Compétences algériennes à l’étranger

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Compétences algériennes à l’étranger

Message par AAF 2020 » 22 avril 2012, 17:36

Compétences nationales à Londres, travailler pour l’Algérie
LONDRES - Les membres de l’Association des compétences algériennes (ACA) ont exprimé samedi à Londres, leur entière disponibilité à travailler pour l’Algérie et soutenir ses efforts de développement dans tous les domaines, pour peu que des projets précis soient définis.

"80.000 cadres algériens vivant à l’étranger membres du réseau mondial ACA, sont prêts à contribuer au développement du pays en répondant à des besoins spécifiques notamment dans les domaines de la formation, recherche, santé, technologie", a déclaré à l’APS le vice-président de l’ACA, M. Chahid Fourali.

"Nous travaillons avec plusieurs ministères et universités en Algérie. Nous organisons périodiquement des conférences dans plusieurs villes pour faire bénéficier de notre compétence au niveau local", a encore ajouté ce responsable.

Un grand nombre de chercheurs et scientifiques algériens établis au Royaume-Uni, ont assisté à la réunion de l’ACA, la deuxième du genre, en présence de l’ambassadeur d’Algérie au Royaume-Uni, M. Amar Abba, et du consul d’Algérie à Londres, Mme Dalila Samah.

Dans une allocution d’ouverture, M. Abba a mis en exergue l’importance de l’association dont le but est de faire connaître les compétences entre elles et de découvrir les projets qui pourraient être d’un apport à l’Algérie.

"Il s’agit aussi de faire le bilan depuis la rencontre de 2011 de cette association qui a fait un travail à Sidi Bel-Abbès et Tlemcen, entre autres", a ajouté M. Abba assurant les membres de l’ACA du "soutien total" de l’Etat à leur action".

Plusieurs communications ont été exposées au cours de la rencontre à l’instar de celles du professeur Yassine Amrani sur "la prise en charge des problèmes respiratoires, une priorité pour l’encadrement de nos patients en Algérie" et celle de M. Mustapha Kouriba (Manchester) sur le management du capital humain.

Le débat a été caractérisé par de nombreuses interventions qui ont permis de situer les carences enregistrées lors d’expériences entreprises par les chercheurs en Algérie.

Ces derniers ont toutefois mis en exergue les efforts déployés par les ministres pour faciliter ces échanges d’expériences entre les compétences de l’étranger et celles locales.

Selon les experts qui se sont rendus en Algérie dans le cadre de l’ACA et qui sont intervenus dans le débat, les ministères ont fait des efforts "incroyables" pour aider les compétences de l’étranger à s’investir en Algérie à aider les compétences locales.

"De son côté, l’ACA fournit des efforts méritoires pour pouvoir viser certains domaines de recherche importants pour l’Algérie déjà établis en Algérie", ont-ils reconnu.

Il convient de rappeler qu’en février 2011, lors de sa visite à Londres, le secrétaire d’Etat chargé de la communauté nationale à l’étranger, M. Halim Benatallah, avait rencontré les membres de l’ACA et a recommandé la création d’un réseau scientifique et le recensement des compétences algériennes au Royaume-Uni.

Il avait exprimé la volonté du gouvernement de mettre en place une véritable stratégie pour les compétences à l’étranger et asseoir une liaison avec l’ACA pour encourager les compétences à mettre leur savoir et leur expérience au profit de leur pays.
http://www.aps.dz/Les-competences-algeriennes-a.html


numidia
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Re: Compétences Algériennes à l’étranger

Message par numidia » 22 avril 2012, 17:57

En partenariat entre M. le secrétaire d’Etat chargé de la communauté nationale à l’étranger et M. le ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique, une université d’été sera organisée du 7 au 12 juillet 2012 à KHENCHELA, en collaboration avec l’Association des Compétences Algériennes (A.C.A) dont le siège social se trouve a Londres.
Cette manifestation intervient âpres le succès des précédents événements similaires notamment l’université de Tlemcen (juillet 2011) et l’université d’hiver (décembre 2011). Elle a pour objectif d’associer les compétences nationales établies à l’étranger aux programmes de recherche scientifique et technologique et leur contribution en matière de transfert du savoir-faire dans des domaines jugés prioritaires par les autorités compétentes.
http://www.consulat-algerie-pontoise.org/node/268
:arrow: http://cctmdev2.londonmet.ac.uk/farhi-u ... themes.php
Scientific Committees (SC) Per Theme
1. SC for theme1: Information and Communication Technology
2. SC for theme 2: Material Sciences
3. SC for theme 3:Renewable & Sustainable Energies and Applications
4. SC for theme 4:Management, Economy & Finance
5. SC for Theme 5: Biotechnology & Bioinformatic
6. SC for theme 6: Health Science & Biomedical Engineering
7. SC for theme 7: Social Science & Psychology
8. SC for theme 8: Mathematics & Statistics
9. SC for theme 9: Education- Teaching and Learning

SC for theme1: Information and Communication Technology
Chair: Prof Farhi Marir, London Metropolitan University, United Kingdom
Co-Chair: Prof Majid Ayache, Directeur des instituts 4IM/4MM du groupe 4 Lyon
Prof. Kamel ADI, Universite du Quebec en Outaouais, Canada
Dr MERAH El-Kamel, University of Khenchela, Algeria Dr METATLA Oussama, Queen Mary University of London, UK Dr HIOUAL Ouassila, University of Khenchela, Algeria Dr. Djouad Tarek, University of Khenchela, Algeria Dr. Hemmam Mounir, University of Khenchela, Algeria Mr. Maarouk-Messaoud Toufik, Khenchela University - Algeria

SC for theme 2: Material Sciences
Chair: Prof. Nourredine BENALI-CHERIF, University of Khenchela, Algeria
Co-chair: Dr. Nour-eddine FENNINECHE, UTBM, France
Prof. BENSAOULA Abdelhak, University of Houston, USA
Dr. BOUTAOUS Mohammed, Institut National des Sciences Applique�s de Lyon, France
Dr. REMOUCHE Mustapha, Laboratoire des Syst�mes Photoniques, Strasbourg, France

SC for theme 3: Environment (Forest) and Renewable Energy
Chair: Prof. BETTAYEB Maamar, University of Sharjah, UAE
Co-chair: Prof. GHENAI Chouaki, Florida Atlantic University, USA
Prof. AITOUCHE Abdel, LAGIS, FRE CNRS 3033, France
Dr. MOUHRATH Dalila, Unit� Mixte de Recherche INRA-Universit�, France

