Algerian Bashing & Fake News

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scorpion-rouge35
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Re: Propagande Anti-Algérienne

Message par scorpion-rouge35 »

« Les cinq danseurs qui ont été entendus séparément par les juges du tribunal entre 2012 et début 2013 ont fait valoir des risques qui pèsent sur leurs personnes s’ils venaient à rentrer en Algérie, explique Me Hanfield, joint par téléphone. Les membres de la Commission ont donc été sensibles à leurs arguments et justifié leur décision par deux motifs, à savoir les menaces islamistes proférées contre ces artistes et la crainte de représailles de la part des autorités algériennes. »
lol trop drôle leurs argument , comme si quelqu'un en avait quelques chose a foutre d'eux , des ....danseurs ... si au moins on parlait d'un responsable ou de militant politique :confused:
en tout cas ils ont bien baratiné les juges canadiens ils ont tout cobée comme des cons .
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tayeb
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Re: Propagande Anti-Algérienne

Message par tayeb »

KROMBARONG a écrit :Algérie - Canada
Algérie : cinq danseurs du Ballet national obtiennent l'asile politique au Canada
Sur les sept danseurs du Ballet algérien qui avaient décidé de rester au Canada après une représentation en novembre 2010, cinq viennent d'y obtenir l'asile politique. Une décision qui risque de ne pas beaucoup plaire du côté d'Alger.

Cinq danseurs du Ballet national algérien qui avaient fugué en novembre 2010 lors d’une tournée à Montréal ont récemment obtenu l’asile politique au Canada auprès de la Commission de l’immigration et de la protection des réfugiés, a appris Jeune Afrique auprès de leur avocat Stéphane Handfield.

« Les cinq danseurs qui ont été entendus séparément par les juges du tribunal entre 2012 et début 2013 ont fait valoir des risques qui pèsent sur leurs personnes s’ils venaient à rentrer en Algérie, explique Me Hanfield, joint par téléphone. Les membres de la Commission ont donc été sensibles à leurs arguments et justifié leur décision par deux motifs, à savoir les menaces islamistes proférées contre ces artistes et la crainte de représailles de la part des autorités algériennes. »

Crainte d'expulsion

Un sixième membre du Ballet qui a vu sa demande refusée par la même commission pour des « raisons techniques » craint d’être expulsé vers son pays d’origine. « Nous avons déposé un recours auprès de la Cour fédérale du Canada pour lui obtenir le même statut que ses camarades de la troupe », précise l’avocat qui officie dans le cabinet Lapointe et Associés basé à Montréal. Un septième danseur attend d’être convoqué dans les prochaines semaines devant le tribunal de la commission qui statuera sur son cas.

Stéphane Handfield n’a pas souhaité révéler l’identité des danseurs qui refusent de témoigner « parce qu’ils ont peur pour leurs personnes et pour leurs familles restées en Algérie ». Partis au Canada en novembre 2010 pour y donner des représentations dans le cadre de la commémoration du 1er novembre 1954, neufs danseurs, sept garçons et deux filles, ont décidé de faire la belle en s’éclipsant de l’aéroport de Montréal alors qu’ils s’apprêtaient à prendre l’avion pour regagner Alger.

Tempête médiatique

Si deux sociétaires du Ballet ont fini par rentrer au bercail, sept autres ont décidé de rester dans cette contrée d’Amérique du Nord où vivent plus de 50 000 ressortissants algériens. Père d’une fillette de 4 ans, Tarek, aujourd’hui âgé de 31 ans, expliquait en novembre 2010 au site DNA-Algérie les raisons de sa fugue. « J’en ai marre d’être logé chez mes parents, marre de demander, encore à 29 ans, à mon père de m’aider pour boucler les fins de mois. Je sais que c’est une aventure périlleuse, que je risque de tout perdre en cas d’échec, mais je sais aussi que si je réussissais ici (à Montréal, NDLR), je pourrais prétendre à une vie mille fois mieux que celle laissée en Algérie. »À l’époque, cette défection - qui rappelle celle de plusieurs karatékas algériens qui ont filé en douce à Montréal lors d’une compétition officielle en 2007 - avait provoqué une tempête médiatique en Algérie. L’ex-directrice du Ballet national avait menacé dans un journal local les fugueurs de poursuites judiciaires alors qu’un diplomate en poste au Canada aurait juré de les ramener « menottes » aux poignets. Des prises de position qui ont lourdement pesé dans la balance lorsque les juges de la Commission ont dû décider si ces Algériens pouvaient vivre au Canada ou devaient en être expulsés.
http://www.jeuneafrique.com/Article/ART ... 314155445/
Bon debarras pour l'Algérie!!!

