Post-it: Les Héros de La Résistance Algérienne [1830-1962]

De l'époque numide aux temps modernes.
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AAF 2020
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La crise de l’été 1962 : Des origines à la fracture, le point de non-retour
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Les négociateurs d’Evian issus du GPRA ont souvent buté sur les critiques virulentes et sans emprise sur la réalité de leurs contradicteurs de l’état-major général poussés par le colonel Boumediène
C’est Saâd Dahlab, orfèvre de la parole, polémiste né, auquel incomba la tâche d’assurer la défense du point de vue des négociateurs et donc du GPRA. Les contradicteurs de l’EMG, s’ils ne traduisaient pas forcément le point de vue de tous les militaires, ne représentaient pas moins sa hiérarchie telle qu’admise, du moins aux frontières. Ils n’ont pas fait dans la dentelle. Pour eux, ces accords n’étaient qu’une machination, «une duperie» que la France «ne respectera pas». De leur point de vue, le véritable interlocuteur des Français n’est pas le FLN mais cet Exécutif provisoire au bénéfice duquel se fera la passation de la souveraineté après le référendum d’autodétermination.
On discuta aussi du statut de la minorité européenne et du sursis de trois ans qui lui était accordé pour faire son choix quant à la nationalité. Tout comme il fut question de la langue française qui devait cohabiter avec la langue arabe, selon le vœu de l’occupant. Enfin, on critiqua fortement les négociateurs pour avoir accepté le statut de la base navale de Mers El Kébir et le nucléaire d’In Ikker, de même qu’il leur fut reproché d’avoir «bradé les richesses pétrolières». Laroussi Khelifa, ingénieur agronome de formation, promu sous-préfet par l’administration française, qui avait rejoint le FLN en 1955 avant de devenir directeur de cabinet de Boussouf et n’était pas membre du CNRA, avait été convié par l’état-major comme expert pétrolier. Il pensait ainsi déstabiliser Dahlab, le rapporteur de la délégation des Rousses. «Vous avez donné le pétrole aux Français», avait-il lancé en direction du ministre des Affaires étrangères.
Pour la petite histoire, il convient de signaler qu’un incident avait opposé les deux hommes lors de la première réunion des Rousses où Laroussi Khelifa assistait Dahlab pour les questions des hydrocarbures. Le MAE du GPRA affirme, à ce propos, qu’«il nous avait fait dire, lors d’une discussion sur ce sujet, des bêtises» ce qui permit à un des négociateurs français de «nous tourner en dérision». Dahlab, qui ne cachait pas sa colère, écrit : «De retour à Tunis, avant de faire quoi que ce soit, je téléphonai à Boussouf dont dépendait Khelifa pour lui dire : ‘‘Je ne veux plus voir Khelifa dans notre délégation, ni auprès de toi. Ni nulle part ailleurs’’...»(1) Ceci expliquant cela, le futur ministre du Commerce dans le premier gouvernement Ben Bella (septembre 1962) sera imposé à la réunion du CNRA par les membres de l’EMG, sans doute désireux de relever des concessions qui auraient été faites aux Français. «Au lieu de me fâcher, cette présence m’amusa et décupla mes forces», écrit encore, non sans ironie, Dahlab.(2)
Rédha Malek, citant ce dernier, confirme : «Dahlab se fit ensuite plus explicite.» De leur côté, les Français ont consulté de Gaulle et ont accepté les Accords. «Du fait de l’acceptation de ces Accords par les Français, une remise en cause par nous exigerait une nouvelle politique (...) C’est après mûre réflexion que nous avons pensé à vous présenter ces accords qui substituent la situation de paix à celle de la guerre, sans être un obstacle à la révolution... Le mythe de l’Algérie française est tombé ; celui de Sahara mer africaine est tombé ; de même que le risque de partage dans le Nord est tombé.»
Lakhdar Bentobal, ministre d’Etat et membre de la délégation, met le doigt sur un constat : tout le monde admet, soutient-il, que «la victoire ne sera pas obtenue par les armes... Par conséquent, il est impossible d’aboutir à une indépendance idéale». Pour Krim Belkacem, «notre victoire, c’est que les Français sont acculés à se mettre en face de nous pour négocier. Notre victoire, aussi, c’est la reconnaissance d’un Etat algérien uni sur son territoire comme dans son peuple».(3) Et de rappeler qu’en Indochine, malgré l’éclatante victoire de Diên Biên Phu, le Vietnam a été divisé. En Chine, les nationalistes se sont retirés à Formose, tout comme la Corée a été scindée en deux. On peut également citer le Maroc qui n’a pas récupéré les enclaves de Ceuta et Melilla, jusqu’à ce jour possessions espagnoles. Les négociateurs s’en étaient tenus en fait aux points de rupture qui avaient été fixés dès août 1956, lors du Congrès de la Soummam. La réunion, qui avait été dominée par le duo Abane Ramdane–Larbi Ben M’hidi, avait subordonné toute éventualité de cessez-le-feu à quatre postulats indiscutables :
«1 - Reconnaissance de la nation algérienne indivisible (...).
2 - Reconnaissance de l’indépendance de l’Algérie et de sa souveraineté dans tous les domaines, jusque et y compris la défense nationale et la diplomatie.
3 - Libération de toutes les Algériennes et Algériens emprisonnés, internés ou exilés en raison de leur activité patriotique.
4 - Reconnaissance du FLN comme seul négociateur représentant le peuple algérien et seul habilité en vue de toute négociation (...).»(4)
Le Congrès avait en outre fixé des «points de discussion» comme les «limites du territoire algérien» (y compris le Sahara) ; «la minorité française (sur la base de l’option entre citoyenneté algérienne ou étrangère, pas de régime préférentiel, pas de double citoyenneté algérienne et française)» et, enfin, les «formes d’assistance et de coopération françaises dans les domaines économique, monétaire, social, culturel, etc.»(5)

Des principes infrangibles qui vont guider toute la philosophie du FLN, lequel ne défléchira à aucun moment sa posture, ne serait-ce que d’un iota. Aux heures les plus critiques de son histoire, ces conditions sont restées immuables. Bien plus, son aplomb se radicalisera à mesure que s’est durci le conflit et que les conditions de la lutte devenaient plus âpres et la guerre plus féroce. Cette réunion de février 1962 était en fait chargée d’entériner les propositions qui avaient été avancées de part et d’autre de la table de négociations des Rousses. L’EMG, qui s’est lancé dans une séance de barguignage, s’en tiendra à ses positions d’avant la réunion.
C’est donc à «l’unanimité moins quatre voix – les trois de l’état-major : Boumediène, Kaïd, Mendjeli auxquels s’est joint le commandant Mokhtar Bouyizzem (Si Nacer) de la Wilaya 5 (Oranie) – que le CNRA adopte le texte de document qui lui a été soumis aux négociations, qui sera connu sous le nom de ‘Accords d’Evian’ et dont l’accord de cessez-le-feu constitue le préalable», écrit le deuxième président du GPRA, Benyoucef Benkhedda qui avait reçu procuration des cinq détenus d’Aulnoy de voter en leur nom en faveur des Accords.
Après cette session du CNRA, le fossé entre l’EMG et le GPRA va se creuser d’avantage. A la reprise des négociations à Evian, le 7 mars, l’EMG ne désignera pas de représentant, c’est le commandant Ben Mostefa Benaouda, membre du groupe des «22» (1954), puis du CNRA (1957) et avait appartenu au COM-Est (1958), qui représentera l’ALN.
Peu de modifications avaient été apportées au texte des Accords. Il s’agissait surtout de peaufinage et de précisions des positions des deux parties. Le 18 mars 1962 au soir, Krim Belkacem, qui avait ouvert le premier maquis de Kabylie en 1948, appose sa signature au bas du document qui met fin à la domination française en Algérie et à une guerre meurtrière qui a duré dans les faits 132 ans. Mais, ainsi que le proclamaient les responsables du FLN, «le cessez-le-feu n’est pas la paix et la paix n’est pas l’indépendance». Rien n’était plus vrai car la mort continuera de sévir.

L’OAS, excroissance diabolique d’une armée en phase de dégénérescence, va semer la terreur particulièrement dans les grandes agglomérations, mais pas seulement. L’armée française, qui s’enorgueillissait de son caractère républicain, avait sérieusement été ébranlée par son passé récent. Défaite en 1940 par les troupes nazies, elle ne s’était pas vraiment remise de sa débâcle qu’elle s’embourbait dans les rizières d’Indochine. Face aux combattants d’Ho Chi Minh et de Vo Nguyen Giap, elle mordra la poussière, de nouveau, dans la cuvette de Diên Biên Phu en 1954. La capitulation sera consacrée par les Accords de Genève, avec l’indépendance du Vietnam. Elle accroîtra considérablement l’amertume des troupes qui seront convoyées en Algérie quelques mois seulement après. Une armée meurtrie qui n’avait «pas gagné une guerre depuis Napoléon», comme le rappelait ironiquement le général américain William Westmoreland (1914 – 2005), ancien commandant des forces armées US au Vietnam (1964 – 1968).
Comme elle imposera de Gaulle, lors de la kermesse du 13 mai 1958, l’armée se soulèvera contre lui dans une tentative de putsch (21 au 25 avril 1961). Désespéré, celui qui avait rendu leur dignité aux Français en juin 1940, lancera un pathétique «Français, Françaises, aidez-moi !»
La folie meurtrière de l’OAS sera déterminante pour le devenir de toute la communauté d’origine européenne ou de confession judaïque en Algérie. Les brandons de discorde allumés depuis longtemps, qui couvaient plus qu’ils ne brûlaient, comme un feu de racines de bruyère, vont se réveiller à ce CNRA de février qui passe presqu’inaperçu et n’a pas encore livré tous ses secrets.
En marge de ces luttes qui dévoileront leurs desseins graduellement, comme une photographie sous l’effet chimique du produit révélateur, d’autres manœuvres vont amener les antagonistes de ce go à apparaître au grand jour. A l’issue du CNRA qui s’est tenu du 27 mai au 7 juin, toujours dans la salle en fer à cheval du Parlement du royaume de Libye, la direction est plus que jamais divisée.
L’Algérie et les vaillants artisans de son indépendance entreront en politique. Naturelles ou étonnantes, les alliances se scelleront autour d’un objectif, un seul : le pouvoir. A la différence du jeu où un match peut être nul, en politique comme en guerre, l’issue est inéluctable : il y a toujours un vainqueur et un vaincu. Un professeur m’a enseigné que la radicalité l’emporte toujours.
http://www.elwatan.com/hebdo/histoire/l ... 78_161.php

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Sétif : Le Centre d'instruction des forces de défense aérienne baptisé du nom du chahid Djefal Abdelouahab

SETIF - Le nom du chahid Djefal Abdelouahab a été officiellement donné mercredi au Centre d’instruction des forces de défense aérienne du territoire d’El Hassi (Est de Sétif), au cours d’une cérémonie présidée mercredi par le commandant de la 5ème région militaire, le général major Ben Ali Benali.

