Українська та алжирська сторони розглянули перспективні проекти взаємовигідного військово-технічного співробітництва
В рамках візиту до Алжирської Народної Демократичної Республіки українська урядова делегація на чолі із першим заступником Міністра оборони України Олександром Олійником взяла участь у проведенні засідання Міжурядової українсько-алжирської комісії з питань військово-технічного співробітництва. Про це повідомляє прес-служба Міністерства оборони України.
Під час засідання сторони, реалізуючи положення Угоди між Кабінетом Міністрів України та Урядом Алжирської Народної Демократичної Республіки про військово-технічне співробітництво, визначили перспективні проекти взаємовигідного військово-технічного співробітництва.
За результатами візиту було підписано Положення та Протокол засідання Комісії.
traduction :
Côtés ukrainiens et algériens ont discuté des projets futurs mutuellement bénéfique coopération militaro-technique
Au cours de la visite en Algérie en République démocratique du délégation gouvernementale ukrainienne dirigée par le ministre adjoint de la Défense abord de l'Ukraine Alexander Oleinik a pris part à la réunion du Groupe d'experts ukrainiens algéro-commission sur la coopération militaro-technique. Le service de presse du ministère de la Défense de l'Ukraine.
Les parties, la mise en œuvre des dispositions de l'Accord entre le Cabinet des Ministres de l'Ukraine et le Gouvernement de la République Algérienne Démocratique et Populaire sur la coopération militaro-technique, des projets prometteurs identifiés mutuellement bénéfique coopération militaro-technique.
Lors de la visite signé Termes et procès-verbaux de la réunion de la Commission.
source l'agence d'exportation d'armes Ukrainiennes ukrspecexport (2012) : http://www.ukrspecexport.com/index/view/lang/ua/id/916
Coopération et Exercices Internationaux [ANP]
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Re: Coopération et Exercices Internationaux [ANP]
EXERCICE MULTINATIONAL DE SURVEILLANCE
MARITIME « SEABORDER 2012 »
MARITIME « SEABORDER 2012 »
source el djeiche octobre 2012
Après sa participation à l’exercice Seaborder 2012 qui s’est déroulé dans le golfe de Cadix, en Espagne, la corvette lance-missiles “Chihab 352”, de retour à Alger, a été inspectée, le 1er Octobre 2012, par le commandant des Forces navales,
le général-major Malek Necib.
Dans le cadre de l’exécution du programme des activités de coopération militaire multilatérale de l’initiative « 5+5 défense » pour l’année 2012, l’Algérie, à travers l’ANP, représentée par nos Forces navales, a participé en qualité de pays organisateur au même titre que l’Espagne et le Portugal, à la cinquième édition de l’exercice «Seaborder 2012 » qui s’est déroulé, du 23 au 28 septembre 2012,b dans le golfe de Cadix, en Espagne. Ont également pris part à l’exercice:
le Maroc, l’Italie, la Tunisie et la Libye. Cet exercice vise à :
● Renforcer la coordination opérationnelle dans le domaine de la sécurité maritime conformément aux lois en vigueur dans les pays membres de l’initiative.
● Améliorer la coordination entre les centres d’opérations maritimes des pays de l’initiative « 5+5 défense ».
● Promouvoir l’échange d’informations sur les activités illégales en mer entre les pays membres de l’initiative « 5+5 défense » concernant l’usage du guide des procédures communes de l’initiative et le Centre virtuel régional de surveillance maritime (V-RMTC).
● Enrichir les connaissances desparticipants en matière de lois et accords nationaux et internationaux relatifs à la sécurité maritime, y compris l’aspect juridique lié à la planification et la gestion de l’opération de sécurisation maritime.
● Développer les méthodes d’assaut, d’inspection, du changement de cap et de la saisie des navires ainsi que leur évaluation.
● Appliquer les procédures internationales dans le domaine de la recherche et sauvetage maritime.
● Partager les informations transmises par chaque Etat membre de l’initiative « 5+5 défense » sur les forces déployées durant une opération de sécurisation maritime ainsi que leurs organisation et procédures Il est à noter que le commandant
des Forces navales, le généralmajor Malek Necib, avait procédé, nle 23 septembre 2012, à l’inspection de la corvette lance-missiles Chihab 352 avant son appareillage du port de l’Amirauté.