On a les memes branleurs au Maroc!!! Le votre reproche à l'Algérie de ne pas reussir à vivre comfortablement en ""tortillant du cul"" et chez nous on en a un qui reprochait au pays de ne pas trouver de travail avec son ""master en philosophie de la communication""
Le votre essaie sans honte de la jouer danseur du bolchoï fuyant l'union sovietique, le notre a monté une association de """diplomés""" chomeurs et a obligé l'état à l'embaucher comme fonctionnaire à 10 000dh/mois.
:lol!:

draganov
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Re: Propagande Anti-Algérienne

Message par draganov »

J’en ai marre d’être logé chez mes parents, marre de demander, encore à 29 ans, à mon père de m’aider pour boucler les fins de mois. Je sais que c’est une aventure périlleuse, que je risque de tout perdre en cas d’échec, mais je sais aussi que si je réussissais ici (à Montréal, NDLR), je pourrais prétendre à une vie mille fois mieux que celle laissée en Algérie. »À l’époque, cette défection - qui rappelle celle de plusieurs karatékas algérien
bah oui sais normal ,quand ont choisie comme métier "cheta7a" faut pas non plus espéré gagner des millions :hmar:
Inna Lileh wa Inna Ileyhi Raji3oun Allah yer7amkom khawti Lamine o Mahieddine

BouDouar
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Re: Propagande Anti-Algérienne

Message par BouDouar »

Quand tu es artistes en Algérie si tu ne fais pas les cabarets ou les mariages tu ne gagnes pas bien ta vie... Après je vois mal une tebri7a pour un danseur classique
L'état devrait assurer un minimum pour une troupe nationale, ils sont quand même la vitrine artistique du pays et des histoires comme celle là malheureusement ternissent l'image du pays...

KROMBARONG
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Re: Propagande Anti-Algérienne

Message par KROMBARONG »

Pétrole : La Sonatrach "espionnerait" le Maroc
Madrid : Des sources médiatiques espagnoles citant des rapports français, ont fait état de la terreur dans laquelle se retrouve le bras petro-gazier du pouvoir algérien, suite au grand intérêt que manifestent les majors mondiales du secteur pour le Maroc.
a Sonatrach espionnerait le Maroc. C’est ce que vient de révéler le journal espagnol Correo Diplomatico, qui cite un rapport publié par le journal français de même classe, Courrier Diplomatique.

Selon cette source, la compagnie algérienne, considère avec peur énorme, le récent intérêt exprimé par les plus grandes majors mondiales du secteur pour le Maroc.

Une chasse effrénée aux chiffres des estimations des prospecteurs au royaume, a ainsi été lancée par l'Algérioe.

Mise à la tache, la Sonatrach.

Correo Diplomatico a rapporté que la compagnie publique algérienne a installé pour cette mission d’espionnage, une cellule dont la constitution, l’organisation et le financement, ont été confié à une filiale de la Sonatrach, la société Sipex.

Sipex a été chargée d’établir un réseau de contacts à l’intérieur des compagnies pétrolières travaillant au Maroc, pour tenter de leur subtiliser leurs documentations avec les statistiques les plus récentes sur leurs estimations des gisements en découverte au royaume.

