Post-it: Les Héros de La Résistance Algérienne [1830-1962]

De l'époque numide aux temps modernes.
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AAF 2020
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Re: Post-it: Les Héros de La Résistance Algérienne [1830-196

Message par AAF 2020 »

9 novembre 1960- 9 novembre 2013 : il y a 53 ans tombaient au champ d’honneur le commandant Hocine Rouibah et ses compagnons
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Debouts de gauche à droite : Youcef Zighout, Amar Ouamrane, Krim Belkacem, Larbi Ben M’hidi, Abane Ramdane, Lakhdar Bentobal et Kaci Hachaï.
Accroupis de gauche à droite : Mostefa Benaouda, Hocine Rouibah et le Colonel Amirouche.
Cinquante et un ans après l’indépendance du pays, les dépouilles des martyrs Hocine Rouibah et Saïd Bentobal n’ont pas été retrouvées.


Cinquante-trois ans après leur mort, il est temps pour l’État Algérien d’intercéder auprès des autorités françaises, pour savoir le sort réservé aux deux responsables au niveau de la wilaya II historique. Ils méritent bien une sépulture. Un ultime hommage. C’est dans un contexte difficile du fait de la pression des troupes coloniales dans le triangle formé par Texenna (20 km au sud de Jijel), Erraguene et Beni Yadjis, que le commandant Hocine Rouibah, chef politico-militaire de la wilaya II et ses compagnons Saïd Bentobal, (frère du membre de la délégation algérienne aux accords d’Evian, Lakhdar Bentobal), Ahcène Bencheikh et Rabah Boughenout ont été encerclés par l’armée française.

Dans un témoignage pour El Moudjahid (Le 08/11/1960, Hocine Rouibah et ses compagnons), Mohamed Bahloul, précise que seul le djoundi Idris Chabouni parvint à s’échapper de l’attaque des soldats français appuyés par des hélicoptères. Ce dernier tombera lui aussi au champ d’honneur en avril 1961. Selon des témoignages recueillis auprès des proches des martyrs, la zone formée par les frontières entre les actuelles communes de Texenna, Selma, Beni Yadjis et Erraguene faisait l’objet d’une vaste opération militaire des forces coloniales. Le quatuor s’était réuni dans la région d’Outaamar, près d’Aïn Lebna dans la commune d’Erraguene.

Les responsables de l’ALN auraient prévu de marcher durant la nuit, mais le commandant Rouibah aurait insisté pour qu’il parte le lendemain matin, soit le 9 novembre 1960. Mais leur présence a été portée à la connaissance des militaires français – volontairement ou par mégarde – par, selon les témoignages, un homme ou une femme. Ainsi, en ce fatidique 9 novembre 1960, le commandant Rouibah est tombé suite à une rafale tirée à partir d’un hélicoptère. Ses compagnons Saïd Bentobal et Ahcène Bencheikh tomberont immédiatement après. Rabah Boughenout, rapporte le site Jijel-archeo, sur la base de témoignages recueillis dans cette même région, a «réussi
http://www.elwatan.com/regions/est/jije ... 41_130.php

tayeb
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Re: Post-it: Les Héros de La Résistance Algérienne [1830-196

Message par tayeb »

Quelle photo!!!! Que des bonhommes !
Allah yarhamhoum!

deyaziz
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Re: Post-it: Les Héros de La Résistance Algérienne [1830-196

Message par deyaziz »

:algerie01: رحمهم الله جميعا و أسكنهم فسيح جناته المجد و الخلود للشهداء الأبرار عاشت الجـزائـر حــــــــرة مستقلـــــة إلى الأبــــــــــــد. :algerie01:

AAF 2020
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Re: Post-it: Les Héros de La Résistance Algérienne [1830-196

Message par AAF 2020 »

Relizane commémore la bataille d’Oued Allala dans l’Ouarsenis
RELIZANE - Les autorités locales de la wilaya de Relizane ont commémoré mercredi, en compagnie des Moudjahidine, la bataille d’Oued Allala qui a eu lieu le 13 novembre 1957 dans l’ouarsenis rendant un hommage appuyé aux héros qui ont remporté de grands exploits face aux forces coloniales françaises.

A cette occasion, la FATIHA du Livre saint a été lue à la mémoire des chouhada de cette bataille, au carré des martyrs, lieu de la bataille à Chouala dans les monts de l’Ouarsenis, au sud de la commune de Mendès.

Les autorités locales ont, à l’occasion de cet hommage, inauguré deux antennes administratives aux centres ruraux de Chouala et Ouled Moussa pour améliorer le service public et rapprocher le citoyen habitant dans des zones déshéritées de l’administration.

