Les sous-marins Rubis et Saphir reçoivent la Croix de la valeur militaire
Engagés l'an dernier dans les opérations menées au large de la Libye, les sous-marins nucléaires d'attaque Rubis et Saphir, ainsi que leurs équipages, ont été cités à l'ordre de la Marine nationale et ont reçu la Croix de la valeur militaire avec palme de bronze. La cérémonie s'est déroulée le 5 juin, au Monument national des sous-mariniers à Toulon. Présidée par le vice-amiral Charles-Edouard de Coriolis, commandant les forces sous-marines françaises, elle fut également l'occasion de remettre des récompenses individuelles. « Unités engagées pendant toute la durée du conflit libyen, les SNA se sont particulièrement distingués dans l'accomplissement des missions qui leurs ont été confiées. Le Rubis et le Saphir ont opéré plusieurs semaines et parfois plusieurs mois au plus près des côtes libyennes fournissant des renseignements déterminants et soutenant les opérations aériennes », souligne la Marine nationale. Les Rubis et Saphir sont les deux premiers SNA français. Construits à Cherbourg et mis en service en 1983 et 1984, ces bâtiments, qui devaient initialement s'appeler Provence et Bretagne, mesurent 73.6 mètres de long et présentent un déplacement de 2670 tonnes en plongée. Capables d'atteindre 25 noeuds en immersion, ils sont armés par deux équipages de 68 hommes. Leurs capacités offensives sont constituées par des torpilles lourdes et des missiles antinavire Exocet SM39, 14 munitions pouvant être tirées au moyen de quatre tubes de 533mm.
Les Rubis et Saphir, comme les quatre autres sous-marins de cette classe (Casabianca, Emeraude, Améthyste et Perle) seront remplacés entre 2017 et 2027 par les six nouveaux SNA du type Barracuda.
France Transforms Counter-Mine System for Counter-IED Missions Above: The SOUVIM 2 system comprises two vehicles, the one at the front is fitted with the low pressure tires which are not being used with the counter-IED mission in Afghanistan.
Following several years of development of a complex and ambitious route-clearing counter-mine system, the French Army has halted the original program, transforming the available assets to better cope with Improvised Explosive Devices (IEDs) in Afghanistan. Since their deployment to Afghanistan six months ago the unit operating SOUVIM 2 encountered 18 IEDs at a rate of 1-2 per week. About one third of the detections were attributed to SOUVIM.
The first two SOVIM 2 (VDM) converted for counter-IED missions are currently supporting the French forces in Afghanistan. More vehicles are to be delivered within a year. Photo: Yves Debay
La Direction générale de l’armement (DGA) a commandé auprès de Sagem (groupe Safran) 5 drones Sperwer Mk II supplémentaires afin de compléter le parc de Systèmes de drones tactiques intérimaires (SDTI) mis en oeuvre par le 61ème Régiment d’Artillerie de Chaumont, qui l’unité « renseignement d’origine image » de l’armée de Terre.
D’après le communiqué diffusé par Sagem, les appareils seront livrés entre le second semestre 2012 et mi-2013. Il « permettront d’assurer le maintien de la capacité de drones tactiques » de l’armée de Terre, précise encore le texte.
Par aillleurs, Sagem a obtenu un second marché avec la modernisation du module GPS code P(Y) de l’ensemble des drones Sperwer en service. Développé par la filiale de Safran pour le Rafale, ce système est « couplé à la centrale de navigation du drone », ce qui permet une « géo-localisation très précise des objectifs obersvé au sol » par la boule Sagem Euroflir 350+.
En février dernier, Sagem avait déjà obtenu le contrat de maintenance des Sperwer auprès de la Structure Intégrée du Maintien en conditions opérationnelles des Matériels Aéronautiques du ministère de la Défense (SIMMAD).
Lancé par une catapulte – deux nouvelles, « plus légères et compactes », produites par Robonic Oy, ont été récemment commandées – le Sperwer peut voler pendant 4 heures. Grâce à ses capteurs, il transmet les images qu’il recueille en direct aux équipes au sol. Une fois sa mission terminée, il atterrit grâce à un parachute et à des airbags censés amortir le choc.
D’après Sagem, 140 Sperwer et 25 SDTI ont été produits par son établissement sité à Montluçon, dans l’Allier.
Cherbourg : Echanges franco-allemands dans le domaine de la guerre des mines
Le chasseur de mines allemand Rottweil
Les experts de la guerre des mines de la Marine nationale et de son homologue allemande se retrouvent cette semaine à Cherbourg pour échanger sur ce domaine de lutte. Le chasseur de mines Rottweil fait escale dans le port du Cotentin, où est également arrivée une délégation allemande de cinq plongeurs démineurs allemands. Ceux-ci participent à une série d'échanges avec leurs homologues du Groupe de plongeurs démineurs (GPD) de la Manche. Depuis le jumelage de celui-ci, en 1998, avec la Minentaucherkompanie d'Eckernförde, des rencontres franco-allemandes sont organisées chaque année afin de faire le point sur l'évolution de la guerre des mines, échanger expériences et savoir-faire, tout en menant des exercices et entrainements communs. Ainsi, le Rottweil doit participer à une opération de déminage en baie de Seine avec le Vulcain, un Bâtiment base de plongeurs démineurs français.
