les papiers d’hygiène.

Ils sont aussi concernés par le DAPS, les produits plastiques, les caisses et caissettes en bois, les tapis, et autres revêtement de sol en matières textiles, le marbre et le granit finis, la céramique finie, les produits en céramique, le verre et l’ouvrage en verre, les ouvrages en fonte, l’aluminium et l’ouvrage en aluminium, Le communiqué cite aussi les articles de robinetterie sanitaire, les chaises et les meubles, les lustres, les machines et les articles électroménagers, le téléphonie mobile et les ouvrages divers.

DAPS: une actualisation périodique de la liste des produits concernés

Les marchandises et produits par sous position tarifaire concernés par le DAPS, figurent dans la liste annexée à l’arrêté du Ministre du Commerce du 26 Janvier 2019 (Journal officiel n 06), précise la même source.

Selon le ministère, la liste des marchandises et produits soumis au DAPS peut faire l’objet d’une “révision” et d’une “actualisation périodique”, et ce, en fonction de l’évolution de la mise à niveau des entreprises nationales par rapport à la concurrence internationale et sur la base du suivi de volume des importations desdits produits et ce, en coordination avec les secteurs économiques et les représentants des filières concernées.

En vue de lutter, le cas échéant, contre les pratiques déloyales en matière d’importation, un dispositif du suivi des importations des produits soumis au DAPS est mis en place (Commerce/ Douanes).

La suspension provisoire à l’importation ne concerne dorénavant, que le matériel roulant relevant des positions tarifaires “87. 01, 87. 02, 87. 03, 87.04 et 87. 05 “, et ce, conformément aux dispositions du décret exécutif n 19-12 du 24 janvier 2019, modifiant et complétant le décret exécutif n 18-02 du 07 janvier 2018, portant désignation des marchandises soumises au régime des restrictions à l’importation.

Sont exclus de la suspension provisoire à l’importation les véhicules importés dans le cadre du dispositif de collections destinées aux industries de montages, prévu par l’article 58 de la loi de Finances pour 2000.

Les véhicules importés par les personnes physiques pour leurs besoins et sur leurs devises propres, selon les procédures prévues par les dispositions de l’article 68 de la Loi de Finances de l’année 1999, modifié et complété sont également exclus de la suspension provisoire à l’importation.

A ces véhicules s’ajoutent ceux importés par les invalides de la guerre de libération nationale et les enfants de Chouhada (Martyrs) handicapés, dans le cadre des dispositions de l’article 178-16 modifié et complété de la loi de finances complémentaire de 1983 et par les nationaux non-résidents lors de leur changement de résidence, dans le cadre de l’article 202 de la loi n 79-07 du 21 juillet 1979, modifiée et complétée, portant Code des Douanes.

Les véhicules importés par les personnes atteintes à titre civil, d’un handicap moteur, dans le cadre des dispositions de l’article 59, modifié et complété de la loi de finances pour 1979, par les agents diplomatiques et consulaires et assimilés, ainsi que les représentations des entreprises et des établissements publics à l’étranger, placés sous l’autorité des chefs de missions diplomatiques, dans le cadre des dispositions de l’article 110, modifié et complété, de la loi de finances pour 1990, sont également exclus de la suspension provisoire à l’importation.

Sont également exclus de la suspension provisoire à l’importation les véhicule importés par les missions diplomatiques ou consulaires et les représentations des organisations internationales accréditées en Algérie, ainsi que par leurs agents.

Le ministère informe les opérateurs économique que les opérations d’importation de marchandises et produits demeurent, tributaires à la présentation au moment de l’accomplissement des formalités de domiciliation bancaire, des autorisations techniques ou tous autres documents prévues conformément à la réglementation en vigueur.

Il signale également que le Secrétariat technique de la Commission consultative de sauvegarde instituée auprès des services du ministère du Commerce, continuera à examiner, en concertation avec les secteurs concernés, les éventuelles demandes formulées par les représentants des filières.
https://www.maghrebemergent.info/algeri ... chandises/
Les grands changements ne viennent que d'en bas.