En outre, près de 70 familles de la commune d’Oued Slam, à l’extrême sud de la wilaya, ont bénéficié de logements sociaux locatifs. Le wali de Relizane, Abdelkader Kadi a présidé une cérémonie de remise d’arrêtés aux bénéficiaires.

La bataille d’Oued Allala a eu lieu suite à une embuscade dressée par la katiba de Bougandoura Mohamed dit "Si Maamar" à l’aube du 13 novembre 1957, dans cet oued situé en contrebas du mont d’Ouled Benaderrahim, contre une patrouille militaire coloniale venant de Mendès et sur ordre du commandant de la zone 4 de la wilaya V historique, le commandant Benadda Benaouda dit "Si Zeghloul".

Selon des sources historiques, les moudjahidine ont infligé de lourdes pertes aux forces coloniales ayant subi, dans leurs rangs, un grand nombre de morts et de blessés et du matériel militaire détruit. La patrouille française a eu recours, dans cette bataille, aux unités de secours et de ravitaillement posté près du site de l’embuscade.

La bataille a gagné en intensité après l’arrivée des unités de secours et d’avions en provenance d’Oran pour bombarder les sites de moudjahidine. Elle s’est poursuivie jusqu’après le coucher du soleil.

Le chef de la katiba "Si Maamar" est tombé au champ d’honneur à l’âge de 34 ans aux côtés de 33 de ses compagnons et deux enfants. Les deux tiers des éléments de la katiba sont sortis indemnes de cette bataille, selon les mêmes sources qui ont souligné que les forces françaises avaient reconnu avoir eu plusieurs morts dans leur rang dont 9 combattants d’artillerie et des avions détruits.
http://www.aps.dz/Relizane-commemore-la-bataille-d.html

draganov
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Re: Post-it: Les Héros de La Résistance Algérienne [1830-196

Message par draganov »

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Re: Post-it: Les Héros de La Résistance Algérienne [1830-196

Message par numidia »

belle trouvaille :super:
superbe photo !
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draganov
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Re: Post-it: Les Héros de La Résistance Algérienne [1830-196

Message par draganov »

numidia a écrit :belle trouvaille :super:
superbe photo !
merci chère numidia ,merci aussi avec les gens qui partage ces trésors avec nous :avo:
Inna Lileh wa Inna Ileyhi Raji3oun Allah yer7amkom khawti Lamine o Mahieddine

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Re: Post-it: Les Héros de La Résistance Algérienne [1830-196

Message par AAF 2020 »

Négociations d’Evian : "Le plan français était connu à l’avance par la délégation algérienne"
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ORAN- Le plan de la délégation française pour les négociations d’Evian était connu à l’avance par la délégation algérienne, a révélé samedi à Oran l’ancien vice-Premier ministre, Noureddine Yazid Zerhouni.

Invité à une rencontre sur "l’intelligence économique" organisée à l’hémicycle de la wilaya, M. Zerhouni a précisé que les services de renseignement algériens mis en place par la Révolution sont parvenus, en 1962, à avoir entre les mains le plan de la délégation française avant même l’ouverture des négociations" d’Evian.

"Les intentions de la partie française sur les gisements énergétiques de l’Algérie étaient connus à l’avance par la délégation algérienne, ce qui a permis au GPRA (Gouvernement provisoire de la République algérienne) de négocier de la meilleure manière possible les Accords d’Evian", a souligné M. Zarhouni.

M. Zerhouni a évoqué dans ce même contexte l’appel à la grève lancée par l’Union des étudiants (UGEMA) le 19 mai 1956, à quelques jours du baccalauréat, ajoutant "avoir eu la chance extraordinaire de rejoindre les rangs de l’ALN et d’avoir fait partie du groupe qui fut chargé de la création d’un service de renseignement".

"Nous sommes partis de rien, nous avons pu progressivement organiser un service d’intelligence, un organisme qui a permis à la Révolution algérienne de faire de grands pas, et d’atteindre l’objectif premier qui était, à l’époque, de connaître l’armée francaise et l’administration coloniale", a-t-il dit.

"Mon témoignage se veut un indicateur de la capacité de la jeunesse algérienne pendant la Révolution et une source de motivation pour les jeunes générations afin qu’elles contribuent pleinement au nouveau défi qui s’impose, à savoir le développement économique du pays", a encore déclaré M.Zerhouni qui avait également occupé le poste de ministre de l’Intérieur et des Collectivités locales.

