Post-it: Les Héros de La Résistance Algérienne [1830-1962]

De l'époque numide aux temps modernes.
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AAF 2020
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Re: Post-it: Les Héros de La Résistance Algérienne [1830-196

Message par AAF 2020 »

EL-BAYADH : Une grande figure de lutte armée s'en va

Figure emblématique de la lutte de libération nationale, Le commandant NOUR Bachir, s'est éteint ce mercredi à l'âge de 86 ans à la suite d'une longue maladie. Valeureux combattant, n'ayant jamais eu froid aux yeux pour exprimer tout haut ses opinions à ses adversaires, il a été de toutes les luttes et de tous les combats. Reconnu pour ses qualités de baroudeur et de meneur d'homme, il a rejoint les rangs des combattants de la liberté tout au début de L'année 1956, aux cotés du Chahid Boucherit et du commandant Abdelwahab et de Hadj Benaouda. Il s'est distingué par son courage lors des grandes batailles à la tête de ses trois katibates des sections 15 de la wilaya V lors de la sanglante attaque de la caserne de Boussemghoun , qui s'est soldée par la mort d'une trentaine de soldats et la capture d'un haut gradé de l'armée française , mort ou vif sa tête fut mise à prix par les commandants des cercles militaires de tout le Sud Oranais. Héros incontestable, ayant été sur les premières lignes du front, son nom a retenti sur les cimes des montagnes de tout l'Ouest algérien. La seule évocation de sa présence dans la région faisait trembler de peur les officiers des SAS et des cantonnements militaires des hordes coloniales. Son abnégation et sa témérité légendaires lui valurent l'estime et le respect des cadres de l'état major de l'armée des frontières, dont notamment Feu le colonel Houari Boumediène qui lui confia personnellement de nombreuses missions d'organisation et d'entrainement au combat de l'élite de l'armée de libération notamment dans la région Nord du Maroc. Dès les premières heures de l'indépendance, ce monument de la lutte de libération a occupé de nombreuses et hautes fonctions au sein du FLN et de membre permanant du bureau national de l'ONM. D'une probité et d'une impartialité proverbiales ,toujours souriant et faisant preuve d'altruisme, d'une simplicité exemplaire, le défunt a refusé de très hautes responsabilités au sein des différentes structures de l'état ainsi que tous les compromis en s'attelant à donner le meilleur de lui-même à la tête de la municipalité d' El-Bayadh, laissant une empreinte digne d'un patriote et d'un nationaliste inégalé, viscéralement attaché aux idéaux et valeurs de l'esprit de Novembre et à son pays en toutes circonstances . Un vibrant hommage lui a été rendu lors de ses funérailles aussi bien par de très hauts responsables du pays que par les citoyens de différentes régions du pays venus en masse lui faire un dernier adieu au cimetière de la ville.
http://www.lequotidien-oran.com/index.php?news=5204424

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Re: Post-it: Les Héros de La Résistance Algérienne [1830-196

Message par AAF 2020 »

Décès du moudjahid Zoubir Bouadjadj à l'âge de 89 ans

Le Moudjahid Zoubir Bouadjadj, 89 ans, est décédé mardi matin, des suites d'une longue maladie en son domicile à Hydra, a-t-on appris auprès de son ami et compagnon d'armes, Athmane Belouizdad. Le défunt, membre du groupe des 22, est considéré comme une des figures de proue de la révolution algérienne.
Zoubir Bouadjadj a rejoint les rangs du Parti du peuple algérien (PPA) en 1942, dans la Casbah, et a participé à la manifestation du 1er mai 1945.
Il a rejoint le Comité révolutionnaire pour l'unité et l'action (CRUA), devient membre du groupe des 22 et participe au congrès des centralistes en août 1954 à Alger.
Il fut un acteur très actif de la Révolution en tant que chef de secteur. Il a été arrêté le 6 novembre 1954 et condamné à la perpétuité et ne sera libéré qu'après les accords d'Evian en 1962.
A l'indépendance en 1962, Zoubir Bouadjadj est député à l'Assemblée nationale, membre du comité central et responsable de la fédération du parti du Front de libération nationale (FLN) du Grand Alger.
Il sera inhumé mercredi après la prière du Dohr au cimetière de Sidi M'hamed à Alger, selon Athmane Belouizdad.
http://www.elwatan.com/actualite/deces- ... 63_109.php

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Re: Post-it: Les Héros de La Résistance Algérienne [1830-196

Message par numidia »

Allah yerahmou
:avo:

Un très grand homme, un du groupe des 22 , Rdjel
Ce sont des exemples et nous les perdons l'un après l'autre quasiment dans l'indifférence générale, 1954 - 2014, 60 ans après.
Allah yerham
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BerrouLana
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Message par BerrouLana »

Allah yarahmou,

Une autre étoile de notre histoire nous laisse, qu'Allah le reçoit dans son vaste paradis.
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Re: Post-it: Les Héros de La Résistance Algérienne [1830-196

Message par AAF 2020 »

Un dictionnaire des noms des martyrs de la révolution de la wilaya d'Alger disponible en décembre