Né le 3 janvier 1937 à Bouhatem (Mila), Djefal Abdelouahab a notamment fréquenté la célèbre Zaouïa de Belhamlaoui de Teleghma avant de rejoindre les maquis de la Wilaya II historique puis ceux de la Wilaya I historique. Il est tombé au champ d’honneur le 12 février 1962 dans un violent accrochage dans la région de Djemila avec l’armée française qui y a perdu 12 soldats.

Le commandant de la 5ème région militaire a honoré à l’occasion des membres de la famille du chahid, avant d’inaugurer une salle polyvalente de 804 places au niveau du Centre d’instruction.
http://www.aps.dz/les-breves/breves-reg ... bdelouahab

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Tissemsilt commémore le 53e anniversaire de la mort du martyr Djillali Bounaama

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TISSEMSILT - La wilaya de Tissemsilt a commémoré, mercredi, le 53ème anniversaire de la disparition du chahid Djillali Bounaama dit Si M’hammed, Commandant de la wilaya IV historique.
La cérémonie, abritée par la commune de Bordj Bounaama, localité natale du chahid, a été marquée par la présence des compagnons d’arme du chahid, les commandants Slimane El Ghoul et Hadj Slimane, ainsi que des moudjahidines venus de Chlef, Tiaret, Tipasa et Ain Defla, en plus des autorités locales et de représentants de la société civile.
Après la levée des couleurs nationales, la récitation de la Fatiha et la pose d’une gerbe de fleurs devant la stèle commémorative au carré des martyrs à Ain Baalache (commune de Bordj Bounaama), l’assistance a visité une exposition au centre culturel, comportant des photos du chahid Bounaama, des armes utilisées durant la glorieuse guerre de libération nationale. La famille du chahid et des moudjahidines ont été honorés à cette occasion.
Intervenant lors d’une conférence, organisée à cette occasion, le compagnon du chahid, le commandant Slimane El Ghoul, chef de la katiba "Karimia" de la zone 3 de la wilaya IV historique, a indiqué que le chahid Bounaama "se distinguait par sa bravoure, son courage, son patriotisme et son sens aigue de la discipline et de la responsabilité".
"C’est une personnalité vaillante qui a dirigé avec courage de nombreuses batailles dans le massif de l’Ouarsenis", a-t-il souligné.
Né le 16 avril 1926 au douar Beni Hendel, Si M’hamed a adhéré au MTLD à l’âge de 20 ans, avant de faire partie de l’Organisation secrète (OS).
Il participa, le 1er novembre 1954, au déclenchement de la lutte armée dans la région de l’Ouarsenis en compagnie du chahid Ahmed Allili dit "Si Baghdadi" sous la direction de Souidani Boudjemaa.
Arrêté puis assigné en résidence surveillée à Oran, à la fin de l’année 1955, il s’évada pour rejoindre le maquis de Djebel Bessa, dans la région de Ténès. Il prit ensuite le massif montagneux de l’Ouarsenis comme bastion pour lancer des attaques et mener des batailles contre les forces coloniales françaises.
Nommé commandant, il prit la direction de la wilaya IV après la mort du colonel Si M’hamed Bouguerra et entama un travail de réorganisation des rangs de l’ALN dans ces régions montagneuses.
Le martyr Djilali Bounaama choisit Blida comme siège de l’Etat-major de la wilaya IV et organisa les manifestations populaires du 11 décembre 1960 et celles de juillet 1961.
Le héros Bounaama est tombé au champ d’honneur, en compagnie de quatre compagnons, les armes à la main, la nuit du 8 août 1961, dans le quartier de Bab Khouka, à Blida, dans une bataille inégale, face à des soldats français, en grand nombre et bien armés.
http://www.aps.dz/regions/9852-tissemsi ... i-bounaama

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14 JUILLET 1958 L’UN DES ACTEURS DE CET ACTE DE BRAVOURE RACONTE
Comment nous avons déployé le drapeau algérien aux Champs-Elysées
Dans un témoignage poignant, Ammar Layachi raconte comment, il y a 56 ans, le 14 juillet 1958, l’emblème national avait été brandi lors du défilé sur les Champs-Elysées par un groupe de jeunes algériens aux cris de «A bas l’Algérie française,Tahia El Djazaïr».
«Je m’appelle Ammar Layachi, je suis né le 16 décembre 1940 à Bône. Je voudrais apporter mon témoignage et raconter comment le 14 juillet a été pour moi – et pour d’autres jeunes de mon âge — la date d’entrée en clandestinité contre le colonialisme français. En l’occurrence je voudrais raconter ma première action dans les rangs du FLN. Comment celle-ci avait été préparée et organisée une semaine avant.
En 1958, ce qu’on appelait “les événements d’Algérie” avait fait revenir au pouvoir le Général de Gaulle. Cette année-là, pour le traditionnel défilé du 14 Juillet, les autorités avaient décidé de faire venir en France 4 000 anciens combattants musulmans ainsi que 3 000 jeunes, pieds-noirs et “Français musulmans”. La France voulait ainsi glorifier et justifier aux yeux du monde le bien-fondé de la colonisation.
Nous étions de jeunes sportifs de 16 à 17 ans qui, le 7 juillet 1958, faisaient pour la première fois la traversée de Bône à Marseille par bateau. Jusqu’ à notre arrivée à Marseille, nous croyions naïvement que ce voyage était une sorte de colonie de vacances organisée par nos clubs. Nous ne savions pas encore que nous venions pour le défilé du 14 Juillet, pour crier “Algérie française !”.
Une fois à Paris, nous avons été pris en charge dans un camp de toile militaire situé à Maison Laffitte en banlieue parisienne. Malgré l’interdiction de quitter le camp, nous avons trouvé le moyen de “faire le mur” pour aller à Paris : notre but était de fuir et d’entrer en contact avec des responsables FLN de la fédération de France.
Il était impensable en effet de défiler en scandant «Algérie française !». Cependant, comment faire pour établir un contact. Où chercher ?
Nous avons alors marché dans le quartier latin, découvrant la ville, à la fois émerveillés et perdus. Des militants FLN, étonnés de cette inflation subite de jeunes musulmans dans les rues de Paris, nous ont abordés. Après avoir écouté nos explications, ils nous ont demandé de les suivre dans un établissement, “Le Tam-Tam” pour discuter plus tranquillement. Ledit établissement était tenu par le père de la grande diva algérienne Ouarda el Djazaïria.
Nous étions impressionnés par ces hommes déterminés et de toute évidence très bien organisés. Ils nous parlaient de leur engagement et nous voulions leur prouver que nous étions des leurs. Nous leur avons dit que nous n’irions pas défiler, que nous allions fuir. Ils nous ont écoutés. Puis ils nous ont dit qu’ils avaient une meilleure idée : il fallait au contraire participer, mais en donnant une autre tournure à l’évènement. Semer le trouble en brandissant l’emblème national algérien. Ils nous donnèrent des instructions très précises : les drapeaux qu’ils nous remettraient devaient absolument être brandis devant la tribune officielle. Ni avant ni après.
Le jour venu, le défilé a commencé normalement. Arrivés devant la tribune officielle et comme prévu, nous avons brandi les drapeaux algériens en criant et en répétant : “A BAS L’ALGÉRIE FRANCAISE ! A BAS L’ALGÉRIE FRANCAISE !”, “VIVE L’ALGÉRIE LIBRE ET INDÉPENDANTE !”,”TAHIA EL DJAZAIR !”.
L’effet de surprise a été total : les autorités françaises étaient tétanisées à la vue de l’emblème national. Cependant, pris de panique, certains camarades sont sortis des rangs. Ils ont été repérés et arrêtés par la police. Ils étaient facilement repérables avec leur tenue kaki.
Mon groupe était composé de 10 jeunes. Nous n’avions pas été arrêtés parce que, contrairement aux autres, nous n’avions pas quitté les rangs durant la cohue. Rentrés au camp, nous avons vite changé de tenue vestimentaire et pris la fuite pour rejoindre nos contacts FLN.
Trois mois plus tard nous étions acheminés clandestinement dans différentes directions : pour certains au Maroc, pour les autres en Tunisie. Nous allions grossir les rangs de l’ALN, accomplir notre devoir : lutter contre le colonialisme.
A peine sortis de l’enfance, nous venions de franchir un pas lourd de conséquences. Subitement, la conscience d’avoir laissé sur les quais du port d’Annaba une vie qui, désormais, appartenait au passé ; de ne peut-être plus jamais retrouver nos familles et nos repères.
Ce témoignage me donne enfin l’occasion de rendre un vibrant hommage à mes frères de la fédération de France qui, au péril de leur vie, nous ont hébergés, nourris, protégés et conseillés. Dans cet exil moral et géographique, durant cette épreuve d’entrée en clandestinité, nos frères à Paris ont été notre seule famille. Merci mes frères !»
Ammar Layachi, ancien membre de la Wilaya V historique.
http://lavoixdesidibelabbes.info/51622/

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Faits historiques. 7 août 1956 à la prison de la Casbah : Mohamed Belkheiria, premier condamné à mort exécuté
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Belkheiria à sa sortie du tribunal des forces armées
Après avoir déserté le bataillon des tirailleurs algériens, Belkheiria rejoint un groupe
du commando du FLN au maquis de Djebel Ouahch.
Le mardi 7 août 1956, fut exécuté pour la première fois un condamné à mort par le tribunal permanent des forces armées de Constantine. Mohamed Belkheiria ben Ali, âgé de 23 ans, a été guillotiné à 5h du matin dans l’enceinte de la prison militaire de la Casbah. Né le 12 juillet 1933 au douar Sfahi, commune mixte de Séfia à Souk Ahras, Mohamed Belkheiria séjournera dans la ville de Guelma, avant de rejoindre avec sa famille Constantine où il obtiendra son certificat des études primaires.
Après avoir exercé dans le commerce, il sera engagé de force dans l’armée française en dépit de sa santé fragile. Selon ses supérieurs, sa conduite fut correcte. Il fera partie du 15ème bataillon des tirailleurs algériens (BTA) en garnison au camp Fray, au Mansourah. Selon les informations relatées par La Dépêche de Constantine de l’époque, Belkheiria, qualifié de déserteur, avait quitté son unité au début du mois de mars 1956 pour rejoindre un groupe de moudjahidine à Djebel Ouahch.
Avec ce groupe, commandé par le chef Salah Boubnider, plus connu par Saout El Arab, il a exécuté plusieurs sorties au cours desquelles il participera à de nombreux attentats contre des fermes coloniales. Le 26 avril 1956 à 19h, une série d’attentats ont été commis dans la ville de Constantine, par un groupe de membres du réseau FLN de Constantine, descendus du maquis de Djebel Ouahch.
Au bar Chazot, situé derrière la Grande poste, plus connu après l’indépendance par le café Bosphore, transformé actuellement en bazar, de nombreux consommateurs, dont des militaires et des policiers, étaient accoudés au comptoir. Selon les faits rapportés par le journal La Dépêche de Constantine, certains d’entre eux virent un individu ouvrir la porte et jeter une grenade à l’intérieur. L’auteur poursuivi sera arrêté, alors que son complice réussit à prendre la fuite à travers la rue Bienfait (actuelle Abdelmalek Kitouni).
Mohamed Belkheiria sera identifié par les clients du bar Chazot comme étant l’auteur de l’attentat. Il avait été arrêté en possession d’un revolver à barillet de 8mm, selon les services de la police française. Selon les mêmes services, Belkheiria a nié les faits, expliquant qu’il avait pour mission de couvrir son complice, qui a réussi à prendre la fuite.
Des révélations qu’ils avaient confirmées lors de sa présentation devant le tribunal, après avoir été terrassé par la maladie en prison. Mais les juges finiront par retenir contre lui les faits de tentative d’assassinat, association de malfaiteurs et port d’armes. Il sera condamné à mort le 18 mai 1956.
http://www.elwatan.com/hebdo/histoire/m ... 59_161.php