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Re: L'Economie Algérienne

Message par samir_reghaia » 04 février 2019, 15:39

“La situation de l’économie algérienne est préoccupante” (économiste)

Nous avons régulièrement, c’est-à-dire chaque année, 20 milliards de dollars de déficit”, assure l’économiste.

Mohamed Cherfi Belmihoub, Professeur et analyste en économie, alerte sur les dangers qui guettent, à très court terme, la santé de l’économie algérienne. Dénonçant l’option du tout Etat dans la gestion de la chose économique, il remet en cause certaines dispositions comme la fameuse règle des 49/51 et appelle à une régulation saine du jeu économique et commercial que seul peut induire le marché.

L’expert tire à boulets rouges sur la production nationale, car n’étant pas encore parvenue à répondre aux attentes d’un pays en mal d’alternative à l’or noir. Des réserves de changes qui sont désormais en dessous de la barre des 80 milliards de dollars, constituent un sérieux motif d’inquiétude, met en garde l’expert.

« Il faut s’en inquiéter car ce n’est plus une question de stock mais d’évolution de ce stock au cours des années à venir. La situation est préoccupante. Nous avons régulièrement, c’est-à-dire chaque année, 2 0 milliards de dollars de déficit. Les 79 milliards dont on dispose pourront à peine couvrir trois années de commerce extérieur. Il faut s’en inquiéter car trois ans dans la vie d’un pays c’est très court. C’est le très court terme, même ! », a confié M Belmihoub sur les ondes de la radio nationale Alger Chaine III.

Ce dernier rappelle qu’avec un prix du pétrole à 70 dollars et des importations de l’ordre de 35 milliards de dollars, le pays accusera vers la fin de l’année, quelques 7 à 8 milliards de dollars de déficit. « A condition que la production demeure au niveau actuel ce qui reste aléatoire», Nuance-t-il néanmoins. Il prévient qu’avec une consommation nationale d’hydrocarbures et de gaz qui augmente de 7 à 9% par an, les capacités exportables auront inéluctablement tendance à baisser. La production en Algérie constitue une préoccupation majeure, martèle M Belmihoub qui rappelle qu’avec 1,90 milliards de dollars de consommation interne par mois, la production globale pose problème.

« Nous ne nous diversifions pas suffisamment et nous nous contentons d’exporter uniquement du pétrole. La structure de l’économie algérienne autant que celle de la balance commerciale sont hautement alarmantes et préoccupent au plus points», indique le même intervenant qui n’épargne pas une balance des services longtemps négligée et fortement déficitaire.

L’Algérie importe de 12 à 15 milliards de services par an. « Nous sommes plus que jamais dépendants des hydrocarbures car nous importons davantage et que la production nationale ne suit pas. On investit peu et on consomme plus. Une croissance démographique (1 million d’algériens par an) non adossée à une production nationale conséquente constitue une bombe à retardement, laisse entendre l’orateur qui estime que « la croissance économique est faible au regard du potentiel de production du pays et de ses capacités, 2,4% c’est trop bas alors qu’un marché existe. Les usines algériennes ne tournent pas à plein régime», signale-t-il.

Selon M Belmihoub, le salut de l’économie nationale réside dans la libération de l’investissement, mais également de l’affranchissement des entreprises publiques des tutelles administratives. Il appelle à assainir le secteur public afin que celui-ci ne constitue plus un gouffre financier pour le budget de l’Etat et enfin organiser le marché sur des bases concurrentielles, en le libérant de la main mise des lobbies.
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samousa
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Re: L'Economie Algérienne

Message par samousa » 04 février 2019, 17:19

samir_reghaia a écrit :
04 février 2019, 15:39
“La situation de l’économie algérienne est préoccupante” (économiste)

Nous avons régulièrement, c’est-à-dire chaque année, 20 milliards de dollars de déficit”, assure l’économiste.