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ALGER - Un dictionnaire des noms des martyrs de la révolution de libération nationale de la wilaya d'Alger sera finalisé le 11 décembre prochain, a annoncé vendredi le président du bureau des moudjahidine de la wilaya d'Alger, relevant de l'Organisation nationale des moudjahidine (ONM), Abdelmalek Mahious.
"2500 martyrs de la wilaya d'Alger ont été recensés jusqu'à présent et ce chiffre est appelé à augmenter après l'élaboration de la liste des martyrs de la région de Douera", a indiqué M. Mahious, dans une allocution au cimetière des Eucalyptus, à l'occasion de la commémoration du 53e anniversaire des manifestations du 17 octobre 1961 des émigrés algériens à Paris réprimées dans le sang par la police française.
Le dictionnaire qui devrait englober les noms des martyrs de la wilaya d'Alger sera disponible "avant la fin de l'année en cours", a-t-il assuré.
Après avoir déposé une gerbe de fleurs devant les stèles commémoratives des communes des Eucalyptus et de Khraissia et s'être recueilli à la mémoire des martyrs, M. Mahious a évoqué "les douloureux évènements du 17 octobre 1961 à Paris, au cours desquels les autorités françaises avaient exécuté des centaines d'Algériens et fait subir des atrocités à des milliers d'autres, pour avoir manifesté pacifiquement pour revendiquer l'indépendance de leur pays".
Le chef de la police de Paris, Maurice Papon avait ordonné l'assassinat des Algériens qui ont participé à la manifestation, transformant cette marche pacifique, qui avait rassemblé près de 30.000 manifestants, en carnage ayant coûté la vie à des milliers d'innocents, a-t-il rappelé.
Le bureau des moudjahidine de la wilaya d'Alger a recensé 300 martyrs originaires de la wilaya d'Alger ayant été jetés dans les eaux de la Seine, a-t-il précisé.
http://www.aps.dz/societe/12563-un-dict ... 3%A9cembre

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Re: Post-it: Les Héros de La Résistance Algérienne [1830-196

Message par AAF 2020 »

LE MOUDJAHID EST DÉCÉDÉ À EL KSEUR À 74 ANS : Madjid Khatri le baroudeur

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Madjid Khatri (à gauche) avec Djoudi Attoumi

A ses débuts au sein des moudjahidine, il sera affecté dans des unités combattantes où il se révéla un baroudeur, un combattant discipliné et un homme de valeur
La Wilaya III historique vient de perdre un de ses hommes de valeur, victime d'une crise cardiaque, Madjid Khatri, né en 1940 à El Kseur, une ville de colonisation dans la vallée de la Soummam. Malgré son jeune âge, il intégra la cellule FLN de la ville tout au début de la Révolution.
Après son démantèlement au milieu de l'année 1956, il rejoint les maquis en même temps qu'un certain nombre de militants recherchés; c'est ce qu'on appela «le groupe d'El Kseur» au sein duquel, il y avait ses aînés, comme Salhi Hocine, Tahar Amirouchen, Arezki Oukmamou et son frère Hocine, Mokrane Harani, Kamel Chikhi et tant d'autres. Ils deviendront tous des officiers de valeur au sein de l'ALN.
A ses débuts au sein des moudjahidine, il sera affecté dans des unités combattantes où il se révéla un baroudeur, un combattant discipliné, un homme de valeur apte à prendre des responsabilités au sein de l'ALN et du FLN dont les maquis avaient tellement besoin.
Sa dernière unité fut le commando de choc de la Région 3 où il se distingua lors de nombreuses actions militaires sur la Route nationale n°26 au niveau d'Ighzer Amokrane, Laâzib, Akbou, Tazmalt. Cette unité d'élite avait alors fait trembler l'ennemi qui ne circulait que par des convois escortés par l'aviation.

Un homme de valeur
Au cours de la célèbre bataille d'Iamourène, douar Ighram, près d'Akbou en juin 1958, une compagnie du bataillon de choc de la Wilaya III affrontait des milliers de parachutistes, de légionnaires, soutenus par l'aviation et l'artillerie; ce jour-là, des dizaines de bidons de napalm furent largués sur les positions des moudjahidine.
Madjid Khatri était là, au milieu des hommes, face à l'ennemi: les combats faisaient rage, avec une farouche résistance de nos combattants; les soldats ennemis après avoir ingurgité de la gnôle, une eau de vie très forte, avançaient et se faisaient à chaque fois faucher par les mitrailleuses et les armes de nos vaillants combattants. Le même scénario se répéta jusqu'à la tombée de la nuit. Et tout au long de ces combats, Madjid Khatri se révéla un brave, sans flancher, sans se retirer de l'enfer du feu nourri de l'ennemi et de l'enfer provoqué par l'artillerie et l'aviation.
L'armée coloniale perdit plus d'une centaine d'hommes, alors que 29 moudjahidine tombèrent au champ d'honneur, calcinés par le napalm ou déchiquetés par l'artillerie ou l'aviation; parmi ces héros, il y avait l'aspirant Saïd Bellil dit «l'Indochine», Arouche Ali dit «Ali Baba» et d'autres braves. Vers la fin de l'année 1959, Si Madjid dut rejoindre l'Akfadou pour être aux côtés du lieutenant Zioual Allaoua, chef militaire de la Zone 2 devenu également président des congressistes ou «des officiers libres» où il sera un acteur et un témoin privilégié.
D'ailleurs, il livra, quelques mois avant sa mort, son témoignage dans quatre émissions à la Radio Soummam. Son parcours militaire ne s'arrêta pas là. Après le règlement de l'affaire «des officiers libres» pour le grand bonheur des responsables et des combattants de la Wilaya III, le défunt accompagna son chef au sein d'un groupe de combattants de valeur, comme Krimat Abdelkader, Bouzidi Tayeb, Ahcène Moussouni, Abderahmane Bordji pour une tournée en Zone 1 et précisément dans la région de Djaâfra. Ce groupe accompagnateur sous le commandement du lieutenant Zioual Allaoua reçut une information de haute importance. Il s'agissait d'un harki gagné à la cause nationale qui était disposé à les aider à investir le poste militaire d'Ighil Amar afin de s'emparer des hommes et des armes. Après une première tentative qui a échoué, le poste fut finalement enlevé vers novembre 1961, en présence de certains responsables locaux comme Si Brahim Belarbi.
Une fois de plus, Madjid Khatri était dans le feu de l'action. Et grâce au courage de chacun des membres de ce groupe, une vingtaine d'armes furent emportées, en même temps qu'une grande quantité de munitions.
Pour la première fois dans l'histoire de l'ALN, les huit appelés français dont un maréchal des logis servant dans le poste furent ligotés et laissés sains et saufs, pour leur grand bonheur et celui de leurs familles. Tous les harkis au nombre de vingt-trois (23) accompagnèrent les moudjahidine avec leurs armes. Le butin de guerre se composait de 30 fusils US 17, 7 PM MAT 49 et 7 fusils Garant. Quelques jours seulement après cette action héroïque, le lieutenant Zioual Allaoua trouva la mort les armes à la main dans la même région de Djaâfra.
Le groupe revint en Zone 2 et ce fut à cette occasion que Madjid Khatri fut affecté comme membre du comité de la Région 4. Ensemble, nous nous sommes attelés à reconstituer nos structures dans cette région durement touchée par l'opération «Jumelles». Avec Zane Boualem notre chef de région, Belkacem Benseghir, Chekabi Larbi, Dellys Abdallah, Amirouche Méziane, Smail Benaoudia, etc... nous avons ensemble réorganisé cette région, le coeur de la vallée de la Soummam et avions investi les villes d'Ighzer Amokrane, Akbou, Tazmalt et rétabli la confiance de la population envers les moudjahidine.