Les étapes de l’exercice[/color][/b]
■1 Étape: Centre de commandement de l’exercice (CPX): Cette étape s’est déroulée, le 26 septembre 2012, au niveau du Centre de coordination multinational implanté à Sidi Fredj, avec la mise en place d’une structure de supervision composée d’experts des trois pays organisateurs (Algérie, Espagne et Portugal) ainsi que des experts maritimes des pays participants et observateurs (France et Italie). Au cours de cette phase, un scénario a été élaboré et exécuté lors de l’étape suivante. Le scénario consistait à intercepter et inspecter un navire suspect le Santa Thérèsa. Une fois les centres opérationnels des pays membres en possession des informations nécessaires concernant la mission qui leur était confiée, les unités navales et aériennes ont immédiatement entamé leur recherche afin d’intercepter le navire suspect dans le golfe de Cadix (océan Atlantique) ainsi que d’autres opérations maritimes visant l’augmentation du degré de coordination opérationnelle entre les forces navales des pays participants.
2 Étape : l’étape opérationnelle (LIVEX) s’est déroulée, le 27 septembre 2012, dans le golfe de Cadix avec l’activation des moyens aériens et navals des paysparticipants. Cette étape a été consacrée à l’exécution d’une opération d’inspection
du navire suspect, de gestion d’une opération commune d’interdiction maritime au moyen de zodiaques de sauvetage et d’évacuation sanitaire par hélicoptère ainsi que des exercices de sauvetage d’un navire en péril (DAMAGE CONTROL).
Nos Forces navales ont participé, lors de la première étape, avec des cadres du Commandement des Forces navales, des systèmesde communication utilisés dans lecadre de l’aménagement du Centre multinational de coordination, le réseau V-RMTC, le Centre national des opérations de controle de sauvetage du Service des garde-côtes et la corvette lance missiles Chihab 352.■
Re: Coopération et Exercices Internationaux [ANP]
http://www.algerie-focus.com/blog/2012/ ... e-defense/L’Algérie et la France signeront un accord de Défense (Par Amina Boumazza, 31/10/2012)
L’Algérie et la France signeront, vers la fin de l’année, un accord de Défense. Ce document, déjà prêt en 2007 à l’époque de Nicolas Sarkozy, a été reporté apparemment sur décision de l’Algérie.
L’information est révélée par le Canard Enchaîné. Le journal satirique précise que l’accord, qui a obtenu le feu vert du Conseil d’Etat français, portera sur des échanges stratégiques, la lutte anti-terroriste, manœuvres communes, partenariat en matière d’industrie de défense, exportations d’armements et formation d’officiers algériens en France. Cet accord, signé en juin 2008 lors de la visite de l’ancien Premier ministre, François Fillon, n’a reçu l’aval du Conseil d’Etat français que 4 ans plus tard.
(...)
Quelqu’un pourra il se procurer le Canard Enchaîné d'hier? (31 Octobre)
Re: Coopération et Exercices Internationaux [ANP]
''5+5''
[video]http://www.youtube.com/watch?v=EWgBTwJWJOY[/video]¸
[video]http://www.youtube.com/watch?v=EWgBTwJWJOY[/video]¸
Je vais faire des recherches, je te contacterai par MP dès qu'il y aura du nouveau. Si tu parviens à le trouver ne m'oublies pas stp :radio1:Quelqu’un pourra il se procurer le Canard Enchaîné d'hier? (31 Octobre)

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Re: Coopération et Exercices Internationaux [ANP]
Enfin... C'est 1 trés bonne nouvelle. En + de la visite de François Hollande en Algérie & la signature du traité d'amitié à venir, ça devrait signifier le départ de nouvelles relations pour nos 2 pays.Sifax a écrit :http://www.algerie-focus.com/blog/2012/ ... e-defense/L’Algérie et la France signeront un accord de Défense (Par Amina Boumazza, 31/10/2012)
L’Algérie et la France signeront, vers la fin de l’année, un accord de Défense. Ce document, déjà prêt en 2007 à l’époque de Nicolas Sarkozy, a été reporté apparemment sur décision de l’Algérie.
