Post-it: Les Héros de La Résistance Algérienne [1830-1962]

De l'époque numide aux temps modernes.
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tayeb
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Re: Post-it: Les Héros de La Résistance Algérienne [1830-196

Message par tayeb »

Commémoration du 56e anniversaire de l’assassinat de Abane Ramdane
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Le village d’Azouza, en collaboration avec la commune de Larbaâ Nath Irathen, l’Organisation Nationale des Moudjahidine (ONM) et la direction de la culture de la wilaya de Tizi-Ouzou, organise, vendredi prochain, des festivités commémoratives célébrant le 56e anniversaire de l’assassinat de la figure emblématique de la Révolution algérienne, Abane Ramdane, un certain 27 décembre 1957. En effet, plusieurs festivités en hommage à l’architecte du Congrès de la Soummam sont prévues. Il y aura notamment une exposition photos, le dépôt d’une gerbe de fleurs à la stèle Abane Ramdane et une prise de parole où des témoignages retraceront la vie et le parcours militant de ce héros de la révolution algérienne. Il y aura, en outre, une visite guidée au Musée Abane Ramadane, sis au niveau de son village natal Azouza, suivie d’une marche menée par la fanfare Machaâl Echahid de la daïra de Larbaâ Nath Irathen. Dans l’après-midi, il est prévu l’inauguration de plaques commémoratives à la place du boulevard Abane Ramdane de Larbaâ Nath Irathen, et s’en suivra, au niveau de la bibliothèque communale, une table ronde et des prises de parole, avec la participation de nombreuses personnalités qui apporteront leurs témoignages sur l’itinéraire révolutionnaire de cet homme jusqu’à son assassinat. Le programme d’activités sera clôturé par la projection de films révolutionnaires au centre culturel Ahcène Mezani.
http://www.depechedekabylie.com/eveneme ... mdane.html
Allah yarhermou. Un patriote qui mérite le respect et l'admiration.

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numidia
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Re: Post-it: Les Héros de La Résistance Algérienne [1830-196

Message par numidia »

Allah yerahmou wa Allah yerham koul echouhada
notre Révolution n'a pas été une chose facile, les soubresauts qui l'ont traversé ont marqué notre histoire
des soubresauts qui ont conduit parfois à des extrêmes
ne jugeons pas ces hommes, mais disons les choses afin de ne pas sombrer dans l'oubli, ne pas accepter la thèse officielle de sa mort "mort au champ d'honneur" (càd tué par l'ennemi) alors qu'il a été exécuté par les siens, dire la vérité nous grandira, on ne peut jouer avec les faits sans en subir le contre coup.
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feneck
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Message par feneck »

Allah yerahmou wa yerham echouhada
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Re: Post-it: Les Héros de La Résistance Algérienne [1830-196

Message par Blackcode »

Que Dieu l'accueille dans son vaste Paradis , parmi les Justes et les Bien-Heureux.

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Re: Post-it: Les Héros de La Résistance Algérienne [1830-196

Message par AAF 2020 »

Cherif Belhaffaf, assassiné à sa sortie de prison à Strasbourg

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Le 9 avril 1961, des mains assassines de l’OAS ont exécuté Cherif Belhaffaf, membre actif de la Fédération de France, alors qu’il sortait de la prison de Strasbourg après deux ans d’incarcération.
Il avait 29 ans seulement. Il entamera son parcours révolutionnaire comme fidaï, avant de gravir les échelons et devenir responsable à partir de 1956. Emprisonné à Guelma pendant deux ans, il sera envoyé à Strasbourg par le FLN une fois libéré. Sa mission était de mener le combat dans les entrailles mêmes du pays colonisateur. Son épouse, Merzoug Zoubida, bercée elle aussi par les idéaux de la révolution de libération, mourra enceinte à l’âge de 21 ans en 1959, alors qu’elle portait des victuailles et des documents aux vaillants moudjahidine dans le maquis. «En France, Cherif acculera l’ennemi dans son propre territoire.
A son actif, plus d’une centaine d’assassinats pour la cause de l’Algérie algérienne. Il était craint par les services français, jusqu’au jour où il sera arrêté, puis exécuté après sa libération par la sinistre OAS de deux balles dans la nuque», témoignent ceux qui l’ont connu. Son corps sera rapatrié au pays en 1965 et inhumé au carré des martyrs d’El Alia. Aujourd’hui, sa fille Nadjet, qui a quitté l’Algérie en 1977, ne revendique aucun centime. «Déjà, nous n’avons touché ni pension d’enfants de chahid ni quoi que ce soit, nous n’en avons pas besoin. Notre défunt père avait lutté pour libérer son pays, pas pour faire enrichir ses enfants. Nous voulons tout simplement une petite reconnaissance qui perpétuera la mémoire de notre père : une école, une ruelle ou une impasse qui portera son nom dans son village à Aïn Abid ou à Guelma…».
http://www.elwatan.com/hebdo/histoire/c ... 79_161.php
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BerrouLana
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Message par BerrouLana »

Allah yarahmou wa yarham koul échouhadas, des vrais hommes, des vrais algériens qui ont fait beaucoup pour notre cher Algérie :avo:
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samir_reghaia
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Re: Post-it: Les Héros de La Résistance Algérienne [1830-196

Message par samir_reghaia »

Révélations sur l'assassinat de Maurice Audin.

Les grands changements ne viennent que d'en bas.