Mohamed Cherfi Belmihoub, Professeur et analyste en économie, alerte sur les dangers qui guettent, à très court terme, la santé de l’économie algérienne. Dénonçant l’option du tout Etat dans la gestion de la chose économique, il remet en cause certaines dispositions comme la fameuse règle des 49/51 et appelle à une régulation saine du jeu économique et commercial que seul peut induire le marché.

L’expert tire à boulets rouges sur la production nationale, car n’étant pas encore parvenue à répondre aux attentes d’un pays en mal d’alternative à l’or noir. Des réserves de changes qui sont désormais en dessous de la barre des 80 milliards de dollars, constituent un sérieux motif d’inquiétude, met en garde l’expert.

« Il faut s’en inquiéter car ce n’est plus une question de stock mais d’évolution de ce stock au cours des années à venir. La situation est préoccupante. Nous avons régulièrement, c’est-à-dire chaque année, 2 0 milliards de dollars de déficit. Les 79 milliards dont on dispose pourront à peine couvrir trois années de commerce extérieur. Il faut s’en inquiéter car trois ans dans la vie d’un pays c’est très court. C’est le très court terme, même ! », a confié M Belmihoub sur les ondes de la radio nationale Alger Chaine III.

Ce dernier rappelle qu’avec un prix du pétrole à 70 dollars et des importations de l’ordre de 35 milliards de dollars, le pays accusera vers la fin de l’année, quelques 7 à 8 milliards de dollars de déficit. « A condition que la production demeure au niveau actuel ce qui reste aléatoire», Nuance-t-il néanmoins. Il prévient qu’avec une consommation nationale d’hydrocarbures et de gaz qui augmente de 7 à 9% par an, les capacités exportables auront inéluctablement tendance à baisser. La production en Algérie constitue une préoccupation majeure, martèle M Belmihoub qui rappelle qu’avec 1,90 milliards de dollars de consommation interne par mois, la production globale pose problème.

« Nous ne nous diversifions pas suffisamment et nous nous contentons d’exporter uniquement du pétrole. La structure de l’économie algérienne autant que celle de la balance commerciale sont hautement alarmantes et préoccupent au plus points», indique le même intervenant qui n’épargne pas une balance des services longtemps négligée et fortement déficitaire.

L’Algérie importe de 12 à 15 milliards de services par an. « Nous sommes plus que jamais dépendants des hydrocarbures car nous importons davantage et que la production nationale ne suit pas. On investit peu et on consomme plus. Une croissance démographique (1 million d’algériens par an) non adossée à une production nationale conséquente constitue une bombe à retardement, laisse entendre l’orateur qui estime que « la croissance économique est faible au regard du potentiel de production du pays et de ses capacités, 2,4% c’est trop bas alors qu’un marché existe. Les usines algériennes ne tournent pas à plein régime», signale-t-il.

Selon M Belmihoub, le salut de l’économie nationale réside dans la libération de l’investissement, mais également de l’affranchissement des entreprises publiques des tutelles administratives. Il appelle à assainir le secteur public afin que celui-ci ne constitue plus un gouffre financier pour le budget de l’Etat et enfin organiser le marché sur des bases concurrentielles, en le libérant de la main mise des lobbies.
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On connait tous les sources de Maghrebemergent...... il n'y aurait pas du makhzen derrière ???
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Re: L'Economie Algérienne

Message par samir_reghaia » 04 février 2019, 17:40

samousa a écrit :
04 février 2019, 17:19
samir_reghaia a écrit :
04 février 2019, 15:39
“La situation de l’économie algérienne est préoccupante” (économiste)

https://www.maghrebemergent.info/la-sit ... conomiste/
On connait tous les sources de Maghrebemergent...... il n'y aurait pas du makhzen derrière ???
Je ne vois pas trop de quoi tu veux parler. Je ne connais pas ces liens avec le Makhzen dont tu parles. Après, sans être adepte des versions alarmistes, il est clair qu’a force de piocher dans le tiroir-caisse, sans fournir d’alternatives, on finit par avoir les poches vides. Jusqu’à présent, je ne vois que des mesures conjoncturelles (et non structurelles) pour limiter la crise et ses effets sur la population… probablement en vue de la prochaine échéance électorale. Après… :?:
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Re: L'Economie Algérienne