Démobilisé sur sa demande
Désormais, l'ALN avait repris l'initiative sur le terrain et triomphé dans plusieurs actions.
Ensemble, avec Madjid Khatri, nous avons continué le combat, non sans escarmouches, accrochages et embuscades contre l'ennemi jusqu'au 19 mars 1962 qui a proclamé la fin de la guerre.
Aussitôt après, le défunt fut démobilisé sur sa demande pour participer à l'édification du pays et entre autres, en qualité de responsable au sein de la direction du transport Sonatrach de Béjaïa jusqu'en 1985, date de sa mise à la retraite.
Madjid Khatri est resté fidèle à ses principes: honnêté, intégrité et fidélité l'accompagneront jusqu'au dernier jour de sa vie. En ce dimanche 12 octobre de nombreux anciens compagnons d'armes, des responsables de l'ONM de la wilaya et des citoyens de la région accompagnèrent Si Madjid, l'ancien moudjahid au cimetière d'El Kseur pour y être inhumé aux côtés de ses aïeux. Ce fut Aslat Méziane, ancien chef militaire de la Zone 2 qui eut le privilège de prononcer l'oraison funèbre en mettant en valeur le glorieux parcours du défunt.
Ainsi, Madjid Khatri est parti rejoindre ses compagnons d'armes tombés dans les combats, pour la plupart à ses côtés.
Le défunt laissa un grand vide au sein de sa famille, de ses anciens compagnons d'armes et des citoyens de toute la région.

* Ancien officier de l'ALN 1956-1962 - Ecrivain

http://www.lexpressiondz.com/actualite/ ... udeur.html

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Re: Post-it: Les Héros de La Résistance Algérienne [1830-196

Message par AAF 2020 »

ZOUBIR BOUADJADJ : Un autre des "22" tire sa révérence

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Si Zoubir, l'aimable, durant sa vie et le mémorable, après sa mort...