SC for theme 4: Management, Economy & Finance
Chair: Prof. BENROUANE Sid Ahmed, University of Minnesota, Minneapolis, USA
Co-chair: Prof. KHELIFA Mazouz, Bradford University, UK
Dr. BOUSSEBAINE Halim, University of Liverpool, UK
Dr. Issam Tlemasani, Zayed University, Abu Dhabi
Dr. NABYL BELGRADE, BLOOMBERG L.P., London, UK
Dr DJERMANE Rebai, University of Khenchela, Algeria
Dr. BOUKRAMI Elias, Regent's College London, UK
DR. ZENAGUI Brahim, New Hampshire Manufacturing Extension Partnership (NH MEP), USA
Dr Mohamed Guidoum, Corporate Strategy & Performance Lead, ADWEA, Abu Dhabi

SC for theme 5: Biotechnology and Bioinfromatics
Chairs: Dr. BOUMRAH Derradji, Resolution Chemicals, UK and Dr. DERMIME Said, Department of Biomedical Research, Kuwait
Co-chair: Prof DARBOUCHE Abdelhak, University of Khenchela, Algeria
Dr. CHENNA AHMED, USA
Dr HIHI Abdelmadjid, G�nome Qu�bec, Montreal, Canada
Dr. AGOUNI Abdelali , University of Surrey, UK
Dr. AOUABDI Sihem, KAUST (King Abdullah University for Science and Technology)
Dr. RACHEDI Abdelkrim, University of Saida, Algeria.
Dr. TABET Lyes, H�pital du Sacr�-coeur de Montr�al, Canada
Dr. BOULILA Farida, Universit� de B�jaia, Algerie

SC for theme 6: Heath Sciences and Biomedical Enginnering
Chair: Dr. BOUCHAREB Yassine, Hamad Medical Corporation (HMC), Doha, Qatar.
C-chair: Prof. ZAIDI Habib, Geneva University Hospital, Switzerland
Prof. Djabri Mohamed El Hadi
Prof OUHIB Zoubir, Boca Raton Community Hospital, USA
Dr. BOUK'HIL Hind, S.A.R.L Spin Safety, Rennes, France
Dr BACHIRI Ahmed, H�pital Jeanne de Flandre, Lille, France
Dr BENDJEMANA Katia, University of Khenchela, Algeria
Dr. BELLAHSENE Bader eddine, IMDC, Inc. USA
Dr Laiche Djouhri,Department of Molecular and Clinical Pharmacology, University of Liverpool,UK.

SC for theme 7: Social Science/Psychology

Chair : Dr. FOURALI Chahid, Learning4Good, London, UK Co-chair: Dr ACHOUI Mustapha, Arab Open University (Headquarter, Kuwait).
Dr. BOUANDELL Youssef , Qatar University, Qatar

SC for theme 8: Mathematics & Statistics
Chair: Pr. ZIANE Mohammed,University of Southern California, USA
Co-Chair: Dr RAMOUL Hichem, University of Khenchela, Algeria
Dr. Nabyl Belgrade, BLOOMBERG L.P., London, UK
Dr. MEDLES Abdelkader, Mstar Semiconductor, UK
Dr ADJROUD Nacer, University of Khenchela, Algeria
Dr SAOUDI Khaled, University of Khenchela Algeria

SC for theme 9: Education: Teaching & Learning
Chair: Dr. DJOUDI Mahieddine,Universit� de Poitiers, France
Co-chair: Pr. BOULARES Djemai,King Saud University, Saudi Arabia
Prof LATRECHE Youcef, University of Khenchela, Algeria
Dr DIF M'hamed, Universit� de Strasbourg, France
Dr. FOURALI Chahid , Learning4Good, London, UK
Dr. BECHERIRAT Ali
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Re: Compétences Algériennes à l’étranger

Message par AAF 2020 » 09 mai 2012, 20:15

Associer les compétences algériennes de l’étranger au développement du pays
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BORDEAUX (France) - L’enseignant algérien à l’université des sciences humaines de Bordeaux, M. Houari Ghozali, a proposé mercredi la mise en place d’une stratégie pour les cinquante années à venir visant à drainer les compétences algériennes établies à l’étranger en les intégrant dans le processus du développement global du pays.

M. Ghozali a indiqué dans un entretien à l’APS que les autorités algériennes concernées doivent mettre en place "une stratégie globale" qui associe des juristes, des économistes et des intellectuels. Il a appelé à construire "les 50 prochaines années" estimant que les jeunes de l’émigration par leurs potentialités et leur ambitions sont capables d’édifier un avenir "prometteur" et de contribuer à hisser le pays au rang des pays développés.

Pour ce faire, a ajouté M. Ghozali, une stratégie étudiée doit être mise en place avec comme grandes lignes le drainage des cerveaux vers l’Algérie et l’élaboration d’une base de données avec un fichier des hommes de culture et de sciences, des chefs d’entreprises et des hommes d’affaires parmi la communauté.

Il a mis l’accent sur l’importance d’"élaborer judicieusement" cette stratégie, proposant par ailleurs "une étude sérieuse" pour la création de marchés à l’étranger "pour promouvoir l’exportation de nos produits, encourager les investissements en Algérie et faciliter les déplacements en baissant les tarifs du transport aérien". En somme, a-t-il dit, "il faut permettre à la communauté nationale à l’étranger d’être utile à l’Algérie et à celle-ci d’en tirer profit".

M. Ghozali a également proposé "de créer un projet touristique pour l’Algérien établi à l’étranger afin de drainer ses capitaux". L’universitaire propose en outre dans sa stratégie la polarisation du patronat au sein de la communauté à travers des mesures incitatives.

L’Algérie doit créer des espaces culturels au profit de la communauté ainsi que des bibliothèques et des clubs pour rassembler ses membres, a ajouté M. Ghozali qui regrette que la ville de Bordeaux et même d’autres villes de France profitent des cerveaux algériens qui leur ont été d’un grand apport dans les domaines scientifique, technique et médical alors que leur propre pays d’origine n’en tire pas avantage d’autant que ces derniers y ont fait leurs premières études scientifiques supérieures.

Il a cité à titre d’exemple une émigrée algérienne, médecin spécialiste en cancer du sein qui travaille à l’hôpital de Bordeaux, en l’occurrence Mme Zineb Baba Ahmed, qui grâce à sa compétence, est aujourd’hui membre du "Conseil de la diversité".

Par ailleurs, l’universitaire a indiqué que la communauté algérienne est fortement présente en France notamment au sud. Une présence qui remonte à l’époque coloniale, a-t-il rappelé avant de souligner l’attachement de cette communauté à sa culture d’origine qui, a-t-il, dit n’est pas dû à la nostalgie du pays ou à l’attachement aux racines, mais au désir permanent de maintenir des liens sociaux, culturels, économiques et politiques avec le pays d’origine.

M. Ghozali a cité dans ce sens les aspects d’attachement à la culture algérienne à travers l’intérêt accordé à la langue arabe et aux produits culturels algériens (musique, littérature et théâtre).

