Industrie pharmaceutique, Algérie: futur pôle biotech?

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yayoune
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Re: Industrie pharmaceutique, Algérie: futur pôle biotech?

Message par yayoune » 09 février 2017, 21:46



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Re: Industrie pharmaceutique, Algérie: futur pôle biotech?

Message par AAF 2020 » 11 février 2017, 12:19

La production nationale du médicament couvre 61% des besoins

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ORAN - Le ministre de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière, Abdelmalek Boudiaf, a indiqué jeudi soir à Oran que la production nationale du médicament couvre actuellement 61% des besoins.

Lors d'une visite d’inspection de plusieurs projets relevant de son secteur dans la wilaya d’Oran, notamment la société algérienne des médicaments SOPHAL relevant du secteur privé, le ministre a souligné que l’Algérie a réalisé un grand progrès en matière de fabrication du médicament, prévoyant que la couverture des besoins atteindra 70% d’ici la fin de l’année courante.

Si ce taux sera réalisé, l’Algérie pourra réfléchir à l’exportation, a-t-il ajouté.

M. Boudiaf a encore déclaré que l'encouragement de l’Etat à la fabrication du médicament a permis d'atteindre le taux de 61% et par conséquent réduire la facture d’importation de 4% l’année dernière grâce à l'orientation du ministère vers une stratégie de production locale.

Pour une couverture totale des besoins locaux

L’objectif principal est d’encourager la production du médicament pour une couverture totale des besoins locaux et l’exportation vers des pays africains, a-t-il souligné signalant que certains médicaments et du matériel médical fabriqués en Algérie sont exportés vers onze pays africains.

Abordant les efforts du gouvernement dans ce domaine pour renforcer, accompagner et encourager la production nationale qui ne dépassait pas 5% il y a quelques années, le ministre a affirmé que le marché algérien est prometteur et qu'il faut œuvrer actuellement à encourager les opérateurs privés et laboratoires internationaux à travailler plus pour garantir le passage de l’Algérie au rang des pays exportateurs du médicament.

La décision d’interdire l’importation des médicaments fabriqués localement est un grand stimulant aux industriels locaux, selon M. Boudiaf qui a indiqué que le nombre de médicaments dont l’importation n'est plus tolérée a atteint 358 médicaments.

L’Algérie recense 80 unités de production, et leur nombre devra atteindre 150 prochainement, selon les déclarations du ministre.

Lors de sa visite de SOPHAL dans la localité de Hassi Ben Okba, Abdelmalek Boudiaf s’est enquis des lignes de production du médicament dans cette usine qui commercialise plus de 70 produits dont des antibiotiques, des médicaments pour diabétiques et des anti inflammatoires.

Il a annoncé, à cette occasion, le lancement d’une nouvelle ligne de production de l’antibiotique "céphalosporine", qui était importée de l’étranger et qui regroupe 19 produits.

A Oran, le ministre a inspecté aussi l’hôpital régional de la Sûreté nationale où il a reçu des explications sur le fonctionnement de ses services, avant de visiter le projet de l’hôpital des brûlés à hai "USTO" à l’Est d’Oran où il donné des instructions pour accélérer les travaux et leur achèvement.
http://www.aps.dz/sante-sciences-tech/5 ... es-besoins


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Re: Industrie pharmaceutique, Algérie: futur pôle biotech?

Message par AAF 2020 » 14 avril 2017, 09:21

Un nouveau médicament produit en Algérie grâce au partenariat international

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ALGER - La production d’un médicament entrant dans le traitement visant la réparation des carences calcium, vitamine D, indiqué dans le traitement de l’ostéoporose, a été lancée lundi dernier à Constantine, a indiqué jeudi à Alger un responsable du laboratoire en charge de l’usine.

Dans le cadre du partenariat entre le laboratoire algérien Union pharmaceutique constantinoise et le laboratoire français Innotech, l’Algérie sera en capacité d’améliorer la qualité de ses médicaments produits localement et de réduire la facture d’importation, a déclaré le docteur Karim Acahaïbou, directeur Nord Afrique du laboratoire.

Cette déclaration a été faite en marge d’une rencontre scientifique portant sur l’ostéoporose dont le socle de la prise en charge repose sur la supplémentation calcium vitamine D.