«La mort ne surprend point le sage: il est toujours prêt à partir.» Jean de La Fontaine
Mardi matin. Il est 10h 30. Le jeune Nabil, journaliste à la Télévision algérienne, m'appelle et me dit: «Pour Si Zoubir, j'ai...» Je l'ai interrompu, aussitôt, pour lui confirmer que, comme convenu, je devais aller le voir ce jeudi 16 pour insister auprès de lui afin qu'il accepte cet important portrait dont on avait discuté, bien avant. Le jeune Nabil voulait coûte que coûte avoir cet honneur et ce plaisir de faire parler un des anciens membres des 22, sinon le plus important. Mais, me répliqua-t-il, «ce n'est pas pour ça que je t'appelle, je viens d'apprendre que Si Zoubir, «Rahmatou Allahi Alayh...» Hébété, atterré, je n'en croyais pas mes oreilles. Je ne savais quoi répondre. Mais je balbutiais quand même: «Est-ce possible? De qui tiens-tu cela?» «Je viens de confirmer la nouvelle avec Sid-Ali Abdelhamid, mais essaye de ton côté et on se rappellera», me dit-il. Si Abdelhamid ne se trompe pas, il ne parle pas à la légère, ce premier Novembriste, cet infatigable militant du Mouvement national pour l'indépendance de l'Algérie..., me suis-je persuadé. Mais allons voir quand même l'inséparable ami de Si Zoubir, l'instit Youcef Zani, il doit être au courant, certainement! La suite, vous la devinez. Notre frère Zoubir nous a bien dit qu'il partirait à l'heure choisie par son destin... Il n'en était pas surpris, parce qu'il était prêt à partir! Il est parti, en effet, appelé par Notre Seigneur si bon et clément, Notre Dieu toujours vivant...
Un enfant de la Casbah
Zoubir Bouadjadj, un nom qui résonne dans la tête de ceux qui l'ont connu, qui ont travaillé avec lui ou sous ses ordres. Un Homme qui vous frappe par sa modestie, son honnêteté et..., disons-le franchement, son intégrité exacerbée, en ces temps où le gain facile, le vol et la corruption sont devenus monnaie courante. Quel personnage que cet enfant de la Casbah, un authentique militant qui n'a vécu que pour son pays... l'Algérie!
Allons voir son parcours pendant les années de plomb, ces années où le courage et la détermination ne manquaient pas chez nos jeunes responsables, précurseurs de cette admirable révolution de Novembre 1954. Qui est donc celui que l'on célèbre aujourd'hui par cet hommage posthume? Il faut le présenter à la jeunesse qui a tant besoin de connaître ses dirigeants qui ont symbolisé, sur le terrain de la réalité, cette âme de patriotes responsables, actifs, réfléchis et discrets, toujours à cheval sur le nationalisme anticolonial. Nous sommes en 1942 et Zoubir Bouadjadj n'a que 17 ans quand il adhère au PPA (Le Parti du peuple algérien) à la Colonne Voirol. Il milite avec un trop-plein d'énergie en tant que concepteur d'importantes opérations au niveau de son parti. Il participe activement à la manifestation du 1er Mai 1945, à Alger, où la police, intraitable, tire sur les militants. Ce jour, quatre hommes tombent, le drapeau déployé: Ghazali El-Haffaf, Ahmed Boughlamallah, Abdelkader Ziar et Abdelkader Kadi. Là, Zoubir Bouadjadj prend de plus en plus conscience du drame algérien et rejoint l'OS, peu après sa création en 1947. Il milite dans cette organisation qui a pour mission la formation de cadres capables de diriger l'action révolutionnaire. Partisan invétéré - son âge et sa fougue lui permettent de vouloir plus -, il rejoint le Crua (Comité révolutionnaire pour l'Unité et l'Action) après le démantèlement de l'OS par la police française, et devient le membre le plus actif du «Groupe des 22». Il participe au Congrès des Centralistes, en août 1954 à Alger, des assises qui confirment l'urgence de la lutte armée.
Et c'est ainsi qu'à la veille du déclenchement des opérations du 1er Novembre, il se trouve, aux premières loges, responsable de cinq commandos dans le secteur d'Alger, supervisant cette fameuse réunion des «Six», au domicile de Mourad Boukechoura à Pointe-Pescade, aujourd'hui Raïs Hamidou, et appliquant le mot d'ordre annonçant, par des faits d'armes, le début de la Guerre de libération nationale.
Après cette réunion et au cours de la dernière semaine d'octobre 1954, Zoubir Bouadjadj, qui est sur ses 29 ans, rencontre son ami d'enfance, le «saint-just» de cette révolution naissante, Didouche Mourad, qui lui confie une mission importante. Il sait qu'elle est lourde, d'autant qu'en juillet dernier, il a été la cheville ouvrière de cette suprême réunion des 22 - dont Boudiaf a été le concepteur -, une réunion qui devait activer le processus de notre décolonisation, par les armes. Il dit «je suis prêt!»..., il dit oui à ce véritable chef, à l'âme de la révolution, au ferment de cette pâte qui commence à lever doucement. Zoubir et Mourad sont des inséparables. Voyons un écrit les concernant: «...Pour Zoubir tout ce que disait son ami Didouche était parole d'Evangile et il se souvenait qu'un jour où, par négligence, il ne l'avait pas contacté au jour et à l'heure prévus, celui-ci, follement inquiet, avait téléphoné aux commissariats et aux hôpitaux pour vérifier s'il n'avait pas été victime d'un accident.» C'est dire l'amitié, plus encore, les sentiments de fraternité qui liaient ces deux précurseurs de la révolution de Novembre 1954.
Ainsi, en ce mercredi du mois d'octobre, Didouche confie à Bouadjadj ce message de Rabah Bitat: «L'heure est proche...», non sans lui expliquer le but de sa mission. Il s'agit donc d'une «affaire» sérieuse, au moment où les nationalistes activistes sont étroitement surveillés. Bouadjadj doit s'occuper de la concrétisation du programme du
1er Novembre. Il doit, également, encadrer le jeune journaliste d'Alger Républicain, du nom de Mohamed Laïchaoui, qui va corriger et, probablement, revoir le texte de la «Proclamation du 1er Novembre» qui sera tiré en 500 exemplaires pour être envoyé, le jour J, à des personnalités d'Algérie, aux journaux, aux ambassades, pour annoncer le début de la révolution et les buts qu'elle doit poursuivre. Cette mission délicate que doit accomplir le jeune Bouadjadj va se dénouer en compagnie de Ouamrane, Krim Belkacem et autres responsables à Ighil-Imoula, en Haute Kabylie. Cet important épisode, dans les chroniques de la révolution, sera certainement mieux conté, en tout cas longuement, par les historiens pour être servi aux jeunes comme une valeur d'exemple et de sensibilisation. Le 1er Novembre 1954, à minuit, le FLN allume le feu de la Révolution en se lançant dans des actions armées sur tout le territoire algérien. C'est ça la réussite, c'est ça la joie de Zoubir Bouadjadj, l'une des figures de proue de cette décisive entreprise qui a abouti au recouvrement de notre souveraineté nationale, longtemps spoliée par les malfrats de la colonisation.
«Heureux qui comme Ulysse a fait ce beau voyage», disons-nous. Mais celui de Bouadjadj, tout en étant aussi beau que celui du héros de la guerre de Troie, ne le mène pas dans sa joyeuse Casbah, pour retrouver les siens, comme Ulysse dans son île d'Ithaque, pour y retrouver son épouse Pénélope, mais droit en prison, frappé d'une sévère condamnation: la perpétuité. En effet, il est appréhendé le 6 novembre 1954. Il n'est libéré qu'après les Accords d'Évian en 1962. A l'indépendance, Zoubir Bouadjadj va assurer la continuité de la révolution qu'il disait non achevée, à cause de nombreuses séquelles que le colonialisme a laissées dans le pays. Il va faire de la politique à l'Assemblée nationale et au FLN où il est député dans la Constituante, membre du Comité central et responsable de la FGA, la Fédération du parti du Grand-Alger. Mais voilà que le climat politique se délite, les responsables s'échauffent, se divisent et se déchirent. Le coup d'État militaire contre Ben Bella, le 19 juin 1965, fait le reste.
Zoubir Bouadjadj claque la porte, malgré d'alléchantes propositions que lui fait Boumediene. Et, pendant que les «assoiffés de pouvoir» se bousculent au portillon, il choisit un autre chemin. Il s'occupe de sa famille, en exploitant une petite unité de confiserie orientale, jusqu'à ce triste 14 octobre 2014.