Parmi les hommes de lettres algériens établis à l’étranger et qui écrivent en arabe et en français, il a cité Djilali Bencheikh, tout en regrettant "la négligence par le ministère de tutelle de la communauté nationale sur le plan culturel".

M. Ghozali a appelé à la prise d’une décision officielle pour l’enseignement de la langue arabe au profit de la communauté nationale établie à l’étranger, la prise en charge par les associations de cet aspect "demeurant insuffisant".

Il a souligné l’importance de cette question, qui, a-t-il dit, traduit "la prise de conscience du rendement" que réalisera l’Algérie, en maintenant la relation avec la communauté nationale, en décomplexant les membres de la communauté par rapport à la langue arabe et en créant un climat favorable au retour des émigrés en Algérie pour y investir.

La communauté nationale à l’étranger peut constituer une carte politique et une carte de pression pour l’Algérie face à la classe politique du pays où elle est établie, a-t-il estimé. M. Houari Ghozali, titulaire d’un diplôme en études approfondies dans la spécialité langues et pensées du monde arabo-musulman, d’un doctorat dans la spécialité sociétés et cultures du monde arabo-musulman, et qui est également traducteur, dispense depuis plusieurs années des cours aux étudiants européens (Union Européenne) et français à l’université de Bordeaux.

Il dispense également des cours en langue arabe appliquée pour les personnes désirant développer leurs compétences en matière de commerce ou établir des relations commerciales avec des pays arabes ainsi que pour les spécialistes dans la recherche sur la civilisation arabo-musulmane.
http://www.aps.dz/Nouvel-article,47002.html


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Re: Compétences Algériennes à l’étranger

Message par AAF 2020 » 15 mai 2012, 18:01

Fetah Ouazzani, président du Réseau des Algériens diplômés des grandes écoles et universités françaises (Reage)
«France-Algérie : deux piliers d’un pont économique entre l’Europe et l’Afrique»
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Quel changement en matière de coopération économique peut espérer l’Algérie avec l’arrivée de Hollande au pouvoir en France ?

Avec l’alternance en France et le cinquantenaire en Algérie, on rentre dans un nouveau cycle de développement de relations stratégiques et économiques entre la France (porte de l’Europe) et l’Algérie (porte de l’Afrique-Moyen-Orient) et pilier incontournable du Maghreb.
L’époque ancienne de développement économique entre l’Algérie et la France a été jusqu’à présent largement sous-exploitée. Pourtant, il existe des facteurs susceptibles de favoriser ce développement dont les principaux traits sont d’abord la complémentarité entre les deux pays. La France a besoin de l’Algérie et vice versa et cela est valable dans plusieurs domaines, notamment l’énergie, l’agriculture ou encore les TIC. Il y a d’ailleurs des milliers de PME qui souhaitent travailler ensemble de part et d’autre de la Méditerranée. Ensuite, il y a de véritable progrès dans la coopération universitaire entre les écoles et les universités des deux pays.

En Algérie, il y a une véritable prise de conscience qui voudrait que l’entreprise se rapproche de l’université, alors qu’en France, c’est déjà le cas depuis longtemps. La coopération universitaire est un facteur important de développement économique grâce notamment à la R&D et au transfert de technologie et de savoir-faire. Enfin, le troisième facteur réside dans le potentiel de cadres existant de part et d’autre. Il y en a 2 millions en Algérie et à peu près entre 300 000 et 400 000 cadres et entrepreneurs algériens ou d’origine algérienne en France et en Europe. Nous pensons que le partenariat entre des cadres algériens de l’intérieur et ceux de l’extérieur est un facteur important de développement économique durable et efficace, car ils pourraient participer à l’accompagnement d’entreprises algériennes dans leur développement en local ou bien l’accompagnement de multinationales qui voudraient participer à de véritables projets industriels en Algérie ou par le biais de sociétés mixtes. Il y a par ailleurs plus de 2000 cadres supérieurs en Europe d’origine algérienne qui voudraient accompagner des entreprises publiques ou privées algériennes dans leur processus d’internationalisation. C’est un puissant levier pour accélérer une internationalisation efficiente de l’économie algérienne. Grâce à ses atouts, notamment les territoires des Hauts-Plateaux et du Sahara et son capital humain, l’Algérie pourra à terme exporter toutes sortes de produits et services dans toute la région euro-méditerranéenne... Prenons un seul exemple, l’Algérie grâce à ses ressources naturelles (potentiel de terres cultivables, l’eau et le soleil) pourra à terme fournir toute l’Europe en produits bios sur un marché de plus de 300 millions de consommateurs ! La nouvelle gouvernance en France a pris conscience de tous ces enjeux.



- Comment pourrait se concrétiser cette prise de conscience ?

En pratique, on sait déjà que François Hollande entretient une excellente relation avec l’Algérie qu’il connaît bien. Il a pris des engagements dans le sens d’un renforcement des liens économiques puisqu’il a déclaré qu’il donnera un nouveau souffle aux relations entre les deux pays. De plus, dans son équipe, il compte beaucoup de responsables d’origine algérienne, ce qui constitue un bon signal.



- La France fait face à une forte concurrence sur le marché algérien et semble y perdre du terrain. Que devra faire la nouvelle équipe dirigeante pour se repositionner ?

En Algérie, le potentiel de développement est tellement élevé qu’il y’a de la place pour tout le monde. Le plus important pour l’Algérie c’est qu’il y a une prise de conscience sur la nécessité de développer une nouvelle économie hors hydrocarbure tout en comptant sur les ressources financières issues du secteur des hydrocarbures. A partir de là, elle est en droit de développer des relations économiques avec tous les pays qu’elle souhaite, la Chine, les Etats-Unis, l’Amérique latine, l’Asie, etc., en font partie. Mais avec la France, on est sur une autre dimension de par l’histoire et la quadruple proximité (géographique, culturelle, linguistique et humaine).
Cela permettra à l’Algérie de développer ses relations économiques avec toute l’Europe via la France. De plus, elle bénéficie du soutien de plus de 3 millions de Franco-Algériens qui pourraient participer à ce rapprochement. Par ailleurs, les relations entre la France et l’Algérie sont basées sur un intérêt mutuel. La France constitue pour l’Algérie une porte d’entrée sur le marché européen, alors que pour la France, l’Algérie est véritablement une plateforme pour atteindre les marchés de l’Afrique et du Moyen-Orient, ce qui représente un atout considérable. En somme, la France et l’Algérie sont les deux piliers d’un pont économique entre l’Europe et l’Afrique.
http://www.elwatan.com/economie/france- ... 83_111.php


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Re: Compétences algériennes à l’étranger

Message par AAF 2020 » 12 août 2012, 17:54

Noureddine Melikechi, l'Algérien de la NASA
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Beaucoup ont entendu parler du robot « Curiosity » qui a atterri sur la planète Mars le 6 août 2012 ,mais plusieurs personnes ignorent qu’un algérien est parmi l'équipe qui a pu réaliser cet exploit. Il s’agit de Noureddine Melikechi, physicien atomique, chercheur à la NASA. Né en 1958 à Thénia, ce physicien a fait ses études en Algérie et en Angleterre. Il se retrouve actuellement aux Etats-Unis.