"La particularité du laboratoire en est que 75% du chiffre d’affaires réalisé en Algérie est issu de la production nationale selon les normes et les standards européens. En outre, il y a eu un transfert de savoir-faire entre nos équipes et celles du partenaire local", a ajouté M. Acahaïbou, précisant que le laboratoire vise la production d’un million de boîtes du médicament entrant dans le traitement de l’ostéoporose.

Par la même occasion, Samira Lehtihet, Pr. au service rhumatologie à l’établissement hospitalier spécialisé de Douéra, a présenté une étude qui a révélé "l’ampleur de l’insuffisance en vitamine D et la faible ration calcique de l’ensemble de la population des femmes ménopausées âgées de 45 ans et plus".

Elle a fait remarquer que dans une région d’Alger, l’étude a fait ressortir "une insuffisance en vitamine D dans 85,2% des cas".

De son côté, Fella Hanni, Pr. au service rhumatologie du CHU de Bab El Oued, a évoqué les dernières recommandations internationales dans la prise en charge de l’ostéoporose et leur aspect pratique en Algérie où la supplémentation en calcium-vitamine D est préconisée pour la prévention des fractures ostéoporotiques chez les femmes ménopausées.

Un second produit, absent du marché national et indiqué dans les traitements d’infections gynécologiques, est aussi produit à Constantine par les deux partenaires.

A ce titre, M. Achaïbou a indiqué que l’usine, issue d’un partenariat, a mis sur le marché en novembre dernier le médicament produit localement qui est le Polygynax.

L’installation de l’usine a été décidée depuis trois ans et a obtenu en avril 2016 l’autorisation de fabriquer le produit, grâce "aux facilités accordées par le ministère de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière", a souligné M. Achaïbou.
http://www.aps.dz/economie/56098-un-nou ... ernational


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Message par AAF 2020 » 13 juin 2017, 18:15

Lecture de glycémie : Neomedic au secours du marché algérien

Bonne nouvelle pour les diabétiques algériens. Le laboratoire Neomedic de Constantine annonce la mise en vente, dès la fin du mois en cours, d’une nouvelle gamme de lecture de glycémie Diagno-Check, 100% algérienne.

Ce fabricant installé dans la zone industrielle Palma, dans la wilaya de Constantine, enregistre un essor remarquable dans la production pharmaceutique et affirme ainsi ses ambitions de se positionner durablement sur le marché des produits parapharmaceutiques stratégiques. Nul n’ignore que le nombre de malades atteints de diabète est très élevé en Algérie, alors que le marché connaît parfois des ruptures préjudiciables aux malades, à l’image de celle des stocks de bandelettes.

C’est une première en Algérie, voire en Afrique, selon Mehdi Atoui, président du laboratoire susmentionné. Neomedic fabriquera, avec un partenaire américain, l’appareil Diagno-Check smart et des bandelettes pour l’autosurveillance du glucose dans le sang. «Sa nouvelle conception 5 en 1 permet de réaliser les tests de glycémie en toute fiabilité et simplicité, quel que soit l’endroit. Vu que tous les composants essentiels pour ce test sont intégrés dans une pochette de format réduit et pratique.

Sa manipulation devient simple et aisée en 10 secondes», a expliqué M. Atoui. Et de poursuivre que ce produit est conçu suivant les standards américains et adapté aux exigences des patients. Plus explicite, le président de Neomedic précise : «La technologie est américaine, mais le montage de l’appareil et la réalisation des bandelettes se font ici au niveau de notre nouvelle unité, à Constantine, avec un personnel formé par le fournisseur américain, afin d’assurer le transfert du savoir-faire.»

Et d’insister que les bandelettes se fabriquent dans des conditions d’hygiène et technologiques très élevées. Elles sont soumises à un contrôle rigoureux pour assurer qu’elles soient conformes et non contaminées. «Nous faisons des tests de stabilité de la bandelette afin de confirmer qu’elle ne change pas sous les effets climatiques et la température des lieux. Cette étape se veut une nécessité avant toute sorte de commercialisation des bandelettes et que les importateurs négligent complètement», souligne notre interlocuteur.

Par ailleurs, M. Atoui affirme que 150 000 appareils (dont la durée de vie est de 4 ans) et 500 000 boîtes de bandelettes (50 dans chaque boîte) seront disponibles sur le marché, avant la fin du mois de juin. «En réalité, notre nouvelle unité, dont la superficie est de 1850 m², est dimensionnée pour une production de 5 millions de boîtes par an, avec les 120 employés que nous avons. Mais avec un coup de pouce de l’Etat et la multiplication du personnel, nous pouvons augmenter le taux de la production et couvrir le marché algérien à 100%», ajoute-t-il.