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Daksi Allaoua. Ancien membre du réseau Jeanson, ancien président de la FAHB : Constantine et la saga des Daksi
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«Dès que quelqu’un comprend qu’il est contraire à sa dignité d’homme d’obéir à des lois injustes, aucune tyrannie ne peut l’asservir.»
(Gandhi)
Ils sont sept frères ayant connu pratiquement la même trajectoire. Nourris de nationalisme, ils se sont tous engagés pour la même cause, libérer l’Algérie des affres de la colonisation. Issus d’une famille bien connue à Constantine, les Daksi ont fait le sacrifice attendu sans rien demander en retour. De Mostefa, l’aîné né en 1919 et qui a été avec son frère Zoubir, né en 1925, élu conseiller municipal de Constantine sur la liste MTLD et Derdour Djamel, les créateurs dans la ville des Ponts suspendus, de la première cellule PPA/MTLD en 1944 en passant par Abdelkrim, né en 1927, membre de l’OS, plusieurs fois arrêté et torturé et Mohamed Tahar (1932), ancien responsable FLN de la région de Marseille et Abdeslam (1933), le chahid dont un quartier de l’antique Cirta porte le nom, à Ahmed (1935), officier de l’ALN et de l’ANP, au cadet Allaoua (1938), membre du réseau Jeanson, tous ont bravé les périls pour être au rendez-vous de l’histoire.
Pour évoquer cette saga flamboyante mais peu encline à l’apparat et aux feux de la rampe, Allaoua le plus jeune avec son art consommé du discours nous retrace cette épopée où la bravoure le dispute à… l’originalité. Allaoua est né le 6 février 1938 à Constantine. Il a fait l’école primaire Arago, puis le lycée d’Aumale. La grève des étudiants de 1956 à l’appel du FLN a changé la trajectoire de Allaoua qui était déjà intégré à l’organisation, dès 1955, à l’âge de 17 ans.
Une famille révolutionnaire
«J’achetais des produits pharmaceutiques et même des pataugas destinés aux maquisards. Avec l’aide du père d’un ami M. Benseradj, j’ai importé des trainings de Yougoslavie. J’ai tout fait pour rejoindre le maquis. On me l’a toujours refusé au prétexte qu’on avait besoin de moi à Constantine. J’ai reçu l’ordre d’appel du service militaire en 1958. Je ne suis resté que 48 heures à Téleghma. Là aussi, les frères m’ont dit d’y rester. J’ai été envoyé dans une caserne à Beynes, près de Versailles, en France. Après 40 jours, j’ai contacté le FLN. J’allais régulièrement à Barbès. Et chose que j’ignorais, le FLN avait ordonné de descendre’ tout Algérien en tenue militaire. J’ai décidé de déserter. Il y avait un Constantinois à Barbès qui m’avait reconnu. Il m’a donné une tenue civile et m’a mis en contact après plusieurs étapes avec… mon propre frère Mohamed Tahar, responsable à la Fédération de France du FLN. Je suis donc parti en devenant l’un des responsables du comité de soutien aux détenus algériens pour la Wilaya II de la Fédération présidée par Aït Hocine et qui englobait toute la banlieue parisienne. Puis j’ai été promu responsable organique de la zone la plus importante avec plus de 10 000 cotisants et sympathisants de la cause. J’ai été arrêté en septembre 1959. Je me suis évadé et arrêté de nouveau en février 1960 après avoir fait partie du réseau Jeanson.
Au procès, nous étions une vingtaine d’inculpés, garçons et filles dans le box des accusés et autant d’avocats dans le prétoire. Compte tenu de mon âge, j’étais la coqueluche de mes codétenus et particulièrement de Micheline Pouteau, une prof d’anglais de 32 ans et Lise Besançon, étudiante en médecine, fille d’un grand magnat de produits pharmaceutiques. J’ai préparé une première déclaration pour intervenir devant le juge. Haddad, mon chef, me demanda de lui en préparer une. Je lui ai remis celle que j’ai confectionnée pour moi-même et ai préparé une autre. J’ai pris pour sujet la déclaration d’un officier français qui, lors de la conquête de l’Algérie en 1830 et selon le livre de Charles André Julien, disait ceci à ses parents : «Nous avons assassiné des vieillards, des femmes, des enfants. Nous avons torturé des hommes de foi, nous avons dépassé en barbarie ces barbares que nous sommes venus civiliser. Mais dans leurs plaidoiries, à la veille de mon intervention devant la cour, deux avocats développèrent le même sujet. Je fus donc contraint de préparer autre chose. Je ne dormais pas. Au matin, je me suis mis à écrire ma déclaration qui fit un tabac, sans forfanterie.» Le procès Jeanson fut le plus grand de la guerre d’Algérie avec le témoignage d’artistes et intellectuels dont Jean-Paul Sartre, Yves Montand, Simone Signoret, Danielle Delorme...
Un tribun hors pair
A son premier procès au tribunal militaire de Paris, le 12 septembre 1960, Allaoua, 22 ans, avait déclaré : «Ma qualité de militant au service de la cause nationale algérienne ne me permet pas de vous dire autre chose que ceci : fils du peuple algérien, je ne pouvais rester indifférent au drame dans lequel il est plongé depuis six ans. C’est en toute connaissance de cause et conscient de mon devoir que j’ai participé à sa lutte libératrice.»
«En conséquence, je revendique pleinement toutes mes responsabilités. Néanmoins, je réclame le statut de prisonnier de guerre conformément aux conventions de Genève que mon gouvernement vient de ratifier et auxquelles la France a d’ailleurs souscrit. Je tiens également à rendre un hommage fraternel à ces Français que j’ai connus à Fresnes et qui n’ont cessé de se dévouer. Ce sont des hommes qui connaissent un autre mot de la langue française que celui de pacification.» A son deuxième procès, le 1er octobre 1960, Allaoua a clamé haut et fort : «Dans ce conflit, la France est partie, elle ne peut être juge !» Il déclarait : «Le 1er novembre 1954, nous avons pris les armes parce que c’était le seul moyen qui nous restait pour lutter contre cent vingt quatre ans d’obscurantisme, d’étouffement, d’asservissement, d’humiliation.
Depuis le 1er novembre 1954, je ne végète plus. J’existe, je vis.» «Le commissaire du gouvernement a réclamé contre moi une peine d’emprisonnement de dix ans et sept millions d’amende. Je ne parlerai pas de l’interdiction de séjour, car je n’ai nullement l’intention de rester à l’étranger après l’indépendance de mon pays. S’il est dit que la pieuvre colonialiste, quoique moribonde, doive encore s’agripper quelque temps au sol national algérien, c’est sans aucun regret et même avec fierté que je resterai en prison. En ce qui concerne les 35 millions d’amende réclamés à mes compatriotes et à moi-même, je suggérai respectueusement à M. le commissaire du gouvernement de s’adresser à Ahmed Francis, ministre des Finances du GPRA.»
A l’indépendance, M. Allaoua est responsable des organisations de masse au niveau de la daïra de Constantine. «Hadj Smaïn alors chef de cabinet de Ben Bella m’avait sollicité en octobre 1962 pour faire partie du cabinet dirigé par Abdelatif Rahal et qui comptait Maachou,
Guelal, Benzerfa et Hervé Bourges. Je n’y suis resté que 3 mois après avoir constaté le langage ordurier et le comportement indigne de Ben Bella à l’encontre d’un cadre. Je suis rentré à Constantine, de nouveau sollicité par la hiérarchie.» Allaoua a été tour à tour cadre au ministère de l’Habitat et de la Construction, responsable du Centre national du cinéma, directeur général du Pari sportif algérien, secrétaire général des Galeries algériennes. Il réintègre le FLN en 1980 et occupe différentes fonctions dont celle d’adjoint au commissaire national d’Alger. A la fin des années 80, Allaoua se retire complètement de la scène pour s’occuper d’agriculture.
Sur un autre registre, Allaoua a eu un parcours sportif enviable. En 1972, Abdallah Fadhel, alors ministre de la Jeunesse et des Sports, lui fait appel pour gérer la Fédération algérienne des sports collectifs (basket, volley, handball).
Allaoua en est le secrétaire général. La Fédération internationale ayant exigé la séparation des instances, Amoura deviendra président de la FABB, Bourkaïb de la Fédération de volley et Allaoua celle de handball de 1972 à 1977. «En 1973, lors des Jeux africains de Lagos, la CAHB fut constituée avec Babakar Fall du Sénégal, Seghir Djoudi, Aziz Derouaz et moi-même.» Allaoua, président de la FAHB, se souvient de la grande équipe de hand de 1975 qui arracha la médaille de bronze aux JM d’Alger, après l’Espagne et la France. «Nous pouvions aspirer à l’argent mais l’inexpérience face à la France nous a joué un mauvais tour.»
N’empêche, Allaoua a une pensée affectueuse pour tous les joueurs des années 1970 : «L’hachemi, Amara, Bouzerar, Farouk et Azzedine, Larbaoui, Benhamza, Lamdjadani, Bouzidi, Tsabet, Sayad, Djeffal, Ferfar et autres qui m’ont donné tant de joie il y a plus de 40 ans en remportant la médaille d’or des Jeux africains de Lagos et en qualifiant l’Algérie à son premier championnat du monde à Berlin en 1974 avec un clin d’œil plein de tendresse aux jeunes Boudrali et Labane qui eurent l’honneur de représenter 8 fois l’Algérie à la Coupe d’Afrique et qui ont remporté le premier titre après 17 ans d’abstinence.»
De son enfance, Allaoua garde des souvenirs indélébiles. «Malgré mon jeune âge, j’ai eu le plaisir de connaître 9 parmi les 22 qui ont préparé le déclenchement du 1er Novembre 1954. Je vendais L’Algérie libre avec Abdelmalek Ramdane, notre voisin et premier chahid de la guerre. Il est tombé à Cassaigne, en Oranie, qui porte aujourd’hui son nom. Issu de Constantine, Abdelmalek a formé un groupe pour attaquer la gendarmerie locale le 1er Novembre. Il est tombé au champ d’honneur.»
Notre interlocuteur fait aussi quelques digressions exquises : «Winston Churchill s’étonnait que certains n’arrivaient pas à arrêter de fumer, la preuve, disait-il, "je l’ai fait plus de 100 fois". Pour moi aussi, la course contre la cigarette a été constante. En 1984, en me rendant à une omra avec mes frères Mostefa, Abdelkrim et Ahmed que Dieu ait leur âme – j’ai décidé de le faire, ça a duré 10 ans. Le plus mauvais souvenir ? Lorsque en 1977, Djamel Houhou, alors MJS, m’avait appelé en me lançant cette phrase sentencieuse : "Je n’ai rien à reprocher à ton militantisme et à tes compétences, mais tu n’es pas mon profil à la Fédération." J’ai alors démissionné de tout en apprenant que mon poste était destiné à un parent du ministre.»
Un sportif accompli
«En 2006, j’ai été appelé par Guidoum — sans doute après Fadhel le meilleur ministre de la Jeunesse et des Sports. Seulement un mauvais communicant, trop brusque avec la presse et trop honnête, une tare chez nous. J’ai dirigé la FAHB de 2006 à 2009 en pensant constamment laisser la place à la nouvelle génération.» Allaoua parle de sa ville natale avec nostalgie : «Constantine, c’était une ville merveilleuse, quand j’étais jeune, on ne pouvait rompre le Ramadhan sans s’inquiéter des autres, des démunis avec qui on partageait les repas. Maintenant, les traditions se sont envolées, de même que la propreté. C’est l’égoïsme, l’individualisme à outrance. C’est triste à pleurer. A sa décharge, Constantine abritait 150 000 âmes, il y en a plus d’un million et les mentalités ne sont plus ce qu’elles étaient. Et puis le civisme ne se décrète pas. Il est en nous ou pas», explique dépité Allaoua, guère satisfait de l’état de l’Algérie qu’il s’imaginait autrement. «Lors de mon procès au tribunal, je me rappelle avoir dit que depuis le 1er Novembre 1954, je ne végète plus, j’existe, je vis, je suis dans ce box.» «J’avais 22 ans. Plus d’un demi-siècle après et surtout après la prise de pouvoir par le groupe d’Oujda, je puis dire je ne vis plus, n’existe plus et que je végète», tempête notre interlocuteur qui se désole de la tournure des événements.
Désignant une grande partie de la «famille révolutionnaire» qui s’est fourvoyée, il fustige son comportement et la trahison de ceux qui ont préféré vendre leur âme en acceptant le pensionnariat et les affaires en contrepartie de leur sacrifice réel ou supposé, choisissant d’en faire un fonds de commerce. Comment en un plomb vil, l’or pur s’est-il changé ? Allaoua semble murmurer : «Le bruit de ma vie me fait mille fois mieux que le bruit de la cour…»
http://www.elwatan.com/hebdo/portrait/c ... 61_164.php