Noureddine Melikechi compte parmi les physiciens les plus en vue. En 2003, il a obtenu le SMART Aworld parmi les quatre scientifiques du Middle East. Il a même eu les félicitations du Congrès des Etats-Unis.

Noureddine Melikechi faisait partie du groupe de travail qui a lancé "Curiosity". Maintenant, il travaille dans un laboratoire, avec des assistants. Sa mission actuelle consiste à recevoir les photos envoyées par "Curiosity", et les analyser et les envoyer par la suite au siège centrale de la NASA.

Ce physicien a suscité l’intérêt du gouverneur de l’Etat de Delaware, qui pour le récompenser il l'a désigné ambassadeur symbolique de la planète Mars.

Nourredine Melikechi est un exemple de la diaspora algérienne. Lui, qui a déclaré dans un reportage fait par le journaliste algérien Rabah Filali « c’est grâce à ce qu’il a trouvé comme soutient aux Etats-Unis qu’il est devenu ce qu’il est maintenant ».
http://www.liberte-algerie.com/evenemen ... asa-183520

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Re: Compétences algériennes à l’étranger

Message par tchpako » 08 novembre 2012, 22:00

ALGreenIA, meilleure entreprise arabe de 2012
« Nous nous sommes donnés à fond »
Par : Imène Amokrane

Après sept mois de travail acharné ALGreenIA, entreprise spécialisée en collecte et recyclage de papier, composée d’élèves ingénieurs de l’ENP (école nationale polytechnique d’Alger), a relevé le défi. Elle a remporté mardi le prix de la meilleure entreprise arabe dans la compétition INJAZ Al-Arab. La finale s’est déroulée à Doha (Qatar) en présence d’un jury composé d’hommes d’affaires de différentes nationalités. Liberté avait déjà « senti le coup » en publiant un article (et interview filmée) il y a de cela plusieurs mois (voir lien à la fin de l’entretien). A peine rentrée en Algérie, Farah Heba, directrice Marketing & Communication de ALGreenIA, revient pour Liberté l’heureux événement qu’elle a vécu avec les autres membres de son groupe.

[Interview réalisée par Imène Amokrane]

Comment s'est passée la finale régionale INJAZ Al-Arab qui vient de se dérouler à Doha ?

Nous sommes allés à Doha, les cinq membres de l'équipe d'ALGreenIA, notre coach d'HSBC ainsi que les organisatrices d'INJAZ El Djazaïr, le 4 septembre. Nous avons été bien accueillis de la part du staff d'INJAZ Al-Arab.

Les journées se sont ensuite succédées chacune avec un programme prédéfini : une visite de Doha, une journée dédiée à la présentation, une autre au Stand ainsi qu'à la session de questions réponses avec le Jury et enfin la cérémonie de remise des prix. Nous avons emmené tout ce dont nous avions besoin d'Alger et nous avons fait en sorte que ce soit le notre soit le plus beau, et le plus marquant. Pour la cérémonie de la finale, nous devions mettre des tenues traditionnelles pour représenter la culture Algérienne.

Beaucoup d'algériens établis au Qatar sont venus nous encourager lors de la cérémonie de remise des prix, nous nous sentions vraiment entourés par nos compatriotes.

Ce fut alors une expérience humaine puisqu'il y avait 13 pays de la région MENA présents. Nous avons rencontrés de jeunes entrepreneurs du monde arabe comme nous, des jeunes qui croient en en leurs projets. Avec qui nous avons partagé nos expériences.

Une chose est sure, nous nous sommes donnés à fond, nous avons travaillé sans relâche car nous voulions gagner, ainsi les personnes présentes ont cru en ALGreenIA. Gagner la finale d'INJAZ Al-Arab est une nouvelle étape que nous venons de franchir et nous espérons qu'il y en aura pleines d'autres.

Depuis combien de temps travaillez-vous sur ce projet ?

Notre équipe s'est formée suite à la conférence d'INJAZ Al-Djazaïr qui a eu lieu à l'Ecole Nationale Polytechnique d'Alger. Ainsi donc notre projet a commencé à prendre forme. Nous travaillons donc sur ce projet depuis le mois d’avril 2012.



Quels conseils donneriez-vous aux jeunes étudiants algériens qui veulent développer leurs capacités entrepreneuriales ?

En effet, il faut être réactif, chercher les opportunités comme le concours Injaz El Djazair et Injaz Al-Arab qui sont des chances d'apprendre. Aussi de développer les capacités entrepreneuriales et les capacités de travail en groupe.

Il ne faut en aucun cas perdre espoir, devenir entrepreneur ce n'est pas une chose inaccessible. C’est pourquoi il faut être motivé en croyant en ses capacités tout en et travaillant dur. Alors foncez !

I.A

Liens utiles :

http://www.liberte-algerie.com/actualit ... -dz-184405
http://www.youtube.com/watch?v=LXN8mnx8 ... r_embedded
http://www.liberte-algerie.com/actualit ... 012-188453
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tchpako
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Re: Compétences algériennes à l’étranger

Message par tchpako » 08 mars 2013, 18:23

08-03-2013
Distinction
L'intellectuel algérien Mustapha Chérif lauréat du Prix Unesco-Sharjah pour la culture arabe 2012

L'universitaire et ancien ministre algérien Mustapha Chérif a été déclaré lauréat du Prix Unesco-Sharjah pour la culture arabe 2012, pour ses contributions à la promotion de la culture arabo-musulmane, a-t-on appris vendredi auprès de l'agence onusienne à Paris.

Proposé par la délégation permanente algérienne à l'Unesco, l'intellectuel algérien a été désigné lauréat par un jury international et distingué ex-aequo avec l'Arab British Centre du Royaume-Uni.

La distinction lui sera remise le 25 avril 2013, lors d'une cérémonie qui sera présidée à la Maison de l'Unesco à Paris, par la directrice de l'agence onusienne, Mme Irina Bokova.

Réagissant à cette distinction, le délégué permanent adjoint algérien à l’Unesco, M. Lahcène Bessikri, s'est félicité de cette annonce qui, a-t-il dit, honore l'Algérie et la culture arabo-musulmane.