Mehdi Atoui s’étale un peu plus sur l’importance de ce marché et indique qu’une enveloppe de 300 millions de dollars a été consacrée pour seulement l’achat de la matière première. C’est la raison pour laquelle il demande à la tutelle de lui accorder une part importante du marché pour développer les capacités algériennes.

Par ailleurs, notre interlocuteur a déploré la visibilité du marché dans ce sens : «Au moment où les autres opérateurs distribuent cet appareil gratuitement, nous nous retrouvons pénalisés. Car un seul lecteur nous coûte 2800 DA. C’est une perte pour nous et nous demandons à la tutelle de revoir la commercialisation de ce produit.»

http://www.elwatan.com/actualite/lectur ... 04_109.php

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sadral
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Re: Industrie pharmaceutique, Algérie: futur pôle biotech?

Message par sadral » 11 octobre 2018, 17:58

Sanofi Algérie: inauguration de la nouvelle usine de de Sidi Abdellah
sanofi-alger.jpg
Le groupe pharmaceutique Sanofi Algérie a lancé jeudi sa nouvelle usine de Sidi Abdellah (Alger) , le plus grand complexe de production et de distribution des médicaments en Afrique.

Doté d'un investissement de plus de 10,6 milliards de dinars (85 millions d'euros), le complexe est implanté sur un site qui s'étend sur une superficie de 6,6 hectares (ha) dont 3,5 ha est consacré à la production, à la distribution et au stockage, selon les explications des responsables du groupe Sanofi lors de la cérémonie de l'inauguration qui a eu lieu en présence du ministre de l'Industrie et des Mines, Youcef Yousfi.

Ce complexe qui emploie près de 400 collaborateurs, offre une capacité de production de plus de 100 millions d'unités annuellement, a indiqué le PDG de Sanofi Algérie, Haissam Chraiteh, ajoutant qu'une centaine de spécialités pharmaceutiques seront produites dans ce complexe, couvrant les différentes classes thérapeutiques telles que le diabète, la cardiologie,la neurologie et la douleur.

Selon lui, la commercialisation des médicaments produits à partir du complexe de Sidi Abdellah se fera au cours de l'année prochaine 2019, après l'achèvement du processus des validations auprès du ministère de la Santé. "Notre objectif pour 2019 est de monter en puissance, c'est un travail énorme qui nous attend notamment avec un programme considérable de qualifications et de validations", a déclaré M. Chraiteh lors d'un point de presse organisé en marge de la cérémonie.

L'usine est actuellement en phase d'essais techniques et va entamer incessamment le process réglementaire avec l'acquisition des validations nécessaires pour avoir l'agrément final, note le PDG.

Interrogé sur les objectifs du groupe en matière d'exportation des médicaments produits en Algérie, M. Chraiteh a souligné que "la priorité est de démarrer le complexe de manière fiable".

"Le site est fait pour être amené à produire plus de formes et de produits de gamme Sanofi. Mais avant d'aller plus loin dans son élargissement il doit d'abord consolider son démarrage et respecter les engagements prises en matière de sécurisation d'approvisionnement", soutient-il.

"Après, le site est fait avec une telle envergure pour pouvoir attaquer d'autres marchés à terme", a-t-il encore avancé.
Ainsi, avec ce grand complexe, Sanofi augmentera progressivement la part de ses produits fabriqués localement à 85% par rapport au total de ses activités en Algérie, contre 65% actuellement.
https://www.algerie1.com/actualite/sano ... bdellah-16
sanofi11.jpg
Vous ne pouvez pas consulter les pièces jointes insérées à ce message.
« Une page est tournée ; l'Algérie est d'abord fille de son histoire, qu'elle ait surmonté l'épreuve coloniale et même défié l'éclipse, atteste, s'il en était besoin, de cette volonté inextinguible de vivre sans laquelle les peuples sont menacés parfois de disparition.
L'ornière qui nous a contraints à croupir dans l'existence végétative des asphyxies mortelles nous imposa de nous replier sur nous-mêmes dans l'attente et la préparation d'un réveil et d'un sursaut qui ne pouvaient se faire, hélas ! que dans la souffrance et dans le sang. La France, elle-même, a connu de ces disgrâces et de ces résurrections. » Le président Houari Boumediene.