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Re: Post-it: Les Héros de La Résistance Algérienne [1830-196

Message par AAF 2020 »

Evocation du Dr Benaouda Benzerdjeb, premier médecin martyr de la révolution

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ALGER - Le rôle, les qualités et le parcours du premier médecin martyr, Benaouda Benzerdjeb, ont été longuement évoqués mercredi à Alger par plusieurs moudjahidine.
Lors d’une conférence organisée par le quotidien El-Moudjahid et l’association "Mechaal Echahid", les intervenants sont revenus sur le parcours de ce médecin qui a consacré sa vie au service de la révolution dans la wilaya V historique en ouvrant son cabinet pour accueillir secrètement militants et moudjahidine.
Le moudjahid et chercheur universitaire Mohamed Kantari a indiqué que le chahid Benzerdjeb informait ses patients parmi les militants des directives émises des instances centrales.
Il a rappelé par ailleurs que le défunt avait formé un grand nombre de militants en matière de soins évoquant le rôle de ces disciples qui ont renoncé aux études pour rejoindre le maquis.
Le moudjahid Kantari a révélé avoir une liste d’une vingtaine de médecins tombés au champ d’honneur entre 1956 et 1962 appelant à la réalisation de films documentaires mettant en exergue le rôle de cette catégorie de martyrs.
Il a souligné l’importance d’assurer un bon suivi aux malades victimes des essais nucléaires français en Algérie ajoutant que la France suit le développement de ces maladies en élaborant des rapports périodiques dans ce sens.
De son côté, le moudjahid Salah Kobbi a rappelé l’embargo qu’imposait l’administration coloniale sur les intellectuels algériens et les médecins en particulier.
Les participants qui sont revenus sur les qualités du chahid et son nationalisme avéré ont appelé à l’écriture de l’Histoire à la gloire des martyrs.
Né le 9 janvier 1921 à Tlemcen, Benaouda Benzerdjeb a obtenu son baccalauréat en 1941 dans sa ville natale avant de rejoindre la faculté de médecine à Paris en 1948 où il a obtenu son diplôme de docteur en médecine avec une thèse sur le cancer du sang.
A son retour au pays, Benzerdjeb épousa la cause nationale. Il recevait les miltants dans son cabinet et soignait ses patients parmi les moudjahidine dans sa maison.
Pour donner un écho médiatique à la révolution, il se procure une ronéo pour tirer des imprimés de propagande avant d’être arrêté, emprisonné et exécuté près de Sebdou le 19 janvier 1956.
http://www.aps.dz/Evocation-du-role-et- ... lites.html

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Re: Post-it: Les Héros de La Résistance Algérienne [1830-196

Message par AAF 2020 »

Hommage au moudjahid Mohamed Guenifed pour son rôle dans la guerre de libération et la construction de l’Etat algérien

ALGER- Le secrétaire général de l’Organisation nationale des moudjahidine (ONM), Saïd Abadou, a salué mardi le rôle du moudjahid Mohamed Guenifed durant la guerre de libération et dans la construction de l’Etat algérien après l’indépendance.
Lors d’un hommage rendu au moudjahid Mohamed Guenifed, M. Abadou a précisé que cette initiative "vient en reconnaissance des sacrifices consentis par le moudjahid durant la guerre de libération" et de son rôle dans la construction de l’Etat algérien après l’indépendance.
Intervenant au nom du directeur général de la Sûreté nationale, le général-major Abdelghani Hamel, le commissaire divisionnaire Laaroum Mohamed a souligné que le moudjahid Mohamed Guenifed "fait partie de ces moudjahidine intègres qui ont lutté avec détermination avant l’indépendance et contribué à la construction de l’Etat algérien moderne après l’indépendance".
"Mohamed Guenifed est un symbole de lutte, d’intégrité et de modération" dans les rangs de la police, a-t-il ajouté, mettant en exergue son dévouement et son abnégation au sein de la police.
Né en 1938 à Alger, Mohamed Guenifed, plus connu sous le nom de "ammi Mohamed" faisait partie de ces jeunes algériens instruits qui ont rejoint les rangs de la révolution dans l’Algérois où il a exécuté de nombreuses opérations avant d’être découvert et condamné à mort par contumace, a fait savoir le journaliste spécialiste de l’histoire de la guerre de libération, Mohamed Abbas.
"Eu égard au jeune âge de Mohamed Guenifed et à son niveau d’études, le commandement de la wilaya IV historique a préféré l’envoyer en Tunisie pour poursuivre sa formation militaire dans l’Académie militaire de Tunisie, avant de reprendre son activisme au niveau des frontières algéro-tunisiennes.
Après l’indépendance, il a préféré rejoindre le corps de la sûreté nationale, occupant plusieurs postes, allant d’officier jusqu’à commissaire principal, puis membre du commandement de la Direction générale de la sûreté nationale, dont il était l’un des principaux cadres".
Il s’est vu par la suite confier, le poste de "directeur de la police des frontières, avant d’être désigné directeur de la gendarmerie nationale, puis dirigeant au parti du Front de libération nationale (FLN). Il a été ministre avant que ne lui soit confiée la mission de ministre de l’Equipement sous le gouvernement Hamrouche".
Les compagnons du moudjahid ont salué les hauts faits de celui qui "constitue un exemple pour tous les jeunes algériens, de par sa modestie et son militantisme pour la libération et l’édification du pays".
Dans sa réponse, M. Mohamed Guenifed qui a été honoré par la Direction générale de la sûreté nationale (DGSN) et l’association Mechaal Echahid, s’est dit satisfait de cette bonne initiative qui coïncide avec El Mawlid Ennabaoui Echarif et l’anniversaire de décès du moudjahid Mohamed Belouizdad.
http://www.aps.dz/Hommage-au-moudjahid-Mohamed.html

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Re: Post-it: Les Héros de La Résistance Algérienne [1830-196

Message par AAF 2020 »