La même source a indiqué que le régime algérien est ulcéré des suites ininterrompues d’informations, circulants sur les places financières internationales, portant sur l’arrivée au Maroc de grands du secteur, comme les derniers en date, Repsol, Total, Anadarko, Cosmos ou Chevron.
http://www.lemag.ma/Petrole-La-Sonatrac ... 68542.html

L'article original du correo diplomatico http://www.correodiplomatico.com/3881-l ... uecos.html

Correo Diplomático etant propiedad de la empresa Global Media Strategic Consulting, basada en Rabat (Marruecos) je poste donc cet article ici.

philipides7
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Re: Propagande Anti-Algérienne

Message par philipides7 »

Correo Diplomático etant propiedad de la empresa Global Media Strategic Consulting, basada en Rabat (Marruecos) je poste donc cet article ici.
Bravo pour ton honnête intellectuelle sur ce coup.

En dehors du sensationnel, dans l'absolu une veille concurrentielle au sein de Sonatrach par rapport à ces concurrents réels ou potentiels , n'aurait rien d'étrange.

KROMBARONG
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Re: Propagande Anti-Algérienne

Message par KROMBARONG »

philipides7 a écrit :
Correo Diplomático etant propiedad de la empresa Global Media Strategic Consulting, basada en Rabat (Marruecos) je poste donc cet article ici.
Bravo pour ton honnête intellectuelle sur ce coup.

En dehors du sensationnel, dans l'absolu une veille concurrentielle au sein de Sonatrach par rapport à ces concurrents réels ou potentiels , n'aurait rien d'étrange.
Completement! Il n'y a pas une grande société au monde dans quelque domaine que ce soit qui n'exerce pas une veille concurentielle sur ses concurrents avérés ou potentiels.

Mais bien que la nouvelle de découvertes substantielles dans le Royaume ne laisserait pas d'inquiéter les autorités Algériennes, j'ai estimé que la tonalité de l'article (surtout dans sa version fr) ne faisait pas tres sérieux (la compagnie algérienne, considère avec peur énorme/Une chasse effrénée aux chiffres des estimations des prospecteurs /le régime algérien est ulcéré des suites ininterrompues d’informations)

DZpatriot
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Re: Propagande Anti-Algérienne

Message par DZpatriot »

la propagande anti-algérienne vient principalement des autorités marocaines avec l'approbation et le soutien de la France. C'est dommage mais le Maroc a une dent ou plutôt une mâchoire contre l'Algérie mais n'a pas le courage de le dire en face...

regardez le livre que j'ai acheté, par curiosité sur Amazon :

http://www.amazon.fr/gp/product/2811104 ... UTF8&psc=1
Algérien, oui ! Mais je n'oublie pas que je suis musulman et en tant que tel, je ne critiquerai pas gratuitement mes frères auquel cas, je ferais parti des hypocrites ! qu'Allah nous guide tous dans le bon chemin..
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anzar
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Re: Propagande Anti-Algérienne

Message par anzar »

T'as gaspillé ton argent pour du PQ mon gars ...
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KROMBARONG
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Re: Propagande Anti-Algérienne

Message par KROMBARONG »

DZpatriot a écrit :la propagande anti-algérienne vient principalement des autorités marocaines avec l'approbation et le soutien de la France. C'est dommage mais le Maroc a une dent ou plutôt une mâchoire contre l'Algérie mais n'a pas le courage de le dire en face...

regardez le livre que j'ai acheté, par curiosité sur Amazon :

http://www.amazon.fr/gp/product/2811104 ... UTF8&psc=1
1/ Si la propagande anti-algérienne n'était suscitée que par le Maroc, ladite propagande n'aurait aucune importance. Il y a des cercles et des intérets bien plus larges que ceux du Makhzen qui alimentent cette propagande.

2/ Il est ridicule de parler de courage dans le jeu diplomatique. Aucun pays meme le plus puissant ne peux avouer devant tout le monde qu'il veux detruire x y ou z ( à part les psychopates de pyong yang ). Meme les USA ont du inventer une histoire digne de guignol pour pouvoir detruire l'irak de sadam.