L’information est révélée par le Canard Enchaîné. Le journal satirique précise que l’accord, qui a obtenu le feu vert du Conseil d’Etat français, portera sur des échanges stratégiques, la lutte anti-terroriste, manœuvres communes, partenariat en matière d’industrie de défense, exportations d’armements et formation d’officiers algériens en France. Cet accord, signé en juin 2008 lors de la visite de l’ancien Premier ministre, François Fillon, n’a reçu l’aval du Conseil d’Etat français que 4 ans plus tard.
(...)
Quelqu’un pourra il se procurer le Canard Enchaîné d'hier? (31 Octobre)
Sur le plan militaire, je pense que l'on a beaucoup à s'apprendre les uns des autres, surtout avec la nouvelle dimension prise par l'ANP depuis quelques années.
www.torapamavoa.blogspot.com
Signez SVP, c'est pour la bonne cause http://www.avaaz.org/fr/petition/Libera ... g/?cdBaxbb
"On ne peut pas dire la vérité à la télévision... Il y a trop de monde qui regarde." Coluche.
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Re: Coopération et Exercices Internationaux [ANP]
06/11/2012
La Commission européenne présentera en LIMEX12 programmes de financement pour les entreprises
http://www.infodefensa.com/cache_notici ... resas.html
La Commission européenne présentera en LIMEX12 programmes de financement pour les entreprises
Il a également confirmé sa présence à la délégation algérienne .
http://www.infodefensa.com/cache_notici ... resas.html
Re: Coopération et Exercices Internationaux [ANP]
point de vue du colonel Chafik Mesbah sur les relations avec les USA:
M. B.
http://www.lesoirdalgerie.com/articles/ ... 036&cid=50Le Soir d’Algérie : Venons-en, à présent, à l’évolution de la coopération militaire et sécuritaire. La coopération, dans ce domaine, a-t-elle atteint le niveau stratégique ?
MCM : Il faut distinguer, à ce sujet, deux domaines de coopération. La coopération sécuritaire, proprement dite, qui concerne notamment la lutte contre le terrorisme, d’une part, et, d’autre part, la coopération militaire au sens le plus classique du terme.
Pour ce qui concerne la coopération sécuritaire, le partenaire essentiel, sinon exclusif, côté algérien, c’est le DRS, le département du renseignement et de la sécurité. Même la coopération avec les organismes de sécurité civile, tel le FBI, est de son ressort. En règle générale, la coopération sécuritaire porte sur ce qui a trait à la lutte contre le terrorisme international et l’échange d’informations pour la lutte contre la criminalité organisée à l’échelle internationale. Il existe, naturellement, des domaines d’échanges intenses concernant les groupes terroristes visant les intérêts américains et l’évolution de la situation sécuritaire dans le Sahel. Les autorités américaines sont, dans l’ensemble, élogieuses pour les relations de coopération entre les services de renseignement des deux pays. Les relations entre la CIA et la Sécurité militaire algérienne ont été inaugurées sous l’ère du président Chadli, dans les années quatre vingt, au moment où les services de renseignement algériens étaient cantonnés à des rapports exclusifs avec le KGB en URSS, la Securitate en Roumanie et la Direction générale Intelligentsia à Cuba. A l’époque, le président Chadli Bendjedid, qui souhaitait rompre le tête-à-tête algéro-soviétique, avait ordonné à la Sécurité militaire algérienne de coopérer avec, en particulier, les services de renseignement occidentaux, notamment, français, américains, britanniques et espagnols. Pour mémoire, le défunt général Mejdoub Lakhal Ayat fut le premier responsable de la Sécurité militaire algérien à effectuer, en 1984, une visite au siège de la CIA à Washington. Il noua, à cette occasion, de solides relations avec son vis-à-vis de la CIA. Ce cycle de contacts a été maintenu depuis avec, il est vrai, des déplacements concernant, plutôt, les responsables de second rang dans les services de renseignement des deux pays. Ne manquons pas de signaler, dans la lignée des nouveaux rapports algéro-américains engagés