Il s’agit de l’un des premiers à accueillir Ben Bella, Ferhat Abbès, Che Guevara et Castro.
Il y a un an disparaissait le moudjahid fodil sid lakhdar
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Il y a un an, le 18 octobre 2012, disparaissait à Tlemcen le moudjahid Sid Lakhdar Fodil à l’âge de 78 ans. Tout Tlemcen a pleuré celui a été l’un des premiers à accueillir Ben Bella, Ferhat Abbès, Che Guevara, Raoul Castro. Son nom est intimement lié à plusieurs événements qui ont marqué l’histoire de l’Algérie et de Tlemcen en particulier dont la fameuse restitution à l’Etat algérien du « Méchouar » occupé par l’armée française dès 1842 après son évacuation par les Turcs.
Il y a un an, le 18 octobre 2012, disparaissait à Tlemcen le moudjahid Sid Lakhdar Fodil à l’âge de 78 ans. Tout Tlemcen a pleuré celui qui a été l’un des premiers à accueillir Ben Bella, Ferhat Abbès, Che Guevara et Castro. Son nom est intimement lié à plusieurs événements qui ont marqué l’histoire de l’Algérie et de Tlemcen en particulier dont la fameuse restitution à l’Etat algérien du « Méchouar » occupé par l’armée française dès 1842 après son évacuation par les Turcs. Cinq mois après l’indépendance, un premier décembre 1962, Sid Lakhdar, alors chef de cabinet du préfet Belkherroubi et représentant du gouvernement algérien, avait reçu des mains du capitaine Moine, commandant du 63e bataillon du génie français, les clés de ce vestige historique transformé en centre du commandement militaire des forces répressives coloniales durant la guerre de Libération nationale. Les moudjahidine arrêtés qui franchissaient l’entrée de ce bastion militaire n’en ressortaient pratiquement jamais. Ils étaient torturés à mort et enterrés sur place. L’histoire retiendra cette anecdote rapportée par le défunt lui-même : « La cérémonie débuta par la visite des lieux puis la descente du drapeau français, un moment inoubliable mais néanmoins émouvant, devant les dernières unités blindées. A titre anecdotique, le capitaine Moine à ce moment-là me glisse fièrement à l’oreille : voyez-vous, nous vous laissons un mât tout neuf. Une satisfaction éphémère puisque quelques instants après, au moment où nous nous trouvions dans la salle des cartes d’état-major, un véhicule blindé, qui venait de quitter l’alignement, percuta le mât en question et le détruisit. Le capitaine Moine, le visage rouge de colère, se tourne vers moi et me dit tout confus : je vous promets que le coupable sera sévèrement puni dès notre arrivée à la base militaire de Bousfer (Oran). Ma réponse a été quelque peu cinglante car je lui répondais : n’en faites rien, que peut représenter un mât devant les immenses pertes que le peuple algérien a subies ». A ce moment-là, l’officier supérieur français a salué au garde-à-vous Sid Lakhdar et lui a dit « votre geste vous honore ». Le lendemain il remettait à son tour officiellement à l’Armée nationale populaire (ANP), les clés de cette imposante citadelle historique datant du XIIIe siècle qui abrite actuellement le palais royal des Zianides restitué à l’ancienne. Sid Lakhdar est le descendant direct du grand Sidi Lakhdar Benkhlouf qui a vécu au XVIe siècle dans la région de Mostaganem parmi la tribu des Maghraoua, panégyriste du Prophète Mohamed (que le salut soit sur Lui), auteur de centaines de poèmes du genre « madh ». On dit de lui « qu’il a laissé pour l’éternité un long poème « Quisset Mazagran » restituant la fameuse bataille de Mazagran qui avait opposé les conquérants espagnols aux musulmans l’été 1558 ».

Un parcours singulier
Brillant élève en lettres françaises, ce qui lui valut d’être toujours classé premier, Fodil a attiré l’attention de son parent, feu Ahmed Medeghri, (qui fut ministre de l’Intérieur sous Boumediene) qui lui a demandé de trouver un moyen pour s’infiltrer dans l’administration française afin de pouvoir servir à sa manière la cause nationale. Ayant eu vent que la préfecture allait organiser un concours de recrutement pour pourvoir deux postes de secrétaires, il y a participé. Sur la centaine de candidats, tous pratiquement des Français, il a réussi haut la main l’épreuve écrite de français et figurait dans la liste des dix postulants aux deux postes en question. Il lui fallait par la suite affronter la difficile épreuve de l’oral. Là aussi, grâce à ses connaissances approfondies touchant à presque tous les domaines du savoir et son style de langage, il a réussi à se classer second après une Française dont l’époux avait d’ailleurs été abattu par les moudjahidine. Et c’est ainsi qu’il a réussi, avec tact, sans attirer le moindre soupçon, à s’introduire dans le cœur de la préfecture de Tlemcen où il avait accès à des dossiers « top secret » qu’il communiquait au FLN et à l’ALN. Risquant sa vie à chacun de ses gestes (il aurait été condamné à mort s’il avait été surpris) il a falsifié de nombreuses cartes d’identité portant le sceau de la République française pour y inscrire des noms de moudjahidine devant franchir la frontière algéro-marocaine. Parmi les exemples en voici un significatif : Bachir Boumaza (qui fut ministre puis président du Sénat) était activement recherché dans la région ouest par les patrouilles de l’armée française. Il devait impérativement rejoindre le Maroc pour une mission importante et même capitale pour la révolution. C’est Sid Lakhdar qui lui a confectionné à la préfecture une fausse carte d’identité du nom de Benmansour Sidi Mohamed, un malade mental originaire du village de Aïn El Hout. Grâce à cette pièce d’identité, il a pu, sous le couvert de l’handicap, se rendre à Oujda au nez et à la barbe des militaires armés jusqu’aux dents, stationnés à la frontière. Après ses heures de travail, Fodil rejoignait son cousin et frère de lait pour l’aider à fabriquer des bombes artisanales et veillait, disait-il, « à ce qu’aucune de ces dernières ne détruisent des monuments de la ville, comme le pont du chemin de fer construit par Eiffel car l’indépendance était imminente ».