Le rêve d'une société plus juste
Je le vois encore, aujourd'hui, debout - permettez-moi l'utilisation de la première personne du singulier -, dans ce bureau qu'il partageait avec ses deux frères de combat dans leur petite fabrique, disons familiale, Si Mohamed Merzougui, paix à son âme, et Si Othmane Belouizdad, à qui je souhaite longue vie. Il le partageait également avec tous ses amis qui venaient souvent pour ce petit brin de causette dont il ne pouvait se séparer. Oui, je le vois encore, habillé comme un «djernati», ce commun journalier, faisant des allers et retours entre les vieilles machines fabriquant sa «halwat turc» et ses «loukoums», et ce mythique bureau où il vivait son rêve d'une société plus juste et plus égalitaire, comme Émile Zola l'a célébrée dans Germinal. Je le vois encore, avec son petit sourire quand il nous regardait du coin de l'oeil. Et ce regard en disait long. Si Zoubir nous écoutait parler et s'exprimait rarement, quand il ne pouvait vraiment pas se retenir. Et là, il se répandait en des propos «zoubiriens»: des mots secs, vrais et quelquefois acides, qui vont droit au coeur. Inutile de restituer certaines discussions passionnées sur des problèmes de l'heure, où l'on sentait le courage et souvent la peine de celui qui ne lésinait sur aucun terme pour décrire ceux qui ont agressé le pays dans son économie, sa politique et ses valeurs. Aujourd'hui, avec son départ, nous sommes contraints - et nous le disons chaque fois dans pareille circonstance - de reconnaître que nous avons occulté l'aspect important de notre Histoire. Nous n'avons pas entretenu, comme il se doit, ce patrimoine fait de valeureux dirigeants, symboles de notre pays, de notre passé! N'est-ce pas déplorable, voire affligeant, quand des noms «bien propres», désignant d'emblématiques personnages, subissent aujourd'hui dans l'indifférence, comme toutes voix éteintes, les aléas de l'inéluctable érosion de la mémoire et l'infortune de l'avilissant mépris? Ne sont-ils pas des leçons d'Humanité...? Oui, ce sont, non seulement, des cours magistraux qui nous enseignent que notre souveraineté est née du combat du peuple algérien..., mais ils sont, pour ainsi dire, l'Histoire elle-même, que nous devons conter volontiers, résolument et fièrement, en nous enorgueillissant de notre Algérie qui ait pu produire des hommes de ce gabarit, de ce tempérament, de cette qualité, où les mots valeurs et mérites, au pluriel, ne leur faisaient pas défaut. Alors, dans ce même ordre d'idées, l'envie nous pousse à poser cette question. Qui parmi les jeunes et, peut-être, les moins jeunes, connaissait Zoubir Bouadjadj, ce pionnier audacieux qui a su braver le péril colonialiste et, au prix de sa vie, s'est lancé dans une «aventure historique» avec de braves compagnons pour nous léguer une organisation, un programme d'action et un mode de gestion, où abondent le sacrifice et la fidélité aux principes..., dont est jaloux notre peuple?
En tout cas, en guise de réponse, avant le travail que vont présenter les historiens, il y a déjà une satisfaction quand on sait que Nabil, ce jeune journaliste de la Télévision algérienne, pensait à Si Zoubir pendant longtemps. Il tenait mordicus à entreprendre cet effort de mémoire avec ce personnage qui le fascinait. Oui, la satisfaction existe, et on sent qu'il y a ce retour au sérieux et aux constantes de Novembre.

Zoubir le mémorable
Et là, avant que ne vienne ce travail, nous disons, par honnêteté, que si les circonstances nous ont obligés, par le passé, à accepter comme dans toute révolution, des gens qui vivent d'imposture et d'esbroufe, c'est-à-dire de réputations surfaites, nous savons pertinemment qu'il y a «plus robustes, plus résistants» - les véritables nationalistes - que nous devons célébrer pour leur parcours, leur notoriété, leur considération. Cela pourrait s'interpréter comme leurs dernières volontés que nous devons accomplir, et comme des questions auxquelles nous devons répondre pour mesurer la distance qui nous reste à parcourir dans la réalisation de notre mission pour garantir la promotion de l'Algérien et le développement du pays. C'est alors que nous mettons à la disposition de la jeune génération, élevée dans l'oubli des grands hommes qui ont contribué à l'édification de l'Algérie, le souvenir de Zoubir Bouadjadj, c'est-à-dire la mémoire de cet «Historique», pour lui servir de base dans ses études et ses recherches, concernant ces hommes d'une autre dimension et leur apport considérable à la lutte de Libération nationale, étant entendu qu'ils ont été les principaux responsables autour desquels s'articulait notre grandiose révolution de Novembre 1954. Ainsi, pour être clair dans notre propos, nous faisons nôtre la sagesse des anciens qui disaient que «la mort est le commencement de l'immortalité» car, contrairement à une autre pensée d'un sage, elle n'est pas cette phrase interrompue. Elle continue dans l'Histoire qui doit être écrite consciemment, sans trop de fioritures, en tout cas dans le strict respect de la vérité, pour la glorifier et éliminer les non-concernés et les indus-occupants qui s'y sont accrochés comme des sangsues pour en profiter, à leur aise.
En effet, Zoubir Bouadjadj, comme ses amis, ce groupe légendaire d'El Madania, ceux qui ont fait la Révolution - comprenez par là, qui l'ont conçue - répétait constamment au cours de discussions, qu'il avait conscience que rien ne pouvait nous faire avancer dans notre course du troisième millénaire que ces enfants à qui nous devons absolument leur faire toucher du doigt les sacrifices de leurs parents et les splendeurs de notre passé. C'est de cette manière qu'ils pourront être plus à même de suivre avec abnégation, avec fierté, comme leurs aînés, les valeurs ancestrales de notre peuple qui a toujours gagné ses défis. Cette importante résolution, venant d'un Homme au langage franc, direct, impartial, souvent tranchant sur certaines questions, nous fait rappeler cette autre affirmation de son inséparable ami Si Mohamed Merzougui, qui disait un jour: «J'ai l'espoir que les générations futures, avec plus de volonté et certainement plus d'intelligence, iront combler cet impardonnable déni en rattrapant le temps perdu et en réparant les dramatiques conséquences de cette culture ô combien abjecte: celle de l'amnésie.» Nous pensons avoir dit l'essentiel concernant Si Zoubir, l'aimable, durant sa vie et le mémorable, après sa mort... Nous espérons que les principes, dont il était composé, joueront encore leur rôle au sein de la jeunesse qui a tant besoin de ces valeurs utiles, pour construire ce grand édifice qui est l'Algérie...
http://www.lexpressiondz.com/actualite/ ... rence.html