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sadral
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Re: Industrie pharmaceutique, Algérie: futur pôle biotech?

Message par sadral » 14 janvier 2019, 19:49

LE MÉDICAMENT CONTRE L’HYPERTENSION « MICARDISPLUS » SERA PRODUIT EN ALGÉRIE

Le laboratoire pharmaceutique allemand, Boehringer Ingelheim, a annoncé lundi, à Alger, la mise en oeuvre d’un partenariat pour la production du médicament pour le traitement de l’hypertension artérielle, « MicardisPlus », avec le producteur algéro-Turc Abdi İbrahim Remede Pharma.

Le partenariat entre les deux groupes, sous forme d’une joint-venture, d’une valeur totale de 20 millions d’euros couvre une période de 5 ans. La commercialisation de MicardisPlus est prévue pour 2021 en quantités limitées et augmentera progressivement. Ce partenariat comprendra un transfert technologique en équipements et en savoir-faire.

Prenant la parole, lors de la conférence de presse, le Dr Bachir Batel, Directeur Général et Responsable de la division Humain Pharma chez Boehringer Ingelheim en Afrique du Nord et de l’Ouest a déclaré que les investissements accrus du groupe allemand et son programme de partenariat en Algérie « constituent une réponse directe pour pallier les besoins de santé critiques liés à l’augmentation de l’hypertension chez les Algériens. L’objectif sous-jacent est de susciter des collaborations visant à renforcer les capacités nationales en matière de soins de santé ».

Le Dr Bachir Batel a indiqué que l’objectif recherché était de “travailler en collaboration avec nos partenaires pour renforcer les capacités de production, tout en développant et en facilitant les transferts de technologie et en garantissant aux patients l’accès aux médicaments nécessaires “.

Pour sa part, le Dr Mohamed Lamine Bousteila, cofondateur et membre du conseil d’administration et Abdi İbrahim Remede Pharma a exprimé sa satisfaction quant au partenariat avec le géant Allemand. Il a souligné que Abdi İbrahim Remede Pharma (AIRP) « est l’un des fabricants les plus importants en Algérie, ce qui lui a permis d’avoir les certifications Bonnes Pratiques de Fabrication (BPF) et Bonnes Pratiques de Laboratoire (BPL) d’une capacité de production de 51 millions d’unités par an, avec un investissement total de 50 millions de dollars et la création de plus de 300 emplois ».

Commercialisation éminente de Micardis

Le second partenariat qui verra le jour prochainement concerne la production locale du médicament pour le diabète de type 2 de la société « Jardiance », un projet qui avance bien.

A noter que le groupe allemand avait signé en 2016 une joint-venture pour la production locale de la molécule de Micardis avec le groupe pharmaceutique algérien Biopharm. La commercialisation de ce médicament pour les hypertendus est attendu pour ce premier trimestre 2019 ou au plus tard le début du 2ème trimestre.

Le remboursement et l’enregistrement, un point noir en Algérie

Le professeur Mourad Semghouni, président de la société savante algérienne de diabétologie a fustigé les ministères de la Santé et du Travail. « Nous attendons depuis longtemps des thérapeutiques innovantes en Algérie, et qui ne posent pas de problème sur le plan santé, surtout avec moins d’effets cardiovasculaires. Mais le souci c’est la dichotomie entre le ministère de la Santé et le ministère du Travail. Ces derniers mettent en doute la qualité des médicaments innovants, juste pour ne pas les refouler pour des raisons financières ». Les pouvoirs publics « nous disent qu’ils n’ont pas les moyens pour rembourser les coût des médicaments innovants, mais qu’ils évitent de mettre en doute la qualité des médicaments.
https://www.maghrebemergent.info/medica ... t-algerie/
« Une page est tournée ; l'Algérie est d'abord fille de son histoire, qu'elle ait surmonté l'épreuve coloniale et même défié l'éclipse, atteste, s'il en était besoin, de cette volonté inextinguible de vivre sans laquelle les peuples sont menacés parfois de disparition.
L'ornière qui nous a contraints à croupir dans l'existence végétative des asphyxies mortelles nous imposa de nous replier sur nous-mêmes dans l'attente et la préparation d'un réveil et d'un sursaut qui ne pouvaient se faire, hélas ! que dans la souffrance et dans le sang. La France, elle-même, a connu de ces disgrâces et de ces résurrections. » Le président Houari Boumediene.

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