AAF 2020
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Re: Post-it: Les Héros de La Résistance Algérienne [1830-196

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Le 20 août 1955 L idée et les préparatifs par Zighoud Youcef
Partant du principe: "qui a le peuple, a la révolution", Zighoud Youcef fit part à ses proches compagnons, Bentobal et Benaoudade l'idée d'une insurrection générale. Il programme ce soulèvement pour le samedi 20 Août 1955 et réunit les responsables en deux étapes.
La première réunion eut lieu à Boussator, douar Lakhal, commune de Sidi Mezghiche ont assisté à celle-ci près de 150Moudjaheds (responsables et Djounoud), elle ne put se terminer suite à un accrochage durant lequel tombent au champ deux novembristes et valeureux Moudjahidines dont Mahmoud Nafir, les participants sedirigent vers Zarmane. Les responsables entre autres qui y assistent: Abdallah Bentobal, Amar Benaouda, Ali Kafi, Smain Zighed, Boubnider Salah, Cherif Zadi, Amor Talaa, Boudjeriou Messaoud, Sellahi Tahar, Mohamed Salah de Smendou, Abdelmadjid Kahlaras, Cheikh Boulares Boucheriha, Bouali Messaoud et Abdeslem Bakhouche.
La réunion avait pour but d'avoir une idée sur la situation générale qui prévalait dans la zone 2, déterminer les moyens humains et matériels, et préparer l'étape décisive.
Les instructions données :
- Recenser toutes les armes disponibles au sein de la population.
- Contacter les Algériens travaillant dans les mines et les carrières dans le but de se procurer des explosifs.
- Lancer un avertissement par l'envoi de lettres aux personnalités Algériennes, en contact avec les forces françaises.
Leur demandant de s'éloigner de la ligne Soustelle et de se rallier à la révolution, car le colonisateur profitant de certaines hésitations donne certains prérogatives et droits à des partis politiques de l'époque, dont l'activité officielle continuait malgré l'appel du 1erNovembre 1954. Il fallait donc combattre cette ligne et les hommes de partis qui s'y accrochent pour éviter qu'ils soient un alibi à la France qui voulait freiner la révolution.
- Affaiblir les partis en lice avec la ligne Soustelle.
- Alléger les Aurès assiégés et répondre ainsi à l'appel de Chihani Bachir.
- Inscription de la question Algérienne à l'ONU.
- Réactiver la guerre de libération pour obtenir L'indépendance.
- Eparpiller les troupes françaises sur tout le territoire pour desserrer l'étau sur les Aurès et la Kabylie.
- Solidarité avec le roi du Maroc.
La 2éme réunion eut lieu au Djebel Zamane à Koudiet Daoud à 17 Km de Skikda, après les préparatifs qui durèrent vingt jours jusqu'au 12 juillet 1955. Zighoud Youcef désignera les responsables qui seront chargés de mener l'attaque dans leurs secteurs respectifs :
LIEU DES SECTEURS
1- Nord-Constantinois Zone 2
2- Nahia d’Annaba
3- Nahia d’El Khroub
4- Nahia Ain Abid
5- Nahia Oued Zenati
6-Constantine-ville
7- Nahia de Smendou
8- Nahia Sidi Driss
9- Nahia Skikda
10- Nahia Guelma
11- Nahia Collo
12- Nahia El Harrouch
NOM DU PRINCIPAL RESPONSABLE
1- Zighoud Youcef
1- Bentobal Lakhdar (adjoint)
2- Amar Benaouda
3- Boubnider Salah
4- Mahdjoub Laifa
5- Loucif Rabah
6- Boudjeriou Messaoud
7- Abdelmadjid Kahlaras
8- Ali Kafi
9- Smain Zighed
9- Amor Talaa
10- Zadi Cherif
10- Bakhouche Abdeslam
11- Amar Chettibi
12- Derradji Larbi
Selon une interview de Abdelmadjid Kahlaras et Brahim Chibout à la revue El Djeiche).
Entre temps beaucoup d'évènements se sont succédé à Constantine, secouée, soucieuse et troublée. Le commissaire Central Pinnelli a beau crié à la face de ses adjoints Grassert Commissaire Principal de la PRG et de Parat Commissaire divisionnaire de la PJ, son insatisfaction quant à la lutte contre la rébellion dans la capitale de l'Est Algérien.
Les rafles nocturnes préconisées n'aboutissent qu'à L'arrestation de paisibles citoyens arrachés à leurs foyers en pleine nuit, laissant derrière eux consternation et pleurs. Ainsi Lambert par cette action a voulu convaincre Pinnelli qu'il tient l'information sur les lieux des rassemblements. Les autorités coloniales appréhendent beaucoup plus une action de grève générale à l'approche du 125meanniversaire de la prise d'Alger le 05 juillet 1830. L'organisation de rafles en direction de l'avenue de Roumanie jusqu'au pont du diable et le terrain Sabatier en contre bas de l'avenue du 11Novembre. Ces opérations qui durent de deux heures du matin à l'aube ramèneront plus de 800 personnes au stade Turpin sont des actions psychologique en direction de la population.
Du côté des militaires, juillet et Août 1955 sont des mois de parade. Le général Laurillot nouveau commandant en chef de la Xéme région militaire est arrivé en grande pompe à Constantine. Après l'imposant défilé militaire à Oued Hamimine et son passage par l'avenue Anatole France, place Lamoricière, le Boulevard de l'abîme qui lui donne un aperçu sur la capitale de l'Est irréductible depuis les évènements du 30 avril 1955.
Il est à signaler que même les généraux Jouhaux et Tessier choisissent d'effectuer leur inspection à Constantine plutôt que dans les Aurès durant cette période. Pour ne pas rester à la traîne, le préfet Dupuch exaspéré par l'inefficacité des commissaires Pirelli, Lambert et Sanmarcelli, et des remous dans le chef lieu du département et en vertu de l'état d'urgence, il se rabat sur les militants MTLD toujours en ville. Boudjenana Ahcéne, Zertit Abdeslam, Zerdani Ferhat, La idouni Rabia, Meziani Aissa, Salhi Boudjema, Chersaya Habbas, Boussaboua Chaabane, Hami Mohamed et Aissa, Nouara Ramdane, Haddad Abdelkader, Abderrahim Tahar, Mer kouche Khalifa, Benouar Cherif, Zaâf Larbi, Cherah Rabah dit Messaoud, Rehab Mohamed, Bentalha Kamel, Kechid Lounis, Rezzak Mohamed dit Bensaad, Bousseboua Ali, Bouanane Messaoud, Saadouni Amor, Beloum Said, Merkouche Mohamed Cherif, Saci Rabah, Arab Abdellah, Boudiaf Rabah, Zertit Amar, Ayadi Mohamed, Bounemeur Messaoud, Daksi Zoubir dit Bendal et Kahoul Mostapha. Le 23 juillet 1955, il les assigne à résidence.
C'est ainsi que tour à tour, ils sont mis en arrestation et dirigés vers le camp Cheblel près de M'sila. Ces personnes arrêtées sans ménagements et traînés comme de vulgaires malfrats laissent leurs familles sans ressource et la plupart dans un grand besoin, d'autres dans le dénuement le plus complet.
Salhi et d'autres, sont rejoints par Benmeliek Mohamed Rachid dit Hamdi à Djorf. Ils sont les premiers à ouvrir ce camp, ils dorment à même le sol avec la peur au ventre de se voir piquer par des serpents. Le camp n'est pas encore aménagé pour recevoir ce que la France peut considérer comme prisonniers politiques mais là est une autre question ? Des tentes ouvertes à tous les vents, la chaleur torride en ce mois de juillet 1955, en guise d'oreillers des grosses pierres. Ils dorment pour la plupart à même le sol, sur des nattes poudreuses et pitoyables. Benmeliek "Hamedi" est transféré à Bossuet avec certains compagnons Constantinois dont Benkhabchéche Said où les conditions sont malaisées et piteuses.
La canicule du mois d'Août 55 cinquante (50) degrés, ne leur permet pas de s'endormir le jour sachant que les nuits sont froides. La présence des scorpions est un autre danger pour ces détenus politiques. Parfois les citernes se vident et l'administration tarde à les remplir. Les détenus pour étancher leur soif boivent leur urine, à force de marcher pieds nus entraîne la contusion de la plante des pieds et des orteils, souffrances que traîneront Salhi et Benkhabchèche.
Pendant que ces infortunés Constantinois et ceux d'autres villes de l'Est, croupissent dans des camps insalubres. Dupuch, Allard et Lavaud les patrons de la ville semblent rassurés ; pour preuve Constantine est en marge des troubles; qui continuent à frapper dans le reste du département.
Parmi les hommes politiques constantinois, les uns sont assignés à résidence, d'autres désormais émarger trois fois par jour, au niveau du commissariat de Fondouk Zit dirigé par Sériano. Ali Naidja est retenu pendant 48 heures dans ce lieu. Il faudra que son employeur français Bajavon alerté, vienne s'inquiéter sur son sort, pour qu'il soit relâche. Durant le mois de Juillet, un nouveau groupe est présenté au commissariat du premier arrondissement. Il s'agit de, Mostepha Aissaoui, Ali Naidja et quatre militants des Aurés. Ils sont enfermés dans les geôles glaciales et après dix jours de détention, ils sont embarqués dans des camions militaires ; en direction du camp du Djorf. Da ns la ville, les responsables de l'armée et de la police, vont confirmer cette certitude par l'élaboration ; " d'un plan de défense de Constantine". Il s'agit pour eux de vérifier, l'efficacité des services de sécurité.
Ils provoquent une opération à blanc, baptisée " opération tulipe" le PC opérationnel est installé à la préfecture, elle a pour théâtre les quartiers européens: le Coudait, Bellevue, et le centre-ville, et a pour alternative, de tranquilliser la population européenne de plus en plus en émoi. Après la réunion, Si Messaoud retourne dans les environs de Constantine ; à Chabet Erssas dans le domicile de Bouzitouna Tayeb. Un messager est envoyé, aux deux responsables locaux, Aouati Mostepha et Zaamouche Amor dit Ali. Des discussions sont engagées par le groupe, qui est rejoint par Kerris Belkacem et Boudjebir Ahcène ; sur les objectifs désignés par Zighoud.