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Re: Post-it: Les Héros de La Résistance Algérienne [1830-196

Message par numidia »

Allah yerahmou
:avo:

tous ces hommes, le groupe des 22, les fondateurs du CRUA, les 6, les centaines qui ont participé au déclenchement révolutionnaire, ...
tous ces hommes, si peu nombreux et pourtant d'une importance énorme pour notre histoire
une poignée d'hommes fiers, patriotes, libres qui ont mis en oeuvre leur volonté, leur rêve, leurs aspirations

de très grands Hommes, Rdjel
Allah yerhamhoum
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tayeb
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Re: Post-it: Les Héros de La Résistance Algérienne [1830-196

Message par tayeb »

Allah Yarhamou, purée que c'est triste, encore un bonhomme qui s'en va... J'ai l'impression que le bon Dieu nous prend les meilleurs et nous laisse la ...

AAF 2020
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Re: Post-it: Les Héros de La Résistance Algérienne [1830-196

Message par AAF 2020 »

Musée central de l’armée : Mohamed Belkheiria, le martyr oublié

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Au Musée central de l’armée, situé à Riadh El Feth, une aile au deuxième étage a été consacrée aux condamnés à mort exécutés dans les prisons de Serkadji (Alger), celle d’Oran et celle de La Casbah à Constantine.
Un véritable travail de mémoire, en hommage à ces hommes qui se sont sacrifiés pour leur pays, en payant de leur vie sous la guillotine, sauf que l’un de ces hommes a été oublié. Il s’agit de Mohamed Belkheiria, premier condamné à mort exécuté à la prison de La Casbah de Constantine le 7 août 1956, soit moins de deux mois après l’exécution, le 19 juin à Serkadji, de Ahmed Zabana et Abdelkader Ferradj.
Cet «oubli» ou «omission» sont pour le moins incompréhensibles, surtout que des archives de la presse française de l’époque, notamment La Dépêche de Constantine du 19 mai et du 8 août 1956, avaient relaté les faits, notamment l’arrestation de Mohamed Belkheiria, sa condamnation à mort et enfin son exécution dans l’enceinte du centre pénitentiaire de la prison militaire de La Casbah, alors qu’il n’avait que 23 ans.
Né le 12 juillet 1933 au douar Sfahi, commune mixte de Séfia à Souk Ahras, Mohamed Belkheiria a été engagé dans les rangs de l’armée française pour servir en Indochine. Il fera partie du 15e Bataillon des tirailleurs algériens (BTA) en garnison au camp Fray, à Mansourah, à Constantine. Selon les informations relatées par La Dépêche de Constantine, Belkheiria, qualifié de déserteur, avait quitté son unité au début du mois de mars 1956 pour rejoindre un groupe de moudjahidine à Djebel Ouahch. Avec ce groupe, commandé par le chef Salah Boubnider, plus connu par son surnom «Saout El Arab», il a exécuté plusieurs sorties au cours desquelles il participera à de nombreux attentats contre des fermes coloniales.
Le 26 avril 1956 à 19h, des attentats ont été commis dans la ville de Constantine par un commando du réseau FLN de Constantine, descendu du maquis de Djebel Ouahch. Belkheiria a participé à l’attentat commis au bar Chazot, situé derrière la Grande-Poste de la place de la Brèche, plus connu après l’indépendance par le café Bosphore, transformé actuellement en bazar. Il sera poursuivi et arrêté, alors que son complice réussit à prendre la fuite par la rue Bienfait (actuelle Abdelmalek Kitouni). Présenté devant le tribunal permanent des forces armées de la région de Constantine, il sera condamné à mort le 16 mai 1956.

http://www.elwatan.com/hebdo/histoire/m ... 91_161.php

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Re: Post-it: Les Héros de La Résistance Algérienne [1830-196

Message par AAF 2020 »

L’HOMME QUI MIT EN ECHEC L’ETOUFFEMENT DE LA REVOLUTION

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CONSTANTINE - Le chahid Bachir Chihani, alias Messaoud Eddib, a mis en échec, grâce à son intelligence et son ingéniosité, la stratégie du gouverneur général de l’Algérie de l’époque, Jacques Soustelle, qui voulait "étouffer la Révolution dans l’œuf", a affirmé lundi à Constantine un historien de l’université de Batna.

Le Pr. Youcef Menasria, qui s’exprimait lors d’une rencontre organisée à El Khroub en commémoration du 59ème anniversaire de la mort du moudjahid Chihani, a mis en exergue "la capacité de ce symbole de la guerre de libération nationale de contrecarrer toutes les tactiques de l’administration coloniale et ses efforts d’étouffer à la naissance la glorieuse Révolution".

Le sens de l’organisation et les capacités de "réplique immédiate" de Messaoud Eddib, dans la wilaya I historique, ont été déterminants à l’aube de la révolution, a ajouté le Pr. Menasria avant de s’attarder sur les aptitudes de ce meneur d’hommes qui avait prôné de libérer le pays par les armes "bien avant le 1er novembre 1954".

Les participants à cette rencontre commémorative ont évoqué un "soldat infatigable, au courage exemplaire".

Chihani Bachir, né en avril 1929 à El Khroub, est décédé le 27 octobre 1955, dans les Aurès, alors qu’il venait à peine de boucler sa 26ème année. Le corps du commandant de la célèbre bataille d’El Djorf, repose depuis le 24 octobre 1984 au Carré des Martyrs du cimetière El-Alia, à Alger. (APS)

http://www.constantine-aps.dz/spip.php?article31541

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Le colonel Benaouda appelle à la préservation des acquis de l’Algérie

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ANNABA - Le colonel Amar Benaouda (89 ans), membre du Groupe historique des 22, a appelé la jeunesse, lundi à Annaba, à l’occasion de l’hommage qui lui a été rendu par l’association Machaâl Ech-Chahid et le quotidien El Moudjahid, à préserver les acquis de l’Algérie.