Message par numidia » 05 février 2019, 21:27

samousa a écrit :
04 février 2019, 17:19
................................................
On connait tous les sources de Maghrebemergent...... il n'y aurait pas du makhzen derrière ???
makhzen, peut être, j'en sais rien, quoiqu'il soit pour un "grand maghreb" (notion politique qui fait débat, perso je n'en vois pas l'intérêt, j'y suis même opposée vu le contexte actuel et le degré zéro de confiance qui règne dans les relations internationales)

il me semble que pour certains de leurs journalistes, la ligne éditoriale/idéologie idéale serait très libérale (bon c'est leur droit qu'on partage ou pas leur avis) voir néo-libérale sur certains points, à savoir
1) endettement plutôt que planche à billets, donc mise en sursis de l'économie de type sociale ( social càd pas de l'assistanat mais plutôt le partage et la mise en commun pour l'intérêt collectif)
endettement qui se termine toujours pareil, argent facile à court terme (aspect le plus allégeant), profits pour une minorité d'investisseurs (déjà bien nantie) et perte à long terme de droits et d'emploi pour les salariés, avec en plus la perte progressive de la protection des services et biens publics
Bon ceci dit le libéralisme permet aussi le développement de l'emploi (quand il est à échelle très local) et de la créativité, de la prise de risque
ce qui engendre un dynamisme économique
mais il doit être accompagné par des mesures financières afin de limiter la corruption, la perte et la fuite de capitaux, et surtout l'exploitation de l'homme par l'homme
2) monnaie extra-nationale qui serait en théorie concurrente de grosses devises internationales
sauf qu'on sait parfaitement que cette politique non-accompagnée, mais libéralisée, conduit à la perte de souveraineté directe et à une main mise internationale sur l'économie d'un pays, la perte de souveraineté économique signifie automatiquement la fin de la souveraineté nationale, quelle que soit la nature du pouvoir politique
cette monnaie mettrait fin aux Nations d'Afrique du nord, comme elles ont détruits par ailleurs des groupes de pays soumis à une même monnaie
3) abandon du 51/49 afin de faciliter l'investissement international
ce qui pousserait à court terme le développement de kash mais qui a pour effets la perte de profits constants, la perte dde contrôle décisionnaire, la perte en choix stratégique et cohérence territorial et économie locale à nationale, la perte de contrôle sur les produits, la transformation des textes de loi, afin de favoriser cette entrée d'argent et donc faciliter l'enrichissement étranger, moins de protection et donc nous deviendrons un pays "poubelle" ou "pion"
perso je trouve que ce 51/49 est un excellent outil économique, mais il doit être accompagné par une politique fine et ajustée aux besoins du pays
d'autres pays auraient pu le mettre en place mais leur situation d'endettement et leur dépendance financière ne le permettent pas)
une politique économique dépend des hommes qui la mènent, et surtout dépend de leur degré d'intégrité et de patriotisme
à part les économistes voués au néo-libéralisme, des universitaires, des experts en économie, échangent sur le besoin de protectionnisme réfléchie et en adéquation avec des intérêts par pays, on a vu de nombreux débats autour de la situation aux USA et le besoin de protectionnisme afin de renforcer la cohésion nationale
les USA ne sont pas maîtres de leur monnaie (le dollar et la planche à billets appartiennent à une banque privée), ce qui entre autres explique les divergences en matière de politique économique et les difficultés de gestion financière de l'administration de façon récurrente (le shutdown ressemble à s'y méprendre à la situation d'une République bananière)
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Re: L'Economie Algérienne

Message par samir_reghaia » 13 février 2019, 14:03

On n'a pas fini de rêver... :huh!: :huh!: :nooo:
Algérie-Phosphate: Black-out sur un projet -presque- irréalisable

La malédiction semble s’acharner sur le secteur du phosphate algérien. Annoncée en grande pompe, la signature, lundi 26 novembre 2018 à Tébessa, d’un accord de partenariat de 6 milliards de dollars entre l’Algérie et la Chine s’avère être un véritable fiasco. L’absence du groupe chinois Wengfu a tué dans l’œuf un projet gigantesque qui devait faire de l’Algérie un grand producteur d’engrais phosphatés et d’acide phosphorique.