Un pro de l’administration
Après l’indépendance, Tlemcen ayant été la première administration officielle, il fut nommé chef de cabinet, proche collaborateur des préfets Belkherroubi et Medegheri à qui il a été le premier à expliquer les différents rouages. C’est à ce titre qu’il a été chargé d’accueillir à Tlemcen Ferhat Abbès, le premier président du GPRA accompagné de son épouse et de sa fille, venus d’Alger rejoindre les autres membres du gouvernement qui avaient planté leurs décors dans l’ancienne capitale des Zianides avant leur départ sur la capitale. Il a aussi reçu Ben Bella, Bouteflika, Medeghri, les grands leaders du mouvement révolutionnaire comme Che Guevara et Raoul Castro ainsi que de nombreuses autres personnalités nationales et étrangères. Durant cette période charnière dans l’histoire de la jeune indépendance de l’Algérie, Sid Lakhdar, qui était resté simple et proche du peuple, recevait les dons de l’ONU et d’organisations non gouvernementales. Il veillait à leur juste distribution au profit des personnes démunies, les enfants des martyrs de la révolution, les handicapés, les personnes âgées, parmi eux cheikh Larbi Bensari, le grand musicien spécialiste du « rebeb » qui, malgré son art et sa réputation, arrivait difficilement à joindre les deux bouts. Par respect à cette grande personnalité de la musique andalouse, Sid Lakhdar avait pris l’initiative de lui remettre deux mandats (au lieu d’un seul) et chargeait chaque fin de mois un de ses agent (Ali encore vivant) de l’accompagner à la poste pour leur encaissement. En qualité de chef de cabinet du préfet, il avait aussi organisé des colonies de vacances au profit des écoliers dont certains sont aujourd’hui cadres de la nation ou hauts fonctionnaires de l’Etat Homme de culture, Sid Lakhdar veillait scrupuleusement à la protection des sites et monuments historiques. C’est lui qui a sauvé un pan de la porte de Mansourah après avoir constaté qu’une partie avait disparue de l’entrée du prestigieux monument datant du XIVe siècle. Il a immédiatement donné l’ordre pour qu’elle soit remise au musée Sidi Bellahcène où elle se trouve depuis l’indépendance. Après l’administration, il a fait carrière à Air Algérie et a été le promoteur de l’ouverture de la première ligne Tlemcen-Alger puis Tlemcen-Paris.
https://www.google.fr/url?sa=t&rct=j&q= ... L86HmXKkxQ

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Re: Post-it: Les Héros de La Résistance Algérienne [1830-196

Message par numidia »

un très bel hommage de la chaine libanaise à notre grande combattante, une très grande Dame :avo:

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Re: Post-it: Les Héros de La Résistance Algérienne [1830-196

Message par AAF 2020 »