CMA CGM retenu pour assurer la logistique maritime des armées françaises
Véhicules militaires embarqués sur un navire roulier à Toulon
Le groupe français est sorti vainqueur de l'appel d'offres lancé par le ministère de la Défense en vue d'assurer la logistique maritime des matériels utilisés par les armées dans les bases outre-mer et en opérations extérieures. CMA CGM a été désigné comme « attributaire pressenti » par le ministère, avec lequel il est entré en négociations exclusives en vue de signer le contrat permettant de renouveler la flotte de navires rouliers, actuellement exploitée pour les besoins des militaires français par la Maritime Nantaise. Si tout va bien, le contrat devrait être signé cet été, la mise en service des nouveaux bateaux étant prévue en 2014.
Embarquement d'un Leclerc sur un roulier
Cinq nouveaux navires à construire
Dans la cadre d'un partenariat public privé (PPP), cinq nouveaux navires vont être réalisés, totalisant une surface de garage de 12.500 mètres linéaires. Deux de ces bateaux seront affrétés à l'année par le ministère de la Défense, afin d'assurer le service courant vers les bases et théâtres situés hors de la France métropolitaine. Les trois autres devront être mobilisables en cas de besoin pour projeter des forces, avec une mise à disposition dans un délai de deux semaines maximum. En dehors de son emploi occasionnel pour la défense, cette flotte de projection sera exploitée sur les lignes commerciales de CMA CGM.
L'armateur français va, pour se faire, s'appuyer sur le programme de modernisation de la flotte exploitée au profit des clients de sa filiale Delmas. Compatibles avec les critères fixés par l'EMA, avec notamment des rampes capables d'embarquer des chars lourds Leclerc (56 tonnes), les futurs navires devraient être réalisés en Corée du sud. Selon des plans communiqués précédemment dans le cadre de la modernisation des moyens de Delmas, ces CON-RO (porte-conteneurs rouliers) mesuraient 208 mètres de long pour 32 mètres de large, avec une capacité de 1738 EVP (Equivalent Vingt Pieds, taille standard du conteneur), dont 1440 en pontée, et 3230 mètres linéaires de garages.
Dernière cérémonie des couleurs sur le patrouilleur La Railleuse
La Railleuse a passé 24 ans en Polynésie française
Retiré du service actif en août dernier, le patrouilleur La Railleuse a connu, le 12 juin, sa dernière cérémonie des couleurs. Le pavillon national, qui a été affalé une ultime fois, a été remis à son dernier commandant. Perdant son nom et devenant une simple coque, l'ex-La Railleuse va, désormais, intégrer la filière de déconstruction des vieux bâtiments de la Marine nationale. Huitième des 10 patrouilleurs du type P400, construits par les CMN de Cherbourg, La Railleuse, mise en service en 1987, a passé 24 ans en Polynésie française. Elle avait fait ses adieux à la base navale de Papeete, à Tahiti, le 16 mai 2011 et, après un périple de 75 jours et 14.000 milles, était arrivée à Brest le 29 juillet dernier. Le second P400 basé en Polynésie, La Tapageuse, suit d'ailleurs ses traces et arrivera le mois prochain à la pointe Bretagne, afin d'y être également désarmé.
Un hommage national a été rendu hier aux quatre soldats français tués le 9 juin dans un attentat suicide en Afghanistan, dans la province de Kapisa. A l'issue d'un office religieux en la cathédrale Saint-Louis, François Hollande a présidé une cérémonie militaire dans la cour des Invalides, où se trouvaient les cercueils de l'adjudant-chef Thierry Serrat, du maréchal des logis-chef Stéphane Prudhom, du maréchal des logis Pierre-Olivier Lumineau et du brigadier Yoann Marcillan. « La Nation tout entière est rassemblée pour honorer quatre militaires français tombés en Afghanistan. Le métier des armes n'est pas un métier comme les autres. Il est fait du sens du devoir, de l'amour de la Patrie, de l'esprit de sacrifice. Il appelle de la discipline et du courage. Il comporte l'acceptation du risque. La France doit à son armée une part éminente de sa grandeur, de son indépendance, de son rayonnement dans le monde aussi. Elle lui doit d'être restée la France, une Nation libre, et de pouvoir défendre l'idée qu'elle se fait de la dignité de l'Homme. Elle lui doit de pouvoir veiller sur son idéal. Tel était l'engagement de ces hommes. Ils sont morts pour des valeurs justes et hautes. Celle de la paix. Celle de la liberté. Celle de la démocratie. Celle de la souveraineté des peuples. Celles de la France », a déclaré le président de la République, qui a décoré de la Légion d'honneur et promus à un grade supérieur, à titre posthume, les militaires tombés.Les plus hautes autorités militaires et de nombreuses personnalités ont participé à cette cérémonie, dont Valéry Giscard d'Estaing et Nicolas Sarkozy, en tant qu'anciens présidents, Alain Juppé, Lionel Jospin, Dominique de Villepin, François Fillon ou encore Edith Cresson, anciens premiers ministres, mais aussi de nombreux membres du gouvernement : Jean-Yves Le Drian, Kader Arif, Laurent Fabius, Christiane Taubira, Manuel Valls ou encore Pierre Moscovici, ainsi que le premier ministre, Jean-Marc Ayrault.