Des contacts sont menés à l'intérieur de la ville, pour ramener des armes et des informations sur les lieux à attaquer.Fatima- Zohra. L'épouse de Si Messaoud est présente avec eux. Le 19 Août 1955, près de dix neuf (19) membres de l'organisation prennent le chemin de djebel Ouahch, dans trois véhicules. Le trajet emprunté doit obligatoirement passer par le camp Fray et le contrôle effectué parfois simplement. Le soldat de fraction n'est pas surpris ce samedi soir, par ces passagers qui arguent de se rendre à une fête.
Si Messaoud eu chaud, la barrière se lève et les 03 véhicules se dirigent vers El Kef Lakhal, conduits respectivement par Boudjeriou Mostepha dit Salah, Boukerrou Brahim et Tabouche Said. Belghit Garmi embusqué derrière un talus, non loin de la ferme des Boukhelkhal autre lieu de rassemblement, après les mesures de sécurité d'usage, hèle le groupe dirigé par Zaamouche qu'il reconnut par sa voix roulant les "R". Toute la troupe se dirige à pied vers la Mechta Hamaida chez les Boudersa et où est prévue la réunion. Rassemblés dans trois gourbis, ils attendent l'arrivée de, Zighoud Youcef. Vu l'importance de Constantine dans l'échiquier politique, il a tenu à participer à la réunion, après avoir libéré les responsables des autres secteurs. Il demande à cheikh Belkacem kerris de sermonner les combattants, en récitant Certains versets du coran. Zighoud et Si Messaoud Boudjeriou appellent, un à un les combattants pour leur faire prêter serment. Satisfait des préparatifs et des Constantinois, Zighoud s'en alla dans la nuit sur son cheval accompagné de Chouchane Ali: en précisant que ce n'est pas un hasard si l'insurrection du premier Novembre 1954 a eu lieu à minuit et celle du 20 Août 1955 à midi.
Il laisse Boudjeriou, Aouati, Zaamouche et Kerrouche face à leur responsabilité historique ; celle d'assurer à nouveau l'attaque de Constantine. Les groupes sont constitués :
- 1er groupe: avec à sa tête Kerboua Abdelhamid faubourg El Kantera.
- 2éme groupe: avec à sa tête Zaamouche Said dit sebti avenue bienfait
- 3éme groupe: avec à sa tête Si Mustafa Filali rue Thiers.
- 4éme groupe: avec à sa tête Kherrouche Abdelhamid mission spéciale.
- 5éme groupe: avec à sa tête Laifa Amor mission spéciale.
- 6émet groupe: avec à sa tête Lakher Salah groupe des bombes.
- 7éme groupe: avec à sa tête Kerris Belkacem pose de drapeaux sur les mosquées.
- 8éme groupe: avec à sa tête Hacene Boudjebir (mission spéciale).
PLACE DES CHAMEAUX 9H DU MATIN
Un groupe composé de Bezaz Mohamed Salah, Saib Abdellah, Smira Tahar, Abdelkader Bouzitouna et Drifa Mechatti, attend au fondouk Hechaichi Bennour, fumant nerveusement, ils essaient de garder le calme. A 10 heures trente, montant les escaliers du fondouk vers la terrasse ; Boukhenoufe Derradji, un couffin à la main rempli à vue d'œil de dattes mais dissimulant en fait deux pistolets et trois bombes artisanales. Saib Abdellah et Drifa Mechatti prennent chacun un pistolet et les quatre hommes se séparent de Bezaz et Derradji qui choisissent la route du bardo, pour remonter plus bas vers Bellevue et le cinéma ABC emportant avec eux les deux bombes. Smira Tahar, suivi des trois hommes emprunte la rue Abdellah Bey, débouche dans la rue Perrégaux pour se rendre à la rue Georges Clemenceau.L'objectif, l'hôtel des gorges adjacent à la dépêche de Constantine et où loge le Colonel Tercé.
MIDI, RUE GEORGE CLEMENCEAU
En bas de la rue Clemenceau, Smira Tahar et Bouzitouna Abdelkader attendent cinq minutes ; la bombe n'a pas explosé, Ils reviennent sur les lieux, allument une nouvelle fois le cordon brikford après l'avoir fendu et se séparent. Dans la même rue en effervescence, Drifa et Abdelkader remontent vers le faubourg El Kantara. Kerboua Abdelhamid et ses hommes, viennent de faire éclater une bombe et lancer une attaque de grande envergure entre le pont et la gare. La place Thompson, est prise d'assaut et est sillonnées de balles. Le kiosque d'essence ESSO est criblé lui aussi, faisant sauter sa devanture. Si Mostepha Filai, redescend la rue Thiers qu'il a investi avec ses hommes laissant des morts sur la chaussée.
MIDI PONT SUSPENDU MONUMENT AUX MORTS.
Si Hacene Boudjebir et ses hommes au niveau du pont et du monument aux morts, mitraillent tout sur leur passage ; dans leur retraite en direction de djebel Ouahch.
MOSQUEE SIDI LAKHDAR
En haut du Djemaa Sidi Lakhdar le drapeau algérien flottant il venait d'être accroché sur le minaret par Tenniou qui sera surnommé plus tard " El Alam ".
BELLEVUE A MIDI
Zaamouche Sebti descend la rue Ouled Braham laissant derrière lui un haut brasier de flammes, c'est l'entreprise de bois Aubertie qui brûle, les sirènes hurlent, la ville est à feu et à sang la rapidité et la soudaineté de l'action, le silence et le secret qui ont précédé cette grande attaque n'ont d'égal que l'action de représailles qui va s'ensuivre de la part des forces colonialistes, les autorités dépassés se suspendent au téléphone pour rester aux nouvelles, Ce jour plusieurs notables Constantinois n'eurent la vie sauve que parce que le destin a fait qu'ils ne se trouvent pas dans leur lieu habituel. Ces condamnations ne sont pas le fait d'une trahison; mais sont dus à leur persistance, à vouloir demeurer, dans les assemblées d'élus. Chose réprimée par la déclaration du premier Novembre 1954. L'organisation de Constantine, par le biais de Salah Lakher informe Si Messaoud de l'attitude courageuse du docteur Bendjelloul, qui a mis sa cocarde de député et bravant le danger qui guette tout Algérien ce jour là, s'est déplacé à Ain Abid; dans un véhicule conduit par un membre de la famille Agoun, pour arrêter les massacres de la population locale. Les familles El Hdeuf El Okki, les Benboualia, Abdallah Hattab, et trois autres membres de sa famille, Ferdi et Belhanachi entre autres ont été les plus éprouvées. Cette immixtion lui attire les remontrances de Jacques Soustelle qui lui reprochera plus tard dans un entretien particulier, d'avoir crée un précédent à la France au niveau de l'ONU. Malgré son autre affirmation, envers les députés Constantinois lors de la réunion tenue le 23 Août 1955 à la préfecture de Constantine? Le docteur par un manque d'attentisme ou de clairvoyance ce opiniâtre, et malgré son envergure politique ne saura pas saisir la perche que lui contractera le F LN, pour prendre le train de l'histoire au même titre que d'autres politiciens qui cheminent pour la quête des postes historiques au Caire ?
http://www.lequotidien-oran.com/index.php?news=5201973

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Re: Post-it: Les Héros de La Résistance Algérienne [1830-196

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Mohamed-Salah Benabdesslam : Un grand moudjahid qui s’en va

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Mohamed-Salah Benabdesslam premier sur la rangée de gauche
Le 9 août dernier s’est éteint le moudjahid Mohamed-Salah Benabdesslam. Un homme de valeurs parti en silence, sans faire de bruit. Toux ceux qui l’on connu décrivent un homme discret, modeste et qui n’aime pas se mettre sous les feux de la rampe. Lui qui a pourtant derrière lui un parcours riche d’un militant qui a consacré les plus belles années de sa vie à la cause nationale.
Né 13 janvier 1936 dans le quartier populaire de Sidi Djeliss, Mohamed-Salah Benabdesslam a fréquenté l’école française durant les cycles primaire et moyen, parallèlement aux cours qu’il suivait au sein de l’établissement de l’association des Uléma musulmans, ouvert dans le quartier d’Arbaine Cherif, où il apprendra la langue arabe et les fondements de la religion musulmane.
Agé à peine de 19 ans, il rejoindra les rangs du FLN en 1955. Il sera chargé de la collecte d’armes et de munitions acheminées vers la Ferme dite Lemghayeche dans l’ex-région de Bizot, actuelle Didouche Mourad, et qui fut l’un des centres de l’ALN dans la zone II, devenue la wilaya II historique après le congrès de la Soummam. L’une de ses premières opérations fera date dans l’histoire de la ville.
Un évènement dont les anciens habitants de Constantine se rappellent encore de nos jours. Il s’agit de l’attentat commis en février 1956 contre le commissaire de police Corse San Marcelli, chef du 2ème arrondissement, dont le siège se trouvait à la place Rahbet Essouf. Une opération que Mohamed-Salah Benabdesslam mènera avec réussite avec le moudjahid Saïd Boulahlib. San Marcelli sera tué dans le sabbat situé près de la mosquée Sidi Lakhdar, selon les témoignages de ceux qui ont vécu cet attentat.

Depuis, le commissariat du 2ème arrondissement sera fermé puis transféré à l’ex-rue Clemenceau (actuelle Larbi Ben M’hidi). L’opération a provoqué une onde de choc parmi l’administration coloniale et a été longuement rapportée par la presse. Après l’arrestation d’un de ses compagnons, Si Salah sera poursuivi par les services de police. Sa famille sera obligée de changer plusieurs fois de domicile, après les pressions et les perquisitions effectuées quasi quotidiennement à la maison parentale située à l’ex-cité Faubourg Lamy (actuelle Emir Abdelkader).