« Je représente dans cette cérémonie, le président de la République, Abdelaziz Bouteflika. Cette signature constitue une étape dans la concrétisation de ce projet qui engage 4 wilayas de l’Est du pays. Le projet intégré de transformation du phosphate est le premier grand et important projet industriel que lance l’Algérie depuis prés d’une décennie et dont le rendement métamorphosera la région Est du pays et consolidera l’économie nationale ». C’est par cette déclaration solennelle que le Premier ministre a marqué de l’empreinte de l’Etat algérien la signature du protocole d’accord pour la réalisation du projet intégré de transformation du phosphate.

Gigantesque du fait de sa conception, ce projet est sensé propulser l’Algérie dans la cour des grands producteurs d’acide phosphorique et d’engrais phosphatés. Mais en prononçant son discours, Ahmed Ouyahia était loin de s’imaginer que l’Algérie sera incapable de produire une goutte d’acide phosphorique ou un grain de DAP. Ce lundi 26 novembre 2018, le gouvernement semble bien avoir été mené en bateau

Explication : l’accord en question est supposé lier, pour la partie algérienne, la Sonatrach et le duo Manal-Asmidal à un consortium chinois mené par CITIC (le groupe qui a réalisé l’autoroute est-ouest) comprenant le Fonds Sino-africain de développement et le Fonds de la route de la soie. Sauf qu’il manquait à l’appel le chinois Wengfu, le bailleur de licence dont les missions étaient d’extraire, de transformer et de commercialiser le phosphate.

Sans Wengfu, ce projet est irréalisable puisqu’aucun des partenaires algériens et chinois ne maîtrise les technologies spécifiques à l’industrie du phosphate.

Ould Kaddour dans le flou

Lundi 14 janvier, lors d’une visite à Ouargla, le PDG de la Sonatrach a donné sa version sur l’absence de Wengfu. Selon Abdelmoumen Ould Kaddour, Wengfu aurait refusé d’investir dans le projet. « Wengfu n’ont pas voulu investir, c’est tout. Ils voulaient entrer avec leur technologie et pas investir, ça ne nous intéressez pas. On veut quelqu’un qui prenne des risques avec nous. Dans notre business, on partage les risques ». Cachant mal sa gêne, il a nié avoir lancé officiellement le projet en l’absence d’un bailleur de licence. « Si si, on en a un. On est en train de négocier, on est en train de choisir. On a presque choisi ». Concrètement les entreprises signataires du protocole d’accord ont-elles trouvé un remplaçant à Wengfu ? Réponse du patron de la Sonatrach : « Oui et non, nous sommes en train de chercher et ça avance. Il y a de fortes chances que l’on conclu d’ici la fin du mois ou dans un mois et demi. Mais il est évident que nous sommes en train de chercher un remplaçant. Il n’y a pas de doutes sinon ca veut dire que nous ne faisons pas notre travail ».

Les faits sont têtus, la Sonatrach et ses partenaires algériens et chinois ont bien signé un protocole d’accord en présence des plus hautes autorités politiques du pays en sachant que ce projet est irréalisable sans l’engagement formel d’un bailleur de licence.

Pour ce qui est de l’absence des dirigeants de Wengfu, une source proche de ce dossier est catégorique : ils ont bien été invités à la cérémonie officielle de signature du protocole d’accord mais ils ont refusé d’y assister. « Ils ne voulaient pas cautionner, devant le Premier ministre et les membres du gouvernement, la mise sur rail d’un projet qu’ils jugeaient peu viable et non-rentable. Wengfu, qui s’est lancé dans ce projet bien avant la Sonatrach et CITIC, n’a jamais été contre le fait d’investir. Mais à condition que le complexe soit moderne, rentable et permette de fabriquer des produits à haute valeur ajoutée. Ce n’est finalement pas le cas », indique cette source qui a requis l’anonymat.