"C'est une autre consécration pour une organisation comme l'Unesco qui promeut le dialogue des civilisations et M. Chérif a tout le mérite d'être honoré par ce prix au nom de l'Algérie, son pays, et du monde arabo-musulman", a-t-il indiqué à l'APS.

Mustapha Chérif est professeur à l'université d'Alger et directeur de Master en civilisation musulmane à l'université de Catalogne, en Espagne. Il est aussi l'auteur d'ouvrages sur les thèmes liés à la culture, à l'éducation et au dialogue interculturel dont, entre autres, "L'Islam à l'épreuve du temps", "Islam tolérant ou intolérant" et "Rencontre avec le pape".

Tout récemment, la Fondation italienne Ducci lui a attribué le "Prix Ducci pour la culture de la paix" 2013, en considération à son engagement dans la valorisation du dialogue interculturel et inter-religieux, et en récompense de son "œuvre concrète de promotion de connaissance réciproque" et ses "efforts pour la recherche d'une culture de la paix durable entre les cultures".

Doté de 60 000 dollars américains, à répartir à parts égales entre les deux lauréats, le prix Unesco-Sharjah a été créé en 1988 pour marquer la désignation de la ville émiratie de Sharjah Capitale culturelle de la région arabe.

Et c'est sur proposition du gouvernement de l'Emirat de Sharjah et du roi Cheikh Sultan bin Mohammed Al-Qassimi, que l'Unesco a créé, en 2001, ce prix qui récompense chaque année deux lauréats (personnalités, groupes ou institutions) ayant œuvré, par leur travail et leurs réalisations exceptionnelles, à la diffusion d'une meilleure connaissance de l'art et de la culture arabes.

Le romancier et journaliste Tahar Ouettar, décédé en 2010, a reçu en 2005 cette distinction. Ouettar était considéré comme une des grandes figures de la littérature algérienne en langue arabe.
http://www.letempsdz.com//content/view/88046/1/
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Re: Compétences algériennes à l’étranger

Message par AAF 2020 » 02 avril 2013, 17:43

Il a inventé une nouvelle technologie médicale: Abdenour Abbas, un chercheur algérien, dans le Top 10 des innovateurs de moins de 35 ans en France
L’élite algérienne à l’étranger continue de se distinguer. L’Algérien Abdennour Abbas, 33 ans, chercheur à l’université de Washington à Saint Louis, figure dans le Top 10 des lauréats de la première édition française du concours conduit par la Technology review, pour l’Institut américain de technologie de Massachusetts (MIT). Ce concours, dont les résultats ont été publiés le 21 mars dernier, permet de distinguer chaque année de jeunes talents de moins de 35 ans, dans les nouvelles technologies. Il est à l’origine de la célébrité de plusieurs génies comme : Mark Zuckerberg, fondateur de Facebook, Serguei Brin, co‑fondateur de Google, Max Levchin, co‑fondateur de Paypal, Linus Torvalds, développeur de Linux, Jack Dorsey, co‑fondateur de Twitter.

Une invention révolutionnaire au service des malades

Originaire de Makouda dans la wilaya de Tizi Ouzou, Abdebour Abbas est l’inventeur de biocapteurs ultrasensibles à base d’anticorps artificiels pour le diagnostic médical. Sa technologie déjà brevetée consiste à faire des tests à domicile pour diagnostiquer des maladies comme la grippe, le cancer, le sida… en utilisant de la sueur, de l’urine ou du sang. Les malades n’auront plus besoin de se déplacer dans des cabinets médicaux et les hôpitaux pour diagnostiquer ce genre de maladies.

« L’étape suivante est la création d’une start-up qui va mettre le produit sur le marché dans les prochaines années. L’objectif est de permettre aux individus de faire leur propre diagnostic médical à domicile en utilisant un test sur papier, d’une manière aussi simple qu’un test de grossesse », explique M. Abbas. Les tests en question seront sur le marché dans les très prochaines années, ajoute le chercheur qui imagine que « dans 10 ans, on aura moins besoin de médecins pour le diagnostic, mais on aura toujours besoin de leur suivi quand c’est nécessaire. Ces tests vont également permettre aux individus de connaître les risques qu’ils ont pour certaines maladies afin de se pendre en charge avant même que la maladie ne se déclenche. », a‑t‑il ajouté.

Les Américains misent sur les talents

Abdenour Abbas explique à TSA le principe de ce concours qui donne toute l’importance aux jeunes talents : « contrairement à une certaine philosophie qui veut qu’on récompense les carrières et l’expérience, et donc l’âge, le MIT préfère récompenser le potentiel, c’est-à-dire des jeunes personnes qui commencent à faire des choses intéressantes et qui ont le potentiel d’avoir un grand impact sur la société ». En misant sur les jeunes talents, les Américains cherchent à asseoir leur domination sur le monde. « C’est une démarche orientée vers l’avenir. Les Américains savent que celui qui détient ces jeunes talents détient les futures multinationales ».

Un étudiant algérien passionné par la recherche

Abdennour Abbas est un produit de l’université de Tizi Ouzou, où il a obtenu un DES en biochimie en 2003. Passionné par la recherche, il décide d’aller continuer ses études en France, où il obtient un master puis un doctorat dans le domaine des nanotechnologies appliquées à la médecine à l’université de Lille 1 en 2009. Après le doctorat, Abdennour Abbas décide de quitter la France pour rejoindre l’Université de Californie aux USA puis l’Université de Washington comme chercheur associé.

Pourquoi il a quitté l’Algérie

M. Abbas explique les raisons qui l’ont poussé à quitter l’Algérie : « si on quitte un endroit c’est parce qu’on n’est plus satisfait ni de l’environnement ni de notre propre rendement. C’est aussi pour une question de moyens ». Dans un premier temps, la France a offert à ce chercheur les moyens nécessaires pour faire ses recherches mais le manque de liberté en matière de recherche a poussé le jeune à aller aux États-Unis. « C’est une question de modèle et de philosophie du travail. D’ailleurs, il a fallu que le MIT américain vienne en France pour sélectionner les 10 meilleurs innovateurs de l’année. En France, on a un bon environnement de recherche, mais on aime bien tout encadrer, ce qui fait qu’il y a moins de liberté et moins de prise de risques, deux choses que j’aime beaucoup », ajoute M. Abbas.

Au restaurant de l’université de Tizi Ouzou, la cuillère dans la poche

Content de figurer parmi les 10 meilleurs jeunes talents du MIT, Abdennour Abbas rend hommage à sa famille. « J’ai pensé à mes parents, à ma famille qui a financé mon premier voyage en France. J’avoue que je me suis aussi fait repasser quelques bons souvenirs, comme la longue…très longue file d’attente que je faisais au restaurant universitaire de Hasnaoua à Tizi Ouzou, avec une cuillère dans la poche, il y a à peine 10 ans. J’ai un frère qui me dit que c’est toujours le cas aujourd’hui », raconte-t-il.