3/ Quant à la machoire du Maroc vis à vis de l'Algérie...
Disons que les monarchies sont en train de solder les comptes accumulés durant la guerre froide.
Que les monarchies applaudissent suscitent et désirent la chute de toutes les républiques arabes, baatho-socialisto-laïco- progressistes (Tunisie Libye Egypte Irak Syrie Yemen Algerie) n'est un secret pour personne.
Du temps du socialisme victorieux et de la splendeur de l'union sovietique (années 50/60/70) lesdites républiques ont tout fait pour mettre à bas ces divers trônes. Que les héritiers de ces trônes veuillent aujourd'hui faire un sort à ces républiques est dans l'ordre des choses.
Les buts des monarchies rejoignant les interets de l'occident (qui a vaincu l'union sovietique) l'association va de soit.

Cet état de fait ne choque que les Bisounours.
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abdelK
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Re: Propagande Anti-Algérienne

Message par abdelK »

KROMBARONG a écrit :
3/ Quant à la machoire du Maroc vis à vis de l'Algérie...
Disons que les monarchies sont en train de solder les comptes accumulés durant la guerre froide.
Que les monarchies applaudissent suscitent et désirent la chute de toutes les républiques arabes, baatho-socialisto-laïco- progressistes (Tunisie Libye Egypte Irak Syrie Yemen Algerie) n'est un secret pour personne.
Du temps du socialisme victorieux et de la splendeur de l'union sovietique (années 50/60/70) lesdites républiques ont tout fait pour mettre à bas ces divers trônes. Que les héritiers de ces trônes veuillent aujourd'hui faire un sort à ces républiques est dans l'ordre des choses.
Les buts des monarchies rejoignant les interets de l'occident (qui a vaincu l'union sovietique) l'association va de soit.

Cet état de fait ne choque que les Bisounours.
Dire que les républiques arabes ont tout fait pour mettre à bas les monarchies est une vue de l’esprit et surtout un alibi souvent utilisé par ces mêmes monarchies pour justifier leur alignement sur les positions US et le malaise que procurait du coup la position partiale des US dans le problème israelo-palestinien, j'aimerai bien savoir quels ont été les "acts subversifs" commis par ces dites républiques pour faire tomber la monarchie saoudienne ou marocaine par exemple? Qu'est ce qu'a fait l'Egypte de Nacer, l'Irak de Saddam ou encore la Syrie d'Assad ont fomentés comme complot conte les monarchies du Golf?
Faut-il rappeler que ce ne sont pas ces républiques qui sont derrière l'assassinat du roi Fayçal (allah yarhmou) et que c'est au contraire son rapprochement avec eux contre l'occident en tant qu'allié des israéliens qui lui a coûté la vie!
Le seul auquel tout le monde aurait bien voulu régler son compte c'était le roi (des traîtres) Hussein de Jordanie et tout le monde sait pour quelle raison tous lui en voulaient et ça n'a rien à voire avec le socialisme triomphant.
On a bien trop souvent parlé d'un complot socialo-maghrébin contre Hassan II mais jusqu'à preuve du contraire ce sont surtout les libéraux de l'Istiklal et des rangs des FARs qui ont été les plus subversifs à l'encontre du trône marocain non!
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l'Algérie qu'on insulte dans tous ses gestes quotidiens
rappellera que la discorde ne naît jamais d'un malentendu
mais de la méconnaissance et de l'irrespect.


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feeback
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Re: Propagande Anti-Algérienne

Message par feeback »

Et un torchon en plus :evil:
Sahel : et si l'Algérie jouait un double jeu ?

LE PLUS. Le Sahel est désormais une zone stratégique de l'Afrique. Carrefour de conflits, il représente un enjeu pour l'Algérie. Entre l'investissement de la France au Mali et les circonstances de la tragédie d'In Amenas, Mehdi Taje, expert en géopolitique nord-africaine, propose une lecture nouvelle de la position algérienne et formule des hypothèses.
Image
Des pompiers algériens évacuent le corps d'un otage tué lors de l'attaque d'In Amenas, le 21 janvier 2013 (BELGHOUL/SIPA).