dans les années 1980, que la Sécurité militaire algérienne joua un rôle précurseur dans le lobbying — auprès des sphères d’influence et de décision américaines — en faveur de la cause du peuple sahraoui. La position des Etats-Unis d’Amérique sur le conflit du Sahara occidental était bien plus équilibrée qu’elle ne l’est maintenant. Soulignons que ces rapports directs entre chefs de services de renseignement ont pu pallier, parfois, les carences de l’appareil diplomatique algérien. Les attentats perpétrés le 11 septembre 2001 sur le territoire des Etats-Unis d’Amérique marquent la deuxième date importante dans les relations sécuritaires entre les deux pays. Par un concours extraordinaire de circonstances, le général de corps d’armée, Mohamed Mediène, chef du Département du renseignement et de la sécurité, peu porté sur les voyages à l’étranger, se trouvait en visite de travail à Washington au moment des attentats perpétrés le 11 septembre 2001. Cette première visite du chef du Renseignement algérien fut l’occasion d’établir un partenariat renforcé. Cette visite fut marquée par bien des égards du côté américain. Pour mémoire, le général Mediène fut reçu – fait exceptionnel – à trois reprises successives, lors du même séjour à Washington, par son homologue américain qui sollicita son avis sur les attentats terroristes qui venaient de cibler des sites emblématiques à New York et à Washington. Depuis lors, les services de renseignement américains ont accordé un statut marqué aux relations de coopération tissées entre les services de renseignement des deux pays, avec, côté algérien un statut d’exclusivité au DRS. L’appréciation américaine sur ces relations est, généralement, positive. L’ambassadeur américain Robert Ford, par exemple, a toujours loué, en aparté comme en public, le bilan de cette coopération même s’il la souhaitait plus substantielle encore. Vous pourriez rétorquer pourquoi, alors, à propos du DRS, l’ambassadeur américain a-t-il évoqué un «groupe épineux et paranoïaque avec lequel il est difficile de travailler». Deux pistes peuvent être prospectées à ce propos. Le DRS porte, incontestablement, l’empreinte de l’ex-KGB avec lequel la Sécurité militaire algérienne entretenait des rapports privilégiés. Il en est résulté un fonctionnement peu transparent, rigide et caractérisé par une méfiance excessive vis-à-vis des partenaires. Il est clair, de ce point de vue, que la coopération avec les services de renseignement américains n’est guère abordée publiquement, comme si elle était frappée de tabou. Par ailleurs, l’héritage des premières années de l’indépendance où la CIA, à l’instar des services de renseignement français, constituait la cible principale pour la sécurité militaire en Algérie, reste vivace. La mutation psychologique ne s’est pas encore matérialisée dans l’esprit des cadres du renseignement en Algérie. Il n’en reste pas moins que l’ambassadeur Robert Ford voulait, peut-être, cibler une propension prêtée aux services de renseignement algériens d’instrumentaliser la coopération de sécurité entre les deux pays pour exercer un contrôle politique sur la relation d’Etats de l’Algérie avec les Etats-Unis d’Amérique. Cette crainte paraît exagérée. Même si les instances officielles des Etats-Unis d’Amérique ont adopté le DRS comme partenaire privilégié dans le domaine de la coopération sécuritaire – et c’est le cas — et même s’ils lui reconnaissent un rôle stabilisateur dans un pays potentiellement imprévisible, il est improbable qu’elles lui concèdent le statut d’interlocuteur politique exclusif. D’une part, le président Abdelaziz Bouteflika ne s’y résignerait pas et, d’autre part, les Etats-Unis d’Amérique qui demeurent en prospection d’alternative au régime actuel ne se suffiraient pas de la vision restrictive que pourrait préconiser le DRS car il s’agirait d’une vision fondée plus sur «une gestion sécuritaire de la dynamique politique».
Examinons, à présent, la coopération militaire bilatérale. Comment pourriez- vous la décrire ?