Sid Ali Abdelhamid. 93 ans, ancien membre du BP du PPA/MTLD, doyen du Mouvement national : Joyeux anniversaire, Doyen !
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Ce sont les échines le plus longtemps courbées pour psalmodier la louange du tyran qui se redressent le plus vite pour hurler son blâme dès qu’il est mort ou qu’on l’a chassé.
Avec Mostefaï Chawki, il reste l’un des doyens, sinon le dernier des Mohicans encore en vie du Mouvement national. Inutile de lui rappeler son âge, mais le droit d’aînesse l’autorise à accepter la révérence de ses pairs, leur gratitude et leur profond respect.
Tous ses amis ou presque sont venus l’autre jour à la salle de cinéma Algeria, en plein cœur d’Alger, pour s’associer à la célébration de son 93e anniversaire et lui rendre ainsi le chaleureux hommage qu’il mérite amplement.
Emu de se retrouver dans une telle ambiance pleine de nostalgie, conviviale et surtout fraternelle, Sid Ali, en renouant avec les uns et les autres, parfois avec des amis perdus de vue depuis longtemps, manifestait pudiquement sa joie d’être là, au milieu des siens. Parmi eux, le professeur Zahir Ihadaden, historien et moudjahid, qui ne tarit pas d’éloges sur son ami.
Une famille modeste
«Sid Ali, que Dieu le garde, est sans conteste la mémoire du Mouvement national. Il a pris part à la création du PPA pour en devenir un cadre écouté. Ainsi, il a connu tous les épisodes qui ont marqué la résistance depuis les années quarante. C’est le gardien vivant de cette période et aussi une référence pour les historiens. Mahfoud Kaddache venait souvent le consulter pour vérifier tel ou tel fait. Même les jeunes chercheurs s’adressent à lui pour qu’il éclaire leur lanterne en ce qui concerne le cheminement de la résistance algérienne. Cela se justifie par le fait que Sid Ali a vécu tous les événements de très près, donc ce qu’il dit relève de la réalité.
A ce titre, c’est un repère. De plus, Sid Ali s’illustre par sa modestie, sa fidélité en amitié et sa volonté de ne jamais se soustraire à son milieu malgré toutes les vicissitudes et tous les avatars. Pour preuve, malgré son accident et sa difficulté à se déplacer (en chaise roulante), Sid Ali ne rate que rarement ses rendez-vous habituels au café Tlemçani au milieu de ses amis. On vient le voir qui pour des informations précises, qui pour être orienté. De bon cœur et sans arrière-pensée, il se plie à cet exercice.
D’un autre côté et avec la franchise qui le caractérise, Sid Ali n’hésite pas à remettre les choses à leur place, à débusquer les imposteurs. C’est un sage et en quelque sorte notre Socrate à nous !», résume l’éminent professeur à l’origine de la création de l’Ecole supérieure de journalisme au milieu des années soixante.
Issu d’une vieille famille algéroise, Sid Ali est né en 1921 à La Casbah d’Alger. Il a vu le jour à la rue Caton, où il a passé toute sa jeunesse, partagé entre le désir du savoir et la passion du sport. Il fit ses cours d’arabe à l’école Chabiba d’Alger, créée à quelques jours de sa naissance par des mécènes de la capitale. A l’école communale, il décrocha son certificat d’études en 1935 après avoir côtoyé le grand penseur et poète Mohamed Laïd El Khalifa, qui officiait à l’école de la Rampe Valée.
Sid Ali se souvient de ses camarades de classe, qui avaient une autre passion : le théâtre. Il évoque Habib Réda, Abderrahmane Aziz, Abdelhamid Ababsa, Roudoci et bien d’autres.
Son père, Mohamed, pâtissier, l’introduira dans le métier. «Mais c’était temporaire, juste pour lancer le commerce familial.» En fait, c’est son frère aîné, Abderrahmane, secrétaire au Mouloudia d’Alger, qui lui trouvera du travail en tant que facteur télégraphiste. Parallèlement, à l’instar de ses frères tous athlètes, Sid Ali s’initiera aux deux disciplines en vogue à l’époque, la gymnastique et le basket-ball notamment, où il comptera parmi les valeurs sûres du club algérois. Pour éviter son incorporation au service militaire, Sid Ali démissionne de son poste de facteur : «C’est grâce au sport que j’ai pu voyager, se rappelle-t-il. J’ai pris part à des concours en Belgique, mais aussi à Fès, au Maroc, en 1937, où on a défilé avec le drapeau marocain, en entonnant l’hymne du PPA.»
Déjà imprégné de politique ?
«Jeunes déjà, nous étions marqués par le sentiment nationaliste qui a trouvé un terreau fertile avec la venue de Messali, le Congrès musulman et la naissance du PPA. Grâce à mon métier de postier télégraphiste, j’ai pu approcher Hocine Lahouel, Messali et Kehal Arezki. Je leur apportais des dépêches et par curiosité de jeunesse il m’arrivait de les ouvrir et de les lire», avoue-t-il, non sans esquisser un large sourire. En 1940, un militant du PPA de haut rang fait adhérer Sid Ali au Comité d’action révolutionnaire nord-africain. L’option militaire avait été retenue. «Un groupe de jeunes nationalistes comprenant Abdoun, Asselah, Cheikh Ahmed Benhocine, Ai Hallit, Temmam et moi-même s’est réuni à la médersa Erachad à la rue Medée. Mais la répression n’allait pas tarder, puisque les militants furent arrêtés dont Benkhedda, Debaghine, Bencherchali, Djema et Mezghena, suivis par Ferhat Abbas et Abdelkader Sayah.»
Dans le contexte politique de l’époque, où la France était occupée par l’Allemagne nazie, ce groupe luttait activement contre la conscription des jeunes Algériens à une guerre qui n’était point la leur, car eux-mêmes étaient victimes de l’oppression barbare du colonialisme français. Ce sont toujours ces jeunes qui prirent l’initiative de doter le Mouvement national d’un organe d’information et qui s’est concrétisé avec l’aménagement d’une imprimerie clandestine qui a donné naissance au journal historique L’action algérienne, au 18 rue d’Anfreville, au cœur de La Casbah. Grâce à son opiniâtreté et sa détermination, et mû par un sentiment nationaliste remarquable, Sid Ali accède en 1947 au Bureau politique du PPA-MTLD après avoir été responsable du parti pour le Grand Alger.
Sid Ali, au sein des instances supérieures, occupera le poste de trésorier général du parti. Au démantèlement de l’OS, Sid Ali est arrêté le 8 avril 1950. Il subit les pires tortures à la villa Mahieddine – la veille il s’était réuni avec Krim et Ouamrane. Il est transféré à la prison de Tizi Ouzou puis à Barberousse où il rencontre d’anciens prisonniers, Mazouzi et Zerouali, arrêtés déjà en 1945 ! Il est transféré à Blida où, parmi les pensionnaires, figurait Benhadj Djillali. Dès sa sortie de prison, Sid Ali, las des attentes, songe avec ses camarades au congrès qui tardait à se tenir en raison des tergiversations de Messali. «En 1953, une délégation composée de Lahouel Hocine, Dahlab, Souyah et moi-même est partie voir Messali pour le ramener à la raison, mais sans résultat probant. Messali s’entête à camper sur ses positions figées».
En fait, le zaïm, qui sentait le vent de la contestation venir, voulait renforcer ses pouvoirs et pensait qu’il était incontournable. «La crise, se souvient Sid Ali, est déclenchée début 1954 avec un travail fractionnel de sa part, alors que nous œuvrions pour l’unité et l’action. J’ai été arrêté le 22 décembre 1954 et libéré en mars 1955.»
Engagement précoce
Sid Ali est de nouveau arrêté le 26 mars 1955 avec l’équipe de l’UGTA, Bourouiba Aïssat et d’autres. S’ensuit une longue traversée. Camps de Bossuet de Berrouaghia, d’Arcole, Douéra, Paul Cazelles, Saint Leu avant d’être libéré fin octobre 1960. «En 1962, on a cessé toute activité politique parce qu’on était du groupe de Benkhedda, Kiouane et Saâd Dahlab.» Dénonçant le coup de force de Ben Bella qui a foulé aux pieds la légitimité, Sid Ali se retire chez lui, se consacrant à sa vie professionnelle. Responsable à différents niveaux, il fera valoir son droit à la retraite en 1988, après une vie bien remplie et mouvementée, c’est le moins qu’on puisse dire. Que pense-t-il de ce cheminement en jetant un regard dans le rétroviseur ?
A l’Histoire qu’il interroge et à tous ses amis qui l’ont toujours entouré d’affection et d’estime, il répond avec la modestie légendaire qu’il étrenne que «tout ce qu’il a fait, il l’a fait en toute conscience». «C’était un devoir sacré, ni plus ni moins», résume-t-il, non sans stigmatiser les lendemains de la victoire obtenue en 1962.
«Le pays n’a pas été dirigé comme il le fallait au moment de l’indépendance, où la légitimité a été violentée. On a préféré les béni-oui-oui et les complaisants», commente-t-il, la colère à fleur de peau.
La situation actuelle ne l’enchante guère. «Trop longtemps porté, le casque déforme la tête», dit le vieil adage arabe.
Et la pire maladie qui puisse frapper un homme est de désirer le pouvoir sans avoir les facultés nécessaires pour l’exercer.
Et puis, un pouvoir n’est vraiment pouvoir que du consentement de ceux qu’il gouverne. Tout est dans le consentement, toute autorité prenant ailleurs ses assises est infirme et vulnérable.
Vibrant hommage
Tous ses amis, visiblement gagnés par l’émotion, ont témoigné leur gratitude, leur reconnaissance pour un homme d’envergure qui a placé l’intérêt du pays avant tout autre considération, comme l’a souligné le Dr Lamine Khene, ancien cadre de la Révolution, qui entretient une amitié vieille de plusieurs décades avec Sid Ali, Mechati, Mohamed, membre des 22, Sadek Keramane, le professeur Messaoud Djennas, Sid Ali Bouzourene, Hamid Dali, Réda Bestandji, Zoulikha Bekkadour, Mourad Benabou, qui n’étaient pas peu fiers de participer à cet acte mémoriel d’importance qui tord le cou à la culture de l’oubli. «Il n’y a pas meilleure façon d’honorer notre frère Sid Ali que de lui demander d’écrire ses Mémoires s’il ne les a pas déjà commencés ou même terminés», commente Tahar Gaïd, islamologue et ancien ambassadeur.
«C’est qu’il est un monument de l’histoire du Mouvement national et notre jeunesse a besoin d’apprendre de lui beaucoup de choses.»
Chergui Brahim, le compagnon fidèle, ancien chef politique de la zone autonome, dresse un tableau élogieux, sans excès de zèle et pas du tout complaisant, tient-il à préciser de Sid Ali, dont le parcours combatif et plein d’espérance avait été décliné à travers une conférence animée par l’historien Daho Djerbal. Si le geste du maire d’Alger-Centre, coorganisateur de cette cérémonie qui a offert au récipiendaire un burnous revêt toute une symbolique et n’est guère passé inaperçu, l’apparition de la valeureuse moudjahida, Annie Steiner, qui a remis une belle gerbe de fleurs à Sid Ali a été un moment émouvant qui rappelle que la lutte de libération a été portée par tous les Algériens indépendamment de leurs origines, de leurs convictions religieuses ou de leur idéologie.
«Ça aussi a fait la grandeur de notre combat et sa dimension universaliste qui a inspiré d’autres peuples à s’insurger contre les ordres injustes établis et contre toutes les oppressions», glisse Brahim Chergui. Le cercle des amis de La Casbah, représenté par Aouedj Yacine et le président de l’association des Amis de la rampe Louni Arezki, Aït Aoudia Lounis, maîtres de cérémonie qui ont veillé à la réussite de cette manifestation peuvent pavoiser. Ils ont été à la hauteur de l’homme qu’ils ont superbement honoré…
C’est un devoir de citoyen, c’est un devoir de mémoire !