M. Zerhouni était invité à une rencontre animée dans le cadre de la célébration de la Semaine mondiale de l’entrepreneuriat, animée par des chercheurs universitaires, des opérateurs économiques et des représentants des secteurs partenaires de l’emploi en partenariat avec l’Assemblée populaire de la wilaya (APW).
http://www.aps.dz/Negociations-d-Evian-Le-plan.html

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Re: Post-it: Les Héros de La Résistance Algérienne [1830-196

Message par AAF 2020 »

Le capitaine de l'ALN Boualem Oussedik n'est plus : Il est mort le SPI
Inéluctable, accablante, la mort a arraché hier, dans l’après-midi, un arbre de plus, enraciné dans les plus belles pages de l’histoire de la Wilaya IV. Boualem Oussedik, 85 ans, l’intello, le poète combattant, le journaliste-maquisard, la plume de Bouzegza, de Zbarbar, de Tiberguent, a quitté, en une froide et pluvieuse journée de novembre, sa famille et ses amis.
Ils sont aujourd’hui nombreux à le pleurer. Ils pleurent l’ami, le militant, le combattant, le diplomate, le cadre de l’Etat. Il s’en est allé rejoindre ses innombrables amis et, entre les plus flamboyants parmi les flamboyants, ses compagnons d’armes Omar Ouamrane, Si Sadek, Si M’hamed, Frantz Fanon son ami, son cousin Omar Oussedik, sans oublier Ali Lounici, lui aussi un «étui», une étrange déformation du mot étudiant prononcé par les maquisards, qu’ils avaient rejoint à l’«époque héroïque».
Lors d’un entretien qu’il avait accordé à El Watan, en compagnie du défunt capitaine Ali Lounici, Boualem Oussedik se souvenait de cette période que Si Ali qualifiait de «romantique» : «Te souviens-tu, lui disait-il, de la création des commandos ? Te souviens-tu de Si Abdelaziz ? C’est le premier à avoir réuni sa katiba (compagnie de 110 hommes, ndlr) et qui leur a dit qu’il fallait qu’ils s’organisent comme un Etat. «Je veux, leur a-t-il dit, que vous choisissiez parmi vous un commissaire politique qui soit suffisamment formé.» C’est la katiba qui a choisi son commissaire politique, tout comme elle a choisi son responsable des renseignements et liaisons, son intendant et toutes les structures ont ainsi été démocratiquement désignées, jusqu’au nom de la katiba. Celle-ci s’est appelée Zoubiria du nom du chahid Si Zoubir.
http://www.elwatan.com/actualite/il-est ... 62_109.php

BouDouar
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Message par BouDouar »

ZANE BOUALEM
Un baroudeur de la Soummam nous a quittés


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Novembre 1961 dans la vallée de la Soummam. De gauche à droite, Chekabi Larbi, Zane Boualem, Djoudi Attoumi et Hamadi M'hend


Zane Boualem, le baroudeur de la Soummam nous a quittés depuis hier à l’âge de 79 ans. Il a combattu de 1956 à 1962 au sein de la compagnie de la région 4, la célèbre 324 qui a donné du fil à retordre à l’ennemi ; il avait également fait partie du bataillon de choc de la Wilaya III, cette unité d’élite qui a engagé de rudes batailles avec l’armée coloniale.
Si Boualem avait rejoint très tôt les rangs de l’ALN. Jeune émigré, puis appelé sous les drapeaux, il avait déserté et rejoint les rangs de l’ALN. Affecté dans la section de Aissa Habib dit « Blindé », il avait côtoyé alors les premiers baroudeurs, comme Chaib Md Ourabah, Cherifi Cherif, Mustapha Belanteur, Abdelkader Mezai « Boulayat », Tarzan, mouhoub, ali houa et tant d’autres en participant à leurs côtés à plusieurs embuscades et accrochages. A son tour, il suivra leur chemin et deviendra lui aussi un baroudeur reconnu à travers la Wilaya III.
Parmi les actions qu’il avait dirigées, nous citerons l’embuscade d’Achelouf où avec ses hommes il récupéra une vingtaine d’armes, celle Ibouhatmène… La compagnie de la Région 4 se distinguera par l’enlèvement du poste militaire de Timri (Fenaya) en 1958, celui de Aourir(Akfadou) en mars 1959, l’embuscade de Sfayah avec une trentaine d’armes récupérées et tant d’autres actions qui ont fait trembler l’armée coloniale.
Cette prestigieuse unité fut commandée successivement par Aissa Blindé, Chaib Md Ourab, Mouhoub Bachir, Madani Begtache, Azzoug Smail, Mouloud Azib dit « Oudekar » et enfin par Zane Boualem qui en fut le dernier chef. Ses prédécesseurs, ces chefs valeureux tomberont tour à tour dans les combats. Et ce fut donc Si Boualem qui fut le dernier maillon de la chaîne des chefs de cette compagnie. Au grand bonheur de tout le monde, il a su, tout comme eux, maintenir la même cohésion entre les hommes, le même acharnement et le même esprit combattif contre l’armée coloniale à laquelle il avait infligé de lourdes pertes. Lui-même avait récupéré huit armes et fut blessé à cinq reprises. Sa dernière blessure fut celle où il a failli y laissé sa vie au cours d’une embuscade contre une unité de parachutistes dans l’Akfadou, tout près d’Adekar, en pleine opération « jumelles ». C’est dire qu’il avait toujours eu le mépris du danger et était animé par une hargne contre l’ennemi.
Pendant toute sa période au sein de cette compagnie, il brilla par sa façon de mener ses hommes dans le feu de l’action et de les guider sur le chemin de la gloire.
Si Boualem n’est pas passé inaperçu aux yeux de ses chefs hiérarchiques. Le colonel Amirouche lui-même a montré son admiration à Si Boualem Zène qu’il avait promu au grade d’officier et qu’il avait décoré à deux reprises pour ses hauts d’armes, son courage et sa bravoure.