La zone sahélienne fixe des intérêts multiples par elle-même, mais elle ne se suffit pas à elle-même.

Dans cet espace, l’Algérie, le Maroc et antérieurement la Libye développent des dispositifs diplomatiques, militaires et secrets obéissant à des calculs de neutralisation de l’autre. Les rivalités sont vives, l’enjeu étant de s’assurer le leadership sur un Sahel tourmenté et vulnérable, mais offrant de multiples opportunités. L’effacement programmé de la Libye en tant qu'acteur régional majeur dans la zone ouvre un large boulevard à un monopole stratégique pour l'Algérie qui n'a jamais caché, depuis 1962, ses visées à l’égard du théâtre saharien.

Une position équivoque ?

Alger, compte tenu de son histoire, de la présence de Touaregs sur son territoire et de ses ambitions, développe depuis de longues années une stratégie complexe. Sans nier l’existence au Sahel d’un noyau dur d’islamistes radicaux vecteurs d’un message politico-religieux et ayant recours au terrorisme et à la violence armée, une deuxième clef d’analyse posée à titre d’hypothèse permet de mieux cerner la portée d’AQMI au Maghreb et au Sahel. À l’intérieur de l’État algérien se situent des centres de décision aux stratégies divergentes qui mènent une lutte interne pour le pouvoir et le contrôle des richesses nationales.

Dans le cadre de cette hypothèse, des hommes pivots du mouvement armé du GSPC, devenu AQMI, seraient aux ordres d’un clan disposant de puissants relais au sein des services algériens. Les actions entreprises, aussi extrêmes soient-elles, ne seraient ni plus ni moins que des messages adressés aux clans adverses.

En ce sens, il convient d’établir une distinction entre commanditaires avisés, poursuivant des objectifs stratégiques ou personnels et les exécutants instrumentalisés, simples pions sur un échiquier, mais fondamentalement imprégnés par l’importance de leur cause. Cette distinction est au cœur du raisonnement : il ne s’agit pas de nier la réalité d’authentiques jihadistes mus par une volonté de lutter contre un Occident impie attaquant des terres d’islam, mais de ne pas s’en contenter.

Il est utile de prendre en considération les stratégies secrètes d’acteurs divers poursuivant des intérêts loin de toute foi religieuse, encore plus de l’islam. Le chômage et les injustices sociales, conjugués à l’absence de progrès économiques et sociaux, jouent en faveur des commanditaires et de la persistance du terrorisme en Algérie. En outre, la stratégie occidentale de harcèlement et de stigmatisation des musulmans alimente le choc Occident-Islam et favorise l’endoctrinement et le recrutement des exécutants.

Le discrédit international posé sur Alger

Aqmi avancerait ainsi sensiblement au gré des intérêts de cercles du pouvoir algérien. Comme le souligne Alain Chouet : "La violence dite islamiste algérienne ne se confond pas avec le djihadisme internationaliste du type Al-Qaida (…) Cette violence paraît toujours fortement corrélée aux aléas et aux vicissitudes de la vie politique algérienne"[1].

La menace d’Aqmi pose en réalité la problématique de la maturité historique de l’État et de la société algérienne et de la nature du pouvoir algérien. En dépit du discours du président Bouteflika, le 15 avril 2011, annonçant la révision de la Constitution et une ouverture politique en vue des élections législatives du 10 mai 2012, une frange du pouvoir algérien s’est empressée de freiner l’ouverture. C’est la réponse à court terme.
Image
Le président algérien Abdelaziz Bouteflika, lors de la visite de François Hollande à Alger, le 19 décembre 2012 (LANGLOIS/SIPA).

Ainsi, à l’image du double-jeu pratiqué par les services secrets pakistanais ISI ([2]) en Afghanistan, dans le cadre d’une sous-traitance, Aqmi serait-elle en partie un instrument d’influence entre les mains de clans algériens générant une rente stratégique ou sécuritaire monnayable auprès des Occidentaux, tout en justifiant les ambitions hégémoniques algériennes à l’égard de l’espace sahélien ([3]) ?