Parcours :

Sid Ali Abdelhamid est né le 26 décembre 1921 à La Casbah d’Alger, dans une famille modeste composée de neuf frères et sœurs. Scolarisé à l’école française à la rue du Divan dans la basse Casbah. Son éveil nationaliste s’accomplit précocement par un enseignement pédagogique de qualité en langue arabe dispensé par le poète Mohamed Laïd Al Khalifa.
Ayant obtenu son certificat d’études, Sid Ali aide son père pâtissier avant d’embrasser la carrière de postier télégraphiste. Sportif accompli, il fera de la gymnastique et du basket-ball à l’USM Alger à la fin des années trente. A 19 ans, il adhère au PPA-MTLD dont il deviendra le trésorier général, il militera avec force mais s’opposera à Messali dans la fameuse crise. Arrêté en 1955, il subira les affres des prisons pendant des années. A l’indépendance, il se retire de la politique se consacrant à sa vie professionnelle. Il prend sa retraite en 1988 et coule des jours heureux parmi les siens, bien que le décès de son épouse il y a quelques mois- l’ait profondément affecté.
http://www.elwatan.com/hebdo/portrait/j ... 09_164.php

tayeb
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Re: Post-it: Les Héros de La Résistance Algérienne [1830-196

Message par tayeb »

Tipasa : Un Chef Commando de l’ALN, encore un héros oublié
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Au début de l’après-midi du jeudi 28 février 1957, l’ALN a infligé une lourde défaite à un convoi de l’armée coloniale, lors d’une embuscade tendue par les combattants du Commando ALN de la wilaya IV au niveau du lieu dit « Lalla Aouda », situé à 86 kms, l’extrémité Sud/Ouest du chef lieu de la wilaya de Tipasa, entre Damous (ex.Dupleix) et Beni-Mileuk.