La coopération militaire concerne les domaines usuels de la vente d’équipements, de la formation des cadres militaires ainsi que les manœuvres regroupant soldats algériens et américains au titre de l’initiative Pan Sahel. D’abord, les acquisitions d’équipements où la démarche semble laborieuse. Le plan de charges de l’acquisition de matériels demeure limité. Hormis l’achat déjà ancien d’avions de transport Hercule, quelques rares avancées ont été enregistrées dans des créneaux particuliers. Prenons, par exemple, la couverture radar aérienne. L’ambassadeur américain Robert Ford, toujours lui, déclarait en 2008 : «Pour peu que l’Algérie en fasse la demande, les Etats-Unis d’Amérique sont prêts à lui fournir des appareils sophistiqués pour la surveillance de ses frontières.» Depuis lors, la couverture aérienne a bien été confiée à des entreprises américaines. Mais dans un cadre commercial, c'est-àdire à des conditions financières moins avantageuses mais sans contrôle gouvernemental américain quant à l’utilisation des équipements acquis. C’est ainsi que la partie statique du dispositif de couverture aérienne a été acquise auprès de sociétés américaines, mais la partie dynamique qui concerne la riposte l’a été auprès d’entreprises de nationalité différente, russe, en particulier. Il est prématuré d’affirmer que la coopération militaire algéro-américaine relève du niveau stratégique. La présence russe en matériel et en hommes reste prépondérante dans l’armée algérienne, l’influence française dans le domaine de la formation n’est pas insignifiante. Parfois, la Chine aussi pour certains équipements militaires et des secteurs de formation déterminés. A l’exception des impératifs liés à la situation sécuritaire au Sahel, les Etats-Unis d’Amérique ne semblent pas, cependant, pressés. L’ambassadeur américain Robert Ford, toujours lui, a été suffisamment clair, dès juin 2008 : «Les rapports bilatéraux militaires avancent. Ils avancent lentement. Pas à pas. Nous ne sommes pas pressés.»
Quelles sont les perspectives de renforcement pour cette coopération militaire ?
L’évolution de la coopération militaire entre l’Algérie et les Etats-Unis d’Amérique semble emprunter un chemin sinueux et même laborieux. C’est un phénomène qui trouve son explication dans bien des aspects du mode de fonctionnement de l’Armée nationale populaire. N’oublions pas, tout d’abord, l’histoire. La coopération militaire avec les ex-pays communistes est un héritage qui remonte à la guerre de Libération nationale. Après la proclamation de l’indépendance, la coopération militaire avec la France était insignifiante, circonscrite à la professionnalisation d’officiers gendarmes et à la formation de base de jeunes officiers, nouvelles recrues. Nonobstant les formations limitées dans les pays arabes, c’était l’ex-URSS qui prédominait dans tous les domaines de la coopération militaire en Algérie. Dès 1962, l’héritage soviétique s’est imposé sans alternative. L’ex-URSS et les autres pays socialistes, membres du Pacte de Varsovie, étaient devenus les partenaires privilégiés de l’Algérie tant pour l’équipement en armements, la formation des officiers que l’appui aux missions opérationnelles. Pour des considérations politiques, techniques et subjectives, cette prédominance russe s’est imposée sans partage. Les pouvoirs publics en Algérie continuent de considérer que les positions internationales de la Russie sont plus en phase avec celles de l’Algérie. Ces mêmes pouvoirs considèrent, également, que les conditionnalités posées par la Russie à l’achat d’équipements militaires sont moins contraignantes que celles des partenaires occidentaux. Les officiers de commandement algériens ayant, enfin, été, en totalité, formés en Russie — pour au moins une partie de leur cursus —, ils conservent une relation subjective, inaltérable avec ce pays dont ils maîtrisent, le plus souvent, la langue. Au demeurant, dans la hiérarchie militaire actuelle, vous seriez bien en peine de déceler, à un niveau de commandement éminent, un officier général ayant subi une formation supérieure dans une école militaire américaine. Cette importante caractéristique des relations militaires algéro-américaines n’a, d’ailleurs, pas échappé à l’attention des responsables et experts des Etats-Unis d’Amérique. Auditionné le 11 octobre 1995, par la commission des Affaires étrangères de la Chambre des représentants, M. Bruce Riedel, deuxième homme au département de la Défense, avait établi un diagnostic incisif : «Les fortes relations nouées par les militaires algériens avec l’ancienne Union soviétique ne favorisent pas l’instauration de canaux de communication appropriés susceptibles de favoriser des relations solides, des relations de proximité et des relations mutuellement bénéfiques entre militaires algériens et militaires américains.» D’autres