La dérive du Polisario étroitement encadré par Alger contribue également à discréditer la stratégie algérienne dans la région. En effet, depuis de nombreuses années, des analystes divers soulignent l’implication croissante de membres du Polisario dans les trafics et leur collusion avec Aqmi et les groupes se revendiquant de l’islamisme radical au Sahel. Un axe Aqmi - Polisario, trafiquants en tous genres et membres des cartels de drogue sud-américains a prospéré sur fond de vulnérabilité des États du Sahel.

L’Algérie, cible ultime ?

La presse algérienne soutient avec insistance la thèse du ciblage du régime algérien en se prévalant de l’expansion irrésistible des révolutions du printemps arabe et des pressions qui l’assaillent de toute part (à l’Est, les révolutions tunisienne et libyenne, à l’ouest la pression marocaine du fait du conflit saharien et au sud le conflit malien induisant une militarisation croissante impliquant les puissances occidentales). De ce fait, l’Algérie est une citadelle assiégée.

Ce positionnement induit un accroissement continu du budget militaire algérien : premier budget militaire de l’Afrique du Nord, le budget militaire algérien enregistre à nouveau en 2013 une nette augmentation pour franchir la barre des 10 milliards de dollars. Il est clair que cet arsenal dépasse l’impératif de la lutte contre le terrorisme.

L’Algérie avait en outre soutenu la résistance libyenne contre l’intervention extérieure et manifesté ses réserves à l’égard de l’offensive arabe et occidentale contre le régime syrien, dans l’esprit du Front du Refus. Enfin, l’Algérie pressent que sa prise de participation dans l’exploration et l’exploitation des richesses énergétiques du Sahel l’expose à des stratégies hostiles des puissances occidentales.

Certes, les médias algériens ont tendance à dénoncer, derrière la menace, les facteurs externes en omettant la consistance des facteurs internes évoqués par ailleurs de manière éparse. Les mêmes causes ayant provoqué les révolutions tunisienne, égyptienne et libyenne se retrouvent en Algérie : l’aspiration à la démocratie et à l’État de droit, l’impératif de transparence inspiré par l’opacité du système politique, le chômage et la précarité, les déséquilibres économiques et sociaux en dépit des ressources de l’État, etc.

Le 14 mars 2013, des milliers de jeunes chômeurs défilaient à Ouargla dans le sud algérien et de nombreux acteurs politiques algériens évoquent des plans visant à porter atteinte à la souveraineté algérienne. Le problème de la démocratisation et de l’assainissement des régimes post coloniaux est posé. Le statu quo est irrémédiablement mis en cause. Dans ce contexte, le glacis algérien intrigue ; il pèse sur la dynamique régionale.

Ces développements permettent d’envisager l’attaque de Konna par Ansar Dine et les événements dramatiques de In Amenas sous un autre angle. De toute évidence, les deux actes n’avaient aucune chance d’aboutir.
Image
Le lieu de la prise d'otages : installation de traitement de gaz à Tigantourine, à 40 km d'In Amenas (BP/AP/SIPA).

À Alger, métropole du règlement politique négocié, le ou les clans ayant instrumentalisé la menace terroriste par le passé ont pu décider, compte-tenu de leurs liens avérés avec le chef d’Ansar Dine et des rivalités croissantes au sein de cette mouvance, et face à l’imminence d’une intervention militaire susceptible de viser à terme l’Algérie, d’amorcer une nouvelle dynamique afin de précipiter les événements.

Quelles motivations ?

1. Affaiblir le président Bouteflika qui aspirait à briguer un quatrième mandat. Une sourde lutte de clans se déroule en coulisses à Alger dans le contexte de la succession du président Bouteflika.

Comme ce dernier s’engage dans la course pour un quatrième mandat, bien des appétits se retrouvent frustrés. En conséquence, tout ce qui pourrait affaiblir le président peut s’avérer utile, à commencer par un dérapage de la situation sécuritaire. De surcroît, Bouteflika semblait s’orienter vers l’assainissement de la scène algérienne en cherchant à favoriser l’émergence d’une nouvelle génération politique, acquise à l’État FLN mais mue par la volonté d’initier un bond en avant dans l’ouverture politique et le processus démocratique. Leur socle secoué, les clans rivaux, se sentant menacés, ne pouvaient que multiplier les manœuvres visant à fragiliser l’assise politique du président.

Suite à l’autorisation de survol accordée aux avions français devant intervenir au Mali, la presse algérienne a lancé une véritable politique de dénigrement contre le président Bouteflika, allant jusqu’à l’accuser de collusion avec l’ancienne puissance coloniale et rappelant étrangement la campagne contre le président Liamine Zéroual, le poussant à la démission à l’automne 1998. Les révélations de la presse algérienne du 18 février 2013 sur l’affaire dite "Sonatrach 2" abondent en ce sens.

2. Assurer leur survie en détournant les Occidentaux des changements de régime et en remettant l’Algérie au centre de la lutte contre le terrorisme ;

3. Précipiter l’intervention française afin de favoriser ultérieurement l’enlisement des forces françaises sur les plans militaire et financier (prendre une revanche sur l’histoire). En effet, forcée d’intervenir, la France se retrouve en première ligne avec des troupes au sol de plus en plus nombreuses, risquant d’essuyer de nombreuses pertes et de porter la responsabilité d’une éventuelle afghanisation du Sahel.
Image
Des soldats français patrouillant dans le désert du Nord Mali, le 01/03/2013 (GHISLAIN MARIETTE/SIPA).

Plus précisément, la stratégie de ces clans s’articulerait de la manière suivante : l’attaque de Konna le 10 janvier 2013 avait pour objectif la prise de Sévaré, aéroport stratégique et ville garnison, afin de créer un effet de panique aboutissant, avec la complicité du Haut Conseil Islamique Malien (HCIM), à la chute du gouvernement malien et à la reprise en main du pays par le capitaine Sanogo. Sans l’aval du pouvoir de l’ombre algérien, Iyad Ag Ghali n’aurait guère pris une telle décision.

C’est avec un soutien algérien discret qu’un coup d’État associant Iyad Ag Ghali, Sanogo et Mahmoud Dicko, Président du HCIM, était ainsi en préparation, visant apparemment à évincer la France. La manœuvre visait en fait à précipiter l’intervention militaire française et à évincer plutôt Bouteflika de la scène malienne. L’opération rappelle à maints égards le raid du Polisario contre Nouakchott de 1977 qui avait alors déterminé l’intervention immédiate de l’aviation française basée à Dakar afin d’éviter la chute de Nouakchott. Dans l’intervalle, les négociations associant à Alger le MNLA du 5 au 7 janvier 2013 n’avaient pour but que de brouiller les cartes, dans la pure tradition algérienne.

L’opération militaire risquant d’amener les troupes françaises directement dans le sud algérien, la prise d’otages à In Amenas le 16 janvier 2013 semble être le premier jalon de cette stratégie de l’ombre.

Controverse à In Amenas ?

En effet, comment expliquer qu’un groupe terroriste lourdement armé, pénétrant par la Libye, ait pu cibler l’un des plus importants sites gaziers du pays, site extrêmement protégé, notamment suite au renforcement des mesures de sécurité aux frontières maliennes et libyennes ? Deux hypothèses sont concevables : soit les autorités algériennes ont fait preuve d’un amateurisme et d’une grande négligence, hypothèse jugée peu convaincante par la majorité des analystes, soit ces assaillants ont bénéficié de complicités au plus haut degré de l’appareil sécuritaire algérien. Les succès remportés en un mois par les armées tchadiennes et françaises dans le grand nord malien jettent également un certain discrédit sur les forces de sécurité algériennes incapables depuis plus de huit ans d’en finir avec l’émir Droukdel.