La spectaculaire opération militaire avait été préparée minutieusement par un jeune footballeur du Mouloudia Sportif de Cherchell (MSC), le nommé Abdelhak. Le Colonel Amar Ouamrane avait reçu le jeune Abdelhak, déserteur des rangs l’armée française en 1955 à partir de Annaba et l’affecte dans les maquis de Beni Misra (Blida). Il retrouve Ghebalou Hamimed, un élève du lycée franco musulman d’Alger dans les maquis. Abdelhak avait été alors désigné avec son ami Ghebalou Hamimed auparavant par le Colonel Slimane Dhilès « Si Sadek », afin de procéder à la création et l’organisation des maquis dans la région Ouest de la wilaya IV allant du territoire de Menaceur jusqu’à celui de Beni Haoua.

D’ailleurs, au prix de moult souffrances, courageusement, le duo Ghebalou Hamimed et Omar Oussedik « Si Tayeb » avaient achevé le maillage des maquis de l’Ouest de leur wilaya après avoir rencontré au mois de juillet 1956 à Adouiya (Beni-Mileuk), en pleine montagnes de l’extrême sud/ouest de la wilaya de Tipasa, leurs compatriotes officiers de l’ALN venus l’Ouarsenis et représentants de l’Oranie, en l’occurrence Bounâama Djillali « Si Mohamed » et Si Omar Ben Mahdjoub. Cette rencontre inédite et historique s’est déroulée un mois avant la tenue du Congrès de la Soummam.

Pour revenir au vaillant sportif « Abdelhak », avec son caractère plein de droiture, attaché aux valeurs de son pays, aguerri aux combats contre les soldats français, c’était d’abord un membre du commando Ali Khodja avant d’être promu au rang de Chef du 1er commando régional, zone IV de la wilaya IV, il était prêt à se sacrifier pour son peuple. Il avait reçu quelques jours avant l’exécution de sa mission du 28 février 1957, le renfort des éléments du Commando de la wilaya IV du capitaine Slimane Sihka (Hocine Slimane, ndlr).

Il avait dirigé vaillamment et intelligemment cette mémorable embuscade qui est inscrite dans les annales de l’Histoire de notre pays, relayée par les médias français. Quelques moments avant l’assaut contre cette colonne de 25 camions qui transportaient les militaires français, il a parlé longuement avec les djounouds de son commando. Des paroles prémonitoires selon les témoignages de quelques commandos ayant survécu à cet assaut. L’anecdote relative à la récupération de la montre de Si Abdelhak s’il tombera en martyr à titre d’exemple. Le bilan aura été sans appel et innatendu, encore meilleur que celui de l’embuscade de Tizi-Franco (Menaceur).

L’opération à Lalla Aouda aura duré une trentaine de minutes selon nos témoins. Le héros Noufi Abdelhak défiait la mort selon nos interlocuteurs qui avaient participé à cette embuscade. « Il nous encouragé par ses mots pour que nous puissions garder notre calme et nous concentrer avant l’attaque déclare en pleurs un témoin venu de la wilaya de Médéa, nous avons eu l’impression à travers ses mots que ce sera sa dernière bataille avant de mourir, enchaine un autre membre du commando venu de Blida ». Le Colonel Youcef Khatib avait rencontré à Damous, deux moudjahidines qui faisaient partie du commando, témoins vivants de cette embuscade. La Fondation de Youcef Khatib avait recueilli des témoignages authentiques. Un citoyen de Damous se rappelle de cette journée.

« Je me souviens de ce jour-là nous dit-il, j’étais dans le petit camion qui transportait le charbon enchaîne-t-il, nous avons été arrêtés par les moudjahiddines qui avaient surgi de nulle part subitement, ils nous avaient ordonné de rebrousser notre chemin, si on refusait, ils nous avaient demandé de rester cacher au bord de la route, mais nous avons ignoré de ce qu’il allait se produire dans cet endroit qui n’est pas fréquenté. Je me souviens des galettes chaudes que nous donnait un moudjahid pour manger, le temps devient long et nous nous sommes arrêtés loin du théâtre de l’accrochage, mais dès qu’il y avait eu les premiers nous nous sommes sauvés pour retourner à Damous ajoute-t-il, nous avons croisé les militaires français qui allaient se rendre à Lalla Aouda dit-il, après je sais que les militaires français se sont acharnés contre les civils et les cadavres avaient été évacués vers l’hôpital de Gouraya après été déposé dans la ferme à Damous. Le cadavre de Si Abdelhak avait été exposé à Damous et dans chaque ville jusqu’à sa ville natale, Cherchell. Les familles de Beni Mileuk connaissent bien Si Abdelhak, c’est un homme très brave et connu par sa sévérité. J’étais très jeune et j’ai eu l’honneur de parler avec lui. Il était très franc, très dur avec les adultes et très affable avec les enfants de notre village », conclut notre témoin Ouazène Abdellaziz qui habite aujourd’hui à Damous.

Selon le document officiel de l’ALN dont une copie est en notre possession, 01 avion de type Piper-cub équipé d’un fusil mitrailleur Reibel qui escortait le convoi à basse altitude avait été abattu, 18 véhicules de transport des troupes détruits, 50 militaires français tués et plusieurs autres blessés dont des officiers, un lot d’armement composé de 15 carabines US, 14 mitraillettes mat49, 11 fusils US Barent, 02 mitrailleuses US30, 3 postes radio en plus de la saisie des documents confidentiels, tel est le bilan de cette embuscade de Lalla Aouda (Damous). Abdelhak Noufi, agile a sauté dévisser la mitrailleuse 12/7 qui se trouvait sur la tour de l’engin blindé semi-chenillé. Il voulait à tout prix récupérer la mitrailleuse 12/7, sans prendre la peine de vérifier les alentours. C’est la panique générale chez les militaires français.