considérations viennent conforter cette préférence donnée à la Russie. Premièrement, la Russie a effacé une dette algérienne antérieure de quatre milliards de dollars tout en acceptant d’insérer ses relations avec l’Algérie dans une perspective stratégique jugée plus avantageuse. Deuxièmement, la Russie accepte de fournir à l’Algérie des équipements militaires de dernière génération sans restriction d’options et à un prix, largement, plus intéressant que celui proposé par les Etats-Unis d’Amérique. Troisièmement, la Russie ne soumet pas la vente de ces équipements militaires à la fameuse clause dite «d’utilisation finale» laquelle ne permet pas, en quelque sorte, à l’acquéreur de disposer librement de l’usage des moyens qu’il a acquis. La crainte est grande, côté algérien, que les Etats-Unis d’Amérique en viennent à interdire l’usage des armements acquis dans des opérations de répression interne ou de riposte à un ennemi extérieur, le Maroc par exemple Gardonsnous, cependant, d’être manichéens. Pour prendre vraiment la mesure de l’évolution de la coopération militaire entre les deux pays, il convient, sans doute, d’avoir à l’esprit cette remarque de bon sens émise, en juillet 2002 déjà, par le professeur William Quant qui fut membre du Conseil national de sécurité : «Qui se serait imaginé, il y a quelques années à peine, que le commandant de la VIe flotte américaine pourrait un jour se rendre en visite officielle à Alger ?» Il est, par ailleurs, utile de garder un paramètre présent à l’esprit. Il ne fait pas de doute que les militaires algériens, malgré leur retrait du champ politique, souhaitent, pour leur domaine de compétences, garder leur distance par rapport aux contingences qui peuvent guider la diplomatie algérienne sinon les instances civiles en général. La prudence est de mise qui les pousse jusqu’à dissocier peut-être dialogue stratégique militaire et dialogue stratégique civil qui se déroulent, en effet, séparément.
Les Etats-Unis d’Amérique semblent nourrir, toutefois, quelques réserves sur l’engagement algérien, notamment au Sahel…
Les Etats-Unis d’Amérique ont des objectifs sur le moyen et le long terme qui peuvent s’accommoder des contrariétés conjoncturelles. Les contrariétés par rapport à l’immédiat concernent, par exemple, le Sahel. Rappelons, à cet égard, que l’Algérie est liée aux Etats-Unis d’Amérique par des accords au titre du PSI (Pan Sahel Initiative) et de la TSCTI (Trans Saharian Counter Terrorism Initiative). L’Algérie a même participé à des opérations conjointes avec les autres pays africains concernés par ce mécanisme de sécurité régionale mis en place par les Etats-Unis d’Amérique. L’Algérie qui, rappelons-le, a refusé l’implantation de l’Africom sur son territoire national a aussi bien dénié au Maroc — allié majeur des Etats-Unis — le droit de se joindre au dispositif régional de lutte contre le terrorisme au Sahel. Sur le premier point, les Etats-Unis d’Amérique considèrent que l’Algérie, tout en s’inscrivant dans la logique des dispositifs de sécurité régionaux déjà mis en place, prend soin de ne pas trop s’impliquer opérationnellement. Le commandement de l’Africom, après une prospection infructueuse, est désormais implanté à Stuttgart. Ce qui importe, pour ce commandement opérationnel américain, c’est la mobilité des forces d’intervention avec une capacité de projection sur le terrain éprouvée. De manière pragmatique, les Etats-Unis d’Amérique ont pu définir un dispositif opérationnel – avec son soutien logistique – qui ne nécessite pas que des organes administratifs de l’Africom soient, forcément, implantés sur le continent africain. Pour le reste, les Américains, qui ont tenu à faire accéder le Maroc au statut d’allié majeur, non membre de l’OTAN, sont favorables à ce que ce pays se joigne au dispositif régional de lutte contre le terrorisme au Sahel. L’ambassadeur des Etats-Unis à Rabat, Samuel Kaplan, est clair lorsqu’il aborde la question de l’adhésion du Maroc au Cemoc – Comité d’étatmajor opérationnel conjoint institué au Sahel — : «S’il existe bien deux pays qui disposent de ressources pour coopérer, ce sont bien l’Algérie et le Maroc. Ils ont l’expertise et les équipements. Ils entretiennent des rapports avec les services de renseignement au niveau mondial. Le plus important, ce n’est pas tant d’être membre du Cemoc, conclut-il, le plus important c’est de trouver les moyens, pour que l’Algérie et le Maroc travaillent ensemble». Actuellement, l’intérêt des Etats-Unis d’Amérique est focalisé sur la crise au Mali avec les risques de renforcement de la présence d’Aqmi et de ses alliés et la possibilité que le foyer circonscrit au Nord- Mali ne s’étende à tout le Sahel et au-delà. La position de l’Algérie vis-à-vis de cette crise, c’est un véritable test aux yeux des responsables officiels américains.