Suite à l'attaque de samedi dernier, qui a également fait cinq blessés, dont deux graves, dans les rangs français (et deux morts parmi les interprètes afghans), le chef de l'Etat a confirmé que le retrait des forces combattantes françaises débuterait le mois prochain pour s'achever en fin d'année. Actuellement, la France compte environ 3500 hommes en Afghanistan.
Depuis 2001 et le début de l'intervention internationale dans ce pays, 87 militaires français y ont perdu la vie, dont quatre membres de la force des fusiliers-marins et commandos. 700 autres soldats ont, par ailleurs, été blessés sur le territoire afghan.
L'Adroit retrouve son drone Camcopter S-100
Le patrouilleur de haute mer L'Adroit
L'Adroit, le nouveau patrouilleur hauturier mis à disposition de la Marine nationale par DCNS, achève aujourd'hui une mission d'un mois de police des pêches en Méditerranée. Au cours de ce premier déploiement, le bâtiment a, notamment, pu tester de nouveaux équipements. Il a, ainsi, retrouvé son drone Camcopter S-100, qui avait réalisé ses premiers appontages en novembre dernier, au large de Lorient, où le patrouilleur a été construit par DCNS. Conçu par la société autrichienne Schiebel, le Camcopter S-100 est actuellement en phase de recette par les marins français, qui ont commencé à l'utiliser pour des missions de surveillance maritime. Affichant un poids à vide de 110 kilos et une masse maximale au décollage de 200 kilos, le Camcopter S-100 mesure 3 mètres de long pour 1 mètre de haut, son rotor ayant un diamètre de 3.4 mètres. Capable de voler durant 6 heures environ (sans réservoir supplémentaires et avec une charge utile de 50 kilos), le drone présente une vitesse de croisière de 55 noeuds (environ 100 km/h) et peut atteindre 120 noeuds (environ 220 km/h). Le drone est équipé de caméras électro-optiques et infrarouges pour la détection et l'identification, les images étant directement transmises sur L'Adroit. En dehors de cette capacité initiale, l'engin pourra être équipé d'un système d'identification automatique des navires (AIS) ou encore d'un radar, tout en pouvant servir de relais de communication (UHF).
L'aviation légère de l'armée de Terre teste le prototype du Tigre version appui-destruction (HAD). Pendant huit semaines, cet hélicoptère va être évalué dans son environnement militaire en vue de proposer son adoption.
Depuis 2005, le Tigre fait partie des équipements de l'armée de Terre.
La version appui-protection (HAP) de cet hélicoptère a d'abord équipé l'école franco-allemande (EFA) du Cannet des Maures puis le 5e régiment d'hélicoptères de combats (5e RHC) et le 4e régiment d'hélicoptères des forces spéciales (4e RHFS).
Les 37 appareils livrés à ce jour ont déjà prouvé leur efficacité, en journée comme de nuit, en Afghanistan et en Libye. Mais pour optimiser cette efficacité, le besoin opérationnel global sur ce type d'armes est de 40 Tigre HAP ainsi que 40 Tigre HAD.
L'aviation légère de l'armée de Terre (ALAT) se prépare donc à connaître une nouvelle évolution avec l'arrivée des premiers Tigre HAD dans ses unités à partir de fin 2012. Notamment pour reprendre les missions de destruction d'objectifs blindés, enterrés ou à forte valeur ajoutée. Mais avant, ils doivent être testés.
Un premier appareil a donc été mis à la disposition du groupement aéromobile de la section technique de l'armée de Terre (GAMSTAT) pour son évaluation technico opérationnelle (EVTO) d'une durée de huit semaines.
Pendant cette période, quatre campagnes de tirs vont être réalisées au centre d'essais de la direction générale de l'armement (DGA) sur l'île du Levant.
D'ailleurs, le 7 juin, devant une trentaine d'observateurs dont le général Pertuisel commandant l'ALAT, le Tigre HAD a réussi son premier tir opérationnel du missile air-sol Hellfire. Sa portée est de 8 km et le guidage par désignation laser.
A 11h59, un équipage mixte GAMSTAT/EFA composé du commandant Brunette (tireur) et du capitaine Espelding (pilote) a effectué ce tir à 4200 m. 15 secondes après son lancement, il a atteint sa cible. Une véritable réussite.