Contre le retour des élites algériennes au pays

M. Abbas ne prévoit pas de revenir travailler en Algérie. « On entend beaucoup parler du retour des élites algériennes établies à l’étranger. Je crois qu’on pose les mauvaises questions. La meilleure façon de bénéficier de ces compétences algériennes, ce n’est pas de leur demander de revenir, mais de favoriser et de financer des collaborations et des échanges entre ces chercheurs et les laboratoires dans les universités algériennes. Un transfert efficace et continu du savoir nécessite que ces gens-là restent à leur place, c’est à dire à la pointe des technologies. Il faut commencer à regarder les compétences algériennes à l’étranger comme une richesse à utiliser et non pas à rapatrier. »

Abbas écœuré par le sort réservé aux génies en Algérie

Dans un univers où la technologie avance de jour en jour, Abdennour Abbas pense que les jeunes de moins de 25 ans sont le seul espoir dans cette course folle aux nouvelles technologies. « Les jeunes de moins de 25 ans sont les seuls à pouvoir tenir dans cette course folle des nouvelles technologies. Je vous dis ça et j’ai 33 ans. Et puis, il n’y a pas plus triste qu’un talent gâché », dit-t-il. « Quand j’ai su que l’Algérie avait créé un lycée spécialisé pour les petits génies en mathématiques, je me suis dit qu’il y a des gens qui ont compris les vrais enjeux et qui essayent de tirer le pays vers le haut. Mais, quand je lis plus tard que ces petits génies se plaignent des conditions d’études, ça me fait vraiment mal au cœur », regrette‑t‑il.
http://www.tsa-algerie.com/divers/abden ... 24214.html

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geronimo
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Re: Compétences algériennes à l’étranger

Message par geronimo » 02 avril 2013, 18:46

La compétences algériens ou la substance grise est partout dans le monde,d’ailleurs le responsable du C.D.C qui est le plus grand centre de recherche au USA est un Algérien,dernièrement ils ont crée AIDA qui est l'association internationale de la diaspora algérienne.qui regroupe les chercheur les savant et les chefs d'entreprises activant en dehors du pays :algerie01:
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Re: Compétences algériennes à l’étranger

Message par AAF 2020 » 06 avril 2013, 13:15

ILS FONT LE BONHEUR DES INSTITUTS DE RECHERCHE ÉTRANGERS: L'Algérie perd ses "têtes"
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Elias Zerhouni, Kamel Senhadji, Noureddine Melikechi, Belkacem Haba, Kamel-Youcef Toumi... et Abdennour Abbas... pour ne citer que ces noms, ont quitté le pays pour des cieux plus cléments.
La recherche scientifique en Algérie semble se chercher, en l'absence d'une politique cohérente, adaptée à la demande et surtout mettant en valeur la base même de ce domaine, à savoir la ressource humaine. Des milliers d'universitaires, de chercheurs, de penseurs dans divers horizons de la connaissance ont quitté le pays après avoir été formés par l'Ecole et l'Université algériennes.
Elias Zerhouni, Kamel Senhadji, Noureddine Melikechi, Belkacem Haba, Kamel-Youcef Toumi... et Abdennour Abbas... pour ne citer que ces noms, ont quitté le pays pour des cieux plus cléments. Puisque la recherche scientifique est avant tout un environnement, des objectifs et une motivation, ces Algériens, mus par l'ambition d'évoluer, préfèrent offrir leurs
services à des laboratoires et autres centres de recherche étrangers, notamment français et américains. Ils sont pour la plupart spécialisés dans les technologies de pointe, la robotique, lélectronique, l'astronomie, la médecine...Leurs recherches servent à assurer la prospérité des autres.
D'ailleurs, au 1er janvier 2013, quelque 516 chercheurs algériens, établis à l'étranger et une infime minorité en Algérie, ont déposé 2891 brevets d'invention dans 21 pays, selon le site www.algerianinventors.org dédié aux chercheurs algériens. A quoi a donc servi la décision du gouvernement de recenser les cerveaux algériens à l'étranger? La réponse est évidente: à rien! La plupart des chercheurs établis, aussi bien à l'étranger, qu'en Algérie, considèrent que l'initiative du département de M.Harraoubia est inutile tant que l'Etat n'est pas prêt à fournir tous les moyens nécessaires au profit du développement de la recherche scientifique en Algérie.
Déjà que les intellectuels et autres chercheurs locaux ne sont pas pris en charge, comment peut-on songer à récupérer ceux qui sont perdus à jamais. Aussi, à quoi servirait un autre recensement, sachant que cette opération a déjà été lancée deux fois de suite, sans qu'elle n'aboutisse à un quelconque résultat?
Sur un autre chapitre, nos chercheurs établis à l'étranger depuis déjà des années, et dont la plupart ont pris la nationalité de l'Etat hôte, ne voient pas l'opportunité d'un retour dans un pays où l'environnement de la recherche est quasi inexistant. Avec les privilèges dont ils jouissent dans ces pays, les chercheurs algériens expatriés ne voient pas pourquoi ils sont appelés à revenir au pays.
Par ailleurs, mal organisée, la recherche scientifique en Algérie peine à se mettre sur pied, en dépit des énormes budgets mobilisés. Cependant, sur les 100 milliards de dinars alloués à la recherche, 35% uniquement ont été consommés pour l'exercice 2010-2014. C'est ce qu'a déploré, mercredi dernier, le secrétaire général du Syndicat national des chercheurs permanents (Sncp), le Pr Smati Zoghbi.
L'Algérie compte 2200 chercheurs permanents et 43.000 enseignants chercheurs et seulement 5000 d'entre eux s'investissent dans la recherche. Le professeur a indiqué que le manque de ressources humaines en quantité et qualité était «le talon d'Achille» du secteur, appelant, à cette occasion, à valoriser cette ressource en lui donnant tous les moyens de son épanouissement.
Comment veut-on donc, à la lumière d'une telle situation, que les chercheurs expatriés reviennent au pays? En somme, si ces derniers quittent le pays, c'est parce qu'ils sont mieux payés et considérés. La preuve: des pays à l'image des Etats-Unis essaient à tout «prix» de capter les compétences algériennes en faisant la promotion de leurs recherches.
Les exemples ne manquent pas à l'image de Belkacem Habba qui détient pas moins de 200 brevets d'invention dans le domaine de l'électronique ou encore Noureddine Melikechi qui avait dirigé l'équipe de la Nasa qui avait envoyé le robot Curiosity sur Mars.
L'hémorragie continue. Selon certains chiffres l'Algérie a perdu entre 1994 et 2006 quelque 71.500 diplômés universitaires qui ont quitté le pays. Cette fuite des cerveaux a causé à l'Algérie des pertes estimées à quelque 40 milliards de dollars, selon le même chercheur. Pour la même période, plus de 10.000 médecins ont quitté l'Algérie pour s'établir essentiellement en France.
Les universités nord-américaines, quant à elles, ont accueilli pas moins de 18 000 universitaires algériens et cadres de haut niveau, parmi lesquels figurent 3000 chercheurs. Un constat amer qui renseigne sur le fait que la politique de recherche scientifique en Algérie est loin de répondre aux attentes des chercheurs, qui pourtant n'attendent qu'un signe encourageant pour faire leurs bagages.
http://www.lexpressiondz.com/autres/dos ... tetes.html