__________________Vous ne pensez pas que les Etats- Unis d’Amérique reprochent, également, à l’Algérie un manque de clarté autant dans sa politique de défense que dans sa doctrine diplomatique ?
L’Algérie, qui est à la croisée des chemins, n’a pas encore statué sur sa politique de défense et, pourrions-nous dire, elle refuse de le faire. Une politique de défense nationale, c’est l’identification de la menace externe avec la définition du mode d’organisation de la nation qui permet d’y faire face. La doctrine de défense, c’est la mise en œuvre opérationnelle des principes qui fondent la politique de défense nationale avec le choix de priorités en matière de taille des composantes de forces armées, des mécanismes de leur combinaison ainsi que la nature et le volume des systèmes d’armement à acquérir. Dans les pays développés où la notion de secret n’est pas galvaudée, la question fait l’objet de débats publics qui fondent le consensus national tout en impulsant l’esprit de défense. En Algérie, les pouvoirs publics font l’impasse sur cette problématique et organisent, juste pour la forme, des rencontres, dites scientifiques — au sein du Conseil de la nation, notamment – qui contournent, toujours, le questionnement réel qui interpelle la nation et ses élites. Actuellement, tout se passe comme si les instances publiques en Algérie avaient choisi de louvoyer. Comment concilier entre ce fameux article 25 de la Constitution qui interdit l’implication militaire hors du territoire national et la volonté de l’Algérie à assumer un rôle de puissance régionale lequel ne saurait se réduire à la seule dimension diplomatique ? De manière plus substantielle, l’Algérie va être interpellée, de plus en plus, en vue de se déterminer par rapport à l’impératif de s’intégrer, réellement, dans des mécanismes de sécurité régionale d’inspiration occidentale. Pourra-t-elle, à cet effet, trouver une alternative à un alignement qui se profile derrière l’OTAN alors qu’elle marque déjà le pas à propos du Dialogue méditerranéen ? La mondialisation ayant mis à mal aussi bien le concept de souveraineté nationale dans sa rigidité initiale que le phénomène de non-alignement, les deux blocs ayant laissé place à d’autres formes de structuration des puissances, quelle marge de manœuvre pour l’Algérie ? Les politiques de défense nationale s’inscrivent, désormais, dans des logiques de sécurité régionale liées à des impératifs fixés par les grandes puissances, en particulier par les Etats-Unis d’Amérique. Le même raisonnement pourrait s’appliquer à la doctrine diplomatique de l’Algérie mais nous aurons le loisir de nous y attarder lorsque nous aborderons le déphasage de l’appareil diplomatique algérien par rapport au monde réel.
M. B.
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Re: Coopération et Exercices Internationaux [ANP]
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Re: Coopération et Exercices Internationaux [ANP]
M. Guenaïzia reçoit l’ambassadeur de France à Alger
ALGER - Le ministre délégué auprès du ministre de la Défense nationale, Abdelmalek Guenaïzia, a reçu jeudi à Alger, l’Ambassadeur de la République de France en Algérie, André Parant, a indiqué jeudi le ministère de la Défense nationale dans un communiqué.
Les entretiens entre les deux parties, qui se sont déroulés au siège du ministère de la Défense nationale, ont porté sur des questions d’intérêt commun, a jouté la même source.
http://www.aps.dz/M-Guenaizia-recoit-l- ... 70082.html
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Re: Coopération et Exercices Internationaux [ANP]
Historique complet de la coopération franco algérienne:
http://www.assemblee-nationale.fr/14/rapports/r0305.asp
http://www.assemblee-nationale.fr/14/rapports/r0305.asp