Wengfu aurait proposé un programme de développement qui n’a pas été validé par les autres partenaires. Ce plan s’appuyait notamment sur un système de transport du minerai de phosphate par pipeline jusqu’au site de transformation, la mise en place d’un système d’extraction de l’iode et la production d’acides phosphoriques purifiées utilisées dans l’agroalimentaire et l’industrie automobile.

Pour le transport, le choix s’est porté sur le rail, et la production d’iode et d’acides purifiés n’a pas été retenue par Sonatrach et CITIC. « Pour les partenaires, le projet ne doit produire que des engrais phosphatés et de l’acide phosphorique destinée au secteur de l’agriculture. Mais ces derniers sont de plus en plus difficiles à placer sur le marché international, surtout pour un pays qui est nouveau dans ce domaine. La Chine qui est premier producteur et premier exportateur d’engrais phosphaté n’en voudra pas. Voilà pourquoi la production d’acides phosphoriques purifiées était une excellente option. Pour ce qui est du transport du minerai de phosphate, l’option du pipeline aurait été un peu plus chère que le rail mais elle aurait été plus économique à gérer sur le plan logistique. Le minéroduc aurait permis de transporter le phosphate dès son extraction contrairement au train qui nécessite une phase de séchage du minerai particulièrement coûteuse en énergie », assure notre source.
Une entrée en catimini

Pourtant les choses se présentaient plutôt bien pour Wengfu. Après une approche infructueuse en 2012, le groupe chinois est revenu en Algérie, fin 2016, de façon discrète par l’entremise d’un canadien, responsable d’une société mixte algéro-écossaise dont Asmidal est actionnaire. Ce dernier organise deux rencontres à Annaba avec les patrons d’Asmidal et du groupe minier public Manal. Des réunions informelles- presque secrètes- qui ont intrigué les services de sécurité algériens. En effet, il se trouve que Wengfu était engagé dans un grand projet de phosphate au Togo en partenariat avec le groupe israélien Elenilto.

A l’époque, le dossier de la transformation du phosphate était géré exclusivement par le ministère de l’Industrie et des mines (les mines étant par le passé sous la coupe du ministère de l’Energie). Abdeslam Bouchouareb, alors à la tête de ce nouveau département, en avait fait une priorité. C’est lui qui a ouvert les portes à l’indonésien Indorama (introduit en Algérie par Tell Group) pour le projet de réalisation du projet de complexe intégré de transformation de phosphate de Bled el Hedba, qui a facilité l’installation du français Roullier (spécialiste du phosphate alimentaire) et également lui qui a infligé une humiliation à l’Etat algérien en faisant signer un protocole d’accord de 5 milliards de dollars avec le pseudo-investisseur saoudien Abdulaziz Al-Deghaither (voir Le Soir du 30/05/2017). Bien entendu, aucun des projets gérés par Bouchouareb n’a vu le jour.

Les premiers contacts entre Wengfu et le duo Manal-Asmidal se déroulent durant les derniers mois de l’ère Bouchouareb. Face à l’incapacité des responsables du secteur des mines à lancer un projet de transformation du phosphate, Wengfu était perçu comme un véritable sauveur. Les accusations sur la proximité avec Israël ont vite été oubliés et les négociations ont pu commencer. Deux mastodontes feront ensuite leur intrusion dans ce projet : la Sonatrach et la China International Trust and Investment Corporation. La compagnie nationale d’hydrocarbure qui a hérité en 2015 d’Asmidal a été nommé chef de file de la partie algérienne du consortium. Pour les autorités politiques algériennes, seule la Sonatrach est capable de mener à terme un projet aussi important. Sa présence est également un gage de sérieux pour rassurer les partenaires chinois.