Un témoin des massacres de Sakiet Sidi Youcef

Si Salah sera ainsi contraint de quitter Constantine pour rejoindre le maquis de la wilaya II. Sous le commandement de Si Messaoud Boudjeriou, il prendra part à plusieurs opérations dans la forêt de Chettaba, la région d’El Ghorab, mais aussi en ville où il fut chargé avec un groupe de fidayine de faire exploser le bar fréquenté par les militaires français à la cité du Chalet de Pins, lors d’une nuit du Ramadhan de l’année 1957, en plus d’autres attentats commis dans la ville.
La même année qui a vu Si Salah prendre part à la bataille de Oued Seguen, dans la région de Oued Athmenia, la bataille d’El Mayeda dans la région d’El Milia, et la bataille de Chekayel dans la région de Collo. En traversant la ligne Challe lors d’une mission vers la Tunisie, Si Salah sera un témoin des massacres du petit village frontalier de Sakiet Sidi Youcef, bombardé par l’aviation française, un jour de marché. En Tunisie, et après avoir reçu une instruction militaire de haut niveau, il sera chargé de la responsabilité d’une fabrique d’explosifs destinés à l’armée de libération, installée dans une villa à Tunis.
Poursuivi depuis 1956 par les services de sécurité français pour les différentes actions qu’il a menées à Constantine, en témoignent les multiples procès verbaux de mandat d’arrêt rédigés à son encontre, Si Salah Benabdesslam sera condamné une première fois le 15 mai 1959 par le tribunal permanent des forces armées de la région de Constantine à 20 ans de travaux forcés par contumace. Le même tribunal prononcera à son encontre la peine de mort par contumace le 12 novembre 1959 et le 7 mars 1960, avec la saisie de tous ses bien.
Si Saleh aura la chance de vivre la joie de l’indépendance. Déclinant plusieurs postes de responsabilité qui lui ont été proposés, il a préféré se consacrer à sa famille et à son travail au sein du secteur des textiles entre 1966 et 1967, avant d’opter en 1969 pour la Sonacome jusqu’à son départ à la retraite en 1988.
L’une des images qu’on garde de lui est celle illustrée par cette photo prise par un photographe égyptien près de la frontière tunisienne. Une photo très célèbre publiée dans les manuels scolaires, et affichée dans tous les coins du pays. On y voit un groupe de moudjahidine en kachabia, portant des mitraillettes. En premier, sur la rangée de droite figure le célèbre Daoudi Slimane, plus connu par Hamlaoui. Juste à gauche se tient debout Mohamed-Salah Benabdesslam.
http://www.elwatan.com/regions/est/cons ... 96_129.php

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La commune de Merouana (Batna)se souvient de la Chahida Ziza Massika

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BATNA- Les citoyens de la commune de Merouana (Batna) ont commémoré, samedi, dans le recueillement le 55ème anniversaire de la mort de la Chahida Ziza Massika, tombée au champ d’honneur à l'âge de 25 ans, dans la Wilaya II historique, (Nord-Constantinois).
En présence de moudjahidine et de citoyens, la cérémonie de recueillement à la mémoire des chouhada de la guerre de libération a été marquée au cimetière des martyrs par le dépôt d'une gerbe de fleurs et la lecture de la Fatiha, et a donné lieu à une évocation du parcours militant de Ziza Massika.
Une conférence a été donnée au centre culturel Abdelhamid Ibn Badis de la ville, où devait intervenir le secrétaire de wilaya de l’Organisation nationale de moudjahidine (ONM), Messaoud Abid, pour évoquer le parcours des valeureux martyrs de la Révolution dont la chahida Messika.
Née le 28 janvier 1934 à Merouana, Ziza Massika a fait ses études primaires dans sa ville natale avant de les poursuivre à Sétif puis à Batna où elle décrocha son baccalauréat en 1953.
Après la grève des étudiants algériens, en 1956, elle rejoignit les rangs de l’Armée de libération nationale aux côtés de Leila Bouchaoui et de Meriem Bouattoura dans les maquis de la wilaya II, où elle fut aux côtés du Dr. Lamine Khane jusqu’à sa mort en martyre, le 29 août 1959, lors d'un raid aérien des forces coloniales françaises.
Un programme d’activités sportives et culturelles a été prévu par la commune de Merouana à l’occasion de cette commémoration.
http://www.aps.dz/societe/10585-la-comm ... za-massika

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Aït Ferrach (Bouzeguène) : Commémoration de la bataille de Tanaïmt

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La wilaya III historique a été le théâtre de plusieurs batailles héroïques menées par l’ALN
Une cérémonie a été organisée, samedi, sur les lieux de la bataille du 30 août 1957, dans une ambiance de recueillement. Un hommage a été rendu à tous les martyrs de la guerre de Libération nationale.
Le comité de village et l’association culturelle Aït Ferrach, ont commémoré, samedi dernier, la bataille de «Tanaïmt» en date du 30 août 1957. Un peu d’histoire : Le 30 août 1957, un convoi de la 4e compagnie de l’armée coloniale subira une embuscade et des pertes qui seront les plus sévères en personnel et armement jamais consenties par le 27e B.C.A.
En effet, un convoi de ravitaillement se fait accrocher, au lieudit «Tanaïmt», par un groupe de combattants de l’ALN, sur la piste reliant Bouzeguène à Houra, entre le lieu-dit «Carrefour des Généraux», autrement dit «Tabouchicht» et le village d’Aït Ferrach. Vingt-neuf gradés et chasseurs constituent le personnel de ce convoi sous les ordres d’un sergent-chef. Le dispositif des moudjahidine est échelonné sur 200 mètres environ, de chaque côté de la piste, sur un terrain accidenté, favorable à une embuscade contre un convoi.
Dès le début de l’engagement, les combattants de l’ALN, armés en majorité d’armes de guerre, passent à l’assaut de la rame, appuyés par une forte base de feu constituée d’armes automatiques et de lance-grenades, installée sur les rochers escarpés bordant la piste au nord. Face à la gravité de la situation, l’alerte est lancée pour demander des renforts et l’intervention de l’aviation.
Le combat est acharné. La grande confusion règne sur les lieux. La tactique des Moudjahidine est simple, couper les liaisons radios. L’officier qui porte des antennes est en effet, aussitôt tué. Au décompte final, selon Roger Henria, dans son ouvrage Les chasseurs de l’Akfadou, la 27e BCA a enregistré cinq tués sur place, tous des gradés, douze blessés. Mais fait plus grave, l’appel nominatif des membres du convoi fait ressortir la disparition d’un caporal-chef. Est-il mort, blessé ou prisonnier ? Il a été fait, en effet, prisonnier par les combattants de l’ALN qui se sont repliés, à la faveur de l’obscurité en emportant au moins huit armes automatiques récupérées sur les lieux.
Lors de la conférence-débats organisée par des moudjahidine, les chouhada Amar Ath El-Hadj, Rachid Ath Bouqeba et Tahar Ath Ali ont été nommément cités comme faisant partie du groupe héroïque ayant perpétré cette embuscade meurtrière. Depuis, des actions de représailles ont été opérées par l’armée coloniale sur la population et plusieurs maisons du village Aït Ferrach ont été la cible de tires d’obus ou incendiées.
A cette occasion, une cérémonie qui a regroupé tous les habitants du village et de nombreux invités, s’est déroulée, d’abord avec le dépôt d’une gerbe de fleurs sur la tombe de Djamel Boukella, premier militaire tué par les terroristes, en 1992. Une autre cérémonie grandiose a été organisée sur les lieux de la bataille du 30 août 1957, dans une ambiance de recueillement et une pensée à tous les martyrs où qu’ils soient. Outre la conférence qui a été organisée dans l’après-midi, une fête a rassemblé les villageois, dans la soirée, au cours de laquelle il a été procédé à la récompense des lauréats des différents examens des cycles scolaires.
http://www.elwatan.com/regions/kabylie/ ... 20_144.php

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Hommage aux grands Invalides de la guerre de Libération au Forum de la Mémoire d’El Moudjahid : Témoignages sur l’atrocité coloniale

L’émotion était à son comble certainement face à cette assistance composée en partie d’anciens moudjahidine évocatrice d’un combat, d’une résistance et d’un sacrifice pour la libération du pays. Le forum de la mémoire d’El Moudjahid, initié en coordination de l’Association Machaal Echahid, bien décidé à attribuer un sens au devoir de la mémoire et inculquer aux générations montantes les valeurs de Novembre en sillonnant désormais la vaste étendue de cette Algérie pour recueillir quelques témoignages et revisiter une page de l’Histoire.
Une page écrite de sang et dont les séquelles ravivent encore les souvenirs lancinants d’une époque marquée par l’union et la solidarité de la nation.
Le rendez-vous était pris hier au palais du moudjahid de la wilaya historique de Tlemcen pour rendre un vibrant hommage aux grands invalides de la Révolution représentés entre autres par l’enfant de Ouled Raih, le moudjahid Aissa Benamar. «C’est notre devoir de citoyen d’abord de manifester une reconnaissance et une gratitude à l’égard d’une génération qui s’est sacrifiée pour le pays pour mériter tout le respect. Notre devoir aussi de perpétuer le message de Novembre et pérenniser les valeurs de ces chouhada et moudjahidine…» devait déclarer M. Abbad Mohamed, président du Machaal Echahid à l’ouverture de cette conférence qui fut consacrée à l’œuvre et au parcours de l’invalide avant de relever l’effort consenti par le journal El Moudjahid dans l’accompagnement des activités de cette association. «Notre présence dans cette wilaya historique est révélatrice sans doute pour justement relater les faits de notre révolution et rendre hommage à ses artisans… Nous avons décidé de nous déplacer un peu partout pour mettre en exergue l’action de nos valeureux comabattants», a-t-il souligné avant de donner la parole au premier représentant de l’Association national des grands invalides, le moudjahid Bouhafsi Mohamed.
Tout en saluant l’initiative, l’orateur s’est livré à un exposé sur le passé de la Wilaya V, tout en invitant les membres présents à préserver l’esprit de cette guerre de Libération menée avec foi et bravoure par tout un peuple et œuvrer dans le sens de son approfondissement ou de son enracinement. Mais c’est sans doute l’allocution de l’invité du jour à savoir, M. Aissa Benamar, qui fut émouvante suscitant la méditation et interpellant la mémoire ou la conscience collective sur un lourd tribut pour le recouvrement de la souveraineté. Effectivement, le récit de l’homme qui garde toujours sa lucidité en dépit du poids de l’âge et des souffrances, racontant le combat mené aux frontières. Un combat féroce qui exigeait des efforts et un mental d’acier pour faire face à l’oppression. Des embuscades et des actes de déminage, du balisage des voies et chemins pour les moudjahidine et l’acheminement des armes à l’intérieur du pays, la cinquième wilaya historique a été passée en revue pour se souvenir de ses responsables et officiers.
Le récit a plongé tout l’assistance dans un profond silence où tout un chacun a mesuré le sacrifice consenti par une génération qui demeure une référence nonobstant toutes les considérations et un repère de l’histoire. Le wali de Tlemcen ne s’est pas empêché de manifester sa sympathie pour ces hommes dont une bonne partie est tombée au champ d’honneur et afficher sa disponibilité à soutenir cette frange de la population. Plusieurs intervenants représentants des organisations de la famille révolutionnaire se sont ensuite succédé pour rendre encore un hommage au moudjahid Aissa Benamar.
L’association Machaal Echahid a, à la fin de cette rencontre singularisée par une convivialité, remettre des cadeaux et présents à ces moudjahidine invalides qui sont restés à l’écoute des pulsations de la société et des mutations du pays…
A. Bellaha