"L’Algérie, aujourd’hui visée, a plus que jamais besoin de la fidélité et de la foi qui anima les combattants du 1er novembre 1954 pour défendre l’avenir commun de tous les Algériens", a souligné M. Benaouda lors d’une rencontre organisée à Annaba à l’occasion du 60ème anniversaire du déclenchement de la Révolution pour la libération du pays.

Le colonel Benaouda qui prit part au Congrès de la Soummam au sein de la délégation de la wilaya II historique du nord-constantinois, dirigée par Zighoud Youcef, a également souligné que lui-même et tous ses compagnons d’armes ont "aimé l’Algérie et ont eu la foi pour la libérer".

"Les Algériens ne peuvent jouir de la liberté que grâce aux sacrifices d'hier et d’aujourd’hui", a également indiqué l’ancien responsable de l’armement de l’ALN-FLN, estimant que la Révolution a "tiré son énergie du peuple algérien qui a cru en l’indépendance, et du courage du peuple qui a permis de venir à bout de la tyrannie colonialiste, appuyée par l’OTAN".

La rencontre s'est déroulée en présence du wali, Mohamed Sandid, d’élus et de jeunes qui ont chaleureusement applaudi lorsque des responsables ont endossé au colonel Benaouda un burnous blanc, en signe de respect et de reconnaissance.
http://www.aps.dz/regions/12993-le-colo ... g%C3%A9rie

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Re: Post-it: Les Héros de La Résistance Algérienne [1830-196

Message par AAF 2020 »

L'Ecole paramédicale de santé militaire de Ain Naadja baptisée du nom de la martyre Ziza Sakina dite "Messika"

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ALGER - L'Ecole paramédicale de santé militaire de Ain Naadja (Alger), inaugurée récemment par le général de corps d'armée Ahmed Gaid Salah, vice-ministre de la Défense nationale, chef d'état-major de l'Armée Nationale Populaire (ANP), a été baptisée mardi du nom de la martyre Ziza Sakina dite "Messika".
La cérémonie a été présidée par le général major Habib Chentouf, commandant de la 1ère région militaire en présence du directeur de l'hôpital central, le général major Souid Mohamed El Bachir ainsi que des proches de la famille de la martyre.
Dans une allocution prononcée à cette occasion, le directeur de l'Ecole nationale de santé militaire, le général Senoussi Briksi Ibrahim El Khalil, a présenté les différentes formations et stages proposées aux affiliés de cette nouvelle structure.
A cette occasion, le général major Habib Chentouf a remis une distinction à la famille de la chahida Ziza Sakina, avant de signer le livre d'or de l'Ecole.
Née le 28 janvier 1934 à Merouana (Batna), la martyre Ziza Sakina a rejoint les rangs du FLN en tant qu'infirmière au grade de caporal et a exercé comme chef de service Soins à Colo et Skikda.
Elle tombera au champ d'honneur en 1955 suite à un raid aérien de l'ennemi français.
http://www.aps.dz/sante-sciences-tech/1 ... te-messika

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TAM : LA BASE DE L’ANP BAPTISEE AU NOM DU MOUDJAHID OUANKERBI AHMEDOUNE

TAMANRASSET - La base aérienne de l’Armée nationale populaire (ANP) à Tamanrasset a été baptisée jeudi au nom du Moudjahid Ouankerbi Ahmedoune.
La cérémonie a été présidée par le général-major Amar Athamnia, commandant de la 6ème région militaire (6RM), en présence d’officiers supérieurs de cette RM.
Dans une allocution lue au nom du commandant de la 6ème RM, le directeur régional de la communication, de l’information et de l’orientation de la 6e RM, le colonel Amine Gharbi, a affirmé que "la baptisation de la base aérienne au nom du moudjahid Ouankerbi Ahmedoune (1911-1962), connu de son pseudonyme Fodhil, intervient en application des instructions du haut commandement de l’ANP portant dénomination des structures des unités relevant de l’institution militaire".
L’objectif étant de valoriser les sacrifices des glorieux Chouhada et Moudjahidine et célébrer le 60ème anniversaire du déclenchement de Révolution du 1er novembre 1954, a-t-il ajouté.
"Né en 1911 dans la région de Takhmelt (Illizi), le moudjahid Ouankerbi, qui a rejoint la lutte armée en 1957 dans la zone VI historique, fut chargé d’opérations militaires, de la sensibilisation et de la communication inter-régions, des frontières aux zones d’Amguid et Tihaouhaout", a fait savoir l’officier supérieur.
Le moudjahid, qui a été aussi chargé d’étendre les activités de la guerre de libération nationale dans la région, puis nommé en 1959 responsable du bureau de mobilisation dans le Tanezrouft, a pris part à des batailles contre le colonisateur, dont celle de Issan. Il est décédé le 5 juillet 1962 d’un arrêt cardiaque.
L’occasion de cette cérémonie de dénomination a été mise aussi à profit pour honorer le moudjahid Mohamed Filli, membre du bureau de wilaya de l’organisation nationale des Moudjahidine.
http://www.ouargla-aps.dz/spip.php?article15279

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Re: Post-it: Les Héros de La Résistance Algérienne [1830-196

Message par AAF 2020 »

Révolution/Groupe des 22: un tournant décisif né d'une volonté d'émancipation politique