Face à elle, CITIC a été chargée de financer- en partie- la réalisation du projet. Le géant chinois, qui a réalisé l’autoroute Est-ouest, a laissé en garantie une importante somme (plusieurs centaines de millions de dollars) ces dernières années. Les autorités algériennes ont obtenu de CITIC la possibilité de transformer ce montant en investissement. CITIC qui s’est vu proposé plusieurs projets, notamment celui de l’exploitation du gisement de fer de Gara Djebilet (Tindouf), accepte finalement de s’engager dans le complexe de transformation de phosphate.
Casse-tête chinois

Une série de réunions se déroulent fin 2017. Puis, début janvier 2018, une importante délégation conduite par Abdelmoumen Ould Kaddour se rend en Chine pour négocier avec Wengfu. Dans un procès-verbal de réunion daté du 3 décembre 2017, le P-dg de la Sonatrach précise que « tous les engagements conclus avec notre filiale Asmidal demeurent en vigueur, notamment en ce qui concerne la création d’une joint-venture entre la partie algérienne (Asmidal et Manal) et la partie chinoise (CITIC et Wengfu) à hauteur de 51% et 49% respectivement pour le développement du projet ».

Le document signé par le patron de la Sontrach indique également : « la partie chinoise se propose de mobiliser le financement, soit dans le cadre commercial avec un crédit sur une durée de vingt ans et un taux d’intérêt de 5%, soit dans le cadre d’un crédit garanti par l’Etat algérien sur une durée de vingt ans, avec différé de cinq ans et un taux d’intérêt bonifié de 1,5% ».

Un autre procès-verbal sanctionnant les visites et réunions entre la partie algérienne et la partie chinoise qui se sont déroulées du 15 au 25 avril 2018 à Alger confirme que les choses n’avaient pas réellement avancé entre les partenaires. Dans le chapitre II.2 consacré aux questions de la partie algérienne, il est fait mention des demandes suivantes : « la partie algérienne a posé la question à la partie chinoise quant à sa capacité à ramener un financement à hauteur de 80% avec un taux d’intérêt bonifié ? La partie algérienne rappelle à la partie chinoise son engagement pris dans les documents paraphés à savoir : ’’La partie chinoise garantit le marché pour les produits de la Société et s’engage à ce que cette dernière commercialise les produits destinés à l’exportation aux conditions du marché international’’. La partie chinoise a pris acte des préoccupation majeures de la partie algérienne », peut-on lire dans ce document.

En clair, 6 mois avant la signature du protocole d’accord, Sonatrach et ses partenaires algériens ne savaient toujours pas si les Chinois étaient en mesure d’apporter les financements et s’ils étaient aptes à vendre les produits sur le marché international.

Pour ce qui est du financement, les parties semblent avoir trouvé une formule pour lancer le projet, comme l’a récemment expliqué à la presse Ferhat Ounoughi, conseiller auprès du groupe Sonatrach : 80% du financement nécessaire sera assuré « par des banques chinoises », les 20% restants seront assurés par les entreprises chinoises et algériennes engagées dans le projet. Le conseiller semble avoir oublié de préciser que le crédit sera réputé avoir une garantie souveraine. Cela signifie que si la société qui sera créée ne rembourse pas le crédit, c’est l’Etat algérien qui sera tenu de le faire.

Ounoughi a également omis d’aborder la question de la commercialisation, qui est un point essentiel dans ce projet. Là encore, aucun des partenaires actuels n’est apte à mettre sur le marché mondial les engrais phosphatés qui seront produits. Cette mission devra être du ressort du remplaçant de Wengfu.

Actuellement, l’urgence consiste à trouver un bailleur de licence pour lancer le complexe. Une mission qui est loin d’être aisée puisque le nouveau partenaire devra nécessairement être chinois, il est peu probable que les bailleurs de fonds acceptent un groupe étranger. Et c’est justement là que réside toute la complexité dans la gestion de ce dossier. Le montage financier, le choix de la Chine, l’inexpérience dans le domaine du phosphate, la dilution des responsabilités entre la Sonatrach, ses deux partenaires et le ministère de l’Industrie et des mines, l’improvisation… autant de facteurs qui risquent de faire échouer ce projet avant même son lancement.

Tarek Hafid
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