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Hommage au moudjahid Aissa Benamar
Le moudjahid Aissa Benamar qui est amputé d’un bras et d’une jambe a une vocation, c’est la peinture. Son handicap n’est guère une contrainte pour le moudjahid, qui s’adonne à cette passion depuis fort longtemps… Quelques portraits exposés en la circonstance à l’intérieur de la salle de conférence du musée du Moudjahid sont effectivement l’œuvre de Si Aissa. Les portraits de Larbi Ben M’hidi, de Lotfi, d’Amirouche, de Ben Bella et autre personnages de la Révolution, figuraient dans cette exposition une sorte d’engagement de la part du moudjahid à rester fidèle au serment prêté par ces glorieux martyrs et perpétuer le message de la Révolution. Plus qu’une passion, l’activité artistique de l’invalide se veut donc une reconnaissance pour cette lutte de Libération à laquelle il a pris part pour marquer de son empreinte sa participation et manifester ainsi une fierté.
L’homme qui avait appris dès son jeune âge une bonne partie du Coran, mesure à sa manière la grandeur de cette Révolution pour tenter à travers ses peintures d’inculquer aux générations montantes ses vertus et glorifier ses artisans…
http://www.elmoudjahid.com/fr/actualites/65649

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Hommage à Ahmed francis, ministre des finances du GPRA, au Forum de la Mémoire d’El Moudjahid : Un intellectuel d’avant-garde

[img]http://www.elmoudjahid.com/temp/fr/actu ... 66044].jpg[/img]
«La gestion des finances du GPRA», c’est le thème de la conférence historique animée, hier, au forum de la mémoire d’El Moudjahid, initié en coordination avec l’association Machaâl Echahid, à l’occasion du 56e anniversaire de la création du Gouvernement provisoire de la République algérienne (19 septembre 1958). Cette rencontre s’est voulue un hommage au défunt Ahmed Francis, ministre des Finances du GPRA, et premier ministre des Finances de l’Algérie indépendante. Amar Rekhila, chercheur en histoire, a présenté une communication consacrée au thème de la gestion des finances au GPRA. L’orateur rappelle en premier lieu que le peuple algérien a été le premier à supporter le financement de la glorieuse Révolution du 1er Novembre 1954. Affirmant qu’en 1956, la France coloniale dépensait au quotidien, pour «la guerre d’Algérie», pas moins de 1 milliard de franc français (une somme qui dépasse, et de loin, le taux maximum consacré aux dépenses quotidiennes de la guerre d’Indochine), Dr Rekhila met en relief le fait que les sources de financement des moudjahidine algériens se trouvaient en fait dans les différentes cotisations, aides et dons. Le soutien financier apporté à la Révolution durant les dernières années de la guerre, par les émigrés qui se comptaient en centaines de milliers, couvrait, dit-il, plus de 50% du budget du Gouvernement provisoire de la république algérienne. Ces cotisations payées par de nombreux émigrés se chiffraient à 30 francs français par personne, au minimum. «Il était ainsi permis de transférer chaque mois quelque 500 millions d’anciens francs français à des banques suisses», a signalé l’orateur, avant d’ajouter que le FLN exigeait des propriétaires de cafés, cafétérias et de bains maures (hammams) de payer, chaque mois, des cotisations atteignant 1.500 anciens francs français (ce qui équivaut à 150 francs). Le conférencier a relevé également le rôle joué par le réseau Johnson, où ceux que l’on nommaient, les porteurs de valises ; des valises qui arrivaient chaque mois en Tunisie transportant 500 millions de francs français. M. Rekhila insiste, notamment, sur le rôle de la Ligue arabe dans le soutien financier apporté à la Révolution. Il met également en exergue le soutien apporté aux Algériens en matière de formation. Intervenant ensuite, l’ancien ministre, Lamine Khane, membre du GPRA, apporte un témoignage sur Ahmed Francis. Il souligne que celui-ci était un «membre actif», au sein de l'AEMAN (Association des étudiants musulmans d'Afrique du Nord), alors qu’il était étudiant en médecine, en 1935 à Paris. «Il était nettement plus âgé que moi, et nos relations étaient très respectueuses», témoigne-t-il. Dr Lamine Khane a rappelé, à la faveur de cette rencontre, les noms des membres du GPRA, créé le 19 septembre 1958. Il affirme que le premier gouvernement était composé du président du GPRA, Ferhat Abbas, du vice-président, ministre des Forces armées, Krim Belkacem, du vice-président, Ahmed Ben Bella et des ministres d'État : Hocine Aït Ahmed, Mohamed Boudiaf, Mohamed Khider et Rabah Bitat. Le GPRA était également composé du ministre des Affaires extérieures, Mohamed Lamine Debaghine, du ministre de l'Armement et du Ravitaillement, Mahmoud Cherif, du ministre de l'Intérieur, Lakhdar Bentobal, du ministre des Liaisons générales et Communications, Abdelhafid Boussouf, du ministre des Affaires nord-africaines, Abdelhamid Mehri, du ministre des Affaires économiques et des Finances, Ahmed Francis, du ministre de l'Information, M'Hamed Yazid, du ministre des Affaires sociales, Benyoucef Benkhedda, du ministre des Affaires culturelles, Ahmed Taoufik El-Madani, et des secrétaires d'État, Lamine Khane, Omar Oussedik et Mostefa Stambouli. L’intervenant met ici en avant que de tous ces membres du GPRA, seulement deux personnes sont encore en vie. Il s’agit, en l’occurrence, de Hocine Aït-Ahmed et de lui-même. D’autres témoignages hommages ont été apportés sur ce militant politique, lors de cette rencontre. Pour sa part, Mohamed Abbas, journaliste et chercheur en histoire, a retracé brièvement le parcours militant du défunt. Nous apprendrons, notamment, qu’Ahmed Francis, né le 12 novembre 1910 à Relizane, est en fait originaire de la région de Miliana. Il fait ses études primaires et une bonne partie des études du moyen à Relizane, entre 1916 et 1924. Ensuite, il poursuit son parcours d’études à Oran de 1924 à 1928. Une fois le bac en poche, il rejoint l’université d’Alger où il étudia jusqu’en 1934. Plus tard, en 1935, il partit en France. Et c’est en 1939, que l’ancien ministre décroche son doctorat, de la faculté de Paris. Ce médecin rentre en Algérie et s’installe à Oran, en 1940. En 1943, Ahmed Francis se marie avec une jeune fille algérienne, précise M. Abbas, qui apporte, ainsi, un démenti à ceux qui disent que le défunt avait épousé une Française. Durant cette même année, il participe à l’élaboration des dernières retouches au manifeste et au printemps 1944, il figure parmi les fondateurs du mouvement des Amis du manifeste et de la liberté (AML). Il a été emprisonné, lors des massacres du 8 Mai 1945. Un an plus tard, il est membre fondateur de l' UDMA. Il faut dire, dans ce contexte, qu’à l’époque, Ahmed Francis habitait et exerçait dans la wilaya de Sétif. Détenu à El-Harrach, il était chargé des questions d’intendance. Il rejoint le FLN en 1956, et devient le bras droit de Farhat Abbas et membre suppléant du CNRA, suite au Congrès de la Soummam. Après avoir effectué plusieurs missions à l'étranger, il devient ministre des Finances des deux premiers Gouvernements provisoires de la République algérienne de 1961. Ahmed Francis est un des négociateurs des accords d'Évian, signés le 18 mars 1962 à Évian-les-Bains, en Haute-Savoie, entre les représentants de la France et du Gouvernement provisoire de la République algérienne (GPRA). Le défunt revient sur le devant de la scène à l'indépendance en devenant député de Mostaganem de l'Assemblée constituante. Il devient ministre de l'Économie de Ben Bella du 27 septembre 1962 au 4 septembre 1963. Retiré du monde politique, il s’est éteint à Genève suite à une longue maladie, le 31 août 1968.
http://www.elmoudjahid.com/fr/actualites/66044

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Association des Moudjahidine du MALG : Les «malgaches» font place aux ayants droit

La famille révolutionnaire se cherche des viatiques pour se pérenniser. L’Association nationale des moudjahidine de l’armement et des liaisons générales (ANMALG) se pose la question du comment échapper à la sentence inexorable du temps. L’ouverture de l’association, jusque-là dédiée aux seuls «malgaches», est préconisée.
L’assemblée générale élective de l’association, organisée hier au siège de l’Unité nationale d’instruction et d’intervention de la protection civile de Dar-El-Beïda, a été l’occasion de soulever le questionnement autour de la pérennité du travail que l’ANMALG se projette d’accomplir. Et c’est le président sortant, l’ancien ministre de l’Intérieur Daho Ould Kablia , qui posera la problématique, lors de son allocution d’ouverture aux travaux de l’assemblée générale.
La question de l’ouverture de l’ANMALG aux non «malgaches» a fait, au demeurant, l’objet d’un débat à huis clos durant l’après-midi d’hier. L’option est préconisée par le président sortant de l’association qui, dans une déclaration à la presse, a affirmé qu’il y a nécessité à ouvrir l’association à de nouvelles énergies.
Dans cette perspective, les statuts de l’ANMALG qui limitent l’adhésion aux seuls «malgaches» seront modifiés. Une inconnue reste cependant : à qui s’ouvrira l’association ? Daho Ould Kablia n’en a pas fourni de précision. Néanmoins, il n’a pas exclu l’élargissement de l’association aux ayants droit des moudjahidine du MALG.
Ce besoin d’élargissement, qui pourrait aussi procéder d’impératifs politiques, est dicté par l’amincissement inexorable des rangs de l’ANMALG qui, entre l’assemblée générale de mai 2010 et celle d’hier, a vu partir 70 de ses membres. Cela étant, Daho Ould Kablia, qui s’est refusé à commenter l’actualité politique ambiante, a rendu un vibrant hommage au colonel Boussouf Abdelhafid, le père du MALG. Il a déploré que ce dernier n’ait pas laissé, à sa mort dans les années 1980, de témoignages, ni des écrits. Ce qui rend difficile, bien évidemment, le travail de l’ANMALG dont l’un des objectifs est de collecter le patrimoine mémoriel lié au MALG.
Depuis sa création en 1990, l’association a pu néanmoins faire un travail appréciable en matière de contribution à l’écriture de l’histoire de la guerre de Libération nationale, et de celle du MALG en particulier. Daho Ould Kablia, qui a avoué se pencher présentement sur la rédaction de ses mémoires, notamment sa vie et ses activités au sein du MALG, a informé que toutes les archives du MALG ont été remises au ministère de la Défense nationale (MDN). Invité à l’assemblée générale, le colonel Youcef El Khatib, chef de la Wilaya 4 historique, a indiqué que, s’agissant de l’écriture de l’histoire, sa fondation a récolté 6 000 témoignages de moudjahidine.
Egalement invité à l’assemblée générale, le directeur des Archives nationales Abdelmadjid Chikhi a plaidé pour la récolte des documents et témoignages intéressant la guerre de Libération.
Etaient présents également l’ancien Premier ministre Belaïd Abdeslam et le secrétaire général de l’ONM Saïd Abadou. L’assemblée générale devrait renouveler sa confiance à Ould Kablia en qualité de président de l’ANMALG.
http://www.lesoirdalgerie.com/articles/ ... 8838&cid=2