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ALGER - La réunion du comité des 22, qui a constitué un tournant historique dans le processus de préparation de la lutte armée, le 1er novembre 1954, était une initiative née de la détermination d’un noyau de militants représentatif du peuple algérien de s'affranchir du joug colonial pour aboutir enfin à l'indépendance nationale.
Quelles que furent les divergences rapportées sur la période charnière ayant précédé et abouti au déclenchement de la lutte armée, un fait demeure unanimement rapporté par les historiens: celui de la détermination" de tout un peuple, base et élite, de se libérer de l'oppression coloniale.
C'est qu'en dépit des multiples divisions ayant émaillé à l’époque l’action politique, le souci d’unicité des rangs autour de l’objectif suprême de l’indépendance avait alors tout transcendé.
Il faut ainsi remonter au moins jusqu’à la période comprise entre 1945 et 1946, marquée par des dissensions au sein du Parti du Peuple algérien (PPA), pour confirmer le souci qui animait la majorité des militants de faire fi des divergences d’opinions et des prétentions de leadership.
"La question de la violence dont avait parlé Messali Hadj en 1924 et 1925 avait été enterrée", témoignait récemment à l’APS, l’un des derniers survivants du Groupe des 22, Amar Benaouda.
Pour cet acteur précieux de l’histoire de l’Algérie révolutionnaire, la création du Mouvement du Triomphe des Libertés Démocratiques (MTLD) répondait à ce souci de faire renaitre "l’esprit militantiste" qui avait déserté les rangs du PPA.
Une situation qui avait révolté Mohamed Belouizdad, l’incitant à créer en 1947, l’Organisation Secrète (OS), a-t-il rappelé.
M. Benaouda, qui estime que l’OS incarnait tout à la fois "l'action et la formation militaires dans les techniques de la guérilla", revient sur les circonstances de dissolution de cette organisation avec son lot d’arrestations, d’emprisonnements et de condamnations à mort.
"C’est en prison que nous nous sommes connus, une amitié et une fraternité sont nées entre les militants de Oued Zenati, de Constantine, de Annaba, de Skikda et d'autres. La prison s’est finalement transformée en un carrefour de connaissances", commente ce moudjahid, insistant sur la notion de "solidarité" que créent les causes communes.
C’est ce qui a permis à Mohamed Boudiaf, Brahim Chergui, Didouche Mourad, Mohamed Boussouf et Habachi Abdesslem de demeurer en contact après la dissolution de l’OS et de constituer le premier noyau du fameux Groupe des 22.
Ceci, dans un contexte marqué par de nouvelles scissions au sein du MTLD, affaibli par une implosion entre Messalistes et Centralistes. C'est ce nouveau facteur de tension qui fut à l’origine d’une autre tentative de resserrement des rangs : la création en mars 1954 du Comité révolutionnaire pour l’action et (Crua).
Les dirigeants déjà cités, auxquels se sont joints Rabah Bitat et Lakhdar Bentobal, avaient alors décidé de réagir face à cette situation car "convaincus que la désunion des rangs au sein du MTLD n’allait pas servir la cause de la révolution algérienne et qu’il serait difficile de recréer une synergie autour d’un parti comme ce fut le cas pour le PPA qui avait réussi à avoir la confiance du peuple", ajoute M. Benaouda.
En premier lieu, ce furent les "hors la loi" et les condamnés à mort, comme Bentobal, Zighout, Ben M’Hidi, Boudiaf, Didouche Mourad, ainsi que Benaouda qui avaient été contactés pour la réunion du 25 juin 1954 au domicile de Elias Derriche au ex-Clos Salembier (Alger).
Benaouda prête au propriétaire de cette demeure historique un "grand courage", dès lors qu’il avait pris d’énormes risques alors qu’il n’avait aucun lien avec la Révolution "ni de près, ni de loin". Le 22ème membre du Groupe c’était lui alors qu’il n’avait aucunement pris part au conclave, ni concerné par ses décisions.
"Nous, nous savions ou nous allions contrairement à lui qui ignorait même que nous étions condamnés à mort", tient-il à ajouter, notant que l’objectif de la réunion était de "réunifier les rangs du parti afin de libérer le pays".
La réunion historique des 22
Durant ce conclave historique, Mohamed Boudiaf et Mustapha Benboulaid avaient pris la parole pour, entre autres, assurer que les Aurès étaient "suffisamment dotés en armes pour soutenir d’autres régions", selon les témoignages.
La "détermination" pour libérer le pays était telle que la question de la désignation de celui qui dirigera la révolution, problématique au départ, avait fini par être résolue à travers l’élection d’une direction collégiale, mettant un terme au "duel" Boudiaf-Benboulaid.
Lors de la même réunion, l’idée de l’action armée était ainsi suffisamment mûre pour donner lieu à la déclaration du 1er Novembre, même si cette date n’a pas été arrêtée à ce moment-là, si ce n’est le principe que cela doit se passer dans les six mois tout au plus.
Le moudjahid Mohamed Mechati, également membre des 22, décédé en juin dernier, soutient, dans une de ses déclarations à la presse, que "le mot d’ordre" de la lutte armée avait été adopté à "l’unanimité" par le groupe historique.
L'une des premières décisions prises à l’issue de cette réunion avait été le découpage de l'Algérie en cinq zones, les Aurès, confiée à Mustapha Ben Boulaïd, le Nord-Constantinois à Didouche Mourad, la Kabylie, à Krim Belkacem et Amar Ouamrane, Alger et l'Algérois à Rabah Bitat et enfin, l'Oranais à Larbi Ben M'Hidi. Mohamed Boudiaf était, quant à lui, chargé de la coordination entre les zones.
Un fait mérite, par ailleurs, d’être réaffirmé: les 22 architectes de la révolution, tous des anciens de l’OS, étaient en majorité des jeunes peu ou mal connus à l’intérieur et à l’extérieur car ils activaient dans la clandestinité.
"La volonté et l’amour de la patrie étaient les véritables secrets du succès de la révolution (...) Nous avons encore foi en l’Algérie comme une seule nation. Les différences doivent être des facteurs d’enrichissement et de force qu’il faut exploiter exclusivement dans l’intérêt du pays", déclarait à la presse Abdelkader Lamoudi, un autre membre des 22 encore en vie. Tout un programme.
http://www.aps.dz/algerie/13062-r%C3%A9 ... -politique
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