numidia a écrit :si vous lisez l'article en gobant mot pour mot vous comprendrez jamais rien, c'est pas les journalistes alignés sur l'Otan qui vont vous expliquer ce qui se passe avec une analyse de fond, cet article vise juste à mettre sur la sellette l'Iran, faisant appel aux réactions primaires des lecteurs
comme l'a expliqué et défendu l'Algérie depuis le début de ce conflit, l'Iran ne fait qu'expliquer que cette guerre contre le Yémen est injustifié et qu'il faut s'orienter vers un dialogue politique
depuis plusieurs jours les appels à un règlement sont lancés, il y a donc des options en discussion
Oman n'est pas sur le même plan que les autres pays de la région, il ne fait pas parti du CCG, il peut donc jouer un rôle plus neutre de médiateur et de négociateur entre les parties, ayant refuser de prendre partie et pouvant ainsi au niveau régional devenir le seul lieu "neutre" de règlement, il servirait parfaitement de lieu de médiation
de plus de l'avis de plusieurs analystes la nécessité de faire appel à des négociateurs de haut niveau est requis, plusieurs ont parlé de l'Algérie connue pour ses compétences
ceci dit, on a beaucoup négocié à travers le monde et le problème n'est pas uniquement d'aboutir à un accord qui pourrait n'être que temporaire, nous savons que les accords sont bafoués par les grandes puissances ou par l'hypocrisie des belligérants (ex: l'accord malien signé en janvier 2013)
au fond pour résumer, ceux qui se réunissent ne sont pas les seuls à tirer les ficelles, du coup on est face à des enjeux multidimensionnels qui empêchent d'avancer diplomatiquement
ceux qui veulent que le conflit contre le Yémen continue, n'ont pas condamné, approuvent de loin, ne voudront pas d'un accord réel de stabilité, tout ceci les arrange bien. ils attendent aussi de voir, d'évaluer, de juger plus avant le niveau et le potentiel saoudien je pense en matière stratégique, militaire, commandement d'une coalition, etc ...
cependant il faut cesser ce massacre sur une population civile que la Ligue arabe devrait défendre et non pas la bombarder, le monde à l'envers
Croire que houthis sont les anges dans ce conflit, c'est se méprendre. Si ils voulaient le bien du Yemen, ils auraient laissé la traansition democratique se mettre en place sans passer pour un coup d'état.
De plus même sur le sol c'est tout sauf des pacifistes:
La mort ce matin, mardi 24 mars, à Taizz, d’au moins huit manifestants pacifiques, abattus par des membres des forces de sécurité centrales yéménites fidèles à Houthi, témoigne d’un mépris flagrant pour la vie humaine, tandis que le pays s’enfonce dans le chaos, a déclaré Amnesty International.
Des médecins qui travaillent dans deux hôpitaux de la ville de Taizz ont affirmé à Amnesty International qu’au moins 119 autres personnes ont été admises pour des blessures infligées par les forces de sécurité depuis le début des manifestations contre les miliciens houthis dimanche 22 mars. La plupart ont été soignées pour inhalation de gaz lacrymogènes et au moins 38 pour des blessures par balles.
« Les droits humains au Yémen sont en chute libre, même le fait de manifester pacifiquement devient une activité à très haut risque, a déclaré Said Boumedouha, directeur adjoint du programme Afrique du Nord et Moyen-Orient d’Amnesty International.
« Le chef des Houthis doit immédiatement maîtriser les forces de sécurité et les hommes armés sous son contrôle et leur donner comme instructions de ne pas recourir à la force contre des manifestants pacifiques. Les citoyens ne doivent pas risquer leur vie ni risquer d’être grièvement blessés parce qu’ils expriment leur mécontentement face à la prise de contrôle de plusieurs villes par les Houthis.
« Le procureur général doit veiller à ce que ces agissements fassent sans délai l’objet d’enquêtes indépendantes. Les responsables présumés d’homicides illégaux et de recours arbitraire ou abusif à la force doivent être traduits en justice, dans le cadre de procès équitables. »
Les manifestations à Taizz ont débuté à l’aube du 22 mars, lorsque des centaines de personnes se sont rassemblées pour protester contre la prise de facto de Taizz par le groupe armé houthiste, qui a pris le contrôle d’infrastructures clés comme l’aéroport international.
L’autorité gouvernementale est contestée au Yémen depuis janvier 2015, date à laquelle le président Abd Rabbu Mansour al Hadi a démissionné sous la pression des Houthis, un groupe armé qui s’est emparé de la capitale en septembre 2014. Abd Rabbu Mansour al Hadi est alors parti à Aden, dans le sud du Yémen. Selon certaines informations, les forces des Houthis progressent actuellement vers Aden.
http://www.amnesty.fr/CP-Yemen-Des-forc ... -enf-14658
De plus il n'y a pas de peuple yéménite uni pour qui on peut parler d'une voix claire comme c'était le cas à Gaza y a quelque mois, ou quand l'Irak se faisait bombarder.
Là une grosse partie de la population yemenite soutient les bombardements dont les partisans du président Hadi democratiquement élu et les sunnites en general.
Il y a autant de sang sur les mains des houtis et de leurs chef iraniens qu'il y en de l'autre coté si ce n'est plus.
Enfin je suis d'accord avec toi que Oman constiturait un excellent mediateur compte tenu de leurs relations both avec le CCG et l'Iran. Cependant j'exprime quelques reserve concernant la capacité du sultanat à mener à bien ce genre de méditation, ils n'ont en ni les moyens ni l'experience malheureusement.