Ses hommes lui ont toujours témoigné de l’admiration et de la fidélité, au risque de leur vie. L’un d’eux, Moualfi Md Tahar l’avait sauvé lors de sa grave blessure au combat et lors de son évacuation loin de l’ennemi. Il l’accompagnera personnellement jusqu’à son rétablissement en le mettant en lieu sûr où il recevra tous les soins nécessaires et un régime alimentaire qui lui permettront d’être sur pieds en quelques semaines.
Vers mai 1961, nous fûmes mutés tous les deux en Région 3 de la Zone 2 dévasté par l’opération « jumelles » lui, comme chef de Région, tandis que je fus désigné comme son adjoint, au même titre que Mézouari Larbi, Benseghir Belkacem
J’ai eu alors l’honneur de servir à ses côtés et sous ses ordres jusqu’à la fin de la guerre. J’avais apprécié en lui, son courage, sa détermination et son esprit rassembleur. Il y avait chez lui un flegme qu’il ne perdait jamais, même dans les situations les plus dangereuses. Il avait une foi inébranlable dans son combat
Aujourd’hui qu’il est parti, en laissant derrière lui un vide, car il est toujours nous est toujours resté fidèle.
Ses anciens compagnons, la population de la région et ses proches l’accompagneront à sa dernière demeure.
Son inhumation aura lieu le jeudi 28 novembre prochain à 12 heures à Sillal, commune de Tifra (Sidi Aich).

Djoudi ATTOUMI
Ancien officier de l’ALN - Ecrivain
http://www.lexpressiondz.com/actualite/ ... ittes.html

Allah Yer7am Chou8adas
Dernière modification par inconnu le 01 décembre 2013, 01:45, modifié 1 fois.
Raison : Mise en forme de l'article

inconnu
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Re: Post-it: Les Héros de La Résistance Algérienne [1830-196

Message par inconnu »

Merci de respecter la mise en forme des article, cette fois ci je le fais mais la prochaine j'efface
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BouDouar
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Re: Post-it: Les Héros de La Résistance Algérienne [1830-196

Message par BouDouar »

Ok merci il faut que je prenne le temps daller voire le tutto...

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Re: Post-it: Les Héros de La Résistance Algérienne [1830-196

Message par AAF 2020 »

Djamila Boupacha. héroïne de la guerre de Libération : femme sans peur, dame de cœur
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«Ce n’est pas de liberté qu’on a besoin, mais de n’être enchaîné que par ce qu’on aime.»
Pierre Reverdy
Elle nous accueille avec le sourire et une infinie gentillesse au seuil de sa maison toute auréolée de son récent déplacement aux Lieux Saints. «C’est éprouvant, dit-elle, mais la fatigue se dissipe comme par enchantement. On se sent léger en ces endroits bénits», concède-t-elle. Désormais, elle est hadja. Alf Mabrouk !
Femme de conviction et de courage, Djamila Boupacha symbolise avec d’autres héroïnes le combat des femmes algériennes pour l’indépendance de leur pays pour lequel un lourd tribut a été payé. Les Djamilate sont restées dans la mémoire collective, mais combien d’anonymes sont-elles qui sont restées loin des feux de la rampe ? En tout cas, Djamila Boupacha représente la mémoire d’une génération exaltée, prête à aller défier la mort parce qu’elle aimait trop la vie !
Née le 9 février 1938 à Saint-Eugène à la veille de la Deuxième Guerre mondiale, Djamila garde l’image d’un quartier chic de la capitale où les habitants vivaient en parfaite harmonie. «On habitait entre Saint- Eugène et Deux Moulins, en contrebas de Zghara. Je me souviens que pendant la grande guerre, mon père Abdelaziz avait creusé un abri dans notre jardin. Les vacarmes créés par les avions qui survolaient notre espace étaient insoutenables. On aurait dit que le ciel allait nous tomber sur la tête. Je me souviens même d’un avion de guerre qui s’est écrasé près de chez nous. C’est pourquoi cet abri nous sécurisait. Dès l’alerte, les femmes et les enfants s’engouffraient dans cet abri, alors que les hommes restaient dans un espace protégé donnant sur la grande cour. Tous les voisins se rencontraient ainsi malgré eux. Les Chellali, dont Yasmina, l’épouse du commandant Azzedine, Rouiched qui habitaient alentour y venaient aussi lorsque la nécessité s’imposait».
http://www.elwatan.com/hebdo/portrait/f ... 65_164.php