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Re: Compétences algériennes à l’étranger

Message par tahiadidou » 06 avril 2013, 14:36

Let's get facts right for everyone's benefit :doute1:
geronimo a écrit :La compétences algériens ou la substance grise est partout dans le monde,d’ailleurs le responsable du C.D.C qui est le plus grand centre de recherche au USA est un Algérien,dernièrement ils ont crée AIDA qui est l'association internationale de la diaspora algérienne.qui regroupe les chercheur les savant et les chefs d'entreprises activant en dehors du pays :algerie01:
Thomas Frieden est Algerien? :scratch: http://en.wikipedia.org/wiki/Tom_Frieden
Le NIH est beaucoup plus important que le CDC avec un budget ~x4 plus grand et avec des sommites.
l'Expression a écrit :Noureddine Melikechi qui avait dirigé l'équipe de la Nasa qui avait envoyé le robot Curiosity sur Mars
Kudos aux notres qui reussissent :cheers: mais ces journalistes ma parole... :hmar: Comme dirait l'autre "Lost in transation"
A mon avis Zerhouni est le type parfait d'une reussite dont le plus commun des Algeriens peut etre extrement fier. Apres tout il fut nomme par le president US et des prix Nobel l'avaient succede au NIH.
Noureddine Melikechi est un bon academic de Delaware State University, qui fait son chemin, dont la contribution avec ses etudiants consistera a analyzer une partie du data obtenu a travers Curiosity. Il est aussi possible que son groupe ait participe au developpement d'un des capteurs (ChemCam) dont ils analyzeront les donnees. Mais de la a pretendre qu'un prof d'universite etait charge d'un programme tel que l'envoi d'un robot sur Mars n'a pas de sens. :nono:

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Re: Compétences algériennes à l’étranger

Message par BerrouLana » 06 juin 2013, 00:53

Selon les dernières infos, le Pr Sanhadji est à deux doigts de trouver une solution définitive au virus VIH :) :cheers:
LE Pr Kamel Senhadji, directeur de recherche à Lyon et éminent spécialiste du sida, l’ a annoncé hier au forum DE DK News: Eliminer la menace « SIDA »

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Un monde plus sûr ? Un monde débarrassé de toutes les menaces, y compris celles qui ne sont pas d’ordre militaire, dont le SIDA ? Un monde plus sûr dans le cadre d’une sécurité collective qui sécurise tous ses membres, quel qu’en soit le coût ?

Certainement qu’il y a de quoi être choqué au regard de la lenteur des réactions internationales, et il y a de quoi être choqué par les insuffisances des moyens à disposition des chercheurs.

Une commission de hautes personnalités mise en place par l’ONU pour un monde plus sûr écrivit en 2004 : On peut se demander si la communauté internationale aurait réagi si lentement si le sida avait réduit l’espérance de vie de 30 ans ailleurs qu’en Afrique. Hier, l’invité du Forum du quotidien DK News est un éminent spécialiste algérien du sida, le professeur Kamel Senhadji, directeur de recherche à Lyon. Devant des membres de la presse conviés à cet effet, il fit le point sur le sida 2003, en particulier la recherche et le traitement.

Le professeur Kamel Senhadji, il faut le rappeler, a été l’initiateur du projet ambitieux du premier laboratoire de recherches en immunologie à l’université de Tizi Ouzou. Celui-ci va bientôt entrer en fonctionnement. Quant au projet qui devait se faire à Saidal qui aurait créé et consolidé la relation de partenariat entre le groupe industriel et le laboratoire de recherche de l’université de Tizi Ouzou, il a été abandonné pour des raisons non objectives.

Pour ce qui concerne l’Algérie, le nombre recensé de personnes atteintes de la maladie du Sida est d’environ 7000 mais l’OMS affirme que dans la région Mena, d’après les statistiques, il devrait y avoir 0,1% de malades par rapport à la population, donc environ 30 000 personnes. Il se pourrait que des personnes porteuses du sida ne se soient pas déclarées pour des raisons liées à la culture. Ces personnes continueraient donc à semer le virus et à le faire entrer dans leur famille.

Parlant de la découverte du virus du sida, le professeur Senhadji l’imputa au professeur Luc Montagnier en 1983. Il parvint à l’isoler et à le photographier. La recherche aboutit à la création d’un traitement par une thérapie unique, l’AZT.

Il y a une réminiscence durant trois ans avec le nombre de globules blancs qui descend jusqu’à trois cent . Au-dessous, c’est la zone VIH.Le nombre de globules blans par cm3 remonte jusqu’à environ 500 puis redescend alors qu’on avait cru que c’était OK, positif comme guérison. On passe alors à la découverte d’une deuxième thérapie, soit une bithérapie à administrer. Le malade de la même façon gagne trois autres années avant que le nombre de gliobules redescende à moins de trois. Ainsi de suite, jusqu’à la quadrathérapie. Le malade peut gagner ainsi jusqu’à 20 ans.

Le résultat apparaît bon, mais comme le sida atteint surtout les jeunes, gagner 20 ans pour un jeune qui l’a « attrapé » à 20 ans, le ramène à une espérance de vie de 40 ans, ce qui est très peu. L’idéal serait bien sûr de découvrir un vaccin, ce sur quoi porte la recherche qui porte actuellement sur la fabrication d’un médicament issu du gène génétique. L’espoir est permis de le fabriquer dans quelques années au vu des résultats obtenus sur l’isolement du gène de l’hérédité qui entre dans la formation de la cellule atteinte par le virus du sida. Le succès de cette recherche sera susceptible de rendre éligible son auteur à l’octroi du prix Nobel. Le professeur insista beaucoup sur la prévention.