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Commémoration à Miliana du 57ème anniversaire de la mort de "Ali la Pointe"

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AIN DEFLA- Une cérémonie commémorative a été organisée mercredi à Miliana (Aïn Defla) à l’occasion du 57 ème anniversaire de la mort du chahid Ali Ammar dit Ali la pointe, tombé au champ d’honneur le 8 octobre 1957.
Une gerbe de fleurs a été déposée devant la stèle érigée sur la place qui porte le nom du martyr au cours d’une cérémonie organisée en présence des moudjahidine de la région et des autorités civiles et militaires de la wilaya, à leur tête le wali, M. Hadjeri Derfouf.
Combattant au courage et à l’audace exemplaires de la lutte de libération nationale, Ali Ammar (1930-1957), est principalement connu pour sa participation à la bataille d’Alger aux côtés de Hassiba Ben Bouali, Zohra Drif, Omar Yacef (dit petit Omar) et Yacef Saâdi, alors chef de la zone autonome d’Alger (ZAA).
En 1952, Ali Ammar est incarcéré à la prison de Damiette (Médéa) alors qu’il est âgé de 22 ans. Trois années plus tard, le 2 avril 1955, il s’évade en compagnie de l’un de ses compagnons de cellule. Il prend, dans un premier temps, la direction de Blida puis réussit à rallier Alger où il entre en clandestinité.
Après plusieurs tests et mises à l’épreuve qui consistaient à mener des missions périlleuses dans la capitale, quadrillée alors par les parachutistes du général Massu, notamment des attentats contre des gendarmes et des traîtres à la cause algérienne, il constitue avec un groupe de fidayîn, dont font partie Hassiba Ben Bouali et Abderrahmane Taleb, un commando de choc qui allait porter le combat au coeur même de l’état-major français.
Après trois années de lutte armée (avril 1955-octobre 1957), Ali Ammar est repéré le 8 octobre 1957 par les forces armées coloniales dans un immeuble de la Casbah situé au 5, rue des Abderrames.
Il sera tué en compagnie de Mahmoud Bouhamidi, Hassiba Ben Bouali et Omar Yacef après que les parachutistes du 3e Régiment étranger de parachutistes (REP), commandé par le colonel Bigeard, eurent dynamité la maison où ils s’étaient réfugiés.
http://www.aps.dz/regions/12167-comm%C3 ... -la-pointe

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Si Ahmed Zemirli, un moudjahid de la première heure

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La ville de Tizi Ouzou, plus précisément la haute-ville, la dechra en arabe, thadarth en kabyle, à l’instar des autres villes et villages du pays, a eu ses héros.
De grands hommes et de grandes femmes ont brillé dans plusieurs domaines : culturel, artistique, littéraire, sportif, révolutionnaire et politique. L’histoire a retenu le nom de certains d’entre eux. La plupart sont soit morts dans l’anonymat sans qu’aucun hommage leur ait été rendu, soit vivants et oubliés sans aucune reconnaissance à leur égard. Un seul héros, le peuple, mais ce peuple de millions de chouhada, de centaines de milliers d’enfants, de veuves de chouhada et de centaines de moudjahidine, ne doit pas être appréhendé comme une globalité, une masse vague, imprécise et sans identification individuelle.
Le devoir de mémoire de chacun est de faire sortir de l’oubli tous ces jeunes adolescents et ces moins jeunes qui ont sacrifié leur vie et contribué à l’indépendance de notre pays sans que l’histoire ait retenu leur nom. Glorifions individuellement, nommément ce héros qu’est le peuple en donnant un nom, un visage à chacun de ces oubliés de l’histoire.
Cette fois-ci j’ai rendez-vous avec une personne qui m’est chère et très proche, que je côtoie depuis de très longues années aussi bien dans les moments de peine, échangés avec les voisins et proches sans lien particulier -coutumes et traditions obligent-, et pendant les moments de joie, les fiançailles, les mariages, les visites familiales et lors des fêtes religieuses. Il s’agit de quelqu’un qui m’est proche par le lien de famille, nous portons le même nom, nos pères étant cousins et nos grands-pères, frères. Il est très estimé et apprécié par tous ceux qui le connaissent, aussi bien par sa famille paternelle, les Zemirli, que par sa famille maternelle, les El Kechaï, grande et vieille famille de Tizi Ouzou descendant de la lignée de la zaouia d’Akel Aberkane, de Beni Douala, dont les ancêtres sont venus de Seguia El Hamra et font partie de la dynastie des Mourabitoune.
La famille El Kechaï, très influente à Tizi Ouzou, a, pendant des siècles, donné de grands hommes dans de nombreux domaines, que ce soit dans le domaine de la religion, de l’art, le mouvement associatif ou la révolution armée. Cette famille a eu de nombreuses alliances avec plusieurs familles de la région et en particulier les familles de la haute ville de Tizi Ouzou. Le lien avec ma famille remonte au XIXe siècle. Deux oncles paternels de mon père et leur cousin paternel ont épousé trois sœurs El Kechaï. Ahmed Zemirli, de mère et de grand-mère El Kechaï, incarnait le lien solide et indéfectible qui unissait les deux familles depuis plus de deux siècles.
Enfant, il a grandi et évolué au sein de ses deux familles, entre l’affection et la tendresse maternelles et l’éducation paternelle. La grande famille paternelle Zemirli habitait depuis le XIXe siècle, après avoir été chassée de la ville basse par les Français, le quartier Lala Saïda, du nom de la seule et unique mosquée de toute la haute ville. Une vingtaine de familles liées les unes aux autres habitaient ce quartier populaire. La mosquée servait alors d’école coranique et d’école d’apprentissage de la langue arabe. L’école indigène française se trouvait dans le quartier voisin Aïn Hallouf. Dans ce quartier, se trouvait aussi la plus ancienne huilerie appartenant à l’une des branches de la famille Zemirli, celle des Koroghli.
Cette huilerie traditionnelle, qui a près d’un siècle et demi, fonctionne encore aujourd’hui, elle appartenait au cousin paternel de notre arrière-grand-père. Ahmed Zemirli est un militant nationaliste algérien de la première heure. Sa prise de conscience politique remonte à son enfance, nous sommes frappés par la précocité de son engagement. Durant l’année scolaire 1936-1937 un événement important s’est produit qui a marqué le jeune Ahmed et qui sera déterminant pour le restant de sa vie de militant. A peiné âgé de 14 ans, élève au collège de Tizi Ouzou, il a été exclu suite à la première grève qu’il initia avec son camarade M’barek Aït Menguelet, militant nationaliste, oncle du grand chanteur et poète Lounis et père de l’actuel maire de Tizi Ouzou.
A cette époque, cet événement fit beaucoup de bruit. Ahmed Zemirli était un bon élève, studieux, intelligent, travailleur. Il fut un collégien appliqué et sérieux qui cumulait les bons résultats et les bonnes notes. Il adhérait parallèlement à l’association des Scouts musulmans algériens, le groupe El Hillal, fondé en 1938 par le défunt Rabah Boubrit (d’une grande et ancienne famille de Tizi Ouzou), qui était une école de militantisme où les jeunes Algériens forgeaient leur personnalité politique et prenaient conscience des conditions de vie misérable du peuple algérien autochtone. Adolescent, il rentra en politique et adhéra au Parti du peuple algérien, le PPA. Etre un membre politique actif et s’opposer aux injustices du joug colonial, dénoncer et lutter contre son oppression, était une évolution tout à fait naturelle pour tout jeune ayant un bon niveau d’instruction et ayant fréquenté l’école du militantisme.
Ahmed Zemirli était un militant actif, ne ménageant aucun effort pour informer, sensibiliser la population et inculquer aux Algériens l’esprit de solidarité. Son rôle était aussi de former, encourager la jeunesse au patriotisme et à leur adhésion au PPA. Il consacra sa jeunesse entière à son parti avec dévouement et abnégation sans jamais faillir à son devoir et sans défection aucune. Suite aux événements de 1945, Ahmed Zemirli a été arrêté et séquestré dans les locaux de la gendarmerie de Tizi Ouzou, d’où il s’évada. Il a été recherché dans oute la région par les gendarmes à cheval, et fut arrêté une seconde fois sur les hauteurs entre Talalam et Boukhalfa.
Les gendarmes le ramenèrent à pied, traîné par une corde jusqu’aux locaux de la DST de Tizi Ouzou, puis il fut transféré vers la DST d’Alger. C’est ainsi qu’adulte, il était prêt à occuper des postes de haute responsabilité. Il gravit les échelons et devint cadre de parti. Ahmed Zemirli a été solidaire avec les patriotes membres de l’élite PPA radiés du parti (PPA MTLD) en 1949, suite à la crise politique dite «berbériste». A la trentaine, il rejoint la métropole pour organiser le premier noyau de la Fédération du FLN. L’historien et écrivain militant Mohamed Harbi le relate dans son livre FLN mirage ou réalité. Il fut, en effet, l’un des premiers responsables du déclenchement de la Révolution de 1954 jusqu’à son arrestation en 1958.
Emprisonné dans différentes maisons d’arrêt en France, subissant tortures et brimades pendant de longues années, il ne fut libéré qu’à l’indépendance. Il rejoint le pays en 1962 et continua ses activités au bureau politique et à la Fédération du FLN de Tizi Ouzou. Il contribua à la construction du pays laissé à feu et à sang par la horde sauvage des ultras de l’OAS qui ont appliqué la politique de la terre brûlée.Il fut nommé préfet du département de Grande Kabylie en 1964 et occupa le poste jusqu’en 1966. Il mena la dure mission de contribuer au dénouement de la crise FFS. Et suite au changement politique du 19 juin 1965, différemment qualifié par certains de coup d’Etat et par d’autres de redressement, il espéra vainement l’exécution des accords conclus entre Ben Bella et le FFS.
Par la suite, il occupa des postes de cadre dans des sociétés publiques jusqu’à sa retraite. Actuellement, il réside dans sa ville natale, Tizi Ouzou. Que Dieu te bénisse Sidi Ahmed, t’apporte aide et santé, te prête longue et agréable vie, toi le doyen de toute notre famille, que tu sois entouré de l’affection de tes proches, de l’amour de tes enfants et petits-enfants. Gloire et éternité à toi et à tes compagnons d’armes et de combat. Ton sacrifice et ceux de tous tes frères de combat ne seront pas vains. Tu es un héros pour ta famille, tes amis, ta région et ton pays.
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