Certains soldats français avaient fui leurs camions pour échapper à la mort. Le Chef du Commando, Si Abdelhak Noufi avait des difficultés pour dévisser l’arme soudée sur la tour du petit engin militaire. La fumée et la forêt avaient été utilisées par les militaires français et les djounouds du commando, avant l’arrivée des renforts de l’armée coloniale. Si Abdelhak est subitement atteint d’une balle tirée à partir d’un autre half-track immobilisé à quelques dizaines de mètres. Il est mort sur le coup. L’armée coloniale s’est vengée sur les populations rurales désarmées qui habitaient dans la zone de combat. Des centaines de civils, hommes, femmes et enfants avaient été abattus froidement par les militaires français, dépités par le succès de l’embuscade menée par le Chahid Abdelhak Noufi.

Le repli des éléments du Commando de l’ALN s’est effectué selon le plan établi par le héros, Si Abdelhak. Cette embuscade est rentrée dans les annales de l’Histoire. Elle avait été racontée par les médias français. Si Abdelhak Noufi était né le 29 janvier 1932 à Cherchell. Il n’avait que 25 ans quand il est tombé au champ d’honneur. Il suffit d’aller se recueillir aujourd’hui devant sa tombe au cimetière de Cherchell, pour se rendre compte du désintérêt que portent les décideurs locaux et les gardiens du « temple » (Histoire de la guerre de libération nationale, ndlr), mais surtout sur le manque de respect et de considération envers cette jeunesse des années 50 qui s’était sacrifiée pour que vive l’Algérie indépendante, selon les testaments du 1er novembre 1954 et du Congrès de la Soummam.

L’ignorance du passé historique des jeunes dirigeants et footballeurs du MSC (mouloudia de Cherchell, ndlr) se perpétue. Les agitations stériles des responsables locaux pour célébrer les « dates historiques » continuent à faire des dégâts et faire éloigner la conscience collective du passé de leur pays. Les repères avaient disparu, pour laisser place à la déliquescence et le désarroi chez les jeunes. Le 28 février 2014, c’est le 57ème anniversaire de la mort d’un héros oublié.
http://www.elwatan.com/hebdo/histoire/t ... 90_161.php
Allah yarhemek Chahid.
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BerrouLana
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Re: Post-it: Les Héros de La Résistance Algérienne [1830-196

Message par BerrouLana »

Émouvant article sur notre martyre Abdelhak Noufi Allah Yarahmou. Vraiment nous sommes arrivé à un point de désengagement le plus total envers notre histoire et notre mémoire, nos responsables enfoncent nos héros dans l'oubli, comme notre héros Abdelhak qui a donné sa vie à l'âge de 25 ans pour que ces responsables jouissent de cette "Indépendance" :!:

à l'âge de 25 ans commande une opération contre 25 véhicules militaires ennemis ! Enorme la bravour de cette personne. Fél djénna m3a chouhadas wa sadikines
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tayeb
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Re: Post-it: Les Héros de La Résistance Algérienne [1830-196

Message par tayeb »


Histoire
Aïn M’lila commémore dans le recueillement le 57è anniversaire de la mort du chahid Larbi Ben M’hidi


Une atmosphère de recueillement à la mémoire de tous les martyrs tombés au champ d’honneur durant la Révolution a marqué, lundi à Aïn M’lila (Oum El Bouaghi), la commémoration du 57ème anniversaire de la mort du chahid Larbi Ben M’hidi.


Les autorités locales, entourées de nombreux citoyens dont des moudjahidine et des enfants de chouhadas, ont déposé à cette occasion une gerbe de fleurs avant de lire la Fatiha du Coran devant la stèle érigée à la mémoire de Ben M’hidi, tout près du petit hameau d’El Kouahi où il est né en 1923.

Une cérémonie tout en respect à l’homme que le général Aussaresses avait froidement exécuté de manière sommaire, sans jugement, dans la nuit du 3 au 4 mars 1957, marquée aussi par un défilé de jeunes scouts musulmans algériens appartenant au groupe "Larbi Ben M’hidi" de la ville d’Aïn M’lila.

Le responsable de l’union de wilaya de l’Organisation nationale des Moudjahidine (ONM), M. Amar Maâref, a retracé dans une allocution le parcours héroïque de ce héros de la lutte pour l’indépendance qui avait dit un jour "Jetez la Révolution dans la rue et tout le peuple s’en saisira à bras le corps".

Larbi Ben M’hidi, le plus jeune d'une famille de trois filles et de deux garçons, est né dans le village d’El Kouahi, non loin d’Aïn M’ lila. Il poursuivit sa scolarisation primaire à Batna puis se rendit à Biskra pour des études secondaires, avant de s’engager, dès 1939, dans les rangs des Scouts musulmans algériens (SMA).

Les massacres du 8 mai 1945, à Sétif, Kherrata et Guelma, aiguisèrent la volonté de Ben M’hidi de poursuivre ses activités clandestines qui le feront adhérer au Mouvement pour le triomphe des libertés démocratiques (MTLD) et à l'Organisation Spéciale (OS).

En avril 1954, il fut l'un des fondateurs du Comité Révolutionnaire pour l’unité et l'action (CRUA) qui deviendra, à l’instigation de certains de ses membres, le Front de libération nationale (FLN) qui arrêtera la date du 1er novembre 1954 pour le déclenchement de la Révolution.

Arrêté par les parachutistes de l’armée française le 23 février 1957, après avoir participé aux premiers attentats de la bataille d’Alger, il fut conduit dans une ferme désaffectée de la Mitidja appartenant à un colon extrémiste où il refusa de parler sous la torture avant d'être pendu par le général Aussaresses qui tentera, avec l’assentiment de ses supérieurs, de faire croire à un suicide.

La commémoration de la mort de Larbi Ben M’hidi devait se poursuivre au chef-lieu de la daïra d’Aïn M’lila qui abrite à cette occasion le 9ème séminaire consacré à ce héros



http://www.letempsdz.com/content/view/117350/1/
Allah Yarhemek Chahid :avo:
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