Compte tenu que pour des raisons culturelles, nombre de porteurs du virus ne se déclarent pas et ne consultent pas, il faudrait créer des unités de consultations par anonymat. Les personnes seront identifiés par des numéros et non des noms et prénoms. Une autre politique de prévention devrait s’entreprendre au sein des mosquées, mais aussi dans le système éducatif.
http://www.dknews-dz.com/cms/nation/act ... enace-sida

:algerie01:
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Re: Compétences algériennes à l’étranger

Message par scorpion-rouge35 » 06 juin 2013, 15:28

ah bain je voudrais bien voir ça , ça sera la découverte du siècle
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Re: Compétences algériennes à l’étranger

Message par BerrouLana » 06 juin 2013, 16:14

En plus, si les résultats seront bons, le Pr sera motivé pour continuer ces recherches dans le nouveaux centre des recherches scientifiques installé récemment à Tizi-Ouzou, ça un bon programme pour l’industrie pharmaceutique en Algérie

Enfin... j’espère :)
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Re: Compétences algériennes à l’étranger

Message par sadral » 25 juillet 2013, 12:17

Les (Franco) Algériens sont des entrepreneurs dans l'ame , le pays a vraiment besoin de cette "mentalité", ce souffle nouveau...y en a marre de l'Import-Import :sam:
L'idée business : Jawell, les défis de la datte haut-de-gamme

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Finis les petits-fours. La jeune entreprise Jawell propose aux hôtels de luxe de servir des fruits à leur clientèle fortunée. Enrobée de chocolat ou enrichie de pistaches, la datte relève le défi du haut-de-gamme. À condition de l’associer aux meilleures saveurs du monde.

La French Touch pour revisiter un produit oriental ancestral. Depuis des millénaires, la datte est cultivée par les civilisations perses et arabes, d’abord au Moyen-Orient puis en Afrique du Nord et même en Inde. Ancien cadre dans l’industrie pétrolière, Badis Khenissa a créé Jawell pour faire redécouvrir ce fruit aux diverses variétés. Sa stratégie : l’associer aux codes du haut de gamme et du luxe à la française. Avec un soupçon de chocolat belge.


Une société pour plus de 300 variétés de dattes

Enrobées de cacao ou agrémentées de noisettes ou de morceaux d'orange, les dattes Jawell portent bien leur nom. Jawell comme le bijou que l’on sort de son écrin, « jewel » en anglais. Les dattes Jawell sont effectivement présentées dans un beau coffret en guise de conditionnement. Mais Jawell, en arabe littéraire, signifie aussi "grand voyageur". Pour Badis Khenissa, ses dattes sont des diamants de gourmandises amenés à faire le tour du monde sur des tapis rouges, des plateaux en argent, des dorures et des lustres.
« En France, on ne trouve à l’importation qu’une seule sorte de dattes, la deglet nour, alors qu’il en existe plus de 300 différentes », se désole l’entrepreneur. Jawell propose des Sagaii, des Khodri et des Medjoul. C'est durant un séjour professionnel en Arabie Saoudite que Badis Khenissa découvre la richesse du produit, et notamment la manière dont il peut être travaillé avec du cacao. À chacun de ses retours en France, amis et collègues lui demandent de rapporter ces fruits transformés. L’idée business commence à germer dans sa tête. En 2011, il quitte son employeur à la faveur d’un congé pour création d’entreprise. « On me le dit souvent, j’ai une âme d’entrepreneur », commente celui qui avait déjà créé une société de commercialisation d’huiles essentielles en Algérie. L’aventure Jawell est lancée.

Quand Jawell monte au capital de son fournisseur dubaïote

Premier défi, trouver un fournisseur fiable pour la matière première. Un fournisseur qui ne risque pas de lâcher la jeune entreprise. Haut-de-gamme oblige, Jawell recherche la meilleure qualité et ne peut se permettre de troubler sa clientèle en changeant son produit à tout bout de champ. « Au Moyen-Orient, c’est business is business, un partenaire peut très vite vous lâcher s’il change de stratégie », note Badis Khenissa fort de ses 11 ans d’expérience dans l’univers des hydrocarbures. Pour se prémunir de ce risque inhérent aux affaires dans les pays du Golfe, il décide de monter au capital, à hauteur de 15 %, d’un grand fournisseur de dattes, Nadya Dates, localisé à Dubaï. Grâce à cette entrée au capital, Jawell s’assure aussi de pouvoir répondre à de grosses commandes très rapidement : la marque est prioritaire sur le calendrier de production.
Ce partenariat permet également à la jeune entreprise d’accéder au réseau de Nadya Dates. Encore un bon point pour fabriquer un produit de luxe. « Nous voulons trouver les meilleurs produits au monde », lance Badis Khenissa. Les dates Jawell sont donc travaillées avec des pistaches d’Iran, des noisettes de Turquie, des noix de pécan et des amandes américaines. Pour le chocolat, Badis Khenissa s’en remet à l’expertise d’un maître chocolatier belge. Pas question de se contenter du cacao bas de gamme qui recouvre les dattes des autres marques dans les pays du Golfe.


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Le prix des dattes ? De 20 à 140 euros l'écrin selon la quantité de dattes (8 minimum) et le design.

Des dattes sous écrins dans les palaces

Les luxueux écrins de ses dattes mêlent bois précieux ou peaux de serpent. Jawell cherche à séduire la clientèle fortunée qui vit ou séjourne dans les hauts-lieux du luxe. C’est le second défi de Badis Khenissa : commercialiser son produit, depuis Ivry-sur-Seine jusqu’aux meilleures tables. Déjà, l'association dattes-chocolat est disponible sur le site de vente en ligne de la marque et, depuis peu, dans les boutiques duty-free des Aéroports de Paris. D’autres négociations sont ouvertes avec différents grands magasins parisiens, des restaurants gastronomiques et des palaces. D’un hôtel à Moscou à une boutique à Macao, Badis Khenissa est déjà contacté pour distribuer ce produit du luxe à la française.

À terme, Badis Khenissa aimerait ouvrir sa propre boutique. Mais l’argent lui manque. 170.000 euros de fonds propres ne suffiront pas pour financer ce lieu qu’il veut lui aussi luxueux. Jusqu’au 11 août, la marque se contente d’une boutique éphémère dans le centre de Paris (Métro Chatelet). Pour l'instant, l’entrepreneur multiplie des rendez-vous avec l'objectif d’organiser une levée de fond. Il espère 1 millions d’euros de financement.
http://entrepreneur.lesechos.fr/entrepr ... 031265.php
« Une page est tournée ; l'Algérie est d'abord fille de son histoire, qu'elle ait surmonté l'épreuve coloniale et même défié l'éclipse, atteste, s'il en était besoin, de cette volonté inextinguible de vivre sans laquelle les peuples sont menacés parfois de disparition.
L'ornière qui nous a contraints à croupir dans l'existence végétative des asphyxies mortelles nous imposa de nous replier sur nous-mêmes dans l'attente et la préparation d'un réveil et d'un sursaut qui ne pouvaient se faire, hélas ! que dans la souffrance et dans le sang. La France, elle-même, a connu de ces disgrâces et de ces résurrections. » Le président Houari Boumediene.

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