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Re: Post-it: Les Héros de La Résistance Algérienne [1830-196

Message par AAF 2020 »

L’opération "L’Oiseau bleu" : une tentative d’infiltration des maquis de Kabylie retournée par l’ALN (rencontre)

TIZI-OUZOU - Des moudjahidine de la wilaya de Tizi-Ouzou se sont réunis jeudi à la maison de la culture Mouloud-Mammeri pour commémorer le 58ème anniversaire de l’opération "L’oiseau bleu", une tentative d’infiltration en 1955, par l’armée coloniale, des maquis en Kabylie, mais déjouée et retournée par l’Armée de libération nationale (ALN) au profit de la cause nationale.
Lors de cette rencontre, organisée par l’Union nationale de la jeunesse algériennes (UNJA), un ancien moudjahid et un des acteurs de cette opération, Ouzaid Mohamed, dit Mouh Oumouh, a rappelé comment il a vécu cette période très délicate où lui et ses compagnons d’armes qui étaient sous le commandement d’Amar Toumi, se sont fait recrutés par l’armée française dans le cadre de cette opération, qui visait à monter un contre maquis et étouffer la guerre de libération nationale dans l’œuf.
Sur instruction de Krim Belkacem, Ouzaid Mohamed et ses amis ont rejoint l’armée coloniale qui leur a fourni des armes, dont deux fusils mitrailleurs, et s’est chargée de leur entraînement dans la perspective de les infiltrer au sein de l’ALN.
"Nous étions devenus des éléments douteux, et même nos proches ne nous faisaient pas confiance, et s’interrogeaient sur le fait que "le jour nous étions les amis de la France, et la nuit nous étions avec les moudjahidine", se rappelle M. Ouzaid.
Garder le secret de cette démarche était la clef de la réussite de cette opération. Les éléments chargés par Krim Belkacem de rejoindre l’armée française, ont pu ainsi rester environ une année durant laquelle les Français étaient loin de se douter que leur projet d’infiltration s’était retourné contre eux, a ajouté ce moudjahid.
Selon le témoignage de M. Ouzaid, cette infiltration a permis de découvrir des harkis qui n’étaient pas encore connus et activaient discrètement au profit de l’armée coloniale.
Le 29 septembre 1956, Krim Belkacem, qui craignait que ses hommes soient découverts, donna l’ordre à tous les infiltrés de quitter les rangs de l’armée française. Des embuscades ont été organisées par ces derniers entre le 29 septembre et le 1er octobre 1956, et l’armées française s’est vengée par des représailles à l’instar de la bataille d’Agouni Ouzidhoudh qui s’est déroulée au mois d’octobre de la même année dans la région d’Iflissen, où pas moins de 97 moudjahid et 12 civils sont tombés au champ d’honneur, s’est rappelé avec beaucoup d’émotion M. Ouzaid.
M. Ouali Ait Ahmed, dit Si Ouali, ancien moudjahid, a expliqué que grâce à l’ opération "L’Oiseau bleu", connue également sous l’appellation de la "Force K", l’ALN a pu récupérer de l’armée française 1.200 armes, ainsi qu’une importante somme d’argent qui avaient été ensuite utilisées pour les besoins de la lutte armée de libération nationale.
http://www.aps.dz/L-operation-L-Oiseau-bleu-une.html
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BerrouLana
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Message par BerrouLana »

La plus grande bataille de renseignement de l'ALN, j'ai lu pas mal de sources sur cette opération, je pense y ' a même un livre ecrit par une ethnologue française qui relate cette histoire. Chapeau
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