Cette opération aura des conséquences profondes sur les rapports de force structurant la scène politique algérienne. Le renforcement de clans hostiles au président Bouteflika est à prévoir. La menace terroriste et les guerres périphériques sont ainsi utilisées comme autant d’opportunités pour pousser les avantages d’un clan contre les autres, y compris contre le président Bouteflika.

Cette analyse, posant de nombreuses hypothèses de travail, aspire à contribuer à mieux saisir toute la complexité de la sociologie politique algérienne comandant sa posture géopolitique à l’égard des événements secouant le théâtre sahélien. Il ne s’agit absolument pas de stigmatiser l’Algérie car le Sahel, convoité, est l’objet de stratégies d’acteurs divers cherchant à peser sur la future équation géopolitique. Les ressources minières de la zone créent une rude compétition entre ces acteurs. Des accusations sont portées contre les uns ou les autres pour des calculs d’inspiration hégémonique. Ces controverses entretiennent dans la région une atmosphère trouble ouvrant la voie à un nouveau Grand Jeu. Analyser le jeu des acteurs est devenu une nécessité !
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anzar
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Re: Propagande Anti-Algérienne

Message par anzar »

Mehdi Taje "Te7**" un petit morveux qui se prend pour un expert.... comme tout les pseudo-analystes "rebeu" il sait que pour se faire un nom et se faire invité sur les plateaux TV FR y a pas mieux que de taper sur l'Algérie comme Sifaoui, Sfer et Cie
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anzar
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Re: Propagande Anti-Algérienne

Message par anzar »

Les commentaires postés suite à cette "analyse" bidon sont truculents :lol: à lire :roll:
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philipides7
Arif Awal (عريف أول)
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Re: Propagande Anti-Algérienne

Message par philipides7 »

Un "révolutionnaire" de la 25ème heure ..... qui bosse pour l 'Institut de Recherche en Géopolitique et Géoéconomie" rattaché à l'ESCA-Ecole de Management- Casablanca au Maroc
Pour un nouveau mandat du Président Ben Ali : après l'appel des 65 et des 1000, voici l'appel des 100 !

Les appels pour que le président Zine El Abidine Ben Ali brigue un nouveau mandat en 2014 se multiplient. Après une première liste de 65 personnalités publiée il y a quelques semaines dans le quotidien Echourouq et la liste des 1000 publiée, quelques jours plus tard, par le quotidien Assabah, la revue Réalités publie, dans son édition à paraître demain jeudi 2 septembre, une liste comportant cent personnalités tunisiennes du monde des affaires et de l’université.
Plusieurs hommes d’affaires et universitaires de renom figurent dans cette nouvelle liste et expriment leur conviction que l’étape historique que vit la Tunisie nécessite un leadership fort et éclairé.

« L’accomplissement du projet moderniste tunisien de développement exige une gouvernance moderne et réformiste. Nous exprimons également notre conviction que le Président Zine El Abidine Ben Ali, eu égard à son rôle historique et à ses grandes réalisations, est le plus apte à jouir de la confiance des Tunisiens et à porter leurs espoirs, et cela quelles que soient leur vision et leur diversité : jeunes et adultes, femmes et hommes. », déclarent les signataires.
« Pour toutes ces raisons, nous nous adressons à Son Excellence le Président Zine El Abidine Ben Ali pour qu’il se porte candidat à la prochaine élection présidentielle. Notre appel traduit notre conviction profonde et sincère que le Président Ben Ali est le plus qualifié pour continuer à diriger le projet du changement moderniste afin que la Tunisie accède au rang des pays développés qui œuvrent pour un monde de paix, de justice et de solidarité. », concluent-ils leur appel.


Ci-dissous la liste établie par ordre alphabétique à paraitre jeudi 2 septembre dans Réalités:

.....

91) Taje Mehdi : universitaire

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http://www.businessnews.com.tn/imprimee ... 